Le gauchisme conduit la France à la catastrophe

A peine déconfinée, la France se trouve déjà submergée de revendications gauchisantes que le coronavirus avait reléguées à leur juste rang de futilités. Cette hystérie emprisonne l’opinion publique et empêche de débattre des sujets essentiels, analyse l’essayiste Grégory Roose. 

Le déconfinement progressif ne s’applique pas au champ du militantisme idéologique.

Les Français s’habituent doucement au goût de la liberté d’aller et venir au-delà du kilomètre qui sépare leur domicile de la liberté, mais déjà le gauchisme, allergique au bon sens et nourri d’idéaux factieux qu’il impose, fait une rentrée en fanfare dans l’espace politico médiatique.

La France a subi une grave crise sanitaire qui va provoquer des troubles économiques sans précédents, mais l’idéologie gauchiste ressort ses vieilles antiennes prétendument antiracistes, inclusives et pro-diversité en faisant fi de la nécessité d’une trêve idéologique dans une France qui a davantage besoin d’une entente cordiale que de discordes.

Les revendications ubuesques de ceux qui appellent au partage de l’argent des autres se succèdent.

Des syndicalistes demandent aux élus de renoncer à leurs indemnités pour « récupérer leurs congés », mécaniquement réduites pendant le confinement, plus de 5 000 sans-papiers manifestent à Paris, suite à un appel de 195 organisations de gauche et malgré l’interdiction de la préfecture de police, pour obtenir une régularisation massive au nom d’absconses « valeurs de solidarité », les médias officiels repartent en guerre contre Donald Trump, Greta Thunberg, inaudible pendant la crise du Coronavirus, tente de revenir sur la scène médiatique en prédisant la  « fin du monde » dans un clip et la planète de gauche, autour de laquelle tournent 90% des médias français, pleure la mort d’un politi-comique suranné qu’elle érige en génial héraut de la tolérance.

L’idéologie gauchiste est présente dans tous les espaces du pouvoir, médias, justice, éducation culture, et s’arroge le droit d’imposer sa vision du monde à l’ensemble des Français, de manière à les culpabiliser face à des situations souvent inacceptables qu’elle souhaite normaliser, aidés par des gages tant moraux que galvaudés de solidarité, fraternité, « vivre-ensemble » ou tolérance.

Galvanisés dans une course à la vertu, les gauchistes exigent l’accueil et la régularisation des migrants de tous pays (musulmans de préférence), la parité dans tous les corps de métier où le sexe féminin n’est pas déjà surreprésenté, la mixité ethnique dans tous les domaines, particulièrement sur nos écrans, pour afficher le bonheur factice et non-représentatif de couples où l’ébène au masculin prend possession de l’ivoire au féminin (et surtout pas l’inverse), la présence du voile islamique dans les lieux publics comme un vecteur de libération de la femme (sic), la reconnaissance de l’islam comme partie intégrante de la culture française, ce qui est une hérésie à laquelle ils s’accrochent néanmoins.

Le gauchisme agit comme un pompier qui, ignorant son utilité, allume sournoisement des contre-feux pour détourner l’attention sur les dangers qui viennent. 

Roger Marchand signait en 2002 un ouvrage très instructif, La France en danger d’islam, dans lequel il partage sa connaissance fine de ce « dogme politico-religieux » et sa vision pessimiste de la France sous le joug croissant de cette dynamique religion conquérante.

Il y avance notamment que le grand danger qui guette notre pays s’explique principalement par la méconnaissance par les Français de l’Islam et des musulmans qui eux, connaissent presque tout de nous.

En cela, les gauchistes agissent de bien plus vile manière. Ils prétendent connaître l’islam et les migrants, mais ne les agitent en alibi que pour satisfaire leur insatiable besoin de scintiller de vertu, de glaner une place de choix dans la hiérarchie valorisante du camp du bien autoproclamé dont l’appartenance n’exige aucune sorte d’effort intellectuel, de courage ni de renoncement.

Pis, en saturant l’espace politico-médiatique de débats futiles et ubuesques sur la « précarité menstruelle », la discrimination des personnes « non-genrées » ou l’écriture inclusive, l’idéologie gauchiste ne laisse que peu de place aux réflexions de fond sur le pouvoir d’achat, l’indépendance de la justice ou de la presse, les dangers de l’immigration et de l’islam, la délinquance, le changement de population.

Le gauchisme confine l’opinion publique dans une brume hystérique qui empêche de débattre sur les sujets essentiels pour l’avenir de la France. Cet aveuglement imposé conduit irrémédiablement les Français à la catastrophe, celle des peuples qui ont refusé d’affronter les dangers, préférant les occulter par confort ou par couardise.

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