Le nouveau plaidoyer du FMI pour l’immigration de grand remplacement

Le Fonds Monétaire International (FMI) a publié une étude sur l’effet macroéconomique des migrations internationales qui est naturellement un nouveau plaidoyer mondialiste pour intensifier l’immigration de grand remplacement vers le continent européen.

L’étude du FMI prétend faire un exercice de projection des flux migratoires d’ici 2050 et affirme sans rire qu’une hausse massive de l’immigration vers l’Europe serait une opportunité économique.
Pour la Haute Finance apatride probablement. Mais pour les Européens de souche, nous nous permettons d’en douter. L’étude du FMI l’avoue d’ailleurs en termes choisis : toute la population “native” ne tirerait pas le même avantage de ce coup de pouce économique, certaines tranches risquant de se retrouver en concurrence avec les nouveaux arrivés et de voir leur situation menacée. Comme c’est joliment dit.

L’étude du FMI rejoint d’autres publications de l’ONU faisant elles-aussi, depuis de nombreuses années, l’apologie d’un grand remplacement de population sur le continent européen. En l’occurrence, le FMI estime que l’Europe et l’Asie centrale devraient accueillir 24 millions d’immigrés supplémentaires en provenance de l’Afrique subsaharienne d’ici 2050.

Sans surprise, l’étude du très mondialiste FMI proclame qu’a contrario, les mesures de contrôles et restrictions de l’immigration auraient tendance à être contre-productives du point de vue économique. Pour les exploiteurs de main d’œuvre payée au rabais, sans doute.

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Stockholm : Une jeune femme lynchée dans le métro par une “bande d’immigrés”. “C’est la Suède d’aujourd’hui (…) à cause de tous ces étrangers (…) Vous pouvez me traiter de raciste, peu m’importe”, dit la victime

Suède – Natalie était dans le métro à Stockholm lorsqu’un gang d’immigrés l’a repérée et l’a attaquée. Ils ont commencé à harceler Natalie en s’assoyant sur elle. Quand elle a dit non et a demandé de l’espace, on lui a lancé: “qu’est-ce que tu as dit petite pute?”. Le gang est alors devenu violent et a abusé de Natalie devant les passagers du métro qui ont regardé sans intervenir.

(…)

“Un mec à la peau sombre vient et s’assoit en face de moi. Il y a un total de trois autres gars. Quand je veux sortir, ils me bloquent le passage et l’homme à la peau sombre commence à me frapper. Ils n’arrêtaient pas de me traiter de pute et j’essayais juste de me protéger des coups. Je crie à l’aide et essaie de décrocher mon téléphone pour appeler la police et c’est à ce moment-là qu’ils sont devenus extrêmement agressifs. Ils ont pris mon téléphone et l’ont jeté. (…) Ils m’ont tirée au sol, ils m’ont frappée et donnée des coups de pied alors que j’étais en position fœtale.”

La bande a proféré à plusieurs reprises des menaces de viol et de meurtre contre Natalie.

“Ils m’ont traité de petite pute, ils ont dit qu’ils allaient me baiser et ils ont dit qu’ils me tueraient.”

“Il y avait environ 50 personnes dans le métro qui regardaient la scène. Personne, absolument personne, ne m’a aidée.” Plus tard, un Suédois s’est avancé et a donné sa carte de visite à Natalie en lui disant qu’il témoignerait contre la bande lors d’un procès.

  • Pourquoi pensez-vous que personne n’est intervenu ?

“Je ne sais pas. Si c’était moi, je serais intervenu parce que je sais que cela se produit dans la Suède d’aujourd’hui. De plus en plus de personnes sont exposées et les chances sont plus grandes que les responsables soient des étrangers (…)”

  • Vous dites “la Suède d’aujourd’hui” ?

“Les choses qui se produisent aujourd’hui ne s’étaient pas produites il y a dix ans. Je constate que des choses beaucoup plus violentes se produisent actuellement et malheureusement à cause de tous ces étrangers qui sont entrés dans le pays. Vous pouvez me traiter de raciste, peu m’importe”

Samnytt.se

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Canaries : les arrivées de migrants africains en hausse de 500%

Les arrivées de migrants africains aux Canaries ont atteint en septembre des niveaux inédits depuis la grande vague de la seconde moitié des années 2000, lorsque des dizaines de milliers de personnes avaient débarqué sur cet archipel espagnol proche des côtes africaines.

La hausse des arrivées s’est accélérée ces derniers jours, coïncidant avec une météo favorable : lors de la première moitié de septembre, près de 1200 personnes ont débarqué sur les îles Canaries, selon des chiffres officiels.

Un tel nombre d’arrivées en une quinzaine n’avait pas été atteint depuis 2008. Quant au dernier record annuel, il date de 2006, avec l’arrivée de 31.600 migrants.

La réactivation de cette route, en sommeil depuis des années, coïncide avec la signature, il y a un an, d’accords permettant de contrôler les frontières de l’Union européenne avec la Turquie, la Libye ou le Maroc. 

Du 1er janvier au 15 septembre, 5121 migrants sont arrivés dans l’archipel, soit une hausse de 500 % sur un an, selon le ministère de l’Intérieur espagnol.[…]

TelQuel

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Lavrov à l’Onu: le monde est «fatigué» de la «discorde» entre les États

Le monde est «fatigué» de la «discorde» et de la division des États en termes de «nôtres» et d’«ennemis». Le renforcement de l’assistance mutuelle et de la coopération est nécessaire, a annoncé le ministre russe des Affaires étrangères lors de la session annuelle de l’Assemblée des Nations unies.

Intervenant lors d’une session virtuelle à l’occasion de la 75e Assemblée générale des Nations unies, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait un certain nombre de déclarations concernant les pays de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).

«Malheureusement, aujourd’hui, les conflits armés ne cessent de faire rage dans différentes régions du monde», a-t-il commencé. «Les menaces graves de notre temps s’y ajoutent: terrorisme international, crimes relatifs aux drogues et cybercriminalité, changement climatique.

Cette année, cette liste a été complétée par un autre défi de taille: la pandémie de coronavirus, qui a causé de graves crises dans les domaines économiques, sociaux et autres.»

Un «ordre mondial fondé sur des règles»

D’après M.Lavrov, il est de plus en plus difficile de réagir aux préoccupations mondiales, en particulier dans le contexte de la discorde croissante. Une telle situation s’explique en majeure partie par le fait que certains pays sont réticents à prendre en compte les intérêts légitimes d’autres États.

Il a également indiqué que les standards et les conceptions d’un «ordre mondial fondé sur des règles» sont imposés. Cela s’accompagne de tentatives d’ingérence dans les affaires intérieures de pays tiers, de l’introduction de sanctions unilatérales en violation des prérogatives du Conseil de sécurité de l’Onu, de manifestations d’intolérance et de haine.

Impossible de «renverser le cours naturel de l’Histoire»

Cependant, selon le ministre, il est impossible de «renverser le cours naturel de l’Histoire». Aujourd’hui, de nouveaux centres de croissance économique se renforcent, la nécessité de régler les conflits armés grâce à des moyens pacifiques s’intensifie et l’interdépendance grandit, a-t-il ajouté.

«Le monde est fatigué des lignes de discorde, de la division des États en termes de « nôtres » et d’ »ennemis », le monde a besoin de renforcer l’assistance mutuelle et la coopération. En d’autres mots, les objectifs avancés lors de la fondation de l’Onu il y a 75 ans deviennent de plus en plus pertinents», a affirmé le diplomate russe.

Les tentatives de réécrire le passé sont «absurdes»

M.Lavrov a aussi qualifié d’«absurdes» les tentatives de réécrire l’Histoire, de diminuer le rôle des peuples qui ont apporté une contribution déterminante à la victoire sur le fascisme. Il a appelé à ne pas oublier les leçons du passé, à honorer l’exploit des soldats libérateurs, à assurer la préservation des monuments érigés à leur honneur.

Selon le diplomate, dans le contexte actuel, l’Onu doit rester une structure efficace qui mène un travail coordonné en respectant scrupuleusement sa Charte.

En outre, l’un des principaux objectifs de la communauté mondiale doit rester le règlement des conflits exclusivement via des moyens pacifiques et diplomatiques dans le cadre de négociations basées sur le droit international.

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Polémique Obono – Valeurs Actuelles : « Parce que ce ne sont pas des négriers noirs qui ont vendu leurs « frères » noirs aux négriers blancs ? » s’insurge l’historien Bernard Lugan

Quelle insolite et même « surréaliste » polémique pour un simple pastiche ! A travers la personne de Danielle Obono, porte-parole de la France Insoumise, l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » a en effet mis en évidence, sous une forme se voulant humoristique, le rôle de certains peuples africains dans la vente des esclaves noirs aux négriers européens.

Présentée comme une victime de cette traite, Madame Obono a, parait-il, été ulcérée de ce qui pourrait s’apparenter à une « réponse du berger à la bergère ».

Au mois de juin 2020, devant le Parlement européen, n’est-ce pas le groupe LFI qui a en effet déposé un amendement visant à ne reconnaître comme « crime contre l’humanité » que la Traite européenne, la seule traite européenne, et non « la traite des esclaves » en général, comme cela était prévu dans le texte initial ?

Cette polémique illustre en réalité le niveau d’abêtissement et, plus grave encore, de dhimmitude intellectuelle du monde politique français. Trémolos dans la voix, la main sur le cœur, Rassemblement national compris, tous les partis politiques ont en effet réagi par réflexe pavlovien et dans l’ignorance » bétonnée de la question. Au pays de Descartes, l’émotionnel semble donc avoir définitivement pris le pas sur la Raison…

Or, par-delà les stupides invectives, les consensuelles indignations et les lâches prises de position de responsables politiques devenus les « baise-cul » du fait accompli, la vérité historique existe.
Elle fait consensus chez les universitaires spécialistes de la question : une partie de l’Afrique s’est enrichie en vendant l’autre partie. Les captifs n’apparaissaient en effet pas par enchantement sur les sites de traite car ils étaient capturés, transportés, parqués et vendus par des négriers noirs aux négriers européens.

Comme ces derniers attendaient sur le littoral que leurs partenaires africains leur y livrassent les captifs, il dépendait donc in fine des négriers africains d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs « frères » noirs.

Cette coresponsabilité dans l’ignoble commerce négrier a d’ailleurs été clairement mise en évidence par les évêques africains :

« Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir… Nos pères ont pris part à l’histoire d’ignominie qu’a été celle de la traite et de l’esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l’ignoble traite atlantique et transsaharienne » (Déclaration des évêques africains réunis à Gorée au mois d’octobre 2003).

Or, à travers l’artificielle polémique Obono-Valeurs Actuelles, la vérité historique est une fois de plus effacée au profit d’une fausse histoire peu à peu imposée par des méthodes terroristes et lâchement acceptée par tous les partis politiques français.

Ceux qui ne voudront pas être emportés par la tempête médiatique trouveront dans mon livre Esclavage l’histoire à l’endroit, l’argumentaire détaillé leur permettant de réfuter cette histoire devenant insidieusement officielle et dont la finalité est de faire de l’homme blanc un coupable éternel[1].

Blog de Bernard Lugan, directeur de la revue « L’Afrique réelle »

[1] Le numéro du mois d’octobre de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront en fin de semaine prochaine sera un numéro spécial en totalité consacré à la question des traites esclavagistes.

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L’accueil des clandestins, toujours insuffisant pour les médias de grand chemin

IL Y A DEUX ANS, NOUS SOULIGNIONS DANS UN ARTICLE QUE DE NOMBREUX MÉDIAS DE GRAND CHEMIN AVAIENT REPRIS À LEUR COMPTE LA THÈSE DES IMMIGRATIONNISTES SELON LAQUELLE IL N’Y A PAS DE CRISE DES MIGRANTS EN FRANCE, MAIS UNE CRISE DE L’ACCUEIL DES MIGRANTS.
EN DÉPIT D’UN EFFORT BUDGÉTAIRE CONSIDÉRABLE, LA SITUATION S’EST-ELLE AMÉLIORÉE EN PARTICULIER DANS LA CAPITALE FRANÇAISE ?
NOUS AVONS TENTÉ DE LE SAVOIR DANS LES MÉDIAS DE GRAND CHEMIN.

UN EFFORT BUDGÉTAIRE ET MATÉRIEL CONSIDÉRABLE

En juillet 2017, la maire de Paris Anne Hidalgo s’exprimait dans les colonnes de Ouest-FranceElle proposait une loi « clef en main » sur l’accueil des « migrants ». Celle-ci prévoyait notamment une forte augmentation du nombre de places en centres d’accueil des demandeurs d’asile et une répartition administrée des migrants sur tout le territoire.

Le gouvernement Philippe semble avoir été plus qu’attentif aux propositions de la maire de Paris. A l’occasion du débat sur la loi asile et immigration, Le Figaro reprenait le 7 octobre 2019 les déclarations du délégué général LREM et député Stanislas Guérini :

« Nous avons augmenté de 50% le budget dédié à l’asile et l’immigration, nous avons plus ouvert de places d’hébergements en deux ans que durant tout le quinquennat précédent ».

Plus rares ont été les médias à présenter la répartition administrée des migrants sur le territoire français, qui peut s’apparenter à une véritable opération de peuplement. Le site d’opinion Polémia y a consacré un article en janvier 2019. L’OJIM l’a également évoqué à l’occasion de la sortie du documentaire « Et les cloches se sont tues » qui fait un focus sur la Vendée.

DES OUVERTURES DE CENTRES D’ACCUEIL DES MIGRANTS À FOISON

Comme nous l’apprennent les médias de grand chemin, le budget considérable consacré à l’accueil des étrangers, légaux et clandestins à Paris comme partout en France, s’est vite matérialisé en ouvertures de centres d’hébergement.

C’est ainsi que Le Monde nous informe le 20 septembre 2018 qu’ « un centre pour réfugiés ouvre sans polémique dans le 16e arrondissement de Paris ». Le 3 juillet 2019, Actu.fr nous apprend que « trois nouveaux centres pour migrants vont ouvrir à Paris pour désengorger les campements ».

Le 31 octobre 2019 Infomigrants fait état de l’ouverture d’un nouveau centre d’hébergement pour « migrants statutaires », Boulevard Poniatowski. Sur CNews le 9 janvier 2020, on apprend qu’un nouveau centre d’accueil et d’examen des situations a vu le jour Boulevard Ney. Les associations immigrationnistes maintiennent la pression : «  Les associations et les élus locaux exhortent l’Etat à agir pour héberger les migrants présents au nord-est de la capitale ». Il s’agit pourtant du sixième centre d’accueil pour migrants dans la capitale, selon le préfet de la région ile de France sur le site de la Préfecture.

Les migrants se regroupent très souvent dans le nord de Paris pour bénéficier d’une mise à l’abri. Ils n’auront plus à aller bien loin,. Selon l’édition du 10 août du Figaro, un hôtel Ibis va être transformé en centre d’hébergement d’urgence pour les sans-abri, au nord de Paris. « Il va accueillir 600 personnes » nous apprend le Figaro. Le quotidien omet cependant de préciser que les sans-abris dans ce quartier de Paris, proche du parc de la Villette, sont très souvent, voire exclusivement, des étrangers.

Le site de l’hôtel nous en dit plus sur les chambres qui vont être mises à dispositions des migrants :

« L’Ibis Paris est un hôtel calme proposant des chambres équipées d’une télévision à écran plat, d’une climatisation et d’un bureau. Vous pouvez également compter sur un Wi-Fi gratuit pour rester connecté tout au long de votre séjour ».

Nous voilà rassurés

En 2017, l’Express nous informait de la transformation d’hôtels à bas coût (Formule 1) en centres d’hébergement pour migrants ( 5 531 places). La transformation de l’hôtel Ibis de la Villette tout comme celui de Forbach, de Lesquinla Crèche (Deux Sèvres), etc., semble marquer un saut tant quantitatif que qualitatif…Espérons que tous ne connaissent pas le sort de l’hôtel de Forbach rendu inhabitable après trois ans d’occupation par des migrants, selon un site d’information la Droite au cœur.

DES JEUNES PAS SI MINEURS QUE ÇA

On n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Des Africains clandestins toujours plus nombreux affluent en France et demandent une protection au titre de l’aide sociale à l’enfance, qui permet une prise en charge intégrale jusqu’à la majorité et même parfois au-delà. Problème : certains « jeunes » sont évalués majeurs.
Encouragés par de multiples associations à exercer un recours, ils demandent à être hébergés avant que la justice tranche. L’occupation illégale d’une place à Paris cet été par certains d’entre eux a payé : Le Monde nous informe le 4 août qu’un centre d’hébergement verra bientôt le jour pour les jeunes étrangers qui contestent l’évaluation de leur majorité. Il suffisait de demander.
La capitale montre le chemin : les jeunes étrangers seront hébergés même s’ils n’ont pas été reconnus mineurs, cela jusqu’à la fin de leurs possibilités de recours.

LES MISES À L’ABRI SE MULTIPLIENT

La France a beau être inaccessible pour de nombreux touristes étrangers, les clandestins continuent à affluer et à se regrouper en vue d’une énième mise à l’abri, traduire : l’hébergement inconditionnel voulu par le Président Macron en juillet 2017, comme le rappelait notamment Marianne.

En mars 2020, on apprenait par C News à l’occasion d’une nouvelle mise à l’abri qu’il s’agissait de la 61e à Paris. Le rythme n’a pas ralenti, avec notamment une mise à l’abri de plus de 2 100 personnes le 29 juillet, nous apprend le Parisien. Le quotidien précise que des militants associatifs ont pu récupérer des tentes présentes sur les lieux, cela pourra resservir…

STRUCTURES SATURÉES

En dépit des ouvertures incessantes de nouvelles places, les structures à peine créées sont saturées. Les clandestins sont donc répartis en Ile de France, dans des gymnases, des hôtels, etc. On apprend par le Parisien que les clandestins, originaires essentiellement d’Afrique noire, ont été répartis dans les Yvelines « dans des structures hôtelières au Port-Marly, à Sartrouville, à Plaisir et (…) à Magnanville ».
Le maire de Magnanville a protesté contre cette décision prise « sans concertation ». Il a obtenu gain cause. Les migrants seront selon les services du Préfet cités par le Parisien « répartis sur l’ensemble du territoire national ».
Le maire LR de Gagny a également protesté : le Parisien nous apprend le 24 juillet qu’il avait prêté la salle réquisitionnée pour les migrants, à d’autres musulmans, bien locaux, pour fêter l’Aïd. Il faudra prévoir une salle plus grande l’année prochaine…

On peut compter sur la radio d’Etat France Info pour relayer en boucle la complainte des associations pro-migrants, comme le 18 août pour évoquer le nouveau campement clandestin qui se forme à Saint Denis, au nord de Paris. Les 2 personnes interviewées pour parler de la situation migratoire ? Islan, « réfugié afghan » et un coordinateur de l’association d’aide aux migrants Utopia 56. Islan n’a pas la langue de bois.
Les clandestins ? « Il y a des nouveaux arrivants tous les jours, explique-t-il. Ils viennent d’Italie ou de Belgique pour faire une demande d’asile ». On aura compris qu’ils fuient de cruelles dictatures…

L’ILE DE FRANCE DEVIENT UN « HUB » DE CLANDESTINS

On peut s’étonner qu’aucun média de grand chemin ne s’interroge sur le fait que les nombreuses créations de places d’hébergement non seulement ne parviennent pas à résoudre le problème de l’afflux de migrants, mais ne font qu’amplifier l’appel d’air.

Un mot est étonnamment absent de tous les articles consacrés à la mise à l’abri et à l’orientation des clandestins : celui d’expulsion. Il est vrai que la France ne brille pas par son efficacité en la matière, nous apprenait déjà Valeurs actuelles en 2018.

La capitale française semble se transformer en un énorme « hub » une plateforme à partir de laquelle, comme nous informe la préfecture citée par le Parisien, les migrants sont répartis dans la France entière.

C’est donc sans surprise que BFMTV nous apprenait dès novembre 2019 que la France est devenue le premier pays européen en nombre de demandes d’asile.

Pour entendre parler différemment de la situation, le site d’information d’Europe centrale, Remix donne la parole à un éditorialiste polonais. On n’entendra jamais les propos qu’il tient dans la sphère médiatique bien-pensante française :

« L’Europe est en train d’être colonisée, et nous avons à faire face à une invasion non militaire de l’Europe par le monde islamique, avec l’approbation de l’Union européenne et de quelques gouvernements ».

On pourrait ajouter avec l’approbation tacite des médias de grand chemin pour lesquels on n’en fait jamais assez pour les clandestins…
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Evolution de la part de la population d’origine extra-européenne chez les 0-18 ans dans les grandes villes françaises (chiffres officiels)

Le site de France Stratégie, institution rattachée à Matignon, permet de constater l’évolution de la présence de l’immigration extra-européenne dans de nombreuses « Unités Urbaines ». Vous pouvez y accéder en cliquant sur « Composition sociale et démographique des quartiers ».

Pour une comparaison dans le temps cliquer sur « Comparaison Temporelle » au-dessus de la carte.

Vous pouvez ensuite sélectionner les années et la catégorie que vous voulez afficher ainsi que d’autres options. Il existe plusieurs catégories pour l’immigration (européenne ou non, tranches d’âge…). Nous afficherons ici des cartes de la catégorie « 0-18 ans, Enfant de Parent Immigré (Hors-d’Europe) » qui paraissent les plus pertinentes pour juger de l’avenir démographique. Mais vous pouvez afficher d’autre tranches d’âge, différencier entre 1 ou 2 parents immigrés, ou encore adapter la légende souhaitée.
Attention à bien sélectionner le bouton « Approche Concentration ».

Voici une sélection de grandes zones urbaines dont les données sont disponibles :

Unité Urbaine de Besançon – Évolution 1990-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Bordeaux – Évolution 1975-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Creil – Évolution 1975-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Dijon – Évolution 1975-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Grenoble – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Le Mans – Évolution 1982-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Lille – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Limoges – Évolution 1982-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Lyon – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Marseille / Aix-en-Provence – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Metz – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Montbéliard – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Mulhouse – Évolution 1975-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Nancy – Évolution 1982-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Nantes – Évolution 1990-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine d’Orléans – Évolution 1975-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Paris Intra-Muros – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Paris Seine-Saint-Denis (93) – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Paris Essonne – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Paris Hauts-de-Seine – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Paris Seine et Marne – Évolution 1982-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Paris Val-de-Marne – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans

-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Paris Val d’Oise – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Paris Yvelines – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de [Grand] Paris – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Rouen – Évolution 1975-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Saint-Etienne – Évolution 1975-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Strasbourg – Évolution 1975-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Thionville – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Toulouse – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Troyes – Évolution 1975-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans


Unité Urbaine de Valence – Évolution 1968-2015 de la part des enfants d’immigrés extra-européens chez les 0-18 ans

France Stratégie

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L’Histoire oubliée des ‘Blancs’ réduits à l’esclavage

La côte barbaresque, qui s’étend du Maroc à la Libye moderne, a été le théâtre d’une industrie florissante de rapt d’êtres humains de 1500 à 1800 environ. Salé au Maroc, Tunis, Alger et Tripoli étaient les grandes capitales esclavagistes et pendant la plus grande partie de cette période les marines européennes étaient trop faibles pour opposer une quelconque résistance.

Le trafic transatlantique des Noirs était strictement commercial. Pendant les XVIe et XVIIe siècles, plus d’esclaves furent emmenés vers le Sud à travers la Méditerranée que vers l’ouest à travers l’Atlantique.

Certains ont été rendus à leurs familles contre une rançon, d’autres utilisés pour le travail forcé en Afrique du Nord. Les moins chanceux sont morts à la tâche comme esclaves sur les galères.

Chaque raid permettait l’enlèvement de quelques 5 000 hommes, femmes et enfants.

Ces grands raids ne rencontraient souvent aucune résistance. Au marché aux esclaves, les hommes étaient obligés de sautiller pour prouver qu’ils n’étaient pas boiteux, et les acheteurs voulaient souvent les faire mettre nus pour voir s’ils étaient en bonne santé.

Entre 1530 et 1780, il y a eu un million et demi de chrétiens européens blancs asservis par les musulmans de la côte barbaresque. Dans un ouvrage de 1785, on retrouve les récits d’un esclave racheté par les moines de la Sainte-trinité et qui comporte une liste de noms, dont un conquois R. Renaud, âgé de 44 ans, esclave durant 12 années.

Un avis de recherche est lancé pour retrouver éventuellement ses descendants. CONQUES-SUR-ORBIEL

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Et si on statufiait une esclave noire ? Sainte Joséphine Bakhita, vendue par des Africains à des Arabes, libérée par des Européens…

Après Churchill, Baden-Powell, Roosevelt, Colbert ou encore Cervantès, les néo-iconoclastes compulsifs s’attaquent désormais aux saints : aux États-Unis, la statue de l’Espagnol Junípero Serra a été abattue, celle de Saint Louis sauvagement dégradée et taguée.

Le phénomène, crise identitaire faisant suite à la crise sanitaire, s’apparente lui aussi à une pandémie galopante à contagion très rapide : on ne sait quel obscur méfait ont commis ces saints ayant pansé toute leur vie les plaies des malheureux, mais eu égard à leur haute fonction dans la hiérarchie (céleste, car ici-bas, c’est loin d’être toujours le cas, mais allez leur expliquer cela…) de l’Église, ils étaient forcément de mèche avec cette « firme » de Blancs dominants.

Tous responsables et tous coupables. Et si ce ne sont eux, ce sont donc leurs frères.

Le 20 juin, l’Espagne a demandé aux autorités américaines de protéger leur patrimoine commun. On doute fortement que la France en ait fait autant et on peut remercier la poignée de jeunes catholiques américains – les images ont beaucoup tourné sur les réseaux sociaux – qui ont sauvé l’honneur en allant frotter, lessiver, gratter pour effacer, sur le socle de Louis IX, les traces de l’outrage.

La comparaison des deux scènes – d’un côté des hommes en noir, la tête rentrée dans la capuche qui éructent et détruisent, de l’autre des enfants sages à visage découvert qui réparent en chantant des cantiques – est du reste presque allégorique.

Les socles sont désormais vides. Qui mettre à leur place ? Un Noir, bien sûr. Une femme, idéalement. Une esclave libérée de ses chaînes serait évidemment parfait. On se gratte le menton. On cherche un nom.

Eurêka ! La Soudanaise Joséphine Bakhita (1869-1947) ! Mais c’est qu’il va falloir changer d’un coup tous les vieux logiciels.

Bakhita – sobriquet ironique signifiant « chance », en arabe, dont l’a affublée l’un de ses geôliers – a été capturée dans un village du Darfour par des marchands d’esclave africains à l’âge de 7 ans, elle a été « vendue comme esclave à un riche chef arabe qui l’a donnée en joujou à ses enfants sadiques. Rachetée par un Turc, elle est battue tous les jours.

Enfin, libérée à 14 ans par le consul italien à Khartoum, elle panse ses plaies chez les Filles de la charité canossiennes, en ­Italie. Puis elle devient religieuse et s’occupe avec un dévouement sans commune mesure de milliers d’enfants orphelins recueillis dans l’institut des sœurs à Schio, en Italie. Touchées, celles-ci publient son histoire, Storia ­meravigliosa (« ­Histoire merveilleuse ») (Le Pèlerin).

Elle a été canonisée par Jean-Paul II en 2000. De la même façon que l’on trouve des chapelles Sainte-Jeanne-d’Arc ou Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus au fin fond de l’Afrique, on trouve une église en Touraine, à Langeais – comme la duchesse du roman – dédiée à sainte Bakhita.

Plus que merveilleuse, son histoire est surtout audacieuse, périlleuse et même très enquiquineuse pour la légende dorée très binaire de Black Lives Matter : vendue par des Africains à des Arabes, libérée par des Italiens catholiques et hissée sur une stèle avec une auréole par l’Église, en haut, tout en haut – au-dessus, par exemple, d’Isabelle de France, sœur de Saint Louis, qui n’est « que » bienheureuse (si ça, ce n’est pas l’égalité !) – et, cerise sur le gâteau, il est d’usage de demander son intercession pour que cesse l’esclavage… moderne. Quoâ ?

L’esclavage, ne serait pas l’apanage des « Blancs » de jadis et ce fléau n’aurait pas disparu ?

Gageons que les modestes statues de sainte Bakhita resteront encore confinées longtemps dans les sanctuaires où elles ont été érigées ( il y en a, à ma connaissance, trois : en Ontario, à Manille, à Chicago), car il ne suffit pas d’être noire et esclave pour remporter les suffrages et être portée en triomphe. 

Il faut encore rentrer docilement dans la petite case de l’Oncle Sam, entendez ce racialisme autoritaire d’outre-Atlantique qui nous envahit aujourd’hui et qui interdit moralement à un Noir d’être flic ou à une Bakhita d’être sainte comme autrefois à Rosa Parks de s’asseoir dans un bus.

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La France attise les hostilités autour de Sputnik et RT et «appelle le public à les boycotter», dénonce Moscou

La situation autour de médias tels que Sputnik et RT est aggravée par des autorités françaises, estime le représentant permanent de la Russie auprès de l’OSCE qui souligne que les rumeurs sur lesquels les responsables français basent leurs accusations n’ont jamais trouvé confirmation au cours de toute l’existence de ces médias.

Le représentant permanent de la Russie auprès de l’OSCE a accusé la France d’attiser l’hostilité autour des médias Sputnik et RT. Selon lui, les autorités françaises alimentent un climat hostile autour de RT et Sputnik, en appelant à des rumeurs qui n’ont pas été confirmées.

«Les autorités françaises continuent d’aggraver un climat d’hostilité autour de ces médias, appelant souvent le public à les boycotter. 

Dans le même temps, elles font souvent appel exclusivement aux rumeurs qui, d’ailleurs, n’ont jamais trouvé une seule confirmation au cours de toute l’existence de ces médias», a déclaré le diplomate russe ce jeudi 2 juillet lors du conseil de l’OSCE.

La situation est extrêmement difficile

Alexandre Loukachevitch estime que la situation de l’agence Sputnik et de la chaine RT en France reste extrêmement difficile. Les journalistes de la chaîne de télévision, malgré la présence de cartes de presse et d’une licence professionnelle, ne sont toujours pas admis au palais de l’Élysée et d’autres institutions gouvernementales, rappelle le représentant permanent de la Russie auprès de l’OSCE.

Ce n’est pas la première fois que les diplomates russes tentent de changer la situation et en appellent à la raison. Auparavant, le ministre russe des Affaires étrangères s’est dit préoccupé par les tentatives de quelques pays européens de désigner certains médias comme «outils de propagande».

«Ce qui me préoccupe c’est que les plus grands pays de l’Union européenne, en particulier nos collègues français, avec une persévérance enviable, promeuvent des initiatives de catégorisation des médias qui servent à déterminer qui peut être considéré comme un média et qui sera désigné comme un outil de propagande», avait indiqué Sergueï Lavrov en janvier 2020, lors de sa conférence de presse annuelle à Moscou.

Sputnik en France

Sputnik, qui s’est classé en novembre 4e parmi les médias étrangers les plus lus en France derrière trois agrégateurs américains, HuffPost, Yahoo et MSN, est régulièrement qualifié d’«organe de propagande» par des membres du gouvernement français et le Président de la République.

Son parti LREM a notamment affirmé, sans toutefois fournir de preuves, que Sputnik et la chaîne de télévision RT avaient relayé des fake news à son encontre durant la campagne présidentielle.

Le 11 février 2019, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a convoqué les dirigeants de Aligre FM, comme le relatait Le Monde, afin qu’ils cessent leur coopération avec Sputnik, bien qu’ils n’aient constaté «aucun manquement déontologique» dans ses programmes radio.

Cela est arrivé une semaine après la prise de fonction du président du CSA, Roch-Olivier Maistre, proposé par Emmanuel Macron.

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Viktor Orbán : « Les policiers sont traités de racistes, tandis que leur réputation est détruite en même temps que les statues… La Hongrie n’est pas et ne sera jamais ce genre de pays »

La Hongrie n’abandonnera jamais ses « officiers en uniforme », a déclaré le Premier ministre lors d’une cérémonie de remise des diplômes aux nouveaux policiers.

(…) Les forces de l’ordre et les forces armées « sont humiliées tant dans la rue que par les politiques », a déclaré le Premier ministre. « Les policiers sont qualifiés de racistes tandis que leur réputation est détruite en même temps que les statues. L’État et la loi se sont retirés des rues ».

« Mais la Hongrie n’est pas et ne sera jamais ce genre de pays », a déclaré M. Orbán.

Le Premier ministre a également déclaré que « toutes les vies comptent » en Hongrie. « Nous préférons un monde où règne l’ordre, où le bon sens prévaut, où la loi protège les innocents plutôt que les criminels, un monde où nous nous protégeons contre l’immigration, et où les ressources sont investies dans les familles et les enfants », a-t-il déclaré

(…) Hungary Today

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Конституционная реформа России : вмешательство Запада в избирательный процесс

Приближение всенародного консультативного голосования по конституционной реформе в России вызывает довольно странную истерическую волну за рубежом, которую терпеливо возглавляет российская оппозиция.

Довольно странно, потому что жизнь страны не изменится кардинально, потому что конституционный текст будет или не будет изменен, и международные отношения не будут принципиально изменены. Это не сравнимо с присоединением Крыма, благодаря которому Россия фактически подтвердила свой суверенитет и подорвала международное устройство.
Все пропорции сохранены, ставка здесь в основном символическая. Тем не менее, мы находим американское, польское и немецкое финансирование, которое проходит через украинские банковские учреждения и перераспределяется в России через НПО, поддерживающую и формирующую российскую оппозицию, основанную в 2012 году … Кудрин, в настоящее время, без каких-либо проблем, возглавляет Счетную палату России.
Была выявлена реальная, и виртуальная, и уличная кампания, финансируемая и организованная через эту НПО, с целью срыва и срыва голосования по конституционной реформе. Модель долгосрочного вмешательства, которая прежде всего подчеркивает степень вживления этих подрывных сил в общественную жизнь России, особенно на местном уровне. 

1 июля россияне призваны голосовать за конституционную реформу, о которой мы здесь часто говорили (см. Если эта реформа представляет определенный интерес, поскольку она напоминает и утверждает некоторые элементы суверенитета страны и традиционных ценностей, которые составляют Россию, было бы преувеличением сказать, что лицо страны будет изменено.
Это не только нормы, которые изменяют политику, но и политическая воля правителей, которые не обязаны конституционно утверждать социальные меры для их повседневного осуществления или напоминать о превосходстве Конституции над международными нормами для ее защиты.
С другой стороны, народная валидация, если она массовая, каким-то образом « заставит » политические элиты учитывать этот популярный голос (и путь). И, похоже, это именно то, что хотят предотвратить « иностранные друзья » России.

Утечка в соцсетях выявила масштаб финансирования и участия иностранных государств во время голосования за конституционную реформу, хотя они так быстро осудили вмешательство России в избирательные процессы.
Проведенное журналистское расследование показало, что к 1 июля планируется появление видеозаписей, побуждающих людей не идти голосовать и дискредитирующих президентство Путина, публикация карикатур на дискредитацию Путина и конституционную реформу, « спонтанные » демонстрации на улицах, группа « добровольцев » – наблюдателей, которые должны опубликовать « другие » результаты exit poll и « спонтанно », чтобы заставить людей протестовать с 1-го по вечернее время. 

Метод классический : мы формируем умы в виртуальном мире, но власть берет себя и побеждает в реальном, поэтому нужно выставлять людей на улицу. Эта информация была подхвачена системными СМИ, такими как « Известия », « вести » или « 5 канал », что придает им вес. 

Интересна схема финансирования. « Открытая Россия » Кадорковского, которая финансирует на сумму 20 600 долларов в месяц « школу местного самоуправления », которая готовит оппозиционных депутатов по всей стране (и была основана в 2012 г… Алексей Кудрин, по информации, имеющейся на сайте).
Эта « школа » задействована для организации на территории России кампании против конституционной реформы и по крайней мере с 2018 года финансируется из-за рубежа. Она регулярно получает средства из США для финансирования подготовки депутатов в регионах или их подготовки к выборам. И по этому поводу она должна также распространять буклеты методов, подготовленные в амонтах. Что касается использования средств этой « школой », то именно Открытая Россия (Ходорковский) оправдывает их перед Недом (программа Госдепартамента США по тому, что называется помощью демократии).

Например, в связи с организацией протестов в Москве и съезда независимых депутатов Москвы:

Перевод средств осуществляется из Неда в Open Russia, затем в эту « школу » через украинское дочернее предприятие Укрсиббанка, затем средства меняются на рубли и перераспределяются.

Кроме американцев, средства переводятся и Польшей. Так, в декабре 2019 года эта  » школа « была профинансирована для организации в Варшаве и Гданьске учебного курса группы оппозиционных российских депутатов, чтобы обучить их »европейским ценностям ». Представьте, что вдруг Россия финансирует курсы подготовки французских депутатов, например, к традиционным ценностям. Это само по себе было бы хорошо, но политико-медийное возмущение было бы большим. Здесь ничего, тишина. 

Представительство в России немецкого Фонда свободы имени Фридриха Науманна, основанного в послевоенные годы для поддержки « либеральной политики », также финансировало в этой » школе « организацию демонстраций и подготовку » протестующих », то есть групп Навального. Это определенная концепция свободы …

Как мы уже говорили, эта « школа местного самоуправления », которая отвечает за централизацию медийной и протестной кампании во время всенародного голосования за конституционную реформу, была основана Кудриным, в настоящее время возглавляющим Счетную палату России, поэтому прекрасно зарекомендовала себя в кругах политиков. Эта школа была соучредителем Юлии Галиаминой и очень активной Натальи Чавчуковой, которые в 2018 году были отправлены в США для прохождения курса подготовки политических лидеров, организованного Госдепартаментом США.

Можно задаться вопросом, какие стажировки Кудрин, со своей стороны, привез в свою жизнь … 

Эта школа вызывает тревогу, помимо народного голосования 1 июля. Ведь, по его официальной информации, в 2018 году четверть его выпускников стала … депутаты. И обучение выпускников не прекращается, как только диплом в кармане, это настоящая подземная сеть, которая создается. После избрания школа участвует в разработке политики города, где ее пешки расположены, она продолжает готовить ее к избирательным кампаниям, семинары по-прежнему проводятся с ними и оппозиционными партиями, такими как яблоко, здесь, в городе Орле:

Именно эта сеть инициирована против конституционной реформы. Значение, которое они придают этому событию, хотя и крупное, НО любая сохраненная пропорция, которая не изменит лицо ни страны, ни международных силовых отношений, также является признаком их слабости.
Глобальный мир может выдержать только голос, напоминающий о суверенитете государств, считающий сохранение традиционных ценностей, хотя в остальном в России делается много глобалистских уступок.

Есть надежда, что демонстрация отказа от возможности каких-либо компромиссов с глобальным миром, которые должны быть приняты во всей его полноте, заставит Россию задуматься, и кто знает, может быть, в конце концов она вернется к своей омерзительно примирительной позиции во многих областях.

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Abd el-Kader (1808 – 1883) Le « meilleur ennemi » de la France

Au début du XIXe siècle, les régences ottomanes d’Alger et de Tunis sont découpées en régions avec à leur tête des deys ou beys. Elles sont administrées (fort mal) par des fonctionnaires turcs, appelés aghas ou bachagas.

En-dehors des villes, les chefs locaux, qu’ils soient berbères ou arabes, conservent une grande autonomie, en contrepartie d’un impôt versé aux représentants des sultans. Ceux-ci ne sont guère appréciés et suscitent de fréquentes révoltes.

C’est dans ce contexte que va naître et s’épanouir Abd el-Kader, héros de la résistance algérienne à la conquête française, mais aussi promoteur avant l’heure d’un islam d’ouverture et précurseur du réveil national arabe.Né pour régner

Le 6 septembre 1808 vient au monde Abd el-Kader, à La Guetna, près de Mascara, dans l’ouest algérien. C’est le troisième fils de Mahieddine al-Hassani, un maître religieux adepte du soufisme, interprétation mystique de l’islam. Les deux parents, notons-le, ne sont pas n’importe qui. Ils s’enorgueillissent de descendre du prophète Mahomet, d’être ce que l’on appelle des « cherifs ».

Enfant précoce et studieux, Abd el-Kader devient dès l’âge de douze ans « taleb », c’est-à-dire commentateur autorisé du Coran. Il aspire à devenir comme son père un maître d’école et poursuit donc ses études à Oran jusqu’à obtenir le statut de savant, « hafiz ».

Quand les Français débarquent en 1830 et chassent les Turcs d’Alger, beaucoup de chefs locaux prennent les armes, révulsés par cette incursion chrétienne en terre d’islam. Parmi eux Mahieddine, le père de notre héros. Il proclame le « jihad », autrement dit la guerre sainte, et convoque en 1832 à La Guetna les chefs de sa région. Par ses talents d’orateur, son énergie et son charisme, son fils affirme d’emblée son autorité. Il est élu « émir », c’est-à-dire chef des armées, sultan et Commandeur des Croyants !

Très vite, il soumet sa région, l’ouest de l’Algérie, à l’exception des villes d’Oran et Tlemcen, ottomanes, et des villes côtières de Mostaganem, Bougie et Mazagran, aux mains des Français.

Le 26 février 1834, le général Desmichels signe un traité par lequel il reconnaît l’autorité de l’émir sur la région d’Oran. À ce moment-là, le gouvernement français n’a en effet aucune envie de s’aventurer dans l’arrière-pays ni de soumettre celui-ci. Louis-Philippe 1er se contente d’instituer le 22 juillet 1834 un gouvernement général pour les « possessions françaises du nord de l’Afrique », sans plus de précision. Les Français, qui comptent sur Abd el-Kader pour pacifier l’arrière-pays, l’aident à constituer son armée : 2.000 cavaliers, 8.000 fantassins avec fusils modernes à baïonnette, 250 artilleurs…

Mais le général Desmichels, dont la politique est contestée à Paris, est remplacé par le général Trézel, moins conciliant. Le 28 juin 1835, une armée française s’étant aventurée loin de ses bases, elle est proprement décimée par les troupes de l’émir dans les marais de La Macta. Le général Thomas Bugeaud débarque alors en renfort avec trois régiments. Simplement soucieux de sécuriser les implantations côtières, il lui inflige une sévère défaite sur les bords de l’oued Sikkak, le 6 juillet 1836. Abd el-Kader se résout à signer avec son adversaire le traité de la Tafna, le 30 mai 1837. Le général Bugeaud, considérant son travail achevé, regagne la France en déplorant une « possession onéreuse dont la nation serait bien aise d’être débarrassée ».

Abd el-Kader profite du répit accordé par le traité pour consolider son État. Il établit sa capitale à Taqdemt. Il instaure sa propre administration et lève un impôt. Le 12 janvier 1839, il s’empare d’Aïn Mahdi, siège d’une puissante confrérie hostile. Il fait égorger aussi une bonne partie des membres de la tribu des Ben Zetoun, fidèle aux Français. Bientôt les deux tiers de l’Algérie lui obéissent. Il n’attend plus que l’occasion de reprendre la guerre contre les Français.

Le 28 octobre 1839, le duc d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe, s’engage dans le défilé des « Portes de fer » afin d’établir une liaison entre Alger et Constantine. Abd el-Kader dénonce cette intrusion sur son territoire et en prend prétexte pour annoncer le 18 novembre 1839 la reprise de la guerre au général Bugeaud, de retour en Algérie. Sans attendre, ses troupes ravagent la plaine de la Mitidja, autour d’Alger, où déjà commencent à s’installer des colons français. L’alarme est rude pour les Français qui ripostent avec énergie.

Une partie de la population algérienne, éprouvée par la répression mais aussi par la sécheresse et le choléra, renonce à la résistance. L’émir Abd el-Kader tient bon face aux épreuves. Il réprime les séditions et massacre comme il convient les tribus qui le lâchent. Soucieux d’éviter un combat frontal avec les Français, il harcèle ceux-ci et les surprend en misant sur la mobilité. Parcourant le pays à marches forcées, il n’est jamais là où on le croit. Pour le ravitaillement de ses hommes et de ses chevaux, l’émir s’assure partout des réserves, des silos et des greniers bien remplis.

La guerre devient totale. Le gouvernement français convient avec les militaires qu’il n’y a plus d’autre alternative que de soumettre toute l’Algérie ou de la quitter. Le général Bugeaud devient gouverneur général de l’Algérie le 22 février 1841 avec les pleins pouvoirs et une armée de 100.000 hommes. Confronté à ce qu’il appelle une « Vendée musulmane », il va appliquer la même tactique que les Républicains dans l’ouest de la France une génération plus tôt : la terre brûlée ! Il renonce à poursuivre Abd el-Kader mais affame méthodiquement ses troupes en détruisant les villages insoumis, en brûlant les récoltes, les silos et les greniers et en regroupant femmes et enfants.

Dès l’automne 1841, les principales villes du pays sont aux mains des Français, y compris Taqdemt, capitale de l’émir. Bugeaud occupe aussi la frontière du Maroc afin de couper Abd el-Kader de ses bases arrières. L’émir se déplace avec ses soldats mais aussi avec de nombreux collaborateurs, avec des artisans et des serviteurs indispensables à l’exercice de son autorité, avec les familles des uns et des autres. Tout ce beau monde constitue la « smala », un immense camp de toile itinérant, qui s’étire sur plusieurs kilomètres.

Le 16 mai 1843, profitant de ce qu’Abd el-Kader patrouille à quelque distance avec ses hommes, le duc d’Aumale, fils du roi Louis-Philippe, surgit au cœur de la smala désarmée et s’en empare. Le butin est énorme, incluant les manuscrits de l’émir. La mère et la femme de ce dernier manquent d’être elles-mêmes capturées… Ce coup d’éclat, bien que sans valeur stratégique, a un énorme retentissement en France. Harcelé, l’émir se réfugie au Maroc avec son dernier carré de fidèles mais le sultan marocain est bientôt contraint par les Français de lui retirer son soutien.Le guerrier se fait prophète

Abd el-Kader, épuisé et isolé, se rend le 23 décembre 1847 aux généraux de Lamoricière et Cavaignac. À moins de 40 ans, ce pourrait être pour lui l’échec d’une vie. Mais il va très vite se ressaisir et, maître de son destin, va engager le « grand jihad », autrement dit la guerre sainte, non contre les infidèles mais contre ses propres passions ! En un tiers de siècle, dans l’exil, il va ainsi devenir une autorité morale et spirituelle internationale, un pont entre l’Occident et l’Orient, l’apôtre inlassable d’un islam d’ouverture (tout le contraire d’un Ben Laden !).

L’émir est interné au château d’Amboise, sur les bords de la Loire, avec sa suite d’une centaine de personnes, en violation de la promesse du gouvernement de l’exiler en terre arabe.

Néanmoins, c’est pendant cette longue réclusion que va se forger l’image du noble ennemi de la France. L’émir a le soutien d’un parti « kadérien » (selon le mot de son biographe Bruno Étienne) informel, composé de personnalités très diverses, y compris des officiers qui l’ont combattu. Lui-même plaide sa cause par la plume (en arabe) : écrits mystiques, souvenirs, réflexions sur le progrès et les relations entre l’Orient et l’Occident.

La IIe République, contre toute attente, se montre sourde aux appels de l’émir. Tout change avec le coup d’État qui porte au pouvoir en 1851 Louis-Napoléon Bonaparte. Le 16 octobre 1852, le futur Napoléon III rend visite au reclus, à Amboise, et lui annonce son prochain départ pour l’Orient.

Le 7 janvier 1853, Abd el-Kader débarque donc à Constantinople. Doté d’une confortable pension du gouvernement français, il s’installe à Brousse (Bursa), une ville voisine, puis, deux ans plus tard, à Damas. Au milieu d’une petite colonie de quelques milliers d’exilés algériens, l’émir va dès lors se consacrer à l’étude et à l’enseignement. Sa popularité ne faiblira pas, y compris en France, et il continuera jusqu’à sa mort, le 26 mai 1883, de recevoir de nombreux visiteurs.

En 1860, un drame va le ramener sur le devant de la scène… Sous un prétexte quelconque, Druzes et chrétiens maronites du Mont Liban en viennent à des heurts violents et meurtriers. L’incendie se propage à Damas où des émeutiers arabes s’en prennent aux importantes minorités chrétiennes et juives de la ville.

Abd el-Kader réagit sans attendre. Le vieux chef monte sur son cheval et parcourt la ville à la tête de sa petite troupe de « Moghrébins ». Partout, il s’interpose entre les émeutiers et leurs victimes. Il morigène les premiers et offre aux seconds un asile dans sa maison. Son action ravive sa popularité en France et lui vaudra de Napoléon III la grand-croix de la Légion d’Honneur.

Après cela, l’émir accomplit un deuxième pèlerinage à La Mecque. À son retour, en 1864, de passage au Caire, il s’initie à la loge maçonnique « Les Pyramides ». Il témoigne ce faisant d’une aspiration au rapprochement entre tous les hommes, dans la tolérance et la fraternité, dont seraient bien avisés de s’inspirer ceux qui, aujourd’hui, en Algérie et dans le reste du monde musulman, revendiquent son héritage.Épilogue

La chute de Napoléon III, en France, et l’avènement de la IIIe République (1870) déçoivent profondément l’émir qui se détourne dès lors des luttes politiques pour ne plus se consacrer qu’à des œuvres pieuses jusqu’à sa mort le 26 mai 1883. En Algérie, c’en est fini du rêve de Napoléon III d’un « royaume arabe » dans lequel les musulmans auraient tenu leur place aux côtés des colons. Les voilà ravalés au statut d’indigène.

Aujourd’hui, la statue équestre d’Abd el-Kader a remplacé celle de Bugeaud au centre d’Alger. Le 6 juillet 1966, les cendres de l’émir ont quitté Damas pour rejoindre en grande pompe le cimetière d’El-Alia, à Alger.Bibliographie

Parmi les nombreuses biographies de l’émir Abd el-Kader, nous retenons d’abord le petit livre de la collection Découvertes : Abd el-Kader le magnanime (Bruno Étienne et François Pouillon, Gallimard / Institut du Monde Arabe, 2003, 128 pages).

Très illustré, riches de documents, il expose avec clarté et précision la vie de l’émir et en filigrane la conquête de l’Algérie.

D’une tout autre nature est le livre d’Ahmed Bouyerdene : Abd el-Kader l’harmonie des contraires.

L’auteur se soucie moins de raconter la conquête de l’Algérie que de percer la personnalité de l’émir et en particulier sa ferveur religieuse et mystique. Abd el-Kader, ainsi qu’il le rappelle, est un homme de prière que les circonstances ont conduit à prendre les armes.

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Si la zone euro éclatait, «la France serait avec les pays du sud»

Les fortes divisions existantes entre pays du nord et du sud de la zone euro reviennent sur le devant de la scène. Les différences de conception sur la nature à donner au plan de relance de Bruxelles pour lutter contre la crise économique rendent possibles un éclatement de la zone euro. L’économiste Gérard Lafay analyse la situation pour Sputnik.

«L’opposition entre le nord et le sud de la zone euro est plus forte que jamais.»

Gérard Lafay, professeur émérite en sciences économiques, sent bien que la situation est plus que délicate au sein de l’Union européenne. Les européistes se sont-ils un peu trop vite enthousiasmés?

La présentation d’un vaste plan de relance d’un montant de 750 milliards d’euros par la Commission européenne les avait conquis. Le pro-européen journal Le Monde l’avait même qualifié de «chance historique pour l’Europe», dans un édito convoquant l’esprit de Jean Monnet.

Mais la nature inédite de ce plan, qui prévoit des emprunts au nom de l’Union européenne, a refroidi plusieurs pays du nord, notamment les «quatre frugaux» que sont les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Danemark.

Le fait que ce plan vienne «abonder le budget de l’Union européenne pour la période 2021-2027, qui représente quelque 1.100 milliards d’euros, sur lequel les Européens doivent également trouver un accord», comme le rappelle Le Monde, rend la situation d’autant plus délicate.

Des réformes structurelles en contrepartie?

La forte place accordée aux subventions (500 milliards d’euros) par rapport aux prêts (250 milliards) crispe du côté des «frugaux». Le 9 juin, Matti Vanhanen, le nouveau ministre finlandais des Finances, a rappelé l’opposition de son pays au plan proposé par la Commission. Helsinki souhaite en réduire le montant et remplacer les subventions aux États, que l’ensemble des 27 devrait payer, par des prêts que seuls les pays bénéficiaires devraient rembourser.

«La question est de savoir dans quelle mesure le plan de relance de l’UE reposera sur des mesures au niveau européen et sur des mesures nationales, et il s’agit ici de trouver un équilibre approprié entre les deux», a notamment lancé Matti Vanhanen.

Le 9 juin s’est tenu un nouvel Ecofin, la réunion des ministres des Finances de la zone euro. Le plan de relance de la Commission a occupé la plus grande part des débats et les pays du nord ont rappelé leur opposition. Gernot Blümel, représentant de l’Autriche, a jugé la proposition de Bruxelles «inacceptable, que ce soit en termes de montants ou de contenus».

Pour Gérard Lafay, ce plan serait également préjudiciable à la France:

«La France toucherait moins que certains de ses voisins, en cotisant beaucoup. Cela serait un mauvais calcul pour Paris.»

Autre point d’achoppement: la conditionnalité des aides. Plusieurs pays du nord de l’Europe réclament que les sommes allouées dans le cadre du plan de relance obligent les bénéficiaires à mettre en place des réformes structurelles.

L’Italie ou l’Espagne refusent catégoriquement, craignant de se retrouver dans la situation de la Grèce lors de la crise de la dette, quand Athènes s’était retrouvé sous tutelle de la «troïka», composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international.

En échange de plusieurs plans d’aide, la Troïka avait exigé de la Grèce qu’elle mette en place des réformes structurelles qui ont eu pour effet de déclencher une crise sociale d’ampleur et une considérable augmentation de la pauvreté.

Cette opposition entre des pays du nord tenant de l’orthodoxie budgétaire et des pays du sud qui en ont une conception moins rigide n’est pas nouvelle. La pandémie de coronavirus l’a simplement remise en lumière.

Cependant, la violence inédite de la crise rend possible une division de la zone euro. Le sentiment anti-européen monte dans plusieurs pays du sud de l’Europe, notamment en Italie, où beaucoup de citoyens ont vécu l’attitude de l’Europe durant la crise comme un manque de soutien.

Une division inéluctable?

«Le risque est élevé. Est-ce que nous nous dirigeons vers une division en deux ou vers une sortie de l’euro de certains pays? À titre personnel, je souhaite l’éclatement de la zone euro, car son fonctionnement est très préjudiciable à la France», analyse Gérard Lafay.

L’Allemagne jouera forcément un rôle central dans la suite des événements. Pour le journaliste Nader Allouche, le fait que l’Allemagne a accepté des emprunts au nom de l’Union européenne ne signifie pas qu’elle souhaite plus de fédéralisme, mais qu’elle a joué la carte du Président Macron afin de préserver ses intérêts en France.

Il a livré son analyse dans une tribune intitulée «L’Allemagne ne veut pas d’une Europe fédérale et se prépare à la division de la zone euro», publiée dans Valeurs actuelles: «Angela Merkel a accepté de se prêter au jeu de communication du Président Macron, en signant une déclaration franco-allemande illusoire, dont elle ne peut apporter aucune garantie, puisque dans son propre pays, la chancelière a les mains liées par le système fédéral et parlementaire.

Mais le chef d’État français a joué la carte de la menace populiste, s’appuyant sur des sondages créditant Marine Le Pen de 45% des voix au deuxième tour de l’élection présidentielle, si elle avait lieu en ce moment.»

La popularité d’Angela Merkel sera décisive pour la suite, selon Gérard Lafay:

«Angela Merkel jouissait d’une popularité en baisse dans son pays avant la crise. Sa gestion lui a permis qu’elle remonte un peu. Les Allemands ont mieux géré que les Français, car ils avaient plus de moyens pour faire face à la pandémie. Ils seront également moins touchés économiquement. Pour la France, l’impact économique sera catastrophique.»

Berlin est dans une situation compliquée, estime l’économiste. Il note que l’Allemagne, malgré son habituelle tendance à l’orthodoxie budgétaire, «est plus du côté de l’Europe fédérale sur le plan politique et il faut souligner que Berlin ne souhaite pas la disparition de la zone euro, car l’Allemagne en profite». «Elle est donc un peu coincée», ajoute-t-il, avant de poursuivre:

«La situation est d’autant plus délicate pour Berlin que la réputation de l’Allemagne au sein des pays du sud est mauvaise, car ils sont la sensation que Berlin ne veut pas les aider.»

Quid de la France en cas de division nord-sud de la zone euro?

«La France serait avec les pays du sud. Tout d’abord, ils sont ceux qui ont le plus souffert économiquement des conséquences de l’épidémie de coronavirus. Déjà, avant le Covid-19, les pays du sud de l’Europe étaient plus en difficulté économiquement que ceux du nord. Objectivement, la France est plus proche des pays du sud de l’Europe. Maintenant, reste à savoir ce que déciderait Emmanuel Macron qui fonce sur l’autoroute du fédéralisme», explique Gérard Lafay.

Selon le docteur en économie, il existe «un risque clair» d’éclatement de l’euro: «Il est d’autant plus fort que la décision de la cour de Karlsruhe risque de remettre en cause le fonctionnement de la zone euro.»

Les discussions entre les 27 promettent d’être longues et animées. Prochaine étape? Le sommet européen des 18-19 juin.

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Le gauchisme conduit la France à la catastrophe

A peine déconfinée, la France se trouve déjà submergée de revendications gauchisantes que le coronavirus avait reléguées à leur juste rang de futilités. Cette hystérie emprisonne l’opinion publique et empêche de débattre des sujets essentiels, analyse l’essayiste Grégory Roose. 

Le déconfinement progressif ne s’applique pas au champ du militantisme idéologique.

Les Français s’habituent doucement au goût de la liberté d’aller et venir au-delà du kilomètre qui sépare leur domicile de la liberté, mais déjà le gauchisme, allergique au bon sens et nourri d’idéaux factieux qu’il impose, fait une rentrée en fanfare dans l’espace politico médiatique.

La France a subi une grave crise sanitaire qui va provoquer des troubles économiques sans précédents, mais l’idéologie gauchiste ressort ses vieilles antiennes prétendument antiracistes, inclusives et pro-diversité en faisant fi de la nécessité d’une trêve idéologique dans une France qui a davantage besoin d’une entente cordiale que de discordes.

Les revendications ubuesques de ceux qui appellent au partage de l’argent des autres se succèdent.

Des syndicalistes demandent aux élus de renoncer à leurs indemnités pour « récupérer leurs congés », mécaniquement réduites pendant le confinement, plus de 5 000 sans-papiers manifestent à Paris, suite à un appel de 195 organisations de gauche et malgré l’interdiction de la préfecture de police, pour obtenir une régularisation massive au nom d’absconses « valeurs de solidarité », les médias officiels repartent en guerre contre Donald Trump, Greta Thunberg, inaudible pendant la crise du Coronavirus, tente de revenir sur la scène médiatique en prédisant la  « fin du monde » dans un clip et la planète de gauche, autour de laquelle tournent 90% des médias français, pleure la mort d’un politi-comique suranné qu’elle érige en génial héraut de la tolérance.

L’idéologie gauchiste est présente dans tous les espaces du pouvoir, médias, justice, éducation culture, et s’arroge le droit d’imposer sa vision du monde à l’ensemble des Français, de manière à les culpabiliser face à des situations souvent inacceptables qu’elle souhaite normaliser, aidés par des gages tant moraux que galvaudés de solidarité, fraternité, « vivre-ensemble » ou tolérance.

Galvanisés dans une course à la vertu, les gauchistes exigent l’accueil et la régularisation des migrants de tous pays (musulmans de préférence), la parité dans tous les corps de métier où le sexe féminin n’est pas déjà surreprésenté, la mixité ethnique dans tous les domaines, particulièrement sur nos écrans, pour afficher le bonheur factice et non-représentatif de couples où l’ébène au masculin prend possession de l’ivoire au féminin (et surtout pas l’inverse), la présence du voile islamique dans les lieux publics comme un vecteur de libération de la femme (sic), la reconnaissance de l’islam comme partie intégrante de la culture française, ce qui est une hérésie à laquelle ils s’accrochent néanmoins.

Le gauchisme agit comme un pompier qui, ignorant son utilité, allume sournoisement des contre-feux pour détourner l’attention sur les dangers qui viennent. 

Roger Marchand signait en 2002 un ouvrage très instructif, La France en danger d’islam, dans lequel il partage sa connaissance fine de ce « dogme politico-religieux » et sa vision pessimiste de la France sous le joug croissant de cette dynamique religion conquérante.

Il y avance notamment que le grand danger qui guette notre pays s’explique principalement par la méconnaissance par les Français de l’Islam et des musulmans qui eux, connaissent presque tout de nous.

En cela, les gauchistes agissent de bien plus vile manière. Ils prétendent connaître l’islam et les migrants, mais ne les agitent en alibi que pour satisfaire leur insatiable besoin de scintiller de vertu, de glaner une place de choix dans la hiérarchie valorisante du camp du bien autoproclamé dont l’appartenance n’exige aucune sorte d’effort intellectuel, de courage ni de renoncement.

Pis, en saturant l’espace politico-médiatique de débats futiles et ubuesques sur la « précarité menstruelle », la discrimination des personnes « non-genrées » ou l’écriture inclusive, l’idéologie gauchiste ne laisse que peu de place aux réflexions de fond sur le pouvoir d’achat, l’indépendance de la justice ou de la presse, les dangers de l’immigration et de l’islam, la délinquance, le changement de population.

Le gauchisme confine l’opinion publique dans une brume hystérique qui empêche de débattre sur les sujets essentiels pour l’avenir de la France. Cet aveuglement imposé conduit irrémédiablement les Français à la catastrophe, celle des peuples qui ont refusé d’affronter les dangers, préférant les occulter par confort ou par couardise.

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En 2019, les migrations internationales représentaient 89% de la croissance observée de la population.

Le phénomène le plus frappant pour 2019 est la baisse constante du nombre de naissances: 115.565 en 2019.

Malgré la tendance baissière du solde naturel, la population totale continue de croître. Ce sont donc surtout les migrations internationales qui constituent le moteur de croissance persistante de la population.

En 2019, les migrations internationales représentaient 89% de la croissance observée de la population.

L’accroissement de la population au niveau national est principalement dû à deux facteurs démographiques.
Un ‘solde naturel’ positif, les naissances étant plus nombreuses que les décès, ce qui représente 11,0% de l’accroissement démographique total, mais surtout par le solde migratoire positif.

L’immigration dépasse l’émigration. Ce solde explique de loin la majeure partie de ce taux de croissance (89,0%).

Statbel.be

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Loi Avia: «il est urgent de mettre un coup d’arrêt à ce projet orwellien»

Passée en dernière lecture à l’Assemblée nationale, la Loi Avia attend la décision finale du Conseil constitutionnel.
Un groupe de webmilitants n’a pourtant pas envie de patienter: Damoclès veut peser dans ce jeu institutionnel, et inciter les juges à prononcer l’irrégularité du texte. Un pari risqué? Entretien avec son porte-parole, Samuel Lafont.

Votée en dernière lecture à l’Assemblée nationale le 13 mai, la Loi Avia n’a plus qu’à passer l’épreuve du Conseil constitutionnel. La partie n’est pas jouée d’avance pour ce texte polémique, mais l’organisation Damoclès ne veut rien laisser au hasard: cette association qui se fait connaître pour ses méthodes de communication choc veut peser dans la décision des juges:

«Les membres du Conseil constitutionnel doivent faire un choix historique: valider une spirale orwellienne de destruction de nos libertés ou protéger la liberté d’expression des Français», affirme son porte-parole Samuel Lafont à Sputnik.

Damoclès se veut un «média de mobilisation», qui permettrait aux Français de «reprendre le pouvoir via les nouvelles technologies.» Son arme, c’est la pétition, outil que l’on pourrait croire démodé face à la montée en puissance des réseaux sociaux. Mais en préparant des plates-formes d’envoi massif d’emails protestataires aux députés, ce média veut rappeler aux parlementaires l’opinion de leurs électeurs.

Un spamming citoyen, en quelque sorte. Face à la Loi Avia, ils sont 70.000 internautes à avoir signé la pétition envoyée aux élus. Certes, le ton pour le moins critique employé par Damoclès avait de quoi provoquer des crispations dans la majorité, mais peu d’effets réels.

Par contre, le renversement fut flagrant chez les Républicains: 74 députés LR se sont prononcés pour la loi lors du premier vote en juillet 2019. Ils étaient 98 contre en dernière lecture en mai. Samuel Lafont pense avoir «contribué au retournement des députés LR».

Selon nos sources au sein des Républicains, de tels procédés ont en effet, dans l’absolu, un impact. Et si la cause principale du changement de ligne face à la loi Avia se trouverait avant tout dans le besoin d’afficher une opposition à la majorité, les campagnes de Damoclès ont quand même apporté quelques arguments: «soit sur les députés qui veulent coller au terrain, soit sur les députés un peu trouillards qui se disent qu’il faut faire attention».

100.000 emails envoyés aux membres du Conseil constitutionnel

Mais cela ne suffisait pas. Une fois le vote des députés acté, l’association a créé une plate-forme identique, destinée cette fois aux juges du Conseil constitutionnel. Une première en France: en quelques jours, 100.000 emails leur ont été envoyés.

«Un record de mobilisation!», se félicite Samuel Lafont, convaincu que cela prouve à quel point «les Français sont attachés à leurs libertés.» Reste à savoir si les sages seront aussi sensibles que des parlementaires à une telle pression ou si celle-ci s’avérera contre-productive, car trop agressive.

«Vouloir laisser les juges décider seuls, c’est imaginer que les membres du Conseil constitutionnel ne subissent aucune autre influence!», ironise Samuel Lafont au micro de Sputnik.

«Il y a de réels soutiens à cette censure de grande ampleur dans notre pays», estime-t-il, renvoyant aux propos de Philippe Coen, fondateur de l’association Respect Zone, qui regroupe 80 avocats spécialisés dans le harcèlement en ligne, lequel a affirmé que «la Loi Avia est déjà dépassée, elle ne prend pas en compte les messageries privées. Or, on sait par notre travail de terrain que tout se passe en privé

La haine, un concept flou?

Des propos qui inquiètent Samuel Lafont: «ils veulent maintenant s’attaquer à vos conversations privées!» Et le porte-parole de Damoclès de dénoncer une dynamique qu’il juge dangereuse:

«Il y a une véritable tendance à la diminution de la liberté d’expression depuis l’élection de ce Président de la République. D’abord prétendument pour lutter contre les “fake news”, tout en maintenant au gouvernement Sibeth Ndiaye. Désormais pour “lutter contre les propos haineux”, en faisant porter incongrûment la loi par Laetitia Avia, empêtrée dans une nouvelle affaire.»

Et le webmilitant de vouloir ainsi «mettre un coup d’arrêt juridique et symbolique à ce processus» en stoppant la Loi Avia. À l’en croire, le texte est traversé de failles béantes: «personne n’a été capable d’apporter une définition claire à ce concept de “contenu haineux”, alors qu’il est central dans la loi

Un tel manque de clarté juridique qui se double d’une méconnaissance des nouvelles technologies: selon Lafont, la masse de messages échangés sur Internet est telle que le contrôle de chacun d’entre eux est impossible, même aux géants du Web.

«Les plates-formes devront donc faire usage d’algorithmes, incapables de percevoir les intentions individuelles. Sous la menace de lourdes amendes [jusqu’à 50 millions d’euros, ndlr], il n’y a qu’une stratégie payante: la censure préventive. Au moindre signalement par un tiers, le contenu publié risque donc d’être supprimé», explique Samuel Lafont.

Une incitation à l’autocensure?

Une censure mécanique, digne des pires scénarios de science-fiction? Peut-être, mais une autre ne manquera pas d’advenir selon Samuel Lafont: «si vous avez peur qu’un contenu que vous souhaitez publier soit supprimé ou soit la cause d’un blocage de votre compte, vous n’allez peut-être pas le publier

En clair: l’autocensure, peut-être la pire atteinte à la liberté d’expression. La balle est maintenant dans le camp du Conseil constitutionnel, dont la décision est attendue avant le premier juillet.

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Un nouveau fruit empoisonné du Document sur la fraternité humaine

https://citoyens-et-francais.ru/un-nouveau-fruit-empoisonne-du-document-sur-la-fraternite-humaine/

Vatican News rapporte que « le pape François s’est uni à l’invitation du Haut Comité pour la Fraternité Humaine à prier le 14 mai 2020, pour la fin de la pandémie de Covid-19 ». A l’issue du Regina cœli, le dimanche 3 mai 2020, François « a salué cette initiative rappelant que “la prière est une valeur universelle” ».

L’invitation concerne « les croyants de toutes les religions » afin qu’ils « s’unissent spirituellement en une journée de prière, de jeûne et d’œuvres de miséricorde », dans le but « d’implorer Dieu d’aider l’humanité à vaincre la pandémie ».
Pour bien comprendre cette initiative, il convient d’en connaître l’origine et les fondements intellectuels.

Au commencement, le concile Vatican II

La cause première de ce type d’initiative remonte aux textes du concile Vatican II, plus spécialement à la Déclaration sur la liberté religieuse (Dignitatis humanae, 7 décembre 1965). La doctrine de ce document aboutit à un certain indifférentisme, puisqu’il relativise la nécessité d’appartenir à l’Eglise catholique pour être sauvé.

De plus, le Concile inaugure un dialogue avec les religions chrétiennes par le Décret sur l’œcuménisme (Unitatis redintegratio, 21 novembre 1964), et avec les religions non chrétiennes par la Déclaration sur les relations de l’Eglise avec ces dernières (Nostra aetate, 28 octobre 1965).
Ces orientations ont pour effet de dissoudre l’esprit missionnaire dans des “dialogues” interminables qui corrompent la volonté de convertir les hommes à Jésus-Christ.

Une étape importante fut franchie le 27 octobre 1986, lorsque le pape Jean-Paul II réunit 130 représentants de diverses religions à Assise, afin de prier pour la paix dans le monde. Mgr Marcel Lefebvre a dénoncé cette atteinte au premier commandement de Dieu, à l’unicité du salut qui ne se trouve en aucun autre qu’en Jésus-Christ.

Par la suite s’est développé un “esprit d’Assise” – comme il y a un “esprit du Concile” – qui a inspiré des réunions semblables à travers le monde. Le pape Benoît XVI a organisé une pareille rencontre à Rome le 6 avril 2011, mais en supprimant le moment de prière commune.
Le pape François, à l’occasion du 30e anniversaire de la rencontre d’Assise, y a réuni, le 20 septembre 2016, 450 dignitaires de 9 religions différentes.

Le document sur la fraternité humaine

Mais le pape François met désormais en œuvre une nouvelle dimension de l’inspiration conciliaire initiale.
Le 4 février 2019, à Abou Dhabi, il a cosigné avec le grand imam de l’université Al-Azhar un “Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune”. Le texte fut justement dénoncé comme une impiété, puisqu’il affirme que « le pluralisme et la diversité des religions » sont « une sage volonté divine ».

A la suite de cette rencontre, un Haut comité pour la fraternité humaine a été créé le 20 août 2019 dans le but de mettre en pratique la déclaration. La première réunion a eu lieu à la Maison Sainte-Marthe, au Vatican, le 11 septembre suivant.

Les membres du Comité sont Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot, président du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux ; le professeur Mohamed Hussein Mahrasawi, recteur de l’université Al-Azhar ; Mgr Yoannis Lahzi Gaid, secrétaire personnel du pape François ; le juge Mohamed Mahmoud Abdel Salam, conseiller du Grand-Imam ; Mohamed Khalifa Al Mubarak, président du Département de la culture et du tourisme d’Abou Dhabi ; le docteur Sultan Faisal Al Rumaithi, secrétaire général du Conseil musulman des anciens, et l’écrivain Yasser Hareb Al Muhairi.

Le Comité a lancé le 15 novembre le projet d’une “Maison de la famille abrahamique”, une structure commune regroupant une synagogue, une mosquée et une église. Les trois lieux de culte seront unis par des fondations uniques et placés à l’intérieur d’un jardin, évoquant le nouvel Eden. Un quatrième bâtiment abritera le siège du centre d’études et de recherches sur la fraternité humaine.

Le 4 décembre, les membres du Haut comité ont rencontré Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, pour demander la création d’une Journée mondiale de la fraternité humaine. M. Guterres a manifesté son soutien en désignant un conseiller spécial, Adama Dieng, pour être le représentant de l’ONU auprès du Haut comité.

Une journée de prière interreligieuse

Une autre initiative du Haut comité est donc l’invitation du 14 mai 2020 à une prière unissant les croyants de toutes les religions. Le pape François l’a tout naturellement saluée et encouragée. Mais il n’est pas le seul.

En effet, le patriarche Bartholomée de Constantinople a apporté son soutien, ainsi que le secrétaire général de l’ONU. Tous deux, a déclaré le cardinal Ayuso Guixot, « seront comme tant d’autres en communion le 14 mai prochain pour vivre ce moment d’unité de la famille humaine ».

La date choisie, le 14 mai, était celle que le pape François avait initialement prévue pour la réunion du « pacte éducatif » qu’il a lancé dans le sillage de l’encyclique Laudato si’ et du Document sur la fraternité humaine. En raison de la pandémie, cette réunion a été reportée en octobre prochain.

Une branche religieuse des Nations Unies

La “communion” avec l’ONU marque une nouvelle étape dans le développement d’une conception mondialiste de la religion.
Le pape François, dans la droite ligne du Concile qui en a déposé le germe, ne conçoit plus la religion catholique que comme une sorte de Mouvement d’animation de la démocratie universelle – ou MASDU, selon l’heureuse formule de l’abbé Georges de Nantes.
C’est pourquoi il multiplie les initiatives à visée terrestre, en négligeant gravement son devoir de Vicaire du Christ.

Cela correspond au but recherché par la Franc-Maçonnerie depuis sa fondation. L’humanité doit remplacer l’Eglise et la chrétienté.
C’est elle qui est la société de salut universel. Les droits de l’homme doivent remplacer l’évangile.
La forme terrestre du royaume de Dieu est la démocratie mondiale. L’Eglise n’est plus qu’une ONG parmi d’autres, y assurant l’apport d’une vague spiritualité pour ceux qui croient en Dieu.

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Marek Halter: «Je m’énerve quand je vois qu’il n’y a pas de solidarité de l’Europe occidentale avec la Russie»

Chaque année, la Russie commémore le 9 mai la victoire sur le nazisme et pleure ses vingt-six millions de victimes. «En Occident, c’est un non-événement», déplore Marek Halter, écrivain et grand spécialiste de l’histoire du peuple juif, au micro de Sputnik.

8 ou 9 mai? Derrière cette différence de date marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale, deux visions de la victoire sur le nazisme s’opposent de plus en plus: l’occidentale et la russe.
Pour expliquer que ce fossé se creuse, Marek Halter, écrivain prolifique –notamment sur l’histoire du peuple juif– ne craint pas de citer Aristote, qui disait à Alexandre le Grand que «l’Histoire est écrite par ceux qui l’écrivent». Il nous demande donc d’accepter le fait que «chacun de nous a la liberté de réécrire l’Histoire

«L’Histoire est écrite selon des choix idéologiques. Et le général de Gaulle a été le seul qui, en 1945-46, reconnaissait le rôle essentiel de l’URSS dans la victoire sur le nazisme, parce qu’il s’opposait aux projets de l’Otan et aux Américains, qui avaient comme plan d’occuper le terrain ravagé par la guerre et un marché qui s’appelait l’Europe occidentale», assure Marek Halter à Sputnik France.

Mais l’auteur de Je rêvais de changer le monde. Mémoires, (Éd. Robert Laffont/XO) soulève une objection à cette possible «liberté de traitement», puisqu’il y «a encore des témoins de la guerre de 1939-45», dont il fait partie.

«Je m’énerve quand je vois qu’il n’y a pas de solidarité de l’Europe occidentale avec la Russie, qui a perdu 26 millions de vies pour notre liberté, développe Marek Halter. Qu’est-ce que serait l’engagement occidental sans Stalingrad, Koursk ou Leningrad?»

Marek Halter ne cache nullement son humeur grincheuse, qu’il n’hésite pas à partager dans son blog. Ses paroles sont crues et directes: il rappelle que «ces Russes» qui lui ont tendu la main en 1940 quand, enfant juif de Varsovie, il «était condamné par les nazis à devenir une savonnette», sont «mal-aimés en France».

«Pourquoi cette volonté d’exclure la Russie d’un moment aussi important de l’histoire de l’Humanité?» se demande Marek Halter.

Pour Marek Halter, il est clair que face à la Russie, «une grande puissance comme il n’y en a pas beaucoup dans le monde», les dirigeants européens ont commis plusieurs impairs.

Rejet de la Russie: l’Europe a misé sur l’économie

Lourd symbole, ils ont ainsi invité Angela Merkel à l’anniversaire du Débarquement en 2019 sans inviter Vladimir Poutine, qui représentait pourtant «la Russie qui a gagné la guerre».

«L’Europe aurait pu être une grande puissance, mais malheureusement, aussi bien Jean Monnet que Robert Schumann ont mal commencé: ils ont commencé par l’économie, qui ne réunit pas les gens, mais crée la concurrence, assure Marek Halter. Ils auraient dû commencer par la culture!»

Tout en soutenant que «la culture aurait pu être le ciment de l’Europe», Marek Halter admet qu’«à l’époque [de la création de la CEE, ndlr], on avait peur de la Russie».

L’affrontement idéologique

Faisant référence à son histoire personnelle et à sa libération, Marek Halter rappelle qu’«un million de juifs ont trouvé refuge en Russie». Il ne se voile pourtant pas la face en reconnaissant que «Staline a envoyé la plupart d’entre eux en Sibérie ou en Asie centrale», comme ce fut le cas pour ses parents. Mais l’idéologie était centrale dans l’histoire de l’époque.

«Le monde a été coupé en deux en 1945 entre le monde communiste et le monde capitaliste. Dans cette opposition, on ne voulait pas partager ces moments de gloire sur le Mal», explique l’écrivain.

L’écrivain regrette par ailleurs qu’après la fin de la Guerre froide, malgré la visite de François Mitterrand à Moscou en 1986, en France «on a raté l’occasion d’inviter Gorbatchev» et celle d’une «alliance avec la Russie, un rêve depuis les tsars» et qu’une «petite partie de la société espérait».

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Un médicament efficace contre le coronavirus élaboré? Des statistiques prometteuses en Russie

Un médicament qui pourrait devenir l’un des plus efficaces contre le nouveau type de coronavirus a été évoqué par directeur général du Fonds russe pour les investissements directs qui a partagé des statistiques prometteuses.

Un médicament prometteur contre le coronavirus, après des essais cliniques, a été évoqué par Kirill Dmitriev, directeur général du Fonds russe pour les investissements directs (RFPI).

Selon lui, les premiers résultats de l’étude clinique du médicament Favipiravir montrent qu’il pourrait devenir l’un des plus efficaces dans le traitement du Covid-19.

«D’après les 60 premiers patients issus de six centres, nous voyons des statistiques très encourageantes qui indiquent que 60% des patients qui prennent le médicament ont déjà un test négatif au coronavirus au cinquième jour de la thérapie», a-t-il expliqué.

En outre, il a ajouté que l’effet positif de ce médicament avait été confirmé par des essais cliniques chinois qui ont montré qu’il réduisait la durée de la maladie de 11 jours à quatre ou cinq.

Les étapes précédentes

En mars, le Conseil du Fonds russe pour les investissements directs a approuvé la création d’une co-entreprise avec le groupe KhimRar pour la production de Favipiravir, qui a prouvé son efficacité contre le coronavirus en Chine.

L’étude en est menée dans des centres approuvés par la Russie partout dans le pays, impliquant 330 malades.

Les autres initiatives

Il ne s’agit pas de la seule initiative du Fonds dans la lutte contre le coronavirus. Auparavant, le RFPI avait lancé un certain nombre d’initiatives essentielles dédiées à cet objectif. En particulier, il a investi dans la production de tests de dépistage rapide du Covid-19 en Russie et s’est chargé de ceux destinés aux habitants de Moscou et sa région.

En mars 2020, le RFPI a été l’un des promoteurs de la création de l’Alliance pour la lutte contre le coronavirus, dont les membres comptent également l’Union russe des industriels et entrepreneurs, Yandex, le groupe Mail.ru et l’agence MIA Rossiya Segodnya.

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Face au Covid-19, que le gouvernement «essaie de rouler la population dans la farine, ça, ce n’est pas possible»

Selon les deux tiers de la population, l’exécutif français n’a pas été à la hauteur dans la gestion de l’épidémie de Covid-19. Pourquoi les Français sont-ils plus critiques que leurs voisins européens à l’égard de leur gouvernement? Le politologue et essayiste Guillaume Bigot analyse ce désamour profond pour Sputnik France.

Alors que le déconfinement débute en France à partir de ce 11 mai, un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info a posé plusieurs questions à un millier de Français, 500 Britanniques, 500 Italiens, 500 Espagnols et 500 Allemands.

Il s’agissait notamment de savoir si ceux-ci pensaient que leur gouvernement avait été «à la hauteur de la situation» dans la crise liée à la pandémie de coronavirus. Et le résultat s’avère désastreux pour la France, dont seulement 34% de la population ont une opinion favorable de l’action du gouvernement d’Édouard Philippe.

Poser cette même question aux cinq pays européens les plus durement frappés par la crise semble pertinent à l’aune du nombre de victimes.

En Italie (30.595 morts) ou en Grande-Bretagne (31.587 morts), 50% et 63% de la population juge respectivement de façon favorable l’action de leur gouvernement.
Avec 7.369 décès, le gouvernement d’Angela Merkel a été approuvé par 60% des Allemands.

Des résultats au rebours de ceux observés en Espagne et en France, qui sont très critiques envers leur gouvernement, Madrid affiche le taux le plus bas, avec 32% de satisfaits.

Ces deux pays partagent d’ailleurs un nombre de décès brut relativement semblable, autour des 26.000 victimes, pour, il est vrai, environ 20 millions d’habitants en plus en France.

Cette étude, réalisée les 5 et 6 mai, a proposé les affirmations suivantes aux sondés: «le gouvernement a dit la vérité aux habitants», «pris les bonnes décisions au bon moment», «a fait ce qu’il fallait faire pour équiper les hôpitaux et les soignants», «a montré qu’il savait où il allait» et «a été clair». Pour les Européens, ces propositions ont recueilli en moyenne 43 à 46% d’approbation, contre seulement 23 à 25% chez les Français.

L’«inconséquence» du gouvernement

Guillaume Bigot est politologue et auteur de La populophobie ou le gouvernement de l’élite, par l’élite et pour l’élite (à paraître chez Plon en septembre 2020). Pour cet ancien conseiller de Charles Pasqua, la crise n’a fait qu’amplifier une perte de confiance dans l’exécutif déjà présente avant la crise.

«Qu’il y ait eu, comme dans beaucoup d’autres pays, une impréparation, c’est un fait. Qu’il y ait eu des erreurs commises dans des situations complexes, c’est un autre fait. Mais comme le rappelle bien le sondage, les dirigés dans d’autres pays peuvent accepter cela.

Ce que les dirigés ne peuvent pas accepter, c’est que le gouvernement montre son inconséquence, sa légèreté, qu’il en accuse la population et qu’il essaie de la rouler dans la farine, ça, ce n’est pas possible.»

Comme l’Allemagne, l’Italie ou la Grande-Bretagne, la France aurait également bénéficié d’un sursaut, d’un «réflexe légitimiste, consistant pour la population à se grouper autour de quelque chose qui rappelle symboliquement l’autorité, c’est-à-dire le pouvoir exécutif.»

Une réaction classique en temps de crise, qu’il s’agisse d’attentats terroristes ou a fortiori de guerre. Ainsi, le politologue rappelle-t-il l’épisode de la Première guerre du Golfe, qui a bénéficié à François Mitterrand.

Plus récemment, la popularité de François Hollande s’est passagèrement améliorée durant les attentats terroristes de 2015. Selon le tableau de bord IFOP-Fiducial pour Paris Match/Sud Radio réalisé après les attentats du 13 novembre, la cote de confiance du Président de la République de l’époque avait grimpé de 22 points, atteignant la barre des 50% d’opinions favorables.

Les ratés de Macron face à l’épidémie

S’il admet que les Français sont un peuple «difficilement gouvernable», Guillaume Bigot n’épargne pas cette «caste» qui dirige le pays depuis des dizaines d’années, constituée d’«énarques liés au CAC 40, qui ne projettent plus la France sur l’avenir».

Depuis 2017, celui-ci distingue enfin trois séquences, peu à l’avantage du Président de la République: l’affaire Benalla, les Gilets jaunes et cette crise sanitaire et économique très grave, qui risquerait de compromettre définitivement sa réélection.

«Oui, il y a aura des conséquences drastiques lors de la prochaine Présidentielle, c’est-à-dire que la question pour Emmanuel Macron n’est plus d’être réélu, même si on dit qu’en politique tout est possible et que les phénix renaissent de leurs cendres, mais la question pour Emmanuel Macron, c’est de finir son quinquennat. S’il arrive à finir son quinquennat, c’est déjà le bout du monde.»

Au lieu d’être renforcée, la légitimité de l’exécutif s’est effritée, observe Guillaume Bigot, qui explique ce résultat «contre-intuitif» par le fait que «pour exercer une autorité, il faut respecter ceux que l’on dirige»:

«Toute crise a normalement pour effet de renforcer le lien avec la population, à une seule condition, c’est que la population attend une protection du gouvernement, un effet d’autorité. L’autorité est absolument incompatible avec le mépris, le mensonge, ou la volonté de manipuler l’opinion.

C’est bien évidemment le mensonge sur les masques, les mensonges répétés sur les tests, les tentatives de manipulation extrêmement grossières de l’opinion publique par le gouvernement qui ont non seulement affaibli la parole publique, mais qui ont considérablement fragilisé le lien de légitimité.»

Ainsi, le politologue fustige-t-il les hauts-fonctionnaires, les «sachants» qui dirigent la France comme «dans une relation hiérarchique, s’adressant à des administrés», expliquant qu’«on n’a pas besoin de savoir toute la vérité».

Les deux axes de la politique d’Emmanuel Macron, consistant à «adapter la France à la globalisation et à accélérer la construction européenne» ne seraient soutenus que par le socle LREM, que Guillaume Bigot évalue entre 25 et 30% du corps électoral.

Une politique réformiste que les Français «supportent depuis 30 ans et ils la supportaient encore depuis 2017 avec Emmanuel Macron pour une raison essentielle. Ils se disaient que “certes ce n’est pas la politique que nous voulons” […], mais en même temps, ils sont compétents».

Cet argument de la «solidité de la technocratie» se serait ainsi brisé sur la pandémie du coronavirus, durant laquelle les Français «sont tombés de très, très haut», comprenant que cet argument de «compétence ne valait pas un clou». L’essayiste utilise enfin une métaphore cruelle:

«Ça fait vraiment penser à “La Vérité si je mens 2”. Dans l’usine de textile en Tunisie, ils font la visite à un entrepreneur: “regardez, c’est formidable, il y a des ordinateurs partout, c’est extrêmement solide”. La crise de la pandémie a joué un révélateur terrible, elle a montré que derrière les ordinateurs, il y avait des chèvres et des moutons et qu’il n’y avait pas grand-chose.»

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Allemagne : ouverture du procès d’une esclavagiste germano-tunisienne, veuve d’un célèbre rappeur germano-ghanéen reconverti dans le djihadisme

Allemagne : ouverture du procès de la veuve d’un rappeur jihadiste tué en Syrie

Le procès de la veuve d’un célèbre ex-rappeur allemand devenu jihadiste, soupçonnée notamment d’avoir détenue une enfant esclave en Syrie, s’est ouvert lundi à Hambourg, dans le nord de l’Allemagne.

Omaima A., une Germano-Tunisienne de 35 ans, s’était rendue en Syrie en 2015 avec ses trois enfants pour rejoindre le groupe Etat islamique (EI). Elle était revenue un an plus tard en Allemagne. Elle a été arrêtée en septembre 2019. Elle est entre autre accusée d’ »appartenance à un groupe terroriste étranger », de traite d’êtres humains et de « crimes contre l’humanité ».

[…]

Elle est notamment poursuivie par le parquet fédéral pour avoir détenu pendant plusieurs mois en Syrie une jeune fille yézidie de 13 ans, « rendue esclave » par l’Etat islamique.

[…]

En 2016, après un an de vie commune avec Cuspert, elle avait quitté la Syrie avec ses enfants pour retourner en Allemagne. L’ex-rappeur est mort deux ans plus tard, en 2018, tué par une frappe aérienne.

Avant d’être arrêtée, l’accusée vivait discrètement à Hambourg où elle travaillait dans une agence événementielle et comme interprète

[…]

L’Orient du Jour

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Victoire dans la Seconde Guerre mondiale: «Même sans cette aide matérielle américaine, l’URSS aurait gagné»

Victoire dans la Seconde Guerre mondiale: «Même sans cette aide matérielle américaine, l’URSS aurait gagné»

Qui a vaincu l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale? Si les historiens d’après-guerre ont admis le rôle prééminent de l’Armée rouge, guerre froide oblige, l’historiographie actuelle met plus en avant les combats des troupes anglo-américaines. Laurent Henninger, historien militaire, analyse pour Sputnik ce retournement de point de vue.

Le déferlement de l’armée allemande sur la Pologne en septembre 1939, les victoires spectaculaires sur les pays de l’actuel Benelux et sur la France… tout portait à croire l’Allemagne invincible et destinée à dominer l’Europe.

Or, cinq ans plus tard, le régime nazi se rendait sans condition et son armée démoralisée essuyait douloureusement l’humiliation d’une défaite totale.

Si dans l’après-guerre, les historiens mettaient en avant le rôle majeur de l’Armée rouge dans la défaite de l’Allemagne nazie, le rôle des États-Unis est devenu plus valorisé durant la guerre froide.

Pourtant, c’est bien l’Armée rouge qui est rentrée à Berlin. Laurent Henninger, historien militaire, juge ce revirement d’appréciation «absolument extraordinaire» pour l’armée soviétique qui, en cette année 1945, «revient de loin, dans tous les sens de cette expression».

«Entre 1941 et 1945, l’Armée rouge a été reconstruite deux fois, puisque quasiment détruite à deux reprises par les Allemands. C’est une armée qui a terriblement souffert, déjà du fait des purges staliniennes. Malgré tout, elle a réussi à survivre et à renaître à chaque fois d’une manière toujours plus puissante», souligne l’historien.

Trois des quatre quartiers généraux de groupe d’armée de la Wehrmacht ont été déployés contre l’Union soviétique dans le cadre l’opération Barbarossa. 3,5 millions de soldats de la Wehrmacht ont étés alloués à la campagne orientale qui a démarré le 22 juin 1941. Malgré le nombre comparable de forces armées des deux côtés de la frontière, prise par surprise, l’Armée rouge a essuyé une série de défaites militaires, jusqu’au revirement spectaculaire de la bataille de Moscou, à l’hiver 1941.

La planification, outil indispensable en temps de guerre

Pour M. Henninger, l’Armée soviétique a puisé la force «dans l’héroïsme et le patriotisme des peuples de l’URSS, qui se sont dressés pour se défendre»: les uns pour «protéger les conquêtes de la Révolution d’octobre», les autres pour «protéger la Mère Russie» et «pour la majorité, par simple réflexe de survie.»

«D’une façon paradoxale, on peut dire –et je le souligne– qu’indirectement, cette force a été puisée dans la sauvagerie et la barbarie absolue des Allemands. Ils n’ont pas laissé le choix aux populations, parce que même les Soviétiques qui se rendaient étaient traités d’une façon atroce», ajoute Laurent Henninger.

La «force de l’esprit» n’aurait pas suffi sans une base matérielle et une réorganisation économique, que l’on a surnommée «transfert de l’industrie sur des rails militaires». Pour l’historien militaire, l’Armée rouge a également puisé sa force dans «certains atouts du système soviétique, qui avait beaucoup de faiblesses, mais avait une force extraordinaire, le principe de planification.»

«La planification économique et industrielle présente beaucoup de défauts en temps de paix, mais devient un outil extrêmement utile pour une nation en temps de guerre. La preuve, les États-Unis et l’Angleterre, deux pays éminemment capitalistes, ont eu une économie partiellement planifiée lors de la Seconde Guerre mondiale.

Et l’une des causes de la défaite des Allemands est qu’ils n’ont pas su bien planifier leur économie», assure M. Henninger.

Enfin, une base théorique est venue compléter cet effort matériel: l’expert souligne «une réflexion théorique à l’état-major de l’Armée rouge sur l’évolution de l’art militaire pour les nouvelles guerres mécanisées et industrielles», mise en place à partir des années 1920-1930.

Une pensée théorique militaire «extraordinaire»

Bien que Laurent Henninger juge que «cette réflexion n’était pas parfaite», il la considère comme «la plus avancée et extraordinaire de tout le XXe siècle», avec des théoriciens de très haut niveau au sein de l’école soviétique, «mille fois supérieure aux théoriciens allemands, français ou britanniques».
Malgré le fait qu’«une partie de ces théoriciens ont étés éliminés pendant les purges de 1937-38, ils ont semé des graines qui allait germer progressivement dans l’Armée rouge à partir de 1943, pour parvenir cette année à la création d’une machine de guerre étonnante.»

«En 1945, l’Armée rouge a déjà beaucoup d’expérience au niveau de ses généraux et même au niveau de la troupe. Les soldats qui ont survécu en 1945 savent combattre, le haut commandement soviétique est devenu très compétent et maîtrise bien les techniques de tactique et de stratégie», insiste l’historien.

L’expert rappelle également que «dans la dernière année de la guerre, Staline laisse les commandants militaires tranquilles, il cesse de leur mettre la pression et d’intervenir dans leurs décisions, il fait confiance à leurs compétences professionnelles». Avec néanmoins un revirement d’attitude «au moment de la bataille de Berlin», pour des raisons politiques, face aux Américains et Anglais aux portes de la capitale allemande.

L’ouverture d’un «second front» et l’aide des Alliés

L’expert souligne notamment que l’Armée rouge a «réussi grâce à la planification industrielle, elle bénéficie d’une production énorme d’armements et va noyer les Allemands par le nombre de chars, de canons, d’avions».
L’ouverture en juillet 1943 d’un «second front» par le débarquement des Anglo-Saxons en Sicile est également complétée par leur aide en chars, camions, locomotives et wagons de chemin de fer, en matières premières, essence, rations de nourriture. «Les Américains ont fourni environs 3.000 chars, mais les usines soviétiques ont produit dix fois plus, la proportion est ridicule», nuance toutefois l’historien.

«Je pense que même sans cette aide matérielle américaine, l’URSS aurait gagné. Beaucoup plus difficilement, avec un ou deux ans supplémentaires, avec beaucoup plus de pertes, mais elle aurait gagné quand même», certifie Laurent Henninger.

Pour M. Henninger, «la vérité est à mi-chemin» entre le discours soviétique des années 1950-60 «non, l’aide américaine n’a compté pour rien» et le discours inverse, pratiqué en Occident, «sans l’aide américaine, les Soviétiques n’auraient rien pu faire.»

La vision de la victoire soviétique est brouillée par la guerre froide

Pour l’historien, le rôle de l’URSS dans la victoire a été revu pendant la guerre froide «par anticommunisme et antisoviétisme».

«À partir de 1947-49, les Anglais et les Américains ont commencé à tenir tout un discours consistant à minimiser l’effort soviétique et le rôle des Soviétiques dans la destruction du nazisme. Ils ont systématiquement cherché à le diminuer», rappelle l’expert.

Mais, l’historien rappelle également un autre aspect: «à partir des années 1950, les Anglais et les Américains ont systématiquement mis en avant le point de vue allemand», puisqu’ils créaient la République fédérale allemande et la Bundeswehr, une armée ouest-allemande, «qui à l’époque des années 1950-60, était commandée par d’anciens généraux de la Wehrmacht», lesquels ont «fait passer dans l’Otan, avec la complicité et la bénédiction des Anglais et Américains», une vision allemande de la guerre germano-soviétique.

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Confinement, violence, haine anti-flics… Comment les banlieues font leur loi

Depuis le début du confinement, les quartiers sensibles s’embrasent dans l’indifférence des médias et le déni du pouvoir, qui, pour masquer son impuissance, a préféré conserver les yeux grands fermés. Jusqu’à la tragédie de Colombes.

Il pleure. Ou plutôt, il fait mine de pleurer sur le sort de ces deux motards de la police nationale que Youssef Tillah a pris pour cible lundi 27 avril dans l’après-midi.

Bientôt, il ne peut réprimer un fou rire et arrache même des larmes à son complice qui enregistre la scène avec son portable. L’attaque terroriste à la voiture bélier n’a encore fait l’objet d’aucune dépêche d’agence que déjà un petit caïd de Colombes (Hauts-de-Seine) se met en scène comme s’il foulait les planches du Jamel Comedy Club avant de poster son misérable numéro sur les réseaux sociaux.

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans une version numérisée du téléphone arabe. À Colombes, La Courneuve, Roubaix, Strasbourg, Grenoble, Toulouse, dans chaque cité sensible, il se trouve quelqu’un pour célébrer cet acte odieux. Sur Twitter, certains assurent « sabrer le champagne ». « 1 partout, la balle au centre. »

À lire les commentaires postés sur les réseaux sociaux, on pourrait croire à une simple égalisation dans un match de football. L’auteur présumé de cette double tentative de meurtre n’a pas encore revendiqué son allégeance à Dae’ch ni expliqué sa volonté d’agir en solidarité avec le peuple palestinien que dans les banlieues son geste est perçu comme la juste réponse à la blessure de leur camarade dans un accident avec une voiture de police à Villeneuve-la-Garenne.

La loi du talion était remise au goût du jour. « Œil pour œil », se félicitaient encore nombre de racailles. Depuis le 18 avril, les appels se multipliaient sur Internet pour le venger. Sous le hashtag #MortsAuxPorcs, l’ultragauche, de concert avec les petites frappes de banlieue, en appelait même à l’insurrection.

Depuis la mise en œuvre du confinement, le feu couve dans de nombreuses cités sensibles. Encore que le pouvoir, depuis le début de la crise sanitaire, fait mine de ne pas voir ce qui se passe sous ses yeux grands fermés.

En déplacement à Pantin, le 7 avril, Emmanuel Macron, alors que la Seine-Saint-Denis est l’un des départements les plus touchés par l’épidémie de coronavirus et que les urgences hospitalières sont saturées, félicite les Séquano-Dionysiens qui « respectent le confinement de manière remarquable ». On croit rêver.

La réalité est tout autre que cette fable présidentielle. Pour preuve encore, les vidéos que postent, soir après soir, les “jeunes” de ces zones de non-droit. On les voit organisant des guets-apens contre les forces de l’ordre et les pompiers qu’ils attirent au pied de leurs immeubles après avoir mis le feu à des véhicules. Ils se filment dans des rodéos sauvages.

Christophe Castaner en flagrant délit d’euphémisation de la violence

Les médias multiplient les reportages sur ces Français qui ne respectent pas un confinement strict et s’adonnent à des joggings et à des promenades sans respecter les gestes barrières les plus élémentaires, mettant en péril les efforts du personnel soignant, en première ligne pour combattre le Covid-19. Mais les journaux télévisés se gardent bien d’évoquer la situation dans les banlieues.

Le coronavirus occupe l’intégralité du temps d’antenne disponible. À croire que les tirs de mortier qui visent les forces de l’ordre n’existent que sur Internet.

Le gouvernement, quant à lui, se montre implacable à l’encontre de ceux qui s’aventureraient hors de chez eux sans leur dérogation. Des drones sont utilisés pour traquer les contrevenants.

Dans les Vosges, c’est un hélicoptère qui survole les forêts pour débusquer les randonneurs. L’artillerie lourde est employée pour faire respecter le confinement sur les bords de plage. Les amendes pleuvent à l’encontre de ceux qui se pensent en vacances.

Mais, dans les quartiers sensibles, consigne est passée aux préfets de ne pas intervenir. Pire, sur le terrain, les policiers qui seraient tentés d’interpeller des délinquants reçoivent par radio l’ordre de rebrousser chemin.

À Asnières (Hauts-de-Seine), Manuel Aeschlimann, le maire Les Républicains (LR), est contraint d’envoyer la police municipale pour ramener l’ordre dans les quartiers difficiles de la ville après avoir constaté que la police nationale avait ordre de se tenir à l’écart.

Quand, pour la première fois après plusieurs jours de troubles partout en France, Christophe Castaner est interrogé, le 23 avril, au micro de Jean-Jacques Bourdin, il minimise l’embrasement des banlieues et pratique volontiers la culture de l’excuse.

Le ministre de l’Intérieur évoque des « tensions qui ne sont pas d’un niveau de gravité exceptionnel » et prévient des risques que prennent ces individus à tirer des feux d’artifice. S’il est vrai, comme le constate le criminologue Xavier Raufer, que cette flambée de violence est d’une banalité confondante pour qui suit l’actualité de ces zones de non-droit, l’euphémisation de la réalité par le pouvoir et le silence des médias sur l’apparition d’une justice tribale est sidérante.

« La logique de la vengeance qui s’impose dans ces quartiers est le signe de l’effondrement de l’État de droit », nous confiait, amer, François-Xavier Bellamy en réponse au déni du ministre de l’Intérieur. « Soyons clairs : personne ne se contenterait de parler d’“incidents” — et heureusement —, si, après un attentat, certains se cherchaient une vengeance à coups de mortiers et de cocktails Molotov contre des mosquées…

Alors pourquoi minimiser ainsi quand la vie de dizaines de policiers est menacée pour venger une fracture de la jambe ? », ajoutait l’eurodéputé LR. C’était dimanche. Le lendemain, à Colombes, deux policiers étaient victimes de la folie de Youssef Tillah autant que du déni de l’État.

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Coronavirus. Olivier Babeau : «La crise accélère le déclassement des classes moyennes»

Les conséquences économiques de la pandémie frapperont d’abord les plus modestes, estime Olivier Babeau, professeur en sciences de gestion à l’université de Bordeaux.

Selon lui, le processus de démocratisation des conditions de vie observé au XXe siècle est en passe de se refermer, laissant la place à un essor brutal des inégalités.

[…] Le confinement aura éprouvé en priorité les urbains habitant dans de petites surfaces. Jamais le mètre carré supplémentaire et le bout de jardin n’auront eu une telle valeur.

Les salariés du secteur tertiaire auront eu la ressource du télétravail ; pas ceux, en majorité moins bien payés, dont la tâche est manuelle ou implique des services à la personne. […]

L’école à la maison n’a pas posé de problèmes aux familles éduquées et férues de transmission culturelle. Elles auront constaté que deux heures de préceptorat rigoureux égalaient aisément une journée de classe. […] La décroissance est peut-être un thème qui fait rêver certains cercles intellectuels de la rive gauche, sa réalité est, nous allons nous en rendre compte, beaucoup moins séduisante. […]

C’est tout un standard de vie que l’on avait pris l’habitude de tenir pour acquis qui va devenir inaccessible à beaucoup de Français.

La consommation locale au détriment du commerce international signifiera dans bien des cas, si elle devient réalité, un renchérissement des produits qui deviendront hors de portée pour beaucoup. Nous devrons dire adieu aux tee-shirts à un euro…

Beaucoup de produits high-tech deviendront hors de prix. Plus taxés et découragés, les produits venant de loin seront réservés à une élite. […]

Le Figaro

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Coronavirus en France : hausse historique du nombre de chômeurs au mois de mars.

Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 7,1% au mois de mars en France, dans le contexte du confinement lié à la pandémie.

Le ministère du Travail a annoncé vouloir engager une réflexion avec les partenaires sociaux face à cette situation.

Le ministère du Travail a annoncé ce 27 avril dans un communiqué vouloir engager «une réflexion avec les partenaires sociaux» pour «adapter rapidement» les règles d’assurance chômage à la «situation exceptionnelle» créée par le coronavirus.

Le nombre de chômeurs (de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A, très précisément) a enregistré une hausse historique sur le mois en mars (+246 100, soit +7,1%) pour s’établir à 3,732 millions, selon les chiffres dévoilés ce 27 avril par Pôle emploi.

Les syndicats réclamaient unanimement – dès avant la crise sanitaire et encore plus depuis – que le gouvernement abandonne entièrement sa réforme de l’assurance chômage.

Au début de la crise, l’exécutif a suspendu jusqu’en septembre le second volet de la réforme de l’assurance chômage qui durcit le calcul de l’allocation pour les travailleurs précaires, alternant contrats courts et périodes de chômage, et qui devait entrer en vigueur au 1er avril.

Interrogé sur les contours de la réflexion à venir, le ministère n’a pas souhaité apporter de précisions. «On verra ce qu’ils vont dire, s’ils abrogent ou pas le décret» de l’ensemble de la réforme, a réagi Michel Beaugas (FO), négociateur assurance chômage, interrogé par l’AFP.

Le ministère fait valoir que «le chômage augmente parce que les entreprises, dans le contexte actuel, n’embauchent plus, mais pas parce qu’elles licencient massivement».

Le gouvernement a également suspendu la mesure sur la dégressivité des allocations au bout de six mois pour les demandeurs d’emploi ayant eu de hauts salaires, qui pouvait en théorie commencer à s’appliquer au 1er mai.

Le 27 avril, il a précisé que «la prolongation des droits pour les personnes en fin de droits sera[it] également effective pour le mois de mai», notamment pour les intermittents du spectacle.

En revanche, la règle entrée en vigueur au 1er novembre qui durcit les conditions d’accès au chômage (avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28 derniers mois) est toujours en vigueur.

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Covid-19 : 10% de décès en réanimation ? Une étude avance des chiffres nettement supérieurs

Selon les données du Réseau européen de recherche en ventilation artificielle, consultées par Le Monde, le chiffre de 10% de décès du Covid-19 en services de réanimation annoncé par Jérôme Salomon serait largement sous-estimé.

Alors que le directeur général de la santé Jérôme Salomon a avancé le 17 avril le chiffre d’environ 10% de décès du Covid-19 en services de réanimation en France, ce chiffre pourrait en réalité être trois à quatre fois plus élevé, selon une étude consultée par Le Monde.

Le quotidien a en effet eu accès aux données d’une étude, pas encore publiée, menée par le Réseau européen de recherche en ventilation artificielle (REVA).

L’organisme, qui a suivi pendant 28 jours environ 1 000 patients entrés en réanimation avant le 28 mars, estime que le vrai taux de mortalité en réanimation du Covid-19 en France se situe entre 30% et 40%.

Cette étude, précise Le Monde, est inédite par son ampleur et va être soumise à une «grande revue médicale» pour être publiée en mai.

S’ils s’avéraient exact, ces chiffres seraient beaucoup plus élevés que les taux de décès de la grippe H1N1 (pandémie de 2009) pour les cas les plus graves (environ 25%).

Le journal vespéral a par ailleurs contacté plusieurs médecins de services de réanimation, qui ont jugé cette estimation vraisemblable.

La différence avec les chiffres avancés par Jérôme Salomon serait due au fait que l’estimation de 10,37% de décès par Santé Publique France concerne un groupe de patients dont seuls 55% ont été placés sous respiration artificielle, contre 80% pour le groupe étudié par REVA.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/74539-covid-19-10-deces-reanimation-etude

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«La colère ne faiblit pas» : les renseignements redouteraient un embrasement post-confinement.

Un climat de contestation intense rythme l’actualité française depuis l’émergence des Gilets jaunes. Malgré une apparente accalmie, les services du renseignement territorial français s’inquiètent d’un embrasement post-confinement selon Le Parisien.

Selon des notes confidentielles révélées le 11 avril par Le Parisien, le Service central du renseignement territorial (SCRT) effectue depuis quelque temps un «suivi de l’impact du Covid-19 en France».

D’après le quotidien francilien, ses agents alertent aujourd’hui sur «un risque d’embrasement de la contestation sociale à la sortie du confinement». Blouses blanches, Gilets jaunes : «un risque de transversalité des luttes»«Le jour d’après est un thème fortement mobilisateur des mouvances contestataires.

Le confinement ne permet plus à la grogne populaire de s’exprimer, mais la colère ne faiblit pas et la gestion de crise, très critiquée, nourrit la contestation», peut-on ainsi lire dans des notes datées des 7, 8 et 9 avril, citées par Le Parisien. Selon le SCRT, le concept de «jour d’après» ne manquerait pas de séduire les syndicats traditionnels, ainsi que les victimes économiques de la crise qui «pourraient être tentées de descendre dans la rue».

A partir de ses observations effectuées sur les réseaux sociaux, le SRCT s’inquiéterait particulièrement d’«une transversalité des luttes [associant] Gilets jaunes et blouses blanches».

Les auteurs de ces notes auraient par exemple constaté la diffusion d’une «attestation de déplacement révolutionnaire» éditée par un média alternatif bordelais se revendiquant des Gilets jaunes. Le document en question comporterait des cases à cocher du type «déplacements entre le domicile et le pouvoir indispensables à l’exercice d’émeutes», ou encore «participation à des commandos sur demande des assemblées populaires».

Un cas parmi d’autres qui fait redouter aux agents du SRCT «la création de comités de lutte entre personnes d’un même immeuble», mais aussi «une organisation commune à distance». Toujours selon Le Parisien, le SRCT estime que les acteurs d’un potentiel embrasement post-confinement seraient issus de mouvances qualifiées d’«ultra», de droite comme de gauche.

Ces révélations interviennent deux jours après l’audition du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, par les députés, lors de laquelle il avait notamment fait part de ses inquiétudes quant à de nouvelles formes de délinquance et pointé l’existence de «réseaux d’ultra-droite et d’ultra-gauche […] actifs sur le net et qui préparent des actes à la sortie du confinement». «Notre vigilance contre les actes terroristes reste en outre toujours aussi forte», avait ajouté le membre du gouvernement.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/73963-colere-ne-faiblit-pas-renseignements-redouteraient-embrasement-post-confinement-france

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Coronavirus: face à la mondialisation, «le protectionnisme n’est pas synonyme de passéisme»

Dans son édito pour Russeurope Express, Jacques Sapir se penche sur le nouvel essai de son invité Yves Perez, consacré aux politiques économiques protectionnistes à travers l’histoire. Un ouvrage qui, à l’image des pratiques qu’il décrit, entre en résonance avec l’actualité de la pandémie de Covid-19.

Un édito de Jacques Sapir à retrouver en podcast dans l’émission Russeurope Express du 6 avril.

En ces temps d’épidémie et de confinement, la meilleure chose que l’on puisse faire, c’est de lire. Et certains livres sont comme des bouffées d’air frais. Il en est ainsi de l’ouvrage que l’économiste Yves Perez, professeur émérite de l’Université catholique de l’Ouest à Angers, a fait paraître au début de l’année: Les Vertus du protectionnisme (L’Artilleur, 2020).

Le livre d’Yves Perez est assez iconoclaste en son genre. Pensez donc, écrire sur les vertus du protectionnisme! Peu de gens l’oseraient aujourd’hui. Oui mais voilà, Yves Perez est un économiste avec une immense culture, fruit justement de nombreuses lectures et d’une curiosité sans cesse en éveil.

Il a construit son ouvrage à partir d’une grande quantité de sources et développe une idée qui, pour être à contre-courant, n’en est pas moins fort profonde: le protectionnisme, qui n’est nullement l’autarcie, a été pendant près d’un siècle pour l’économie française un mode efficace de gestion des crises.

Un instrument au service du changement

Au cœur de cette idée, une démonstration rigoureuse que le protectionnisme ne fut pas une alternative au changement mais au contraire un instrument de celui-ci. De même, Yves Perez démontre que le protectionnisme ne ralentit pas la croissance, mais souvent l’encourage et lui permet de se déployer bien mieux que le libre-échange.

La démonstration commence par une analyse de l’ensemble des chocs et des crises que l’économie française a dû affronter depuis les années 1860. Liste longue, bien entendu, mais dans laquelle Yves Perez met en lumière la ressemblance de certains de ces épisodes avec des chocs de ces dernières années. La politique économique a dû sans cesse s’adapter, et le protectionnisme lui a offert des instruments efficaces.

L’auteur poursuit alors sa démonstration par une étude fine du rôle joué par la stratégie protectionniste dans la gestion des crises. Il montre que cette stratégie, qui s’oppose frontalement à une stratégie de libre-échange et de mondialisation, permet en réalité aux gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, de faire évoluer l’économie et de la rendre mieux capable d’affronter les nouveaux défis.

Le point est important. On l’a dit, le protectionnisme n’a pas été synonyme de stagnation ou de passéisme, bien au contraire. L’une des raisons est sans doute son intégration dans une stratégie globale de l’État.

Une autre raison est que le protectionnisme, en garantissant la continuité de certaines institutions, en constituant par lui même une de ces méta-institutions qui encadre une économie, a permis l’émergence d’un mode de régulation relativement spécifique à l’économie française.

Le point est important. Les économistes qui pensent en termes de modes de régulation décrivent en général des systèmes communs à plusieurs pays. Yves Perez s’intéresse, lui, aux continuités de longue durée dans l’économie française. Il montre que le système protectionniste permet une répartition originale des gains et des pertes entre acteurs économiques.

Ruse de l’histoire?

Il est alors intéressant de se pencher sur les chapitres où Yves Perez analyse les ressorts de la productivité de l’économie française, une économie caractérisée par une faiblesse d’avantages comparés. Faiblesse que le protectionnisme, justement, a très bien su compenser.

La crise actuelle, issue d’une crise sanitaire, repose les questions fondamentales de l’arbitrage entre protectionnisme et libre-échange. Emmanuel Macron a défendu le 31 mars l’idée que la France puisse redevenir indépendante pour certaines productions.

Très clairement, et même si une indépendance totale, autrement dit une capacité d’autarcie, n’est pas nécessairement souhaitable, le niveau de dépendance actuelle, issu du libre-échange et d’une doctrine économique «mondialiste», n’est plus tolérable. Ruse de l’histoire, et si c’était un virus venu de Chine qui nous ramenait aux pratiques du protectionnisme?

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Scandale de l’euthanasie: Le docteur Serge Rader témoigne « On achève nos personnes âgées dans les Ehpad par sédation au Rivotril » grâce à un décret du 29 mars, et pour ne pas prescrire de chloroquine (Vidéo)

L’interdiction de la chloroquine ne suffisait pas, il fallait que Macron légalise l’euthanasie par injection de Rivotril dans les Ehpad.

Ainsi, le gouvernement français aurait  choisi une variante de la « méthode hollandaise » pour traiter les personnes âgées atteinte de coronavirus et ne pouvant être hospitalisés faute de place.

Depuis le décret du 29 mars, les médecins sont ainsi autorisés à administrer du Ritrovil aux personnes ne pouvant bénéficier d’assistance respiratoire, ce qui revient à les laisser mourrir par sédation pour éviter l’engorgement des système de soins débordés.

Il faudrait s’assurer que ces patients « euthanasiés » dans l’abandon le plus total de leurs proches et famille soient bien comptabilisés dans les « statistiques » de décès suite au virus…

>>> Lire le décret du 29 mars autorisant l’usage du Ritrovil ici

On n’en croit pas nos yeux, pas nos oreilles… Et, en attendant, on écoute les médecins, les pharmaciens comme Serge Rader qui dénonce avec véhémence ce qui se passe dans les Ephad. Serge Rader est un ancien pharmacien, lanceur d’alertes sur les médicaments… et notamment sur les substances dangereuses qui n’ont rien à y faire que l’on trouve dans les vaccins…

Dans cette interview faite par André Bercoff, Serge Rader glisse aussi en passant quelques mots sur l’interdiction de la chloroquine totalement incompréhensible sauf à vouloir privilégier d’autres traitements plus couteux aidant ainsi certains groupes pharmaceutiques

« Les médecins n’auront pas le choix, ils devront utiliser le Rivotril pour alléger la douleur du patient. Ils n’ont pas de lits d’urgence, pas de respirateurs… donc faute de moyens ils vont utiliser le Rivotril, alors que le scénario catastrophe était prévu depuis longtemps. »

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Face au risque de pénurie alimentaire, les Français sont-ils bien protégés ?

Porter un masque pour lutter contre un virus, pourtant respiratoire, serait donc inutile. Face au risque de pénurie alimentaire, le gouvernement osera-t-il affirmer qu’il n’est pas efficace de se nourrir pour lutter contre la faim ?

Le risque de pénurie alimentaire mondiale est devenu une réalité tangible. Cette information délivrée un premier avril a pu laisser un parfum de mauvaise blague aux Français confinés depuis des semaines dans l’immobilité astreinte de leur existence. Ou peut-être leur a-t-elle semblé exagérée, lointaine, rassurés par le va-et-vient incessant des camions de livraison qui bravent ce silence imposé sur l’ensemble du territoire pour entretenir l’illusion de l’abondance.

Pourtant, l’ONU, l’OMS et l’OMC ont été unanimes dans leur avertissement conjoint : « Les incertitudes liées à la disponibilité de nourriture peuvent déclencher une vague de restrictions à l’exportation », provoquant elle-même « une pénurie (alimentaire) sur le marché mondial ».

La pandémie de Coronavirus répand dans son sillage les graines d’un cataclysme économique et financier dont l’Europe goûtera à peine les fruits amers quand elle se pensera sortie de crise.

La loi de Murphy est ainsi faite que voici poindre une autre menace, celle de la pénurie alimentaire, rejetée par les dirigeants français d’un revers de main il y a encore quelques jours. Au sein du gouvernement, cette posture du déni est une constante depuis le début de la crise.

Alors que l’OMS alertait très tôt des risques de pandémie de Covid-19, qui a finalement provoqué le confinement de près de la moitié des habitants de la planète, nos dirigeants ne prenaient pas toute la mesure du danger qui pesait déjà sur le pays. « Le risque d’introduction en France (du coronavirus) est faible », déclarait la ministre de la Santé Agnès Buzyn, le 21 janvier 2020.

Cinq jours plus tard, elle minimisait le danger de ce coronavirus que le gouvernement considérait finalement « moins grave » que ce qu’il pensait initialement. Notre quotidien nous apprend qu’il a fait preuve d’une once de légèreté sur ce point. La veille du confinement, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, déclarait qu’« il n’y a pas et il n’y aura pas de pénurie alimentaire en France face à la propagation du coronavirus ».

Quinze jours plus tard, il est donc démenti. La question, désormais, est de savoir si le gouvernement prend à sa juste mesure le risque de pénurie alimentaire annoncé conjointement par trois organisations internationales pas franchement réputées pour leur catastrophisme.

Des tonnes de pommes de terre invendues pourrissent dans les hangars agricoles, les arrêts de travail pleuvent dans le secteur agro-alimentaire

Dans leur déclaration conjointe, les trois organisations internationales qui traitent de la santé, de l’alimentation et du commerce mondiaux, relèvent que les perturbations dues au Covid-19 affectent déjà les chaînes d’approvisionnement, ce qui pourrait mécaniquement entraîner une pénurie alimentaire précédée par un gâchis massif de produits périssables. En France, nous y sommes déjà.

Des tonnes de pommes de terre invendues pourrissent dans les hangars agricoles, les arrêts de travail pleuvent dans le domaine de la grande distribution par crainte de contracter le coronavirus. Le ministre du Budget de la 6e puissance économique mondiale lance une cagnotte (sic) pour venir en aide aux plus démunis.

Dans certaines régions, l’absentéisme du secteur agro-alimentaire atteint 30 % et plus de 200 000 personnes vont manquer dans les champs pour les trois prochains mois. Pour « sécuriser nos assiettes », une campagne a même été lancée, soutenue par les préfets, afin de trouver la main d’œuvre nécessaire pour des travaux agricoles et viticoles.

Les récoltes des produits frais, qui commenceront dans les prochaines semaines, pourraient être très affectées : des milliers de tonnes d’aliments seront gaspillées faute de débouchés suffisants pour les écouler. En bout de chaîne, la raréfaction des semences pour les années suivantes, l’endettement des producteurs, les faillites.

L’Etat-Nation tient une occasion historique de retrouver sa légitimité

Face à ces signes précurseurs de la pénurie alimentaire qui s’annonce, aucune mesure sérieuse ne semble être prise. Quid de la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement, de la constitution de stock nationaux et régionaux stratégiques et de leur protection, de la chasse au gaspi, de l’écoulement des matières premières alimentaires ?

Gouverner, c’est prévoir. Si le risque de pénurie semble loin pour qui se promène dans les rayons toujours bien garnis de nos supermarchés, la simple rumeur pourrait l’accélérer.

Les Français attendent un Etat protecteur en cette période de crise qui démontre l’incapacité de l’UE à mettre en place la chimérique « solidarité européenne ». L’UE s’est excusée de son inaction auprès de l’Italie, mais le mal est fait. Elle a failli, encore.

Dans cette nouvelle crise qui s’annonce, l’Etat-Nation tient une occasion historique de retrouver sa légitimité.

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Le directeur général de Novartis : « la chloroquine est le plus grand espoir de traitement »

L’hydroxychloroquine (dérivé de la chloroquine) est le plus grand espoir de traitement contre le coronavirus, estime le directeur général de Novartis Vas Narasimhan dans une interview publiée par la SonntagsZeitung (1).

Novartis, dont la division de médicaments génériques Sandoz fabrique ce médicament aujourd’hui prescrit contre le paludisme, le lupus ou l’arthrite, s’est engagé à faire le don de 130 millions de doses si les nombreux essais cliniques en cours confirment l’efficacité de ce traitement contre le coronavirus chinois, la pneumonie virale provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2 apparu en Chine en novembre dernier.

Des premières données encourageantes

« L’hydroxychloroquine tue le coronavirus

« Les études précliniques chez l’animal ainsi que les premières données des essais cliniques montrent que l’hydroxychloroquine tue le coronavirus », déclare Vas Narasimhan à la SonntagsZeitung. « Nous travaillons avec les hôpitaux suisses sur de possibles protocoles de traitement pour l’utilisation clinique de ce médicament, mais il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit de définitif. »

Novartis, ajoute-t-il, est en recherche d’ingrédients actifs afin de fabriquer davantage de doses au cas où les essais cliniques seraient concluants.

Trois autres médicaments testés

Trois autres médicaments produits par le laboratoire suisse – Jakavi contre le cancer, Gilenya contre la sclérose en plaques et Ilaris contre la fièvre – sont également étudiés pour leurs effets contre le Covid-19, précise le directeur général de Novartis.

Tous les groupes pharmaceutiques comme Sanofi, Bayer, Teva ou Roche testent actuellement certains de leurs produits contre le coronavirus.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

  1. https://finance.yahoo.com/news/novartis-ceo-says-malaria-drug-072752054.html
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Michel Onfray : « Je ne suis pas bien sûr qu’avec le confinement, les Français garderont leur calme. C’est ainsi que les régimes tombent, je ne dis pas les gouvernements, mais les régimes »

Depuis la chute du mur de Berlin en 1989, la disparition de l’Union soviétique en 1991 et le traité de Maastricht en 1992, l’Etat maastrichtien, qui aspire à l’empire sans rencontrer d’opposition, a pu imposer sa loi. En 1989, Francis Fukuyama a même pu parler de fin de l’histoire et du triomphe sans partage du marché libre sur toute la planète.

Le coronavirus est le premier adversaire sérieux de l’Etat maastrichtien. Et que découvre-t-on ? Que cet Etat est un tigre de papier… Il s’agissait de créer un monstre économique, or un virus arrive et le monstre économique n’est même pas capable de fournir les personnels soignants en masques, en tests de dépistage afin de protéger ses peuples.

Dans l’empire maastrichtien, la santé publique en France en est à ce point que les médecins trient les vieux à l’entrée des hôpitaux pour les laisser à leur sort afin de s’occuper de sauver les personnes rentables. (…)

Je ne suis pas bien sûr qu’après quinze jours, sinon deux fois quinze jours de confinement, les Français garderont leur calme. C’est ainsi que les régimes tombent, je ne dis pas les gouvernements, mais les régimes…

Marianne

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Coronavirus : #IlsSavaient, #OnNoublieraPas… Sur les réseaux sociaux, défiance envers les élites et fracture sociale

De nombreux internautes reprochent à l’exécutif de ne pas avoir anticipé l’épidémie de coronavirus et de ne pas être suffisamment transparents dans la gestion de la crise sanitaire.

« Le hashtag #IlsSavaient est apparu sur Twitter le samedi 21 mars, juste après la déclaration d’Agnès Buzyn qui assurait avoir prévenu le gouvernement de la gravité de l’épidémie de Covid-19, dès le mois de janvier », explique Pascal Froissart, maître de conférences à l’Université de Paris VIII et chercheur au Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation (CÉMTI).

Les propos de l’ancienne ministre de la Santé ont abondamment été repartagés, et ont rapidement mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux. « #IlsSavaient et n’ont rien fait.

Des têtes doivent tomber rapidement » ou encore « #IlsSavaient et essaient de nous rendre responsable de leur incurie (…)

La macronie nous oblige à aller bosser, pour essayer de sauvegarder les intérêts de la finance », ont ainsi tweeté certains internautes. […]

Cette crise semble aujourd’hui révéler une fracture sociale bien présente dans le pays. «Ces mots-clés rassemblent tout le mécontentement de ceux qui ont le sentiment d’avoir été trompés. Le ‘ils’ désignent ‘les élites’ qui ont tardé à agir malgré leurs informations et qui, aujourd’hui, manquent de transparence dans la gestion de l’épidémie du coronavirus», explique l’écrivain Philippe Pascot, l’une des figures du mouvement des gilets jaunes, auteur du livre Mensonges d’Etat (Max Milo Editions).

«Une sorte de mobilisation est en train de naître sur les réseaux sociaux. Il y a un ras-le-bol général de ces politiques qui ont des passe-droits [pour se faire dépister ou se faire traiter à la chloroquine], de ces Parisiens nantis qui ont fui en province, de ceux qui doivent travailler alors que d’autres restent chez eux !» […]

Pour certains, le contenu des messages relayés sous la bannière « #IlsSavaient » rappellent également ceux massivement partagés en 2018 sur les réseaux sociaux par les « gilets jaunes ». «Il y a en effet beaucoup de militants et de groupes Facebook de gilets jaunes qui repartagent quotidiennement ces hashtags», reconnaît Philippe Pascot.

«Mais c’est beaucoup plus profond. C’est tout le peuple français qui hurle. Même la couche moyenne supérieure qui défendait encore un peu Macron et sa politique est aujourd’hui en colère !». […]

20 minutes

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Le vrai but du confinement n’est pas celui qu’on croit

Pour beaucoup de français, le but du confinement est strictement sanitaire. C’est ce qu’on leur dit, mais évidemment, ce n’est pas vrai. D’abord, le pouvoir n’est sans doute pas terrorisé par le nombre de morts.

En effet, chaque année, le nombre de morts de la grippe est de l’ordre de 7000 à 9000 personnes. Tant que l’on n’atteint pas ce chiffre, pense probablement le gouvernement, l’épidémie du coronavirus restera à peu près « dans les clous ».

Et puis, si on avait « feuilletonné » jusqu’ici, comme le Ministre le fait chaque soir, le nombre de contaminés et de morts de la grippe « classique », personne n’oserait jamais sortir de chez soi entre Décembre et Avril.

D’abord, le pouvoir n’est sans doute pas terrorisé par le nombre de morts. Et puis, si on avait « feuilletonné » jusqu’ici, comme le Ministre le fait chaque soir, le nombre de contaminés et de morts de la grippe « classique », personne n’oserait jamais sortir de chez soi entre Décembre et Avril.

Enfin, chaque année, les maladies cardiovasculaires font de l’ordre de 140 000 victimes, et le cancer environ 150 000. Cela n’empêche visiblement personne de s’offrir de temps en temps une belle cochonnaille (pleine de cholestérol…) avec une bonne bouteille de vin, et le gouvernement, s’il nous incite à l’activité physique, ne nous interdit pas pour autant la liberté de nos repas. Et si nous craignons le cancer, il ne nous empêche pas pourtant d’essayer de vivre heureux.

Et les campagnes contre le cancer, s’il les prend au sérieux, ne tétanisent pas non plus le gouvernement. Que craint donc le gouvernement ?

Le gouvernement craint plus la crise médiatique que sanitaire

Ce que craint le gouvernement, ce n’est pas la crise sanitaire, mais c’est la crise médiatique.

En effet, le virus, à défaut d’être beaucoup plus létal que la grippe, en tout cas dans les pays où il est correctement traité, en-dehors de la catégorie des personnes âgées, et sous réserve que les statistiques veuillent dire quelque chose (puisque les méthodes de dépistage sont très différentes d’un pays à l’autre), est au moins, c’est avéré, nettement plus agressif.

Cela veut dire que la contagion, lorsque les « mesures barrières » sont insuffisantes, se transmet beaucoup plus vite d’un sujet à l’autre. Le pic est plus rapide, d’où le risque (contrairement à une grippe classique, où le pic semble moins brutal, ou même aux maladies cardiovasculaires ou aux cancers, où les morts sont répartis sur toute l’année) que l’on ait, à un moment donné, le spectacle désastreux de ce que l’on cherchait justement à cacher : le délabrement de notre système hospitalier, avec les médecins et infirmières débordés, les malades couchés dans les couloirs, les camions militaires évacuant les morts, etc…

Plus que le nombre de morts, ce que craint le gouvernement, c’est la médiatisation d’un scénario à l’italienne mettant son impréparation au grand jour. C’est ça, sa crainte. Et, malheureusement pour lui, c’est bien ce qui se passe.

La preuve que ce ne sont pas les morts qui semblent être sa préoccupation principale, c’est, par exemple, l’appel désespéré des députés de Mayotte, où l’on craint une véritable hécatombe, et où pourtant le gouvernement reste sourd, en tout cas jusqu’ici, parce que Mayotte restera sous les radars médiatiques.

Mais l’autre crainte du gouvernement, la principale, sans doute, c’est la future crise économique. En effet, le gouvernement n’est pas plus préparé au sauvetage des milliers de PME qui risquent de se trouver rapidement en faillite, qu’il ne l’est concernant la crise sanitaire.

Par contre, il sait que si la crise sanitaire est passagère (elle ne devrait pas résister à l’été, selon les experts), la crise économique, elle, sera permanente. Elle durera jusqu’en 2022, date de la future élection présidentielle.

Par conséquent, le gouvernement a beaucoup plus à craindre de la seconde que de la première, d’où ses injonctions contradictoires, incitant d’une part les français à se confiner du mieux possible, et d’autre part, à continuer à travailler autant que possible, en télétravail, mais aussi en direct, lorsqu’ils y sont obligés. Deux injonctions contradictoires, qui ne peuvent être menée de front, parce que chacune invalide l’autre : on ne peut vraiment travailler tant qu’on est confiné, ni être vraiment confiné tant que l’on travaille. Aucun des objectifs ne sera atteint.

En confinant les contestataires, la situation actuelle a malgré tout un côté très pratique pour le gouvernement

De cela, on peut tirer un certain nombre de conclusions : d’abord, le but du confinement n’est pas uniquement sanitaire. Il est aussi, évidemment, politique. En effet, pour le gouvernement, malgré la crise sanitaire, et le spectacle permanent de son impréparation, la situation a malgré tout un côté très pratique : les contestataires, les politiques de l’opposition, les « dissidents », les Gilets Jaunes, les syndicats, les mécontents, même les Black Blocks, tous les « empêcheurs de gouverner en rond » sont confinés.

Tout le monde chez soi, personne dans la rue. Seul le Président, tel Clémenceau, « fait la guerre », et fait campagne dans les « tranchées » des hôpitaux…

Mais le confinement a un autre intérêt. En effet, le gouvernement sait maintenant que sa stratégie première a raté, puisqu’il n’a pas pu éviter la « montée en crise » sanitaire (dont nous aurons les effets maximums dans 15 jours, puisque tous les malades d’aujourd’hui sont encore issus de la période précédente préconfinée), que par ailleurs, chaque jour de confinement qui passe creuse un peu plus la vague de la crise économique à venir, et qu’enfin, il ne peut tenir sur la durée, avec le confinement, les deux stratégies de front : sauver les malades et sauver les PME. La situation actuelle n’est pas tenable, il doit impérativement en sortir rapidement.

Vu sous cet angle, le confinement permet donc au gouvernement de gagner du temps. A l’abri momentané, pourrait-on dire, du confinement, il peut préparer la deuxième réponse, celle qu’il a négligée de prime abord : fournir tous les masques nécessaires, non pas seulement aux personnes exposées ou fragiles, mais à tous les Français.

En effet, le masque est évidemment l’arme absolue, puisqu’il est le « geste barrière » parfait, et qu’il permet le « confinement sans confinement », individuel. Avec les masques, on peut aller travailler sans contaminer tout le monde. Avec les masques, plus de contradiction entre stratégie sanitaire et stratégie économique.

Le confinement permet au gouvernement de gagner du temps

L’autre réponse, ce sont les dépistages. Le gouvernement a quelques semaines pour s’équiper en kits, et s’organiser pour faire pratiquer les dépistages massifs au niveau des médecins traitants, comme c’est fait en Allemagne.

Ainsi, évidemment, le nombre de malades identifiés bondira (alors qu’aujourd’hui, on fait tout pour les cacher, et les dépister le plus tard possible, ce qui multiplie la contamination générale).

Mais dans ce cas, puisqu’on les dépistera beaucoup plus tôt, on les confinera aussi plus vite, ce qui évitera peut-être, pour chacun d’eux, la contamination de toute leur famille. Et surtout, dans ce cas, on pourra aussi arrêter le confinement des autres, ceux qui sont sains.

C’est la stratégie « masques/kits pour tous » qui permet seule de sortir du piège mortel du confinement dans lequel nous sommes. Avec, peut-être, en plus, l’effet retardant de la chloroquine, si son caractère bénéfique est finalement reconnu.

On remarquera que les pays qui s’en sortent le mieux ont pris résolument cette direction. C’est aussi ce qu’a commencé à faire le Pr Raoult à Marseille, montrant le chemin du bon sens.

Si c’est bien ce que le gouvernement cherche maintenant à faire, on peut supposer qu’il va maintenir le confinement officiellement, mais qu’il va l’arrêter dès que la stratégie de deuxième réponse sera en place, dès qu’il aura ses produits, ses plans et sa logistique.

Si le gouvernement agit ainsi, il sera intelligent, et il limitera la casse. Mais il faudra aussi qu’il « mange son chapeau », qu’il reconnaisse qu’il s’est trompé jusque-là sur toute la ligne : dans l’évaluation de la crise, dans sa préparation, dans son choix stratégique initial, dans ses stocks de matériel, dans sa chaîne de commandement, dans son organisation, dans sa communication plus qu’hasardeuse, et finalement dans sa critique, qui n’a pas encore cessé, de tout ce dont il va finalement avoir besoin.

Aura-t-il cette sincérité et ce courage ? C’est bien ça qui est la principale question.

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«Ce sont eux qui sont coupables» : Poutine évoque le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale

A l’occasion d’une interview pour l’agence russe Tass, le président russe est revenu sur la question du révisionnisme historique. Il a notamment rappelé la responsabilité de certains pays européens dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Lors d’un entretien accordé à l’agence de presse russe Tass – le dernier d’une longue série consacrée à sa présidence diffusé le 10 mars – Vladimir Poutine a de nouveau réagi à l’adoption, le 19 septembre dernier, de la résolution européenne «sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe».

Ils crient toutes sortes d’âneries au Parlement européen sur la responsabilité égale d’Hitler et de StalineCe texte qui met sur le même plan le fascisme, le nazisme mais aussi le communisme et le stalinisme affirme notamment que la signature du pacte germano-soviétique en 1939 y soit désignée comme cause principale du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Une écriture des faits historiques qui avait notamment suscité l’indignation de nombreux historiens et eurodéputés. Elle avait également déjà fait réagir le président russe : «On peut jeter l’anathème sur le stalinisme […] Mais mettre l’URSS et l’Allemagne fasciste sur le même plan ?», s’était-il alors interrogé qualifiant la résolution de «totalement incorrecte».

Cette fois, le président russe a déclaré : «Ce ne sont que des gens stupides qui ne savent ni lire ni écrire. Ils crient toutes sortes d’âneries au Parlement européen sur la responsabilité égale d’Hitler et de Staline. C’est vraiment n’importe quoi.»

Revenant sur les événements précédant la Seconde Guerre mondiale, Vladimir Poutine a souligné que Staline n’avait jamais eu de contacts avec Hitler contrairement à d’autres dirigeants européens : «Il faut examiner l’évolution de la situation, depuis 1918-1919 : comment tout cela s’est déroulé, qui a signé quel accord avec Hitler…

Peu importe le jugement que vous portez sur Staline – c’était un tyran et ainsi de suite – mais il ne s’est jamais sali les mains par des contacts directs avec Hitler. Il n’y a aucun document signé à la fois par Staline et Hitler, alors que des documents ont été signés par Hitler et le Premier ministre britannique, Hitler et le Premier ministre français, Hitler et le dirigeant polonais.»

Et d’ajouter : «Ils ont travaillé avec lui, avec Hitler, ont eu de nombreuses réunions avec lui et ont trahi la Tchécoslovaquie.» «Et puis ils veulent nous expliquer qui est coupable ! Ce sont eux qui sont coupables à partir de 1938

Le président russe fait ainsi référence aux accords de Munich de septembre 1938. Signésentre l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie respectivement représenté par Adolf Hitler, Edouard Daladier, Neville Chamberlain et Benito Mussolini, ils ont permis à l’Allemagne d’annexer la région tchécoslovaque des Sudètes majoritairement habitée par des Allemands.

S’appuyant sur les archives, Vladimir Poutine a par ailleurs rappelé les velléités irrédentistes de la Pologne sur la Tchécoslovaquie et de son entente secrète avec l’Allemagne pour son partage : «La Pologne a partagé la Tchécoslovaquie avec Hitler.

Ils ont convenu d’envoyer les troupes en Tchécoslovaquie. Hitler a émis une seule réserve : « [Ne le faites] pas le même jour que nous, il ne faut pas se gêner les uns les autres.

Nous ne revendiquons pas ce que vous revendiquez : la Silésie de Cieszyn ». C’est une collusion manifeste !», a-t-il analysé. «Et puis ils veulent nous expliquer qui est coupable ! Ce sont eux qui sont coupables à partir de 1938. Ces fameux accords de Munich étaient le premier pas vers le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale», a-t-il conclu. La mémoire de la Seconde Guerre mondiale constitue un sujet de tensions entre Moscou et Varsovie depuis une dizaine d’année.

Chaque commémoration est ainsi l’occasion de nouveaux désaccords entre les deux nations. Dernier épisode en date : le président polonais Andrzej Duda a refusé de se rendre au Forum sur la Shoah organisé au mémorial Yad Vashem de Jérusalem, le 23 janvier, car il était absent du programme des prises de parole.

Il s’est insurgé contre le fait de ne pas pouvoir répliquer à une éventuelle attaque du président russe et a, en conséquence, boudé la cérémonie. Lors de ce rassemblement, Vladimir Poutine n’a pourtant prononcé le mot «Pologne» qu’une seule fois au cours de son allocution principale, pour rappeler que les «peuples slaves» avaient été eux aussi «visés par les nazis» dans leur quête d’un espace vital à l’Est.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/72237-ce-sont-eux-qui-sont-coupables-poutine-evoque-declenchement-seconde-guerre-mondiale

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Réponse du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova à une question médiatique sur les exercices de l’OTAN

🇷🇺 Foreign Ministry Spokesperson Maria Zakharova’s answer to a media question about NATO exercises

❓ Could you comment on the reports about NATO plans to conduc…Afficher la suite

Réponse du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova à une question médiatique sur les exercices de l’OTAN

❓ Pourriez-vous commenter les rapports sur les plans de l’OTAN pour mener des exercices militaires dans les environs immédiats des frontières de la Russie ?

💬 Maria #Zakharova : En avril-mai 2020, l’exercice prévu de l’#OTAN#Europe 20 aura lieu dans un certain nombre de pays européens le long de la frontière occidentale de la Russie. Il est indicatif que ces manoeuvres, visant à pratiquer les opérations de combat de l’Alliance, impliquant plus de 20,000 troupes américaines et dizaines de milliers d’unités d’équipements militaires en plus des troupes européennes de l’OTAN, seront les plus grandes depuis la fin de la fin de l’ Guerre froide.

Citant leurs engagements de l’OTAN comme prétexte, les États-Unis élargissent constamment leur groupe de forces armées en Europe de l’Est dans les environs immédiate de la frontière de notre pays et augmentent régulièrement le financement de ses programmes militaires. Ni l’OTAN ni #Washington ne cachent maintenant le fait que la #Russie est le « adversaire potentiel » dans les exercices.

Cette attitude a été directement confirmée dans une déclaration faite par le secrétaire de la défense américaine Mark Esper lors d’un briefing tenu le 5 mars que l’objectif de Defender-Europe 2020 est d’envoyer un signal à la Russie pour qu’elle change son  » mauvais comportement. » Il n’a pas pu expliquer ce qu’est le mauvais comportement. Il est évident que notre pays ne menace personne, et que l’OTAN est le parti qui rassemble une force d’assaut à la frontière russe.

Aussi remarquable est la décision de mener ces manœuvres à grande échelle à un moment où la Russie célébrera le 75 e anniversaire de la victoire dans la Grande Guerre patriotique – une guerre déchaînée par l’Allemagne nazie sous prétexte de certaines accusations infondées contre l’Union Soviétique .. Washington utilise des tactiques similaires à l’heure actuelle en essayant de faire pression sur la Russie.

▪️ Cependant, ce genre de tactique ne forcera pas la Russie à changer le cours de sa politique étrangère. Tout au long de son histoire, la Russie a été menacée plusieurs fois avec une telle flexion musculaire. Toutes ces tentatives se sont terminées de manière ingénieusement.

Bien sûr, les intentions agressives des États-Unis et de l’OTAN seront prises en compte dans le développement militaire russe. Nous recommandons que l’OTAN pense aux conséquences de leurs actions agressives, qui ne font qu’augmenter les tensions internationales.

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RUSSIE : Notes sur une patience enfuie…

Manifestement et dès le titre, ces Notes d’analyse enchaînent sur notre texte du  19 février 2020 sur une « Danse autour de la patience russe », pour constater qu’effectivement cette patience est arrivée à son terme.

Si les Russes, et Poutine en particulier, n’abandonnent certes pas leur démarche de prudence mesurée qui est la mère de l’habileté dans ce monde déchiré par le chaos, il semble apparaître désormais assuré qu’une certaine fermeté, sinon une fermeté certaine a remplacé la patience dont nous parlions.

Le titre d’un texte de Tom Luongo, du  6 mars 2020, sur un des signes les plus puissants de cette nouvelle posture russe, est significatif à l’égard du thème que nous voulons développer : « Russia Just Told the World, “No” » (“La Russie a simplement dit ‘Non’ au reste du monde”).

Luongo parle en effet de la position inattendue et extrêmement ferme prise par les Russes lors de la réunion de l’OPEC+, lorsqu’ils ont annoncé qu’ils ne réduiraient pas leur production d’énergie pour empêcher la chute du prix du pétrole.

Les Russes ne veulent pas faire ce cadeau aux producteurs de pétrole et de gaz aux USA, et l’on penserait plutôt qu’en réalité ils veulent le scalp de cette industrie qui ne résistera pas longtemps à un baril dont le prix s’effondre ($27 le baril aujourd’hui !) alors qu’il en coûte autour de $50 et plus pour l’extraire par les moyens (par ailleurs, catastrophiques pour l’environnement) du  fracking.

Nous allons donc passer en revue et, si possible, analyser selon notre perception, d’une part les signes de ce changement d’attitude des Russes, d’autre part notre estimation des causes de ce changement d’attitude. Nous cherchons, pour ce dernier point, l’aspect fondamental de ce changement, et nous trouvons plusieurs éléments de réponse que nous avons tendance à rassembler bien plus qu’à en choisir l’un ou l’autre au détriment du reste.

Nous ne prétendons pas tout analyser de l’attitude russe de ces dernières semaines, mais les éléments qui nous arrêtent nous paraissent suffisamment importants, et de plus cela remis dans le contexte critique général que l’on sait, pour appuyer une conclusion générale d’une inflexion très significative de la politique produite et suivie par la Russie. Par ailleurs, le “contexte critique général”, d’une puissance colossale et qui semble aussi inarrêtable que les chutes du Niagara ou celles du Lac Victoria, joue un rôle essentiel dans notre jugement, contexte qui s’est précipité depuis le tout début de l’année en assimilant, en intégrant toutes les crises en plein développement. 

“Contexte critique général” ?… L’assassinat de Soleimani du 3 janvier considéré comme « Un assassinat métahistorique » bouleversant symboliquement et opérationnellement tout le champ de la Grande Crise d’Effondrement du Système, se poursuivant et s’incarnant dans la  dynamique crisique de la pandémie Covid-19. Désormais, les chocs se succèdent les uns les autres.

Syrie : Poutine règne

Il est bien que l’épisode de la fin du mois de février, avec l’attaque turque pour repousser l’armée syrienne et retrouver les limites initiales de l’“enclave turque” en Syrie, ait montré une faiblesse, sinon une erreur, de la part de la coalition Syrie-Iran-Russie, suivie d’un redressement, d’une contre-attaque, avec Erdogan  allant à Moscou le 5 mars pour demander un cessez-le-feu qui entérine les (re)conquêtes de la coalition.

La maîtrise des Russes dans cette affaire, leur position incontestée par personne (même pas par les USA et l’UE), tant du point de vue militaire que du point de vue de l’arbitrage politique, ont été affirmées sans ambages et apparaissent comme plus impressionnantes que jamais.

Poutine n’a pas hésité à désintégrer ostensiblement le projet turc d’un sommet à quatre (Allemagne, France, Russie, Turquie) à Ankara le 5 mars pour une rencontre bilatérale serrée à Moscou, le 5 mars, avec un Erdogan penaud à qui Poutine à sauvé la face avec des pincettes.

Personne n’a protesté, et les USA ont “riposté” en s’opposant selon une conception d’adolescent dans une cour de récréation au vote d’une motion de soutien de l’ONU à ce même cessez-le-feu. La domination russe de la zone est désormais un état de fait et la Russie l’affirme presque avec insolence. Sur ce point, il n’est plus question ni de patience, ni de prendre des gants.

…Et la Russie frappe

Là-dessus, on fait l’hypothèse que nul n’ignore l’effondrement du prix du pétrole enregistré aujourd’hui, avec le prix du baril chutant à $27 dans sa course vers les abysses. Il s’agit d’une nouvelle crise qui s’inscrit dans la cataracte crisique qui écrase le monde avec Covid-19, une crise annexe si l’on veut, ou bien une crise complémentaire. Mais il s’agit surtout, pour notre propos, d’un événement voulu par la Russie, sciemment exposé par la délégation russe à la réunion de l’OPEP+ (OPEP avec la Russie en plus) à Vienne.

Cette partie de la tragédie a donc eu lieu vendredi, où les événements furent déclenchés par une intervention de la Russie qui prit tout le monde par surprise. Comme il a été suggéré par la suite, les Russes en prenant leur décision de ne pas réduire leur production de pétrole qui enclenchait indirectement une mécanique destinée à casser les reins de l’industrie US du “fracking”, – incapable de tenir un tel rythme à la baisse en raison du coût de l’extraction, – entendaient ainsi rendre aux USA la monnaie de leur pièce après leur intervention pour saboter le gazoduc NordStream-2 et leurs sanctions contre la société publique de production de pétrole Rosneft…

Ainsi le rapporte ZeroHedge.com :

« L’OPEP+ n’existe plus, après 24 heures torrides au cours desquelles la Russie a renversé l’équilibre des pouvoirs dans le monde pétrolier, laissant les membres de l’OPEP+ hébétés et confus, choquant les Saoudiens qui sont maintenant confrontés à des troubles sociaux avec le prix du pétrole bien en dessous du budget de Riyad, et, – dans une répétition du massacre de l’OPEP de Thanksgiving 2014, – faisant chuter les prix du pétrole au plus bas depuis la crise financière. […]
» 

Alors que les craintes mondiales concernant le coronavirus ont déjà eu de graves répercussions sur le marché du pétrole (en baisse de 30% depuis le début de l’année), et que les Russes ont surpris les ministres du pétrole réunis au siège de l’OPEP en abandonnant soudainement un plan destiné à maintenir les prix du pétrole à un niveau stable, le plus grand choc a été ressenti par les Saoudiens, car comme l’écrit Bloomberg, Poutine vient de pousser effectivement le prince héritier MbS à  déclencher une guerre contre l’industrie américaine du pétrole de schiste :
» [le ministre russe] Alexander Novak a déclaré à son homologue saoudien, le prince Abdulaziz bin Salman, que la Russie n’était pas disposée à réduire davantage sa production de pétrole.

Le Kremlin avait décidé qu’un soutien des prix à mesure que le coronavirus ravageait la demande énergétique serait un cadeau à l’industrie américaine du schiste. Les frackers ont ajouté des millions de barils de pétrole sur le marché mondial alors que les compagnies russes cessaient l’exploitation de nombre de puits. Il est temps maintenant de faire payer les Américains.
» ”Après cinq heures de négociations polies mais infructueuses, au cours desquelles la Russie a clairement exposé sa stratégie, les pourparlers ont échoué.

Le prix du pétrole a chuté de plus de 10 %. Les traders n’ont pas été les seuls à être pris au dépourvu : les ministres étaient tellement choqués qu’ils ne savaient plus quoi dire, selon une personne présente dans la salle. La réunion a soudainement pris l’allure d’une veillée funèbre, a dit un autre. »

On peut donc reprendre ici le texte de Tom Luongo du  6 mars 2020  signalé plus haut, et entièrement consacré à l’attitude de la Russie plutôt qu’à la crise générale du prix du pétrole ainsi générée, – « Russia Just Told the World, “No” ».

Les Russes ont, dans cette occurrence et pour ce qu’on en peut apprécier à ce moment des événements, une attitude d’une fermeté implacable, selon une décision calculée avec minutie et sang-froid. Au reste, ils ont été fort prompts à réagir,  dès aujourd’hui, à la nouvelle de l’effondrement des cours des prix ce même jour, exactement comme l’on s’apprête à la riposte dans un conflit, – “la guerre du pétrole” en l’occurrence, que la Russie n’a pas cherché une seconde à éviter : « Les fonds souverains russes disposent de réserves suffisantes pour couvrir le déficit budgétaire pendant des années, même si le prix du pétrole reste entre 25 et 30 dollars le baril, a annoncé le ministère des finances en marge de l’effondrement spectaculaire du marché pétrolier… »

N’arrêtez pas les sanctions !

Cette position de la Russie, si elle s’inscrit dans un formidable courant crisique en manifestant une riposte sans aucun doute contre les USA et le Système, et les USA en tant que bras armé du Système, cette position est certainement confortée par une situation intérieure singulière. Nous n’allons pas parler ici de chiffres, de la sorte qu’affectionnent les économistes. Nous nous intéressons plutôt à des échos obtenus de sources particulièrement fiables, provenant de la Russie elle-même.

Il s’agit de l’effet des sanctions contre la Russie, que ce soit des USA ou de l’UE. L’effet immédiat avait été, dès 2014, extrêmement sévère mais l’effet à moyen et long terme, dans un sens complètement inverse, se fait désormais nettement sentir.

Il s’agit du développement national d’une myriade de productions jusqu’alors importées, qui ont pris leur place sur le marché et fonctionnent à merveille. Il existe même un sentiment de fierté nationale à acheter des produits fabriqués en Russie à la place des produits importés.

En quelque sorte, la Russie a évolué vers une situation tendant à l’autarcie, sans pour autant en épouser l’esprit ni la philosophie, mais en s’en dotant des moyens. A la lumière de la crise Covid-19 et de tout ce qu’elle induit comme constats catastrophiques de l’actuelle situation générale de la globalisation, la démarche russe représente une véritable dé-globalisation.

La situation en est à un point, nous disent ces sources que certains économistes jugent que la levée des sanctions serait une très mauvaise chose et une chose risquée, susceptible, si elle ramenait à la situation d’avant les sanctions, de provoquer des chocs du type que ceux qu’a connus la Russie d’Eltsine, des années 1990. Mais au train où vont les choses avec Covid-19, levée des sanctions ou pas, il paraîtrait très étonnant que l’on parvienne à rétablir la situation antérieure, ni même qu’on y songe…

On observera par ailleurs que cette évolution intérieure accompagne une diversification des ressources et des activités russes fondamentales, marquée notamment par la diminution de l’importance des ressources en énergie dans l’économie russe.
C’est ce que Poutine désigne dans des réponses à des questions de l’agence Tass, dans une série nommée “Vingt Questions à Vladimir Poutine”, comme la  réduction de l’addiction au pétrole de la Russie : « Au fait, nous nous débarrassons progressivement de notre dépendance[du pétrole]. Nous nous en éloignons vraiment, car la part des revenus non pétroliers et non gaziers augmente. Mais cela demande du temps, et cela ne peut pas se faire d’un claquement de doigt. »


Source : dedefensa.org

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« Russiagate » : la campagne Trump poursuit en justice CNN, le New York Times et le Washington Post pour faire cesser les fake news

La campagne pour la réélection de Donald Trump poursuit CNN pour avoir publié un article d’opinion qui soutenait que Trump n’avait pas empêché la Russie d’aider la campagne lors de l’élection présidentielle.

Le procès en diffamation, intenté devant le tribunal de district américain pour le district nord de la Géorgie, soutient que CNN a publié l’article sur les liens de la campagne avec la Russie malgré « un dossier complet de déclarations de la campagne et l’administration désavouant expressément toute intention de demander l’aide de la Russie ».

La campagne de Trump a également intenté des procès en diffamation contre le Washington Post et le New York Times au cours des dernières semaines. Ces poursuites, de même, portaient sur des articles d’opinion concernant l’ingérence russe dans les élections de 2016.

L’article de CNN a été écrit par Larry Noble, un contributeur de CNN et ancien avocat général de la Commission électorale fédérale. Il a été publié dans la section opinion du site web de CNN. Il y est dit que la campagne de M. Trump « a évalué les risques et les avantages potentiels d’un nouveau recours à l’aide de la Russie en 2020 et a décidé de laisser cette option sur la table ».

Fox News a fait état de ce procès pour la première fois vendredi. L’équipe juridique de Trump a demandé à CNN de retirer l’éditorial et de publier une correction, mais le réseau a refusé. L’article est toujours en ligne sur le site de CNN. La campagne de Trump réclame des millions de dollars dans son procès.

« La campagne n’a donc pas eu d’autre choix que d’intenter ce procès pour : établir publiquement la vérité, informer correctement les lecteurs et le public de CNN (et le reste du monde) des faits réels, et chercher des remèdes appropriés pour le préjudice causé par les faux reportages de CNN et son incapacité à se rétracter et à s’excuser pour cela », indique le procès.

Ce procès est le dernier exemple en date de la relation antagoniste que l’équipe de M. Trump et le président lui-même ont entretenue avec le réseau et la presse en général. Trump s’insurge régulièrement contre CNN et ses « fake news » sur lui et son administration.

The Guardian

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Syrie: l’hypocrisie atlantiste et la Russie encore une fois accusée … de lutter contre le terrorisme

La position des pays de la coalition américaine en Syrie a été toujours plus qu’ambigüe: d’une part, le spectacle de la lutte contre le terrorisme est parfaitement réglé par les médias et les déclarations politiques, d’autre part jusqu’à l’intervention de la Russie à la demande d’Assad, les groupes terroristes se sont continuellement développés.

Maintenant, c’est la Turquie, autre pays de l’OTAN, qui tente de défendre les intérêts de ces groupes terroristes dans la région d’Idlib, dernière place forte des groupes islamistes.

Et étrangement, c’est la Russie et Assad qui sont accusés de provoquer une catastrophe humanitaire en luttant contre eux, alors que la Turquie menace l’Europe de cette arme … Ne faut-il donc pas lutter contre le terrorisme ? Puisqu’il s’agit quand même de cela … Dans ce cas, nous sommes en droit de nous demander quelle est la mission réelle de ces groupes dans la région, pour bénéficier d’un tel soutien.

Malgré un accord tendu entre la Turquie et les Kurdes obtenu par la Russie à Sotchi en octobre 2019 (voir notre texte ici), qui devait repousser les groupes terroristes dans la zone d’Idlib, la situation se détériore à vue d’oeil ces derniers jours. Et sans aucune surprise, le doigt est pointé sur la Russie, qui a la mauvaise idée de lutter contre les terroristes, et sur Assad, qui défend l’intégrité territoriale de son pays. 
Un rapport de l’ONU tombe à pic pour pleurnicher sur la catastrophe humanitaire en Syrie, sans même soulever la question du massacre de Raqqa par la coalition américaine, oubliant que des corridors humanitaires ont été ouverts à Alep et que la ville n’a pas été abandonnée, à la différence de Raqqa, après avoir été libérée.

Par ailleurs, le risque de vague de réfugiés suite, rappelons-le, à l’opération militaire menée par la Turquie (qui provoque aussi un départ massif des Kurdes), selon le centre russe de réconciliation, concerne une population de 35 000 personnes de cette région, qui depuis le début de la crise sont réfugiées en Turquie et en grande partie sont les familles de terroristes.

La zone qui fut le théatre de l’opération militaire turque comporte en gros 150 000 personnes. Ce qui est un chiffre important, mais ce risque justement aurait dû être limité par la zone de désescalade. Ce qui montre encore une fois qu’un conflit ne trouve une solution politique qu’à partir du moment où il est militairement épuisé.
Il semblerait en général que tout le monde en Occident veule oublier qu’en Syrie, la guerre est menée contre des groupes terroristes islamistes.

Des groupes, dont l’on voit les tentacules en Europe, où ils commettent des attentats. Ce qui permet de répéter la valse à trois temps des larmes – bougies – « je suis ». Et ensuite d’accuser avec le choeur médiatique les salauds de Russes et de Syriens, qui osent lutter contre l’opposition démocrate islamiste extrémiste en Syrie. Logique.
Magnifique article en ce sens sur le site de France Info, qui réussit le miracle de parler d’Idlib et de la guerre en Syrie sans parler une seule fois de terroristes islamistes. En revanche, est mis au pilori de la bonne conscience médiatique « le régime d’Assad », qui n’a pas encore réussi à reprendre Idlib.  
Dans le même style, nous avons eu droit aux élucubrations de François Hollande, qui a bien du mal à exister politiquement (il a déjà rempli son contrat), s’excitant contre la Russie, manifestement responsable pour lui de la crise humanitaire en Syrie.

Pourtant, l’on se demande pourquoi l’aide humanitaire occidentale est principalement orientée vers les zones tenues par les terroristes (voir notre texte ici) … Il est également étonnant que la presse oublie si vite toutes ces armes de production des pays de l’OTAN que l’on retrouve après la fuite des terroristes (voir notre texte ici).

Etrange aussi ces hôpitaux pour les terroristes islamistes (les civils n’étaient pas soignés), bien équipés et approvisionnés par différents pays Occidentaux, dont la France (voir notre texte ici)… Etrange …

Et avec tout cela, comme le rappelle le ministère russe de la Défense, l’Occident ne veut pas voir l’augmentation de l’activité militaire de la Turquie, qui au lieu de gérer la zone de désescalade, envenime le conflit et renforce les groupes islamistes dans la région d’Idlib, notamment en fusionnant les postes militaires et ceux des terroristes, qui attaquent ensuite les zones civiles et la base russe.

Le tout en faisant un chantage aux réfugiés à l’Europe, qui s’écrase à nouveau et … soutient la Turquie. 
Cette guerre en Syrie atteint vraiment le summum de l’hypocrisie occidentale. Mais pourquoi s’en inquiéter, après tout nous avons heureusement notre coronavirus, qui permet de ne plus réfléchir.

Par exemple de se demander quel rôle finalement jouent réellement les groupes terroristes islamistes en Syrie, pour bénéficier d’une telle protection du clan atlantiste … Comme ce fut le cas à Alep, à La Ghouta, à Deir-ez-Zor … L’histoire se répète à chaque fois de la même manière. Etrange.

Publié par Karine Bechet-Golovko

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