Drapeau d’Israël en paillasson et gardes armés… Une association proche de l’Iran visée

La ville de Grande-Synthe, dans le Nord, a été le théâtre d’une opération antiterroriste le 2 octobre. Le siège d’une association chiite a été perquisitionné alors que les autorités gelaient dans le même temps les avoirs de deux ressortissants iraniens. L’un d’eux est soupçonné d’avoir pris part à un projet d’attentat déjoué en juin.

Le calme matinal de la petite ville de Grande-Synthe, 23.000 habitants, a été secoué par un vaste coup de filet antiterroriste ce 2 octobre. À 6h00, le siège de l’association chiite Centre Zahra France ainsi que les domiciles de ses principaux dirigeants ont été la cible des hommes du RAID et de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI). La grande bâtisse de briques rouges située proche de l’autoroute a été entourée par une douzaine de cars de CRS.

D’après la préfecture du Nord, l’opération a nécessité pas moins de 200 policiers. De nombreux membres des forces de l’ordre quadrillaient cette localité proche de Dunkerque.

En cause? Le soutien présumé de l’association à plusieurs organisations terroristes. D’après une source proche du dossier citée par l’AFP, trois personnes ont été placées en garde à vue. Des faits de détention illégale d’arme à feu seraient reprochés. En parallèle de l’opération, des dirigeants de l’association ont vu leurs avoirs gelés par un arrêté publié dans le Journal officiel. Téhéran a directement été visé.

Les ministères de l’Intérieur ainsi que de l’Économie et des Finances ont pris une mesure similaire contre la Direction de la Sécurité intérieure du ministère des Renseignements iranien et de deux ressortissants du pays. L’un d’eux est soupçonné par les autorités françaises d’avoir participé au projet d’attentat qui devait frapper Villepinte, en Seine-Saint-Denis, en juin dernier. C’est le rassemblement des Moudjahidine du peuple (MEK) qui était visé. Ces derniers font partie de l’opposition politique en Iran.

«Une tentative d’attentat a été déjouée à Villepinte le 30 juin dernier. Cet acte d’une extrême gravité envisagé sur notre territoire ne pouvait rester sans réponse», ont expliqué le quai d’Orsay et Bercy dans un communiqué commun.

Pour rappel, le 2 juillet dernier, c’est de Belgique que tout a commencé. Le parquet fédéral du plat pays annonçait avoir déjoué le projet d’attentat à la bombe censé frapper le MEK. L’ombre de l’Iran plane sur cette enquête aux forts accents diplomatiques. C’est Bruxelles qui mène la danse en coopération avec les autorités judiciaires françaises et allemandes.

Très anti-israélien, le Centre Zahra de Grande-Synthe accueille plusieurs associations dont le Parti antisioniste, France Marianne Télé ou encore la Fédération chiite de France. Elles sont dans le collimateur des autorités car soupçonnées de faire l’éloge du djihad ou d’organisations comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais très apprécié de Téhéran. L’Union européenne et les États-Unis considèrent les branches armées de ces mouvements comme terroristes.

Une communauté entourée de mystère

Un journaliste de l’agence de presse française qui s’est rendu sur place a décrit ce corps de ferme d’une superficie de 5.000 m2 acheté il y a 18 ans et ouvert en 2005. Il dispose d’une salle de conférence et d’une salle de prière et l’on y rentre en marchant sur un paillasson recouvert… d’un drapeau israélien.

Jamel Tahiri, 43 ans, est responsable religieux du Centre. D’après lui, il est fréquenté par «environ 150 personnes». Il justifiait la possession d’armes à feu par certains individus. D’après lui, rien à voir avec le terrorisme. C’est «pour la sécurité du Centre». Ce dernier a fait partie des leaders qui ont vu leurs domiciles perquisitionnés. Abdelkrim Khalid et Yahia Gouasmi y ont également eu droit.

Plusieurs internautes ont souligné la proximité supposée entre ce dernier et les sulfureux Alain Soral et Dieudonné.

Le Centre Zahra France manie la propagande sur le Web avec dextérité. Son site internet indique qu’il a pour but de «faire connaître le message de l’islam à travers le regard du prophète et de sa famille». Et pour se faire, l’organisation n’hésite pas à organiser colloques, voyages, projections et publications d’œuvres.

Jamel Tahiri se défend de tout soutien à Daech* en rappelant son obédience religieuse: «On est chiite, on est contre Daech*.» Il ne cache pas son soutien au Hezbollah et assure qu’il donne «des cours de religion et d’éducation» au Centre. Les services de l’édile ont affirmé que l’association ne vient en aide «ni de près ni de loin» aux migrants, nombreux dans la ville. Elle se tiendrait également loin de la vie politique et associative de la ville d’après la mairie.

Une riveraine du Centre a affirmé que le Centre Zahra possédait des commerces en ville et a souligné le côté secret qui entoure l’organisation à un journaliste de l’AFP:

«C’est une communauté très fermée, on ne sait pas trop ce qu’il se passe à l’intérieur, il y a souvent des gardes devant l’entrée.»

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Géorgie : une agriculture rivée à l’Union européenne

rendez-vous à Tbilissi, en Géorgie. Ce petit pays du Caucase de moins de 4 millions d’habitants a décrété son indépendance vis à vis de l’URSS en 1991. Depuis, les Géorgiens ont tenté de se rapprocher de l’UE et ont signé en 2014 un accord d’association. L’Agriculture représentant 9 % du PIB et employant près de la moitié de la population, c’est le secteur que l’UE soutien en priorité, en versant 77 millions d’euros jusqu’à 2022 à ce pays.

En première partie, nous vous proposons une balade au château Mukrani en compagnie de Salomé Zourabichvili. Candidate à la présidence, ancienne ministre des affaires étrangères de Géorgie, actuellement députée géorgienne indépendante, elle nous parle des relations de son pays avec l’UE. Puis nous poursuivons notre périple au centre du pays avec Natalia Partskhaladze, directrice de Kona tisanes et Cristina Casella, de la délégation de l’Union européenne en Géorgie.

Reportages :

– En Géorgie, l’UE aide à recréer des coopératives de vins géorgiens (Terjola), de miel (Tapli Schino) ou de noix, pour élever les standards de production et permettre aux Géorgiens d’exporter à l’avenir sur le marché européen. Un reportage de Luke Brown.
– Un autre pays du voisinage européen, le Maroc, bénéficie également de l’aide de l’Union européenne grâce au plan « Maroc vert » : la palmeraie de Ouarzazate reçoit des fonds pour revenir à un système d’irrigation traditionnel et efficace.

 

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L’Ukraine au bord d’une guerre de religion qui semble servir certains intérêts

Le rythme des agressions contre l’Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou s’est accéléré depuis le Maïdan en 2014. En 4 ans, 50 églises ont été transférées par la violence et en toute illégalité du Patriarcat de Moscou à l’Eglise renégate de Filaret.
En ce sens, les démarches du Patriarche de Constantinople ne peuvent qu’aggraver la situation, ce que vient de démontrer cette dernière prise par la violence, hier, de l’église orthodoxe de la région de Ivano-Frankovsk, faisant plusieurs blessés au passage. Dans tous les cas de ce genre, l’on note une collusion entre le groupe extrémiste Secteur droit, les forces de l’ordre et les renégats.
Et aucune réaction sérieuse de la communauté internationale, qui laisse ces crimes se dérouler dans la plus grande indifférence. A moins que cela ne corresponde à certains intérêts.
Hier, en pleine journée, à 13h, les croyants ont aperçu un groupe d’hommes musclés et des villageois sont arrivés pour tenter d’empêcher les membres de Secteur droit de s’emparer de l’église de la Sainte Trinité dans la région de Ivano-Frankovsk, en Ukraine. Mais les radicaux sont passés par une porte latérale qui mène à l’école de musique, ont brisé les fenêtres et les portes, ont pénétré dans l’église et agressé physiquement les croyants, faisant plusieurs blessés, dont un violemment à la tête, et le prêtre a le bras cassé.
Tous les croyants ont été mis dans la rue et les radicaux ont changé les serrures, s’appropriant de facto l’église, dans la plus pure tradition des bandits ou des mafieux. Cela s’est passé tellement vite, qu’il n’a pas été possible de le fixer en images.
Rappelons que cela intervient alors que le Métropolite de Kiev Onufrii a refusé de rencontrer les envoyés américains et canadiens du Patriarche de Constantinople. Ce qui est certainement une coïncidence.
Mais voici d’autres cas en vidéo:
Depuis 4 ans, 50 églises ont été de prises de cette manière à l’Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou et transférées aux renégats de Filaret. Entre mai et août 2018, l’on recense 6 cas, dont deux seulement ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête pénale – qui n’a débouché sur rien à ce jour.
Un rapport a été remis à l’OSCE par l’ONG Public Advocacy sur les persécutions subies par l’Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou, rapport qui lui non plus n’a débouché sur rien:

Durant cette période (2013-2015), il a enregistré plus de 120 attaques, dont 36 contre des églises du Patriarcat de Moscou, 13 incendies volontaires d’églises et 13 agressions contre des ecclésiastiques de la part des radicaux.

Dans tous les cas, les gros bras sont prêtés par les groupes extrémistes au profit de cette « Eglise nationaliste » que le Patriarche de Constantinople, avec l’appui des Etats-Unis et du Canada ont la folie de vouloir reconnaître.

Voici quelques vidéo illustrant leurs crimes.

Tourk, région de Lvov, septembre 2014

Village de Pyichié, décembre 2015
Septembre 2015, région de Ternopol: ici il y a eu 15 blessés, suite à l’action commune de la police, de la Garde nationale et des renégats
Toujours dans cette région le 26 avril, dans le village de Kolossov: les croyants et les habitants se sont battus contre plus de 60 radicaux de Secteur droit et ont réussi à garder leur église après toute une journée d’affrontements
Parfois aussi les uniates tentent, eux aussi avec l’aide de Secteur droit, de prendre possession des églises orthodoxes du Patriarcat de Moscou, ressortant les mêmes « arguments » que les radicaux, dont le principal est que tout prêtre de cette Eglise ne peut être qu’un agent des services spéciaux russes, voir la vidéo ci-dessous dans le village de Kolomy:
Pour les russophones, voici un reportage sur la tragédie de la persécution menée contre l’Eglise orthodoxe ukrainienne et donc contre les gens, tous ceux qui simplement croient, viennent prier et sont victimes d’agression, dans leur pays, uniquement en raison de leur croyance.
Et tout cela se passe dans l’indifférence internationale la plus totale, parce que la communauté internationale a pris le parti de l’Ukraine, sans recul, sans réflexion, simplement parce que dans un jeu géopolitique atlantiste, cela était alors « nécessaire » vue son allégeance. Et maintenant, comment reconnaître que l’on a soutenu – et que l’on soutient – des fanatiques, des extrémistes sans remettre en cause les choix qui ont été fait il y a quatre ans?
L’Europe va-t-elle laisser une guerre de religion se développer à ses portes, en Ukraine, briser totalement un pays déjà à l’agonie pour simplement ne pas révéler sa propre turpitude? A moins qu’elle ne couvre volontairement des mouvements qu’elle approuve?
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Ukraine: le Métropolite orthodoxe Onufrii menacé de mort

L’Ukraine et la Russie étaient deux éléments d’une même culture, d’une même histoire, d’une même religion. Le nouveau pouvoir ukrainien post-Maïdan s’est attaqué à la désoviétisation, à la « dérussification » totale du pays, non seulement à travers la langue, mais aussi les films, les livres, la réécriture de l’histoire, laissant une terre blessée, un peuple déchiré, épuisé. Mais peu importe, tout a un prix, au peuple de le payer. Il ne restait que la religion à abattre, ce lien presque physique qui relie le monde russe.
Après la chute de l’URSS, une Eglise orthodoxe renégate est créée en 1992, qui n’est pas reconnue en dehors des frontières, l’Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou depuis l’an 1030 étant historiquement la seule légitime. Attaquer l’unité de ces Eglises, c’est faire d’une pierre deux coups: à la fois attaquer une Eglise qui reste très fervente, à une époque où la religion chrétienne doit être une caricature au service de l’idéologie ou disparaître, et servir les intérêts géopolitiques dans la région.
La crise a été lancée, du moins officiellement, par le Patriarche de Constantinople qui déclare pouvoir accorder le statut d’autocéphale à l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, c’est-à-dire l’autonomiser du Patriarchat de Moscou.
Or, l’Eglise orthodoxe ukrainienne, l’Eglise canonique et légitime, n’a fait aucune demande.
Cette idée avait déjà été lancée par Porochenko l’été 2017 et la demande de reconnaissance a été faite par le Métropolite renégat Filaret, à la tête de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine créée en 1992 en soutien aux mouvements nationalistes, qui continue d’ailleurs en ce sens. Historiquement, une tentative similaire avait eu lieu de 1918 à 1921, mais cette Eglise autonome fut alors liquidée par le Patriarche Tikhon et rentrée comme entité dans le Patriarcat de Moscou.
En 1991, cette entité était présidée par Filaret, qui a demandé à Moscou de lui reconnaître son autonomie, ce qui lui a été refusé. Filaret alors déclaré la rupture, il a été excommunié en 1992. C’est le moment où il a fondé cette Eglise renégate qui, en elle-même est très petite comparée à l’Eglise ukrainienne orthodoxe du Patriarchat de Moscou.
A l »époque, le Patriarchat de Constantinople avait refusé de la reconnaître. Mais comme en ce bas monde rien n’est aussi stable que la turpitude, les opinions changent en fonction des circonstances.
Il est évident que le maillon faible dans le monde orthodoxe se trouve avantageusement à Kiev et il semblerait que le Patriarche de Constantinople ne soit pas particulièrement très fort non plus. Ces deux éléments ont permis de recouper deux buts différents: 1) tenter de briser la force de l’Eglise orthodoxe, qui n’est tombée ni dans les scandales, si dans la parodie et donc dérange en ces périodes néo-trotskystes agressives; 2) renforcer la séparation de l’Ukraine et de la Russie en provoquant une rupture cultuelle.
Ici les intérêts se recoupent également, le Patriarche de Constantinople pouvant entrer dans ce jeu pour élargir sa zone d’influence, puisqu’à la différence du Pape de Rome, il n’a pas d’autorité sur l’ensemble du monde orthodoxe. Dans ces jeux-là, l’important est toujours de trouver la bonne personne.
Car l’enjeu est de taille. 35 millions de croyants en Ukraine déclarent être rattachés à l’Eglise canonique orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou, soit 80% de la population.
En 2016, malgré les menaces, les expropriations forcées et les violences exercées par les extrémistes contre les églises orthodoxes, l’on comptait 53 diocèses, 247 monastères (129 masculins, 118 féminins), environ 12 000 paroisses, 17 établissements d’enseignement. Ceci est une force dormante qui peut déranger le pouvoir, faible, politique aujourd’hui en place en Ukraine.
Le Patriarche de Constantinople a déjà envoyé deux hiérarques auprès de Filaret, l’un venant des Etats-Unis et l’autre du Canada. Affirmant ainsi la filiation de l’idée. Le Patriarcat de Moscou a menacé de rompre les relations et a mis en garde contre les risques d’effusion de sang.
Et ce risque n’est pas mince: le Métropolite Onufrii, à la tête de l’Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou est entré dans la tristement célèbre base de données Mirotvorets, comme l’annonce la presse ukrainienne.
Cette base recense les « ennemis » de l’Ukraine « pro-européenne » post-Maïdan et incite à leur élimination, ce qui fut déjà le cas d’un certain nombre d’opposants. Il fut ainsi « conseillé » au Métropolite de rapidement quitter le territoire de l’Ukraine … avant qu’il ne soit trop tard.
Il y est répertorié comme un « agent d’influence du Patriarcat de Moscou » et empêche de créer une Eglise ukrainienne autonome.
Il est évident que chaque nouveau petit roitelet doit avoir sa petite cour, avec sa petite garde et ses bons prêtes pour prier pour le salue de son âme. Il ne manque à l’Ukraine de Porochenko qu’une Eglise d’opérette pour compléter cette tragicomédie.
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Un père et son fils « revenants » du jihad jugés à Paris

Un père et son fils de 23 ans, revenus de Syrie en 2015, sont jugés ce jeudi et ce vendredi par le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont par ailleurs soupçonnés d’avoir projeté un attentat en France, et notamment à Paris.

La justice le considère comme un haut échelon dans la hiérarchie de Daesh. « Au regard du témoignage de son fils, mais également des documents numériques trouvés en sa possession, il a manifestement occupé un poste, sinon de ministre, plus technique de ‘directeur général des télécommunications’ », écrivaient d’ailleurs les juges d’instruction.

Lotfi S., un Français de 50 ans, revenu de Syrie en 2015, est jugé ce jeudi et ce vendredi par le tribunal correctionnel de Paris pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme« . Son fils comparaît également à ses côtés. Leur projet funeste aurait pu viser la France.

Prétextant un soit-disant voyage entre père, gérant de société, et fils, bons élèves, aux Pays-Bas en octobre 2013, Lotfi S. et ses enfants, Karim, 18 ans, et Mohamed-Emini, 15 ans, ont quitté le Val-d’Oise pour rejoindre la Syrie pour rallier un groupe jihadiste radical, Ahrar al-Cham, puis l’Organisation Etat islamique.

De leurs 18 mois passés sur zone, la justice dispose de photos où on les voit armes aux mains. A leur mère, Karim, le fils aîné, va lui demander « de ne pas s’inquiéter ». « Nous sommes partis là-bas par obligation », lui enverra-t-il comme message. Leur périple, qui les emmène également à Raqqa, fief de l’EI, s’arrête le 8 mai 2015 où ils sont arrêtés à la frontière syro-turque. Ils sont expulsés vers la France le 18 mai.  (…)

A quoi était destiné cet argent? C’est la question qui sera au coeur du procès. Car la justice s’interroge sur l’opportunité de ce retour pour réaliser des attentats en France. L’accusation s’appuie sur des documents retrouvés dans les deux ordinateurs de la famille et la tablette. Au milieu d’une abondante documentation jihadiste, le père et ses fils ont fait de nombreuses recherches sur les techniques de pilotage des avions.

« La finalité terroriste de ces notes de méthodologie de pilotage d’un Boeing ne faisait aucun doute », note les juges qui établissent également le lieu que les jihadistes présumés auraient pu frapper.

« Cette abondante documentation technique relative au pilotage d’avion était à mettre en relation avec la découverte tardive (…) des recherches effectuées sur Google Maps sur la Tour Eiffel et le pont de Iéna », notent encore les enquêteurs.

Pendant deux jours, le tribunal correctionnel devra déterminer si le père et son fils ont été renvoyés en Europe pour projeter des attentats. La concomitance de leur date de retour fait également craindre qu’ils auraient pu faire partie de la vague de terroristes revenus en France pour les attentats du 13 novembre 2015.

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Jérôme Fourquet : « La question centrale des équilibres démographiques taraude les Français. Qui est majoritaire à un endroit donné? »

Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop, décrit une France désormais atomisée, éparpillée façon puzzle.

Jérôme Fourquet : (…) Certes, il n’y a jamais eu d’homogénéité pure et parfaite en France, mais ce à quoi nous sommes confrontés aujourd’hui, c’est une hétérogénéité sans pareille puisqu’elle est notamment de nature ethnoculturelle.

L’émergence de quartiers ou de sous-quartiers communautaires est une règle que l’on observe dans toutes les sociétés multiculturelles.

(…) Nos études le montrent : pour les Français, la question des équilibres démographiques est désormais centrale et les taraude de manière plus ou moins aiguë : qui est majoritaire à un endroit donné ? Une interrogation que nos concitoyens n’avaient pas il y a cinquante ans.

Et cette question se décline. Qui est majoritaire dans ma ville ? Mon quartier ? Mon immeuble ? A l’école ?

Car dans les zones de contacts entre différentes communautés se pose une autre question majeure : quelles sont les règles qui prévalent ? En plus du cadre légal, il existe dans nos sociétés tout un ensemble de règles non écrites, d’habitudes, de coutumes, qui portent sur les relations hommes-femmes, le style vestimentaire, l’alimentation, et permettent de vivre en bonne intelligence.

Dans nos enquêtes, on le voit : les gens – qui, pour certains, peuvent être eux-mêmes issus de l’immigration, italienne ou portugaise, par exemple – assistent sidérés à l’allongement des rayons halal dans les grandes surfaces et en déduisent : « Nous ne sommes plus chez nous. »

(…) N’y a-t-il pas un multiculturalisme d’en bas et un multiculturalisme d’en haut, les plus aisés pouvant s’organiser des « corridors » pour ne pas avoir à rencontrer « l’Autre » ?

C’est intrinsèque au multiculturalisme. Tout le monde ne le vivra pas de la même façon en fonction de son niveau de revenus. Mais il est là. Or beaucoup ne le reconnaissent pas. Nous vivons en fait dans une société d’archipels.

Les Yvelines illustrent cela à merveille. On y trouve Saint-Germain-en-Laye, ville de CSP+ dans laquelle une partie de l’élite a développé un habitus postnational avec des familles en transit entre deux expatriations et dont les enfants sont scolarisés au prestigieux lycée international avant de partir en Erasmus.

On y trouvera également Saint-Nom-la-Bretèche, autre commune bourgeoise, plus traditionnelle, où l’on cultive l’entre-soi. Et à un jet de pierre de là, Trappes. Le département abrite aussi Magnanville, où fut égorgé ce couple de policiers par un djihadiste originaire de la ville voisine de Mantes-la-Jolie.

Magnanville incarne ces zones pavillonnaires pour classes moyennes avec des familles souvent non issues de l’immigration ou issues de l’immigration en voie d’ascension. Tandis qu’aux confins des Yvelines, on aura des communes très rurales, peuplées d’ouvriers et d’employés « de souche ».

(…) L’Express

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Rester ou partir en France, le dilemme des médecins algériens

Confrontés au manque de moyens dans le secteur de la santé en Algérie, un nombre croissant de praticiens choisissent l’exil en France.

Ils sont là sans qu’on n’y prête attention, maillon essentiel du système de soins français. Si une part croissante des médecins qui exercent en France avec un diplôme étranger sont roumains, les diplômés des universités algériennes les talonnent.

Selon le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), ils étaient 4 404 au 1er janvier 2017 (+ 60 % en dix ans). Soit environ le quart des médecins nés à l’étranger exerçant en France. Si l’on y ajoute ceux qui, nés en Algérie, ont été diplômés en France, ce chiffre monte à 14 305 personnes.

Et encore, ces données ne concernent-elles que les praticiens inscrits au tableau de l’Ordre des médecins. Elles n’incluent pas ceux recrutés directement par les hôpitaux sous des statuts spécifiques. «Après l’instauration du numerus clausus dans les années 1970, on s’est retrouvé avec un manque chronique d’internes, d’où la volonté de faire venir des médecins , rappelle Victoire Cottereau, qui a fait sa thèse sur la question des « médecins migrants ».

De nouvelles législations ont permis leur venue mais sous des statuts précaires : faisant fonction d’interne (FFI) et praticien attaché associé (PAA). «Ils ne sont pas inscrits au Conseil de l’Ordre des médecins. Ils sont officiellement sous l’autorité d’un titulaire mais en réalité, assument la même charge de travail», souligne Victoire Cottereau.

Payés jusqu’à deux fois moins que leurs collègues français, contraints de patienter des années pour passer les concours qui leur permettront d’obtenir un statut plein, nombre de médecins algériens font pourtant le choix de venir en France, pour travailler et se former. […]

Le Monde

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Les terroristes pilonnent un couloir humanitaire à Idlib

Le couloir humanitaire non loin d’Abou Douhour est devenu la cible de tirs de la part des terroristes du groupe Hayat Tahrir al-Cham* (issu du Front al-Nosra*), a fait savoir ce mardi Vladimir Savtchenko, chef du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

Les terroristes du groupe Hayat Tahrir al-Cham* (issu du Front al-Nosra*) ont pilonné au mortier le couloir humanitaire non loin d’Abou Douhour, a annoncé Vladimir Savtchenko, chef du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

Il a précisé que 20 projectiles avaient été tirés.

«L’objectif du pilonnage était l’intimidation des réfugiés qui avaient l’intention de quitter la zone de désescalade d’Idlib pour retourner dans les territoires sous contrôle du gouvernement syrien, a-t-il souligné au cours d’une conférence de presse. Durant le reste de la journée après les tirs, le départ des réfugiés par le couloir humanitaire n’a pas eu lieu.»

Il a fait remarquer que malgré le régime établi de cessation des hostilités, celui-ci était violé par des formations armées illégales déployant leurs activités dans la zone de désescalade d’Idlib.

*Organisation terroriste interdite en Russie

AB source

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L’ex-vice-chancelier allemand : « Certains pays (européens) ont fermé leurs frontières, et cela a sauvé les Allemands d’une augmentation supplémentaire de l’immigration »

Comment Merkel a réagi lorsqu’on lui a dit que les frontières allemandes pouvaient être fermées pendant la crise des réfugiés en 2015 : elle a secoué la tête et a juré de ne jamais « construire de barrières » – révèle Sigmar Gabriel (centre-gauche), ancien vice-chancelier allemand et chef de la diplomatie.

(…)

Sigmar Gabriel : « Merkel m’a dit mot pour mot: « Mais promettez-moi une chose, M. Gabriel, promettez-moi que nous ne construirons jamais aucune barrière. » Nous venions d’écouter les présentations du ministre de l’Intérieur (Thomas) de Maizière et du chef de la police fédérale (Dieter) Romann sur la rapidité avec laquelle les frontières pouvaient être fermées.

Je me souviens encore d’elle en train de secouer la tête lors de ces présentations. Je me souviens d’avoir pensé que c’était profondément ancré en elle. »

DER SPIEGEL : Il y avait là une conviction profonde ?

Sigmar Gabriel : « J’ai beaucoup de respect pour elle depuis ce jour pour avoir prononcé cette phrase. Pour moi, c’était plus que respectable – même si je sais aujourd’hui que cela a provoqué de grandes difficultés par la suite.

Honnêtement, d’autres ont construit plus tard des barrières qui ont sauvé les Allemands d’une augmentation supplémentaire du nombre de migrants. Je suis rempli de sentiments contradictoires. »

(…) Spiegel.de

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Attentats du 13 Novembre : une preuve accuse les frères Clain, les deux djihadistes toulousains

Quelques jours après les attentats du 13 novembre, qui ont causé la mort de 130 personnes et fait plus de 400 blessés Paris, les frères Clain, membres historiques de la mouvance radicale toulousaine, ont clairement été identifiés comme ayant participé au message diffusé par Daech pour revendiquer cette tuerie.

Fabien Clain, 38 ans, a été identifié comme la voix du message sonore du groupe EI diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d’hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel, 40 ans, a lui été identifié dans les Anasheeds — chants religieux — de l’enregistrement.

Vétérans du jihad, les deux Toulousains sont dans le viseur des services antiterroristes depuis des années et se trouvent toujours probablement en Syrie, où ils seraient partis au cours de l’année 2014.

Les juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis ont délivré fin juin des mandats d’arrêt à l’encontre des frères Clain. La délivrance de ces mandats d’arrêts internationaux signifie que les juges réclament leur audition, en vue de leur mise en examen dans le dossier.

Mais outre cet enregistrement de revendication, les enquêteurs ont pour la première fois découvert un lien matériel entre les deux djihadistes français et le commando qui a perpétré ces attentats.

« Il s’agit d’une carte d’identité belge falsifiée au nom de Elene J. et supportant la photo de l’épouse de Fabien Clain, Mylène Foucre. Celle-ci est issue du même lot de faux documents que ceux utilisés par les terroristes pour louer des planques et voyager incognito en Europe.

Salah Abdeslam y a notamment eu recours », relatent ce matin nos confrères du Parisien. Pourquoi l’épouse de Fabien Clain a-t-elle bénéficié d’un document réservé au commando ? Les enquêteurs pensent que la djihadiste de 39 ans l’a utilisé pour gagner la Syrie en 2015.

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Allemagne : la grande coalition dirigée par Angela Merkel au bord de la rupture

La grande coalition dirigée par la chancelière allemande Angela Merkel ne cesse de se diviser, jusqu’à frôler la rupture. Dans la dernière enquête Infratest Dimap pour l’ARD parue vendredi, le parti de droite radicale AfD s’installe comme deuxième force politique d’Allemagne. C’est la première fois que l’institut enregistre le croisement des courbes dans ce baromètre qui fait référence.

Crise après crise, le gouvernement d’Angela Merkel n’en finit plus de se fissurer. Un an exactement après sa réélection, avec 32,9 % des voix, la chancelière n’est pas parvenue à stabiliser sa grande coalition composée de la CDU, de la CSU et du SPD comme si personne, fondamentalement, ne voulait assurer sa pérennité.

Après avoir failli se rompre avant l’été sur la question de la politique migratoire européenne, la GroKo s’écharpe sur le sort de l’ex-patron du renseignement allemand Hans-Georg Maassen. […]

«Le gouvernement a été élu pour toute la législature», a déclaré au contraire le vice-chancelier SPD Olaf Scholz au Tagesspiegel. «Mais il est clair que ces années ne seront pas faciles», a-t-il convenu. Les sondages catastrophiques pour le SPD servent d’arguments à chaque camp : ceux qui veulent limiter les frais et ceux qui veulent éviter des élections anticipées. La CDU-CSU n’est pas en meilleur état. […]

Le calme reviendra peut-être au lendemain des élections régionales en Bavière, prévues le 14 octobre: la campagne a poussé Horst Seehofer, également le président de la CSU, à tendre encore davantage le rapport de force avec Angela Merkel.

Mais la claque électorale annoncée pour les conservateurs bavarois, qui risquent de perdre leur majorité, ne sera pas de nature à les calmer. Ils sont persuadés de payer la politique au centre de la chancelière. […]

Avec 28% d’intentions de vote, la CDU-CSU perd aussi du terrain. Elle paie les conséquences de ces querelles internes et de l’usure du pouvoir d’Angela Merkel. Avec un tel résultat électoral, la grande coalition CDU-CSU-SPD ne pourrait pas être reconduite.

Le Figaro

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La bombe démographique qui va tuer la France : les vrais chiffres

La bombe démographique n’est pas seulement en Afrique, continent qui a vu sa population quadrupler depuis l’indépendance, ou en Algérie, dont la population a été multipliée par cinq depuis 1962.

En 2017, 28 % des naissances sont issues d’au moins 1 parent né hors UE ! (INSEE)

La bombe démographique se trouve aussi en France, non pas par l’explosion des naissances, qui tournent autour de 800 000  depuis des années, mais par le changement de population qui s’opère peu à peu.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381382
Et télécharger ensuite le document détaillé de 1998 à 2017.

En 1998, il y a eu 767 906 naissances en France.

Dont 590 160 issues de 2 parents nés en France et 144 607 naissances avec au moins 1 parent né hors UE.

En 2017, il y a eu 769 553 naissances.

Dont 527 120 issues de 2 parents nés en France et 213 553 naissances avec au moins 1 parent né hors UE.

Ce qui signifie qu’en 20 ans, la part des naissances issues de 2 parents nés en France, a diminué de 11 %.

Tandis que la part des naissances dont au moins 1 parent est né hors UE a augmenté de 47 %.

Mais ces chiffres ne reflètent qu’en partie l’explosion de l’immigration depuis le regroupement familial en 1975.

Car l’INSEE ne comptabilise les immigrés et les descendants d’immigrés que sur 2 générations.

Donc, tout descendant d’immigrés, mais dont les parents sont nés en France, est comptabilisé comme Français de souche et non pas comme descendant d’immigrés.

La part des naissances dont au moins 1 parent est né à l’étranger hors UE est de 28 % en 2017.

Mais pour avoir une idée exacte des naissances d’origine immigrée au sens large, avec au moins un parent originaire d’un pays hors UE, il n’existe qu’un seul moyen :

Prendre en compte les chiffres de dépistage de la drépanocytose, maladie génétique qui ne touche quasi exclusivement que les populations extra-européennes.

Les immigrationnistes peuvent bêler au racisme dès qu’on utilise cette donnée, mais si les statistiques ethniques étaient autorisées comme dans la plupart des pays occidentaux, l’INSEE pourrait faire son travail d’information.

Avec Internet, il est toujours possible de contourner l’omerta sur l’immigration de masse. Enfin, pour l’instant…

Tout citoyen a le droit d’être informé de l’évolution démographique de son pays, du moins dans une démocratie digne de ce nom où le mot liberté a encore un sens !

La dernière mise à jour date de 2016. Mais ces statistiques vont disparaître.

http://www.fdesouche.com/906357-drepanocytose-la-carte-du-grand-remplacement-mise-a-jour-chiffres-2016#

En 2016, 39,39 % des bébés nés en métropole ont subi les tests de dépistage de la maladie. Les chiffres explosent d’année en année.

En 2017, on dépasse donc les 40 %.

En résumé, en 2017, sur 769 553 naissances, on sait que 28 % sont issues d’au moins 1 parent né hors UE.

Et 40 % sont issues d’au moins 1 parent d’origine immigrée hors UE (qu’il soit né en France ou hors UE).

À ces 40 %, il convient d’ajouter l’immigration extra-européenne que l’INSEE ne chiffre jamais, se contentant d’un solde migratoire complètement trompeur, puisqu’il comptabilise aussi les expatriés français, actifs ou retraités, afin de minimiser la part des arrivées extra-européennes qui sont en augmentation.

On sait que le nombre de visas de séjour explose.

Il est de 262 000 en 2017, soit une augmentation de 13,7 % sur un an.

Chiffre auquel il faut ajouter les clandestins. 100 migrants arrivent chaque jour à Paris. Combien en France ? 300 ? 500 par jour ?

La France a accueilli 25 000 mineurs isolés en 2017. On en attend 35 000 en 2018.

Le Grand Remplacement est bien une réalité.

Rappelons qu’avec un taux de fécondité tombé à 1,6 enfant par femme chez les natives, la population de souche diminue de 20 % à chaque génération.

Chez les femmes immigrées, le taux de fécondité remonte avec l’arrivée des Africaines particulièrement prolifiques.

Avec un taux de fécondité de 3,6 enfants par femme, la population d’origine extra-européenne augmente de 80 % à chaque génération.

Quand la génération du baby-boom aura entièrement disparu, celle qui forme les gros bataillons de retraités, la France ne sera plus très loin du basculement.

Rappelons aussi qu’en Europe, il y a eu davantage de décès que de naissances et que la population n’a pu augmenter que par l’immigration.

https://www.la-croix.com/Monde/Europe/Sans-apport-migratoire-population-europeenne-aurait-perdu-1-million-dhabitants-2017-2018-07-12-1200954638

http://www.fdesouche.com/1016161-est-il-vrai-quen-europe-lintegralite-de-la-croissance-demographique-est-due-a-limmigration

Pas besoin d’être devin pour comprendre qu’à ce niveau d’immigration, l’intégration est devenue mission impossible.

Dans trente ans, les minorités extra-européennes seront devenues majoritaires avec les bouleversements qu’on imagine.

Un enfant sur cinq naît de parents musulmans. Un chiffre multiplié par 4 depuis le regroupement familial.

https://i0.wp.com/www.fdesouche.com/wp-content/uploads/2018/02/B7BD00F8-36FB-4C8F-870C-E4C9297C489E.png

La France de nos ancêtres les Gaulois a fini d’exister.

C’est un désastre qui se prépare pour les générations futures. Mais quand un peuple vote depuis 40 ans pour les mêmes immigrationnistes, il n’est pas à plaindre, il est complice et artisan de sa propre disparition.

Quand les Hongrois se battent et refusent de disparaître en fermant leurs frontières, les Français en redemandent et continuent de creuser leur tombe.

On ne peut pas empêcher tout un peuple de se suicider.

Jacques Guillemain

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Victimisation à but lucratif : comment Hapsatou Sy a prémédité son clash avec Eric Zemmour

Info VA. Hapsatou Sy, la chroniqueuse de l’émission les Terriens du Dimanche, a prémédité son clash avec Éric Zemmour avec la complicité de sa maquilleuse. Révélation sur une véritable entreprise de victimisation à but lucratif.

La victimisation, parfois, est un métier, une véritable entreprise de communication à but lucratif.

Depuis quelques jours, Hapsatou Sy, l’une des chroniqueuses de l’émission les Terriens du dimanche, court de plateau en plateau, la larme à l’œil, pour dénoncer la violence d’Éric Zemmour à son encontre. Hier, elle était l’invitée de Laurence Ferrari sur Cnews pour redire que, jamais au grand jamais, elle n’avait subi de sa vie « une telle violence raciste », avant de prendre place en fin de soirée sur BFM TV, pour demander qu’Éric Zemmour soit désormais interdit de télévision.

Quand elle n’est pas sur les plateaux de télévision, d’autres prennent le relai pour la défendre, la plaindre, s’offusquer. Elle n’avait pas attendu cette affaire pour faire la une des magazines. Déjà, en mars 2018, son visage s’affichait en couverture de Management avec ce titre prémonitoire : « Faire parler de soi ». « Les meilleures techniques pour réussir sa com », ajoutait le magazine. Une nouvelle Rosa Parks est née, héroïne télévisuelle de l’anti-zemmourisme.

L’affaire débute dimanche 16 septembre. Éric Zemmour, qui assure la promotion de Destin français, son nouvel ouvrage paru chez Albin Michel, est sur le plateau de Salut les terriens. L’émission a été enregistrée deux jours plus tôt, (Thierry Ardisson a systématiquement recours au montage de ses émissions), avant d’être diffusée le dimanche.

A l’antenne, les téléspectateurs découvrent un Éric Zemmour, qui, fidèle à ses habitudes, fait feu de tout bois et répond avec zèle à ses contradicteurs du jour. Natacha Polony se paie un clash avec son ancien collègue du Figaro. Hapsatou Sy n’est pas la dernière autour de la table  à vouloir tenir tête au polémiste. Pendant leurs échanges qui virent à la passe d’armes, Éric Zemmour affirme à la chroniqueuse de C8 que sa mère « a eu tort de l’appeler par ce prénom » et que plutôt qu’Hapsatou, elle aurait mieux fait de l’appeler Corinne. « Ça vous irait très bien », ajoute le journaliste.

Enregistrement pirate

L’émission est à peine achevée dimanche soir qu’Hapsatou Sy signe un premier tweet : « ce soir @lesterriens, le moment le plus douloureux que j’ai eu à vivre en tv face à un #zemmour hargneux, insultant et agressif envers moi. Toujours très affectée d’ailleurs… », suivi d’un deuxième où elle affirme réfléchir à déposer plainte contre Éric Zemmour et quitter l’émission avant d’affirmer dans un dernier tweet dimanche soir qu’elle possède tous les éléments en sa possession pour étayer ses dires et faire condamner Éric Zemmour. La machine est lancée. Elle ne s’arrêtera pas. 

Lundi 17 septembre, après que les producteurs de l’émission ont diffusé dans la matinée, un premier communiqué pour expliquer les raisons qui les avaient conduits, sur instruction du service juridique de C8, à ne pas diffuser l’intégralité des échanges entre Éric Zemmour et la chroniqueuse de la chaîne, Hapsatou Sy prend la liberté de diffuser sur son compte Instagram des extraits de leurs clashs.

On peut notamment y voir l’essayiste déclarer que le prénom Hapsatou est une « insulte à la France ». La vidéo est de piètre qualité. Il ne s’agit en aucune manière des rushs de l’émission, qu’un membre de la production aurait délibérément transmis à l’animatrice, mais d’un enregistrement pirate effectué depuis une loge réservée aux chroniqueurs de l’émission.

Hapsatou Sy qui s’est entourée d’un staff composé d’une coiffeuse, d’une maquilleuse et d’une assistante, ne se déplace jamais sans elles pour enregistrer Salut les terriens. Selon nos informations, les images que l’animatrice a diffusées sur son compte Instagram ont été filmées par la maquilleuse personnelle d’Hapsatou Sy depuis l’écran de la loge réservée à la chroniqueuse de Salut les Terriens.

Ce qui signe sa préméditation. La maquilleuse aurait filmé l’intégralité de l’émission, et disposait donc, dès le jour de l’enregistrement de toutes les pièces à convictions qui lui permettaient d’affirmer dans un tweet dimanche 16 septembre : « il ne gagnera pas cette fois. J’ai tous les éléments en ma possession. Il ne s’en sortira pas indemne. Et pour mes parents et mon identité insultés ce soir, j’irais jusqu’au bout qques soient les conséquences. A bon entendeur ». 

« On s’est habitué à son terrorisme lacrymal »

Elle filmait ensuite, selon les informations que nous avons pu recueillir, la réunion de débriefing de l’émission qui s’est tenue en présence de Thierry Ardisson et de l’ensemble des chroniqueurs de Salut les terriens au cours duquel le producteur demandait à sa chroniqueuse de revenir à la raison et de baisser le ton. Mais de l’aveu d’un participant, lorsque la réunion s’est achevée, tous les participants se sont quittés persuadés que l’incident sur le plateau était clos. A force, « on s’est habitué à son terrorisme lacrymal », lâche l’un d’eux.

 Peu importe à Hapsatou Sy les risques encourus pour la diffusion d’images volées à la production. Elle sait pertinemment que contractuellement, elle se met à la faute et risque d’embarrasser les producteurs de l’émission autant que C8. Mais elle joue sa partition. Certaines des armes dont elle dispose. Sur twitter, le 18 septembre, son ton se fait menaçant à l’égard de Thierry Ardisson. « A ce jeu là, tu vas perdre. Je n’aime pas le mensonge @C8TV. Là, c’est une bombe que je vais lâcher ! je n’ai pas peur. » 

Ce qu’omet de préciser Hapsatou Sy, c’est qu’elle est en proie à de graves difficultés financières. Comme l’a révélé Thierry Ardisson sur le plateau de Jean-Marc Morandini mardi matin, il lui a avancé 6 émissions après que la production de Salut les terriens a reçu des impôts une demande de saisie à la source sur les salaires de Hapsatou Sy.

Mais cette somme gracieusement accordée ne saurait suffire à couvrir la somme que réclame le trésor public à la chroniqueuse de C8 pour ses impayés : 350 000 euros. Aujourd’hui, drapée dans sa posture de victime, Hapsatou Sy semble  prête à l’affrontement avec ses producteurs et sa chaine. Chercherait-elle à monnayer son silence, pour se remettre à flot ?

De la victimisation au chantage, il n’y a qu’un pas.

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Chine : Le pape François lève l’excommunication de huit évêques illégitimes et prépare un accord avec Pékin ; une « trahison » selon un cardinal hong-kongais

Alors que le Vatican vient d’annoncer un prochain accord avec la République populaire de Chine pour la nomination des évêques et de lever l’excommunication de huit évêques illégitimement sacrés avec l’aval du régime, le Cardinal Zen, évêque émérite de Hong-Kong connu pour son opposition au communisme, a affirmé que tout accord avec Pékin constituerait une trahison vis-à-vis des fidèles chinois. Il a demandé la démission du Cardinal Parolin, l’un des artisans de ce rapprochement.

« Il [le card. Parolin] devrait démissionner « , a déclaré Zen à Reuters chez lui, sur une colline boisée de l’île de Hong Kong. « Je ne pense pas qu’il ait la foi. C’est juste un bon diplomate dans un sens très profane et mondain. »

(…)

Alors que le Vatican est par ailleurs engoncé dans un scandale d’abus sexuel qu’il aurait participé à dissimuler aux États-Unis, conduisant même un archevêque à demander la démission du Pape, le Cardinal Zen a estimé que cet accord rendrait l’Église plus vulnérable encore, (…) en « nuisant à sa crédibilité. »

Les quelque 12 millions de catholiques chinois sont divisés entre une Église clandestine qui jure sa loyauté envers le Vatican et l’Association patriotique catholique supervisée par l’État.

Reuters

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Le pape critique les pays de l’Est qui ne veulent pas de migrants

Immigration. Arrivé en Lituanie ce samedi 22 septembre, François a critiqué sans les nommer les pays européens qui refusent d’accueillir les réfugiés.

À peine arrivé en Lituanie ce samedi matin, le pape François a loué  « la tolérance et l’hospitalité » des Lituaniens. Il a également dénoncé ceux qui « expulsent les autres », révèle Le Monde.

Tenus dans un pays de l’Est de l’Europe, les propos du souverain pontife ont sans aucun doute visé les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque est Slovaquie), qui refusent d’accueillir les migrants arrivés massivement ces dernières années en Grèce et en Italie.

« Les voix qui sèment la division »

Dans un discours prononcé devant les autorités lituaniennes, le pape a évoqué « les voix qui sèment la division et l’affrontement », en instrumentalisant l’insécurité ou les conflits, ou « proclament que l’unique manière possible de garantir la sécurité et la survie d’une culture réside dans l’effort pour éliminer, effacer ou expulser les autres ».

A contrario, il a encensé l’attitude des Lituaniens qui selon lui, ont « une parole originale à apporter (…) par le dialogue, par l’ouverture et la compréhension : Accueillir les différences ».

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Allemagne : Les clans arabes font la loi. La police avait décidé de ne pas réagir pour éviter de se faire traiter de xénophobe.

De grandes familles arabes se sont propagées dans toute l’Allemagne et contrôlent des quartiers entiers. Cela est dû aux erreurs des années 80 et 90.
Ils ont crié « Allahu akbar », en accompagnant le cercueil à travers les rues et ont rendu hommage à un individu assassiné, reconnu coupable de vol qualifié, de voies de fait dangereuses, de mauvais traitements, de coercition et d’infractions en matière de drogue.
On estime à 2000 le nombre de membres de grandes familles arabes qui ont assisté aux funérailles cette semaine.
La scène évoquait les obsèques de la mafia, de Chicago dans les années 1930 ou de la bande de Gaza. En réalité, les hommes barbus, tatoués et musclés ont marché à travers Berlin.
Les photos pourraient également provenir de Dortmund, Essen, Brême ou Duisbourg.
Environ 12 grandes familles arabes, comptant chacune des centaines, voire des milliers de membres, se sont répandues dans les villes allemandes.
Ils contrôlent des quartiers entiers, commettent des vols, pratiquent le trafic d’êtres humains et de drogues, pratiquent le racket.
Ils reçoivent généralement une aide sociale, mais possèdent des voitures de luxe, des hôtels, des stations-service, des bars à narguilé et des magasins de paris – et élargissent constamment leur sphère d’influence dans de nouvelles villes et villages.
Bienvenue en automne 2018 dans la République fédérale d’Allemagne.

Alors que les effets de la « culture d’accueil » de 2015 commencent à montrer des signes de ralentissement, les conséquences des erreurs des années 1980 et 1990 sont déjà clairement visibles.
A l’époque, des dizaines de milliers de réfugiés venaient du Liban.

Bien que personne ne sache exactement qui ils étaient, ce qu’ils feraient ici et s’ils avaient été menacés chez eux.
Mais à cette époque déjà, l’Allemagne les a laissés pour la plupart naïvement sans contrôle dans le pays.
« Ils vivent dans des mondes parallèles avec leurs propres règles et lois. »
Une génération plus tard, le résultat de cette politique est évident: les familles arabes nombreuses – qui avaient délibérément abusé de la loi sur l’asile pour amener leurs clans en Allemagne – ont pris le pouvoir dans de nombreuses parties de la ville.
Elles vivent dans des mondes parallèles avec leurs propres règles, valeurs et lois.

Elles méprisent l’Etat allemand.
Elles menacent les policiers.
Et elles se moquent des juges allemands qui prononcent les peines habituelles avec sursis. 

Pendant des mois, le journaliste Olaf Sundermeyer a effectué des recherches dans le milieu pour un documentaire.
Même Sundermeyer – en principe un expert de l’extrémisme de droite – arrive à la conclusion que les autorités ont détourné les yeux pendant des années et ont minimisé.
Dans le talk-show de Markus Lanz, il a récemment déclaré que les renseignements criminels étaient déjà au courant des problèmes à la fin des années 90.
Lors d’une réunion nationale, ils avaient toutefois décidé à l’époque de ne pas lancer une campagne de grande envergure contre les clans arabes, car il aurait fallu procéder à une « attribution ethnique ».
Par crainte d’être considérées comme xénophobes, les autorités allemandes ont permis aux clans criminels de perdurer durant des décennies.

On peut imaginer à quel point ces familles ont dû en rire.

Aujourd’hui, les clans sont si grands, puissants et en connectés qu’ils pourraient difficilement être combattus avec les moyens et les lois existants, déclare Sundermeyer.

En outre, ils recrutent constamment de nouvelles forces parmi les centaines de milliers de migrants qui ont afflué en Allemagne ces dernières années.

Tagesanzeiger.ch

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«Les décorations ne vont pas enlever la souffrance» : la réponse sèche des harkis à Macron

Le chef de l’Etat a annoncé la promotion d’une vingtaine de harkis dans les ordres de la Légion d’honneur. Trop tard et surtout trop peu répliquent les associations qui réclament reconnaissance et réparation financière de la part de l’Etat.

Par un décret du 20 septembre et à quelques jours de la Journée nationale d’hommage qui leur est consacrée, Emmanuel Macron a promu une vingtaine d’anciens combattants harkis et de représentants d’associations de harkis dans les ordres de la Légion d’honneur. Une promotion qui s’inscrit dans le travail de mémoire sur la guerre d’Algérie voulu par le président français, comme en témoigne la récente reconnaissance de la responsabilité de l’Etat dans la disparation du mathématicien communiste, militant de l’indépendance de l’Algérie, Maurice Audin.

Pour Boaza Gazmi, président du Comité national de liaison des harkis (CNLH), cette distinction est loin d’être suffisante et, qui plus est, arrive tardivement. «Aujourd’hui les harkis sont en fin de vie. Il aurait fallu leur donner la Légion d’honneur quand ils avaient fini la guerre» déplore-t-il dans une interview accordée à France Info.

Réparation financière

Surtout, Boaza Gazmi explique que les harkis attendent «une vraie reconnaissance et une vraie réparation» de la part des autorités. «Les décorations, ce n’est pas ce qui va enlever la souffrance des harkis. […] Nous méritons plus qu’une Légion d’honneur.

Nous méritons les pardons de la Nation.» Et dans cette optique, il souhaite qu’Emmanuel Macron mette en place une loi-cadre : «Le terrain lui a été labouré, il ne lui reste plus qu’à semer. S’il veut marquer la page de l’histoire de la nation française, il faut qu’il reconnaisse et qu’il répare. Mais une vraie réparation, financière.»

En juillet dernier, un groupe de travail lancé à l’initiative du chef de l’État avait préconisé de créer un «fonds de réparation et de solidarité» de 40 millions d’euros pour les harkis et leurs enfants. Pourtant ce montant demeure très loin des attentes des associations. A tel point que le ton monte : début septembre, la communauté harkie avait déjà appelé le chef de l’Etat à lui accorder des réparations à la hauteur du préjudice subi à la fin de la guerre d’Algérie.

Elle en avait profité pour lui rappeler le soutien qu’elle lui avait apporté en 2017, et avait menacé de porter plainte contre la France pour crimes contre l’humanité. Une menace reprise par le CNLH, qui s’était dit prêt à plaider sa cause devant les tribunaux internationaux s’il n’obtenait pas satisfaction auprès de l’État.

C’est dans ce contexte, quelques jours plus tard seulement, qu’Emmanuel Macron avait demandé pardon à la veuve de Maurice Audin, reconnaissant que le militant communiste avait été victime «du système institué en Algérie par la France». Une démarche qui n’a pas convaincu Boaza Gazmi : «On reconnaît une personne et on laisse des centaines de milliers de personnes de côté. Je ne comprends pas.» «Les politiques doivent avoir le courage de reconnaître parce que, s’ils reconnaissent, ils seront obligés de réparer», conclut-il.

A la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962), quelque 60 000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l’armée française avaient été admis en France après les accords de paix. Les autres – entre 55 000 et 75 000 selon les historiens – avaient été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.

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INSEE : mettre ses enfants dans des collèges privés amplifie la ségrégation sociale

Selon une étude de l’INSEE publiée ce jeudi, la ségrégation sociale qui existe entre les collèges de France est le reflet des inégalités entre les différents quartiers. Mais elle est nettement amplifiée par le recours de parents à l’enseignement privé.

A Paris, le choix d’un collège privé contribue pour 45% à la ségrégation sociale. C’est en tout cas ce que dévoile l’INSEE ce jeudi 20 septembre. Dans cette étude, l’Institut a repéré deux causes pour expliquer les inégalités entre les établissements secondaires. D’une part la carte scolaire, qui tend à copier les disparités sur le territoire, et de l’autre le choix des parents, qui mettent leurs enfants dans un établissement privé. (…)

Ainsi, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si on prend l’exemple de Paris, où le nombre d’élèves dans le privé atteint 30%, l’Insee montre que les enfants issus de milieux très favorisés socialement constituent près de trois quarts des effectifs du privé, alors qu’ils ne sont que la moitié de tous les élèves parisiens.

Ils sont donc surreprésentés dans ces établissements. Au contraire, les élèves les plus défavorisés y sont largement sous-représentés. Alors qu’ils sont près de 20% de la totalité des élèves parisiens, le nombre tombe à 4% dans les écoles privées.

Des chiffres qui ne surprennent pas Bruno Lamour, secrétaire général de la CFDT-FEP (Formation et Enseignement Privé). Il indique que : « Il y a un manque de mixité sociale dans l’enseignement privé catholique notamment. » Ce type de formation représente   85% des établissements privés des niveaux primaires et secondaires.

Bruno Lamour explique que ces inégalités ont toujours existé, le privé échappant à la carte scolaire. Mais aussi à cause de certaines pratiques « évidemment non assumées, de la part de chefs d’établissements, entre autres, et consistant à trier les élèves ».

Des questions préoccupantes selon l’INSEE qui voit dans le manque de mixité sociale dans les écoles  « un manque pour la cohésion nationale et l’inculcation d’une culture civique commune ». Une problématique que soulève également Bruno Lamour.  Il considère que ce modèle produit « une école qui n’a rien de républicaine, c’est-à-dire qui ne prépare pas à la vie réelle ». (…)

lci.fr

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Vitry (94) : arrivée d’une centaine de migrants, Afghans, Égyptiens, Soudanais, Guinéens, Maliens, Géorgiens, Nigérians, Érythréens…

Ils sont tous arrivés du même centre d’accueil de la Croix-Rouge dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Et pour l’heure, c’est à peu près tout ce qui les lie. Jeudi matin trente réfugiés, uniquement des hommes, ont été accueillis dans l’ancien collègue Gustave-Monod à Vitry.

Des chambres collectives ont été aménagées dans l’ancien collège, les espaces communs dans l’ancien réfectoire.

D’autres doivent arriver en début de semaine prochaine. Au total, ils vont être jusqu’à 100 à vivre dans ce bâtiment désaffecté transformé en centre humanitaire d’urgence jusqu’à la fin de l’année. Ils ont entre 18 et 56 ans et sont Afghans, Égyptiens, Soudanais, Guinéens, Maliens, Géorgiens, Nigérians, Érythréens. […]

«Des habitants de la région de Gao fuient à cause du terrorisme», indique Khalid Benmessaoud, chef de service pour l’association Coallia sur ce centre. Quatre travailleurs sociaux l’accompagnent.

C’est cette association spécialisée qui a été mandatée par la préfecture du Val-de-Marne pour s’occuper de leur accueil. Provisoire, il doit permettre «à l’association et à l’État d’apporter une solution à chaque situation», avait indiqué le 5 septembre le maire (PCF) de Vitry Jean-Claude Kennedy. […]

news.yahoo.

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Alger s’engage à accueillir tous ses ressortissants clandestins en Allemagne

À l’issue d’une rencontre officielle lundi entre Angela Merkel et Ahmed Ouyahia, Alger a assuré Berlin de son engagement à accueillir les ressortissants clandestins algériens actuellement présents sur le sol allemand.

«Je vous confirme que l’Algérie récupérera ses enfants, qu’il s’agisse de 3 000 ou de 5 000» ressortissants, a assuré lundi 17 septembre le Premier ministre Ahmed Ouyahia lors d’une conférence de presse conjointe à Alger avec Angela Merkel, sous réserve de pouvoir procéder à une « identification » de leur nationalité.

D’après le chef du gouvernement, son pays «mène lui-même une action contre les migrants illégaux (et) ne pouvait que s’entendre avec le gouvernement allemand sur ce sujet». Ahmed Ouyahia a par ailleurs rappelé qu’Alger et Berlin étaient liés par un accord de réadmission depuis 1997.

« L’Algérie livre bataille pour le reste de la communauté internationale » en empêchant « annuellement 20 000 à 30 000 personnes d’entrer illégalement en Algérie et souvent d’Algérie de continuer leur chemin » vers l’Europe, a ajouté Ahmed Ouyahia. […]

L’Algérie, récemment classée « pays sûr » dans un projet de loi initié par le gouvernement allemand, a par ailleurs demandé à Berlin de « mettre en œuvre » les demandes d’extradition présentées par la justice algérienne.

Interrogé sur les délais de retour au pays des Algériens séjournant illégalement en Allemagne, Ahmed Ouyahia a rappelé que son pays s’opposait à l’utilisation de charters et appelé Berlin à convaincre la compagnie allemande Lufthansa de participer à leur rapatriement, jusqu’ici essentiellement assuré par Air Algérie, pour « accélérer » le rythme des retours. […]

France24

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Ce que Force Républicaine propose contre l’institutionnalisation d’un islam de France et faire reculer l’islamisme

Force républicaine, club de réflexion politique créé en 2002 par François Fillon, présidé par Bruno Retailleau a rendu public, lundi 17 septembre, un rapport contenant une série de propositions visant à écarter l’institutionnalisation d’un islam de France mais aussi faire reculer « l’islamisme en France ».

«L’islam politique n’est pas une pathologie à psychiatriser mais une idéologie, un nouveau totalitarisme dont “la montée en puissance passe par la violence, mais pas seulement”» comme le souligne très justement Boualem Sansal.

«Le projet d’un islam de France», prêté au président de la République, «va à l’encontre du principe de neutralité de l’État», juge « Force Républicaine », pour qui «renouer avec la logique concordataire en institutionnalisant un islam de France nous exposerait à une concurrence confessionnelle».

Invitant ces derniers, «comme tous nos concitoyens croyants», à respecter «le principe de discrétion», « Force Républicaine » propose notamment d’«étendre la loi sur les signes religieux à l’université publique», prenant pour exemple l’organisation d’une «journée du hijab à Sciences Po» ou encore «la constitution de mouvements étudiants de type communautaires, comme les Etudiants Musulmans de France (EMF) ». […]

Pour le groupe de réflexion, «si la République est laïque, la France dispose d’un héritage culturel marqué par l’empreinte du christianisme». Il refuse donc la modification des jours fériés dans le calendrier «pour des motifs confessionnels». Les crèches de Noël devraient être permises dans les lieux publics car elles sont considérées comme un fait culturel mais, dans le même temps, des événements tels que la Nuit du Ramadan à l’Hôtel de Ville de Paris devraient être interdits, car, en tant qu’événements cultuels, ils porteraient atteinte au principe de laïcité». […]

Le Parisien ; saphirnews ; Force Républicaine

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Allemagne : les Maladies Infectieuses se Propagent à la Vitesse d’Installation des migrants

  • Un nouveau rapport de l’Institut Robert Koch (IRK), l’organisme fédéral chargé du suivi et de la prévention des épidémies, confirme une augmentation généralisée des maladies depuis 2015, date à laquelle l’Allemagne a accepté un nombre sans précédent de migrants.
  • Selon certains médecins, les cas de tuberculose sont en nombre beaucoup plus élevés que les statistiques officielles ne le suggèrent. Ils ont accusé l’IRK de minimiser la menace pour ne pas alimenter le sentiment anti-immigration.
  • « Entre 700 000 et 800 000 demandes d’asile ont été déposées et 300 000 réfugiés ont disparu. Ont-ils été répertoriés ? Proviennent-ils de pays à haut risque infectieux ? » — Carsten Boos, chirurgien orthopédique, entretien au magazine Focus.

Un Yéménite débouté de sa demande d’asile et qu’une église du nord de l’Allemagne avait hébergé et protégé pour tenter d’empêcher son expulsion, a contaminé plus de cinquante enfants. L’homme était porteur d’une souche de tuberculose hautement résistante aux antibiotiques.

Abrité de janvier à mai 2017 par l’église de Bünsdorf, le réfugié était en contact fréquent avec les enfants d’une garderie, dont certains n’avaient pas trois ans. Il a été admis à l’hôpital de Rendsburg en juin et diagnostiqué d’une tuberculose ultra résistante – une maladie qui fait un retour fracassant en Allemagne.

Les autorités sanitaires locales ont expliqué que les enfants, les parents, les enseignants et les paroissiens ont fait l’objet d’un dépistage généralisé de la tuberculose, une maladie qui peut incuber pendant des mois voire même des années avant qu’apparaissent les premiers symptômes. On ne sait pas si l’homme a subi l’examen médical obligatoire à son arrivée en Allemagne, ou s’il est passé à travers les mailles du filet, à l’instar de centaines de milliers d’autres migrants.

Les craintes à l’égard de la tuberculose ont mis en lumière le risque de recrudescence des maladies infectieuses en Allemagne depuis que la chancelière Angela Merkel a ouvert les portes à environ deux millions de migrants en provenance d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient.

Un nouveau rapport de l’Institut Robert Koch (IRK), l’organisme fédéral chargé du suivi et la prévention des épidémies, confirme une augmentation généralisée des maladies depuis 2015, date à laquelle l’Allemagne a accepté un nombre sans précédent de migrants.

Le rapport annuel sur l’épidémiologie des maladies infectieuses – publié le 12 juillet 2017 qui dresse le bilan de plus de 50 maladies infectieuses recensées en Allemagne en 2016 – donne un premier aperçu des conséquences de l’afflux massif de migrants sur la santé publique en Allemagne, depuis la fin 2015.

Le rapport montre une incidence accrue de la conjonctivite à adénovirus, du botulisme, de la varicelle, du choléra, de la cryptosporidiose, de la dengue, de l’échinococcose, de l’E. Coli entérohémorragique, de la giardiase, de l’infection à Haemophilus influenzae, du Hantavirus, de l’hépatite, de la fièvre hémorragique, du VIH / SIDA, de la lèpre, de la fièvre récurrente à poux, du paludisme, de la rougeole, de la méningococcie, de l’encéphalite méningée, des oreillons, de la paratyphoïde, de la rubéole, de la shigellose, de la syphilis, de la toxoplasmose, de la trichinellose, de la tuberculose, de la tularémie, du typhus et de la coqueluche.

L’Allemagne a, – jusqu’à présent du moins -, échappé au pire : la plupart des maladies tropicales et exotiques introduites par les migrants ont été contenues ; aucune épidémie de masse n’a été signalée. Les maladies les plus communes, dont beaucoup sont directement ou indirectement liées à la migration de masse, sont néanmoins à la hausse, indique le rapport.

Selon l’IRK, l’incidence de l’hépatite B a augmenté de 300% au cours des trois dernières années : 3 006 cas ont été recensés en Allemagne en 2016, contre 755 cas en 2014. La plupart des cas impliquent des migrants non vaccinés en provenance d’Afghanistan, d’Irak et de Syrie. L’incidence de la rougeole en Allemagne a augmenté de plus de 450% entre 2014 et 2015, et les cas de varicelle, de méningite, d’oreillons, de rubéole et de coqueluche ont également augmenté. Les migrants ont également représenté 40% au moins des nouveaux cas de VIH / SIDA identifiés en Allemagne depuis 2015, selon un rapport distinct de IRK.

Les statistiques de l’IRK pourraient n’être que la partie émergée de l’iceberg : 5 915 cas de tuberculose ont été recensés en 2016, contre 4 488 en 2014, soit une augmentation de plus de 30% sur la période. Mais certains médecins affirment que le nombre réel de cas de tuberculose est beaucoup plus élevé et accusent l’IRK de minimiser la menace afin d’éviter d’alimenter le sentiment anti-immigration.

Dans une interview accordée à Focus, Carsten Boos, un chirurgien orthopédique, rappelle que les autorités allemandes ont perdu la trace de centaines de milliers de migrants susceptibles d’être porteurs de maladies infectieuses. Il a ajouté que 40% des agents pathogènes de la tuberculose sont ultrarésistants aux antibiotiques et que ces patients présentent un risque élevé de contagion pour la population en général :

« Quand les demandeurs d’asile arrivent de pays où sévit la tuberculose, l’IRK, en tant qu’institution de référence pour la lutte contre le risque infectieux, ne devrait pas minimiser le danger. Serions-nous face à un institut fédéral qui use du politiquement correct pour dissimuler une réalité désagréable ?

« Les médias rapportent qu’en 2015, la police fédérale a enregistré environ 1,1 million de réfugiés. Mais 700 000 à 800 000 demandes d’asile ont été effectivement déposées. 300 000 réfugiés semblent s’être évaporés. Ont-ils été contrôlés ? Proviennent-ils de pays à risque ?

« La main droite de l’IRK donne le sentiment de ne pas savoir ce que fait sa main gauche ».

Le 26 août 2015, Joachim Gauck, alors président de l’Allemagne, parle avec les médecins de l’infirmerie d’un centre d’accueil pour migrants à Berlin-Wilmersdorf, en Allemagne. (Photo de Jesco Denzel / Bundesregierung via Getty Images)

Les journaux allemands ont publié une avalanche d’articles sur les problèmes de santé publique générés par la crise des migrants. Les articles citent souvent des professionnels de santé ayant une expérience directe du traitement des migrants. Beaucoup admettent que les migrations de masse ont augmenté le risque de maladies infectieuses en Allemagne. Les titres comprennent :

« Les réfugiés apportent souvent avec eux des maladies inconnues du pays hôte »; « Les réfugiés apportent des maladies rares à Berlin »; « Les réfugiés de Hesse : retour des maladies rares », « Les réfugiés apportent souvent des maladies inconnues en Allemagne », « Selon les experts : les réfugiés apportent des maladies « oubliées » ; « Trois fois plus de cas d’hépatite B en Bavière »; « Les cas de ténias ont augmenté en Allemagne de plus de 30% », « Maladies infectieuses : les réfugiés apportent avec eux la tuberculose » ; « La tuberculose est de nouveau en hausse, en particulier dans les grandes villes : migrations et pauvreté sont en cause »; « Les réfugiés apportent la tuberculose »; « Maladies en hausse en Allemagne : la tuberculose est de retour » ; « Les médecin craignent que la vague des réfugiés n’entraine une hausse de la tuberculose »; « Hausse significative de la tuberculose au Bade-Wurtemberg : les migrants sont les premiers atteints » ; « Selon un expert : la politique d’immigration favorise l’épidémie de rougeole » ; « Hausse des cas de gale en Rhénanie-du-Nord-Westphalie » ; « Réapparition de maladies oubliées : la gale est de retour à Bielefeld » ; « Etes-vous en contact avec les réfugiés? Prenez garde ! »; Et « Réfugiés : une large palette de maladies »

En octobre 2015, au sommet de la crise des migrants, Michael Melter, médecin chef de l’hôpital universitaire de Regensburg, a signalé que des migrants arrivaient à son hôpital avec des maladies rarement observées en Allemagne. « Des affections qu’il ne m’a pas été donné d’observer depuis 20 ou 25 ans », a-t-il dit, « et nombre de mes collègues plus jeunes ne les ont jamais rencontrées ».

Faisant écho aux préoccupations de Melter, Marc Schreiner, directeur des relations internationales de la Fédération allemande des hôpitaux (Deutschen Krankenhausgesellschaft), a déclaré :

« Dans nos établissements, il est de plus en plus fréquent de rencontrer des patients atteints de maladies considérées comme éradiquées en Allemagne, comme la gale. Diagnostiquer de manière fiable ces maladies représente aujourd’hui un défi ».

Christoph Lange, spécialiste de la tuberculose au Centre de recherche Borstel, a déclaré que les médecins allemands n’étaient pas familiers des maladies importées par les migrants : « l’étude des maladies tropicales et autres maladies rares devrait être mieux intégrée dans la formation des médecins ».

La Société allemande de gastroentérologie, maladies digestives et métaboliques, a récemment organisé un symposium de cinq jours à Hambourg pour aider les médecins à diagnostiquer ces maladies nouvellement apparues en Allemagne. Celles-ci incluent :

  • Fièvre récurrente à poux (FRAP) : Ces deux dernières années, 48 personnes au moins ont été diagnostiquées avec une FRAP, une maladie totalement inconnue avant la crise migratoire de 2015, selon le rapport de l’IRK. La maladie transmise par les lentes disséminées sur les vêtements, s’est propagée chez les migrants d’Afrique de l’Est qui ont voyagé pendant des mois avec un seul vêtement avant de rejoindre l’Allemagne. « Nous avions tous oublié le FRAP », a déclaré Hans Jäger, un médecin basé à Munich. « Le taux de mortalité peut atteindre 40% si la maladie n’est pas diagnostiquée, puis traitée à coup d’antibiotiques. Les symptômes sont ceux du paludisme : fièvre, maux de tête, éruption cutanée ».
  • Fièvre de Lassa : En février 2016, un patient infecté au Togo (Afrique de l’Ouest), a été traité puis est décédé. Après sa mort, le virus Lassa a été détecté chez une autre personne qui a été en contact professionnel avec le cadavre. La personne a été traitée par le confinement et a survécu. Il s’agissait de la première transmission documentée du virus Lassa en Allemagne.
  • La dengue : près d’un millier de patients touchés par la dengue, une maladie tropicale transmise par les moustiques, ont été diagnostiqués en Allemagne en 2016. Ce chiffre représente une hausse de 25% par rapport à 2014 (755 personnes diagnostiquées).
  • Le paludisme : le nombre de personnes atteintes de paludisme a bondi en 2014 (1 007) et 2015 (1 063), mais a légèrement diminué en 2016 (970). La plupart des patients ont contracté la maladie en Afrique, en particulier au Cameroun, au Ghana, au Nigéria et au Togo.
  • Echinococcose : entre 2014 et 2016, plus de 200 personnes en Allemagne ont été diagnostiquées avec une échinococcose, une infection parasitaire intestinale due au ténia. Un chiffre en hausse de 30%. Les personnes contaminées ont contracté la maladie en Afghanistan, en Bulgarie, en Grèce, au Kosovo, en Irak, en Macédoine, au Maroc, en Syrie et en Turquie.
  • Diphtérie : entre 2014 et 2016, plus de 30 patients ont été victimes de diphtérie en Allemagne. Ils ont contracté la maladie en Éthiopie, en Érythrée, en Libye, au Sri Lanka et en Thaïlande.
  • Gale : entre 2013 et 2016, le nombre de personnes infectées par la gale en Rhénanie-du-Nord-Westphalie a augmenté de près de 3 000%.

Simultanément, l’Allemagne est en proie à une épidémie de rougeole que les autorités sanitaires estiment liée à l’immigration en provenance de Roumanie. Environ 700 patients ont été diagnostiquées avec la rougeole au cours des six premiers mois de 2017, contre 323 en 2016, selon l’Institut Robert Koch. L’épidémie de rougeole s’est propagée à l’ensemble des 16 États fédéraux allemands, à l’ exception de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, un État à faible population migrante.

L’épicentre de l’épidémie de rougeole se situe en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (RNW), l’Etat le plus peuplé d’Allemagne et aussi celui qui compte le plus grand nombre de migrants. Au cours des six premiers mois de 2017, près de 500 cas de rougeole ont été diagnostiqués en RNW ; principalement dans les villes de Duisbourg et Essen, où une mère de trois enfants âgée de 37 ans est décédée en mai. Des cas de rougeole ont également été signalés à Berlin, Cologne, Dresde, Hambourg, Leipzig, Munich et Francfort, où un bébé de neuf mois a été contaminé .

Le 1er juin 2017, le Parlement allemand a provoqué une controverse en votant une nouvelle loi qui oblige les jardins d’enfants à informer les autorités si les parents n’ont pas fourni la preuve qu’ils ont consulté un médecin sur la vaccination de leurs enfants. Les parents qui ne se plient pas à la règle pourront être condamnés à 2 500 € d’amende. « Le fait que des gens continuent à mourir de rougeole ne peut nous laisser indifférents », a déclaré le ministre allemand de la Santé, Hermann Gröhe. « C’est pourquoi nous renforçons les règles de vaccination ».

Certains exigent qu’une nouvelle loi rende la vaccination obligatoire. D’autres trouvent la loi liberticide et en infraction avec les règles constitutionnelles qui protègent les libertés individuelles ; c’est aux parents ajoutent-ils, et non au gouvernement, de décider de ce qui convient pour leurs enfants.

Les retombées de la politique migratoire de la chancelière Merkel se poursuivent.

Soeren Kern est senior fellow de l’ Institut Gatestone, basé à New York.

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Eclat de rire : Voir les journalistes anti-Trump répéter comme des perroquets les mêmes bobards avec les mêmes mots

Les journalistes sont tellement désespérés des formidables résultats économiques et de politique étrangère du président Trump, qu’ils font tout pour tenter de l’abattre – tout en constatant que rien n’y fait…

La dernière trouvaille, un article non signé publié hier dans le New York Times par une personne qui prétend faire partie des hauts-fonctionnaires de la Maison-Blanche, et appelle à faire destituer le président parce qu’il n’aime pas que ce dernier tienne ses promesses de campagne – l’une après l’autre.

Les médias se sont jetés sur l’article, ils en parlent non-stop depuis 24 heures, répétant les mêmes mots, les mêmes phrases comme des petits perroquets :

Cet excellent montage du Daily Caller explique mieux qu’un discours pourquoi les Américains n’ont plus confiance dans les médias – à part Fox News qui reste de très loin en tête des médias les plus neutres et les plus crédibles – et c’est un média conservateur.

L’angle d’attaque des journalistes est simplet : ils s’activent à multiplier les Fake News et diffuser des fausses rumeurs afin de faire croire au public – qui commence à être sacrément immunisé et blasé et ne tombe pas dans le panneau – qu’il n’y a pas de fumée sans feu et qu’il y a forcément du vrai parmi toutes ces accusations.

Evidemment, l’article du NYT est une suite de commérages et de ragots sur le « chaos qui règne dans l’équipe de Trump » et d’accusations sur la santé mentale du président.

Un papier qui tombe à pic pour enterrer les bons résultats de Trump

Pour les journalistes, le papier du NYT est une aubaine. Il leur permet de ne pas mentionner les excellents chiffres de l’emploi pour le mois d’août qui viennent de tomber, et avec 201 000 embauches, sont meilleurs que prévu – une fois de plus.

Des médias français, qui ne publient jamais les bons résultats économiques de Trump, ont rapporté par exemple que le nombre d’Américains sans abri atteint un chiffre très élevé. Ils omettent juste de préciser que cela se passe dans des grandes villes ancrées Démocrates où la politique de Trump est contrée par des décisions socialistes, comme le salaire minimum horaire à 15 dollars qui décourage les entreprises d’embaucher, ou la distribution gratuite, comme à San Francisco, de 400 000 seringues par mois aux drogués, que les habitants retrouvent le lendemain sur le trottoir, faisant fuir les entreprises et les commerces.

James Freeman, un journaliste du Wall Street Journal que personne n’accusera de ne pas comprendre l’économie, vient cependant de remettre les pendules à l’heure et déclarer :

« Le bilan est tout à fait remarquable. Le Président a fidèlement suivi l’ordre du jour sur lequel il a fait campagne en 2016. Les gens devraient se concentrer sur les résultats, et ils sont extraordinaires ! » 

Trump gagne son bras de fer économique contre la Chine

Alors que la Chine a dévalué sa monnaie en réaction à un récent ralentissement de sa croissance économique, et que l’économie américaine bat son plein (la FED prévoit 4,7% de croissance), Trump va intensifier la guerre commerciale pour rééquilibrer les échanges commerciaux, avec 200 milliards de dollars de plus de tarifs douaniers.

Cette augmentation des tarifs constitue la mesure la plus importante à ce jour dans la guerre commerciale qui dure depuis des mois, et elle compromet les perspectives de croissance de la Chine, en contradiction totale avec les prédictions des experts. Les données publiées fin août n’ont pas calmé certaines inquiétudes sur les perspectives à court terme de la Chine.

Pour sauver la face, Gai Xinzhe, analyste à l’Institut des finances internationales de la Banque de Chine à Beijing a déclaré :

« La Chine est mentalement mieux préparée, cette fois-ci, qu’elle ne l’était lors de la précédente série de négociations tarifaires. L’échelle [des nouveaux tarifs douaniers imposés par Trump] est énorme et une fois que les tarifs se matérialiseront, ils déclencheront certainement des sueurs sur les marchés financiers. »

Avant de lancer ses guerres économiques, M. Trump a soutenu l’économie nationale par les déréglementations et les réductions d’impôt. Il a pensé que cette force permettra aux États-Unis de gagner ses guerres sans trop souffrir en interne, voire pas du tout.

Jusqu’à présent, le marché boursier américain semble se ranger du côté de l’approche de Trump. »

Mais cela, vous ne le lirez pas dans la presse francophone, où il n’est question que du dernier livre d’insultes contre le président Trump.

A ce propos, je pose cette honnête question à mes confrères journalistes qui n’ont que mépris et dégoût pour le président américain : au nom de quelle règle déontologique, au nom de quel respect de la neutralité de notre métier, ne parlez-vous que des trois ou quatre livres anti-Trump, et jamais des dizaines de livres pro-Trump qui sont publiés ?

Ma question est réthorique bien sûr, car je connais la réponse, et elle s’appelle : malhonnêteté.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Le Cardinal africain Sarah met en garde les Européens : « vous êtes envahis par des peuples qui vont vous dominer »

Cardinal Sarah : « Vous êtes envahis par d’autres peuples qui vont progressivement vous dominer »

Monseigneur Robert Sarah, cardinal catholique guinéen, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements au Vatican, est en visite de promotion en France de son dernier ouvrage « La Force du silence*». Il donne une entrevue à un média en ligne dans laquelle il s’exprime sur l’invasion migratoire que subissent la France et l’Europe :

« La plus grande inquiétude c’est que l’Europe a perdu le sens de ses origines. Elle a perdu ses racines. Or, un arbre qui n’a pas de racines, il meurt. Et j’ai peur que l’Occident meure. Il y a beaucoup de signes. Plus de natalité.

Et vous êtes envahis, quand même, par d’autres cultures, d’autres peuples, qui vont progressivement vous dominer en nombre et changer totalement votre culture, vos convictions, vos valeurs. »

Faut-il que ce soit un Africain qui le dise pour que les Européens entendent ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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Bobigny (93) : arrestation par le GIGN d’un Libérien, naturalisé néerlandais, accusé de crimes contre l’humanité et de cannibalisme

Surnommé « Kunti », cet ancien chef de faction, interpellé mardi, serait responsable d’actes de torture et même de cannibalisme au Liberia dans les années 1990.

Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et crimes de guerre ont interpellé mardi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) un ex-chef de faction soupçonné d’être impliqué dans la guerre civile ayant déchiré le Liberia dans les années 1990.

Selon le parquet de Paris et la direction de la gendarmerie, ce Libérien naturalisé néerlandais, surnommé « Kunti » K., a été arrêté avec l’appui du GIGN puis mis en examen pour actes de tortures aggravés constitutifs de crimes contre l’humanité. Il a été incarcéré.

(…) L’unité qu’il dirigeait est soupçonnée d’actes de torture, d’utilisation d’enfants soldats, de meurtres, d’esclavage et même de cannibalisme dans des villages du comté du Lofa. Selon une source proche de l’enquête, le suspect s’apprêtait à fuir la France lorsqu’il a été arrêté.

Le Parisien

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Comment le racialisme indigéniste gangrène l’Université

Barbara Lefebvre et Anne-Sophie Nogaret s’insurgent contre la tenue d’un colloque à Paris VII réunissant des «chercheurs en indigénisme» et dévoilent la manière avec laquelle le milieu universitaire français est saccagé par l’idéologie antirépublicaine des groupuscules d’extrême-gauche.

Barbara Lefebvre est professeur d’histoire-géographie. Elle est coauteur de Les Territoires perdus de la République (éd. Mille et une nuits, 2002). Anne-Sophie Nogaret est enseignante.

La dévastation intellectuelle conséquente à l’idéologie racialiste est apparue sur les campus américains au tournant des années 1970-1980. Pour notre malheur, elle arrive en Europe toute prête à l’emploi, dans des universités où le vide idéologique et politique a laissé le champ libre au militantisme identitariste des minorités.

Un colloque organisé à l’université Paris VII fin septembre viendra encore une fois en administrer la preuve.[…]

La thèse dite «décoloniale», initiée et défendue par la mouvance indigéniste, postule l’existence d’un «racisme d’État», d’un racisme «systémique» qui maintiendrait délibérément les populations issues de l’immigration africaine dans un statut d’infériorité.

Ce «racisme d’État» viserait du même coup spécifiquement l’islam, religion qui de ce fait se retrouve assimilée à une «race», celle des victimes, des humiliés par excellence. […]

Il s’agit toujours chez les indigénistes de porter un regard anachronique sur cette époque passée pour mieux la décalquer sur le présent. L’anachronie, c’est leur fonds de commerce. […]

yahoo/Le Figaro

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Europe et immigration : Emmanuel Macron a reçu à l’Elysée les représentants des principales loges maçonniques

Il serait très inconvenant de lier ces deux soirées présidentielles. L’une, mardi 4 septembre, à la grande synagogue de la Victoire, à Paris, où Emmanuel Macron échangeait avec la communauté juive ses vœux de nouvelle année 5779, selon cette tradition religieuse.

L’autre, mercredi 5 septembre au soir, où le même président recevait à sa table élyséenne les représentants des principales… loges maçonniques françaises !

Il serait perfide de préciser qu’il y fut servi un délicieux châteauneuf-du-pape 2016, domaine du Beaurenard, selon le menu ! Sans doute un clin d’œil. Il faut de l’humour pour résister à la pression de la fonction de président de la République française.

Car c’est bien de la République française qu’il s’agit. Il est donc parfaitement incongru d’établir un quelconque lien entre la soirée religieuse – où Macron n’a pas pris la parole, par respect, précisément, de la laïcité – et ce dîner laïque, non inscrit à son agenda. Ce fut une pure coïncidence de calendrier. […]

Le Figaro

«Le Président s’est montré rassurant en promettant de ne pas toucher à la Loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat<:em>», me confie un Grand Maître. Ont été naturellement évoquées les questions de la cohabitation des croyances dans l’espace républicain, notamment à l’école.

L’Europe et l’immigration ont occupé aussi une bonne partie de ce dîner. Des francs-maçons ayant exprimé leurs craintes vis-à-vis des évolutions en Italie et en Pologne. La discussion s’est terminée par le thème de la bioéthique.

Des Grands Maîtres m’ont indiqué qu’Emmanuel Macron souhaitait que les échanges avec les francs-maçons se poursuivent, sans doute au niveau du ministère de l’Intérieur. […]

blogs.lexpress.fr

Extraits du communiqué de presse des loges :

Les phénomènes migratoires ont également été évoqués, avec toutes les conséquences actuelles sur les gouvernements européens. Le Président de la République a confirmé sa volonté de trouver une solution commune, dans le cadre d’une souveraineté européenne à construire. Il a exprimé son attachement au droit d’asile et il défendra une ligne humaniste forte en Europe.

source

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Procès de la mort de Clément Méric : deux mères, deux mondes

L’une est prof de droit, et raconte avec les mots justes son fils antifa, tué en 2013 par des skinheads. L’autre est mère au foyer, et ne les a pas pour décrire son fils, un des principaux accusés.

(…) Clément Méric, « élève modèle », « mort pour ses idées ». C’est ce qu’on a lu et vu partout. Et c’est aussi ce que vient expliquer Agnès Méric, sa mère, à la barre, avec des mots d’une telle justesse qu’ils ont frappé au cœur et fait sangloter les trois accusés assis sur leur banc.

Elle parle de son fils, « tout le monde sait qu’il était un militant d’extrême gauche », dont elle et son mari « ne partageaient pas toutes les idées, bien sûr ». Elle répète qu’ »il n’était pas que cela.

Il était aussi un fils, un frère, un cousin, un neveu, un oncle, un ami, un voisin, animé par des convictions fortes et l’idée d’un respect égal pour tous ». Il en est mort, donc. Cela n’est pas dit, c’est implicite.

Agnès Méric parle si bien, si dignement, lorsqu’elle tente de s’adresser aux accusés dans un moment de confrontation poignant :

« Avant de venir, je me suis tant et tant de fois posée la question de ce que j’allais leur dire, je me disais que si l’on est des humains, on doit se sentir concerné par ce qui nous lie, mais là, quand j’entends tout ce qui a été dit […] je me demande si quelque chose d’humain est possible entre nous ».

On se demande ce qu’il en aurait été si c’était l’autre, Esteban Morillo, qui avait été frappé. Aurait-on titré : « Mort pour ses idées » dans les journaux? Aurait-on brandi son portrait géant, en noir et blanc, dans les manifestations ? Sans doute pas. Il y a des idées plus défendables que d’autres.

Etrange destin que celui de ces deux familles unies pour le pire. Deux mondes : à gauche, un étudiant brillant issu de la classe moyenne, des parents professeurs à la fac de droit de Brest. A droite, un apprenti boulanger devenu agent de sécurité, fils d’immigrés espagnols, mère au foyer, père artisan smicard. La « bourgeoisie intello de province » contre le « prolétariat précaire ». Deux camps aussi : ceux qui ont les mots, ceux qui ne les ont pas.

La mère du premier dit cela, par exemple, d’une voix posée et poignante, sans notes :

« Notre vie a été envahie par la mort de Clément, mais on veut se laisser envahir par sa vie maintenant, qui était belle et riche. On a fait le choix de vivre dans son monde à lui, pas dans le monde du ressentiment. »

La mère du second, elle, « ne sait pas trop quoi dire » « à propos d’Esteban » : « il a sûrement fait de mauvaises rencontres », avance-t-elle d’une petite voix, avant de s’éclipser après quelques minutes. La première, Agnès Méric, est déjà devenue, par la force de son témoignage, une icône de la gauche, comme l’était son fils. La deuxième ? Tout le monde a oublié comment elle s’appelle.

Ils en avaient, pourtant, des points communs : tous les deux étaient « de gentils garçons » pour leurs parents, de « jeunes militants radicaux » fichés pour la police. On les disait tous deux intelligents, sensibles à la cause animale, respectueux de leur copine, travailleurs et prêts à se battre pour leurs idées. A en mourir ? L’un était antifasciste, l’autre fasciste. Le premier est mort, le second doit continuer de vivre.

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Elections en Suède : le berceau de l’Etat providence secoué par les populistes

Avec le vote de ce dimanche en Suède qui devrait confirmer une nouvelle poussée de l’extrême droite, la Suède n’est plus le miracle à part de la social-démocratie scandinave. L’occasion peut-être d’une introspection selon François Clemenceau, rédacteur en chef international du JDD.

S’il y a bien un endroit au monde où l’extrême droite n’aurait pas dû réussir à se faire une place, c’est bien la Suède.

Parce qu’on est là dans le temple de la social-démocratie, d’un système économique et social qui a fait ses preuves. Fiscalité élevée, certes, mais services publics exemplaires ; égalité hommes-femmes ; intégrité du personnel politique ; redistribution sociale ; aide au développement du tiers monde ; neutralité militaire… […]

Ce qui est alors assez surprenant, c’est que l’extrême droite suédoise ne veut pas fondamentalement remettre en cause l’Etat providence. Au contraire, elle estime que les sociaux-démocrates ont trahi l’esprit de cette solidarité nationale.

D’abord, car c’est un thème classique des nationalistes xénophobes, en accueillant bien trop d’étrangers (20% des 10 millions d’habitants sont nés à l’étranger et la très grande majorité d’entre eux ont bénéficié du droit d’asile).

Ensuite en cédant au libéralisme et à la mondialisation. Ensuite, l’extrême droite suédoise reproche à la gauche d’avoir laissé le pays se désindustrialiser : Ikea est resté suédois mais Volvo a été racheté par les Chinois et Saab a été enterrée.

Enfin, les populistes ne supportent plus les valeurs de la gauche bien-pensante : le politiquement correct, le communautarisme, l’égalitarisme. L’extrême droite ne dit plus seulement « on n’est plus chez nous », elle parle de perte d’identité.

Le résultat? 5% des voix en 2010, 10% en 2014 et peut-être 20% demain. Ce n’est pas encore la conquête du pouvoir ou l’installation au sommet avec mandat de gouvernance.

Mais, à huit mois des élections européennes du printemps prochain qui verront s’affronter europhobes et europhiles, notamment sur la question des valeurs et de l’identité, c’est déjà un peu l’automne à Stockholm.

Le JDD

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«OPA hostile», le livre controversé qui appelle à «mettre fin à la migration musulmane»

Après «L’Allemagne disparaît», Thilo Sarrazin, cet économiste allemand et ancien membre du directoire de la Deutsche Bundesbank, vient de publier un autre livre controversé. Intitulé «OPA hostile», il met en garde contre les «menaces» qu’il voit dans l’islam. Sputnik Allemagne est allé à sa rencontre pour voir sur quoi il fonde son raisonnement.

Sputnik Allemagne: Monsieur Sarrazin, comment le public à jusque-là reçu votre livre «OPA hostile»? Remarquez-vous que vos thèses sont maintenant soutenues par plus de monde?

Thilo Sarrazin: Le livre est sorti il y a une semaine. La semaine prochaine, il sera le numéro un sur la liste des bestsellers du journal Spiegel. Et bien que les critiques en parlent d’une manière très générique et dans la plupart des cas l’injurient, ceci ne semble pas arrêter les lecteurs.

Sputnik Allemagne: Comme on peut le déduire du titre, vous mettez en garde contre l’influence dangereuse de l’islam sur la société occidentale? Qu’est-ce qui est dangereux, selon vous, et de quoi avez-vous peur?

Thilo Sarrazin: L’islam affecte les gens de telle manière qu’ils commencent à percevoir avec hostilité tous les «infidèles». En outre, il limite beaucoup le rôle de la femme. En conséquence, pratiquement dans tous les pays islamiques, les femmes se marient tôt, dépendent de leurs hommes et ont beaucoup d’enfants.

À l’avenir, cela conduira à ce que l’islam et le monde musulman dans son ensemble aient une influence sur le reste des pays du point de vue démographique. Partout où il y a des minorités musulmanes, elles croissent plus vite que les peuples composant la majorité. Cette tendance est observée en Allemagne, en Russie et dans tous les autres pays, même en Inde.

Sputnik Allemagne: Vous écrivez que tout s’est avéré pire que vous ne l’avez décrit dans votre livre «L’Allemagne disparaît», sorti en 2010. Expliquez-nous justement ce qui s’est avéré être pire?

Thilo Sarrazin: Un rejaillissement du terrorisme et des violences est lié à l’islam. Des flux encore plus puissants de migrants que nous n’avions pu l’imaginer ont déferlé en Occident et les espoirs que les musulmans se calent sur nos valeurs et sur le mode de vie des sociétés occidentales ne se réalisent pas.

Sputnik Allemagne: Vous avez mentionné que vous avez lu le Coran et avez trouvé son texte incompréhensible, hostile à l’égard des femmes, intolérant et comportant des appels à la violence…

En outre, vous avez mentionné que vous-mêmes venez d’une famille chrétienne conservative, ce qui signifie que vous avez sans doute lu la Bible. Et vous aurez dû, sans doute, remarquer que la Bible n’est pas non plus un livre très tolérant, ni paisible. Elle contient des fragments appelant à la violence.

Thilo Sarrazin: Mais la Bible joue un rôle différent de celui du Coran. La Bible est perçue comme une écriture qui est apparue à la suite d’événements historiques et qui doit être traitée en prenant en compte tous ces événements historiques.

Quant au Coran, il est perçu par l’écrasante majorité des musulmans comme une révélation verbale de Dieu à travers Allah. Ainsi, le texte du Coran ne peut être rapporté à qui que ce soit. En plus, il faut prendre également en considération comment et sous quel arbre Mahomet a eu telle ou telle révélation.

Sputnik Allemagne: Néanmoins, auparavant la Bible était comprise littéralement. Il a fallu attendre la Réforme pour…

Thilo Sarrazin: Oui, mais la Bible peut et doit être lue et interprétée dans un contexte historique et critique. À propos du Coran, ce n’est pas le cas. Parce que c’est la révélation de Dieu. Ainsi, son langage grossier, son radicalisme, les appels à la guerre sainte, la suppression évidente des femmes, etc.- tout cela joue un rôle complètement différent.

Sputnik Allemagne: Dans votre livre, vous soulevez en outre la question du rapatriement des musulmans et «en cas de besoin par des moyens militaires». Qu’entendez-vous? Vous considérez vraiment qu’il est admissible d’ouvrir le feu sur les migrants?

Thilo Sarrazin: Il s’agit de la migration clandestine, c’est un sujet tout à fait différent. C’est, certes, lié au fait que beaucoup trop de migrants, arrivés chez nous clandestinement, sont musulmans. Ceux qui n’ont pas de titre de séjour chez nous doivent rentrer chez eux.

[…] Quant aux pays africains et proche-orientaux, qui refusent d’accueillir leurs citoyens, nous aurons tôt ou tard à leur dire qu’ils y seront rapatriés. Si une couverture militaire est nécessaire à cela, que ce soit ainsi.

Sputnik Allemagne: N’avez-vous pas peur que vos thèses puissent être perçues comme une incitation à la haine et des appels à la violence contre d’autres personnes?

Thilo Sarrazin: Je ne vois pas de tels appels. Je ne fais qu’analyser clairement la situation et je soulève la question visant à savoir comment l’État et la société doivent traiter tel ou tel problème. Je n’appelle nulle part, directement ou indirectement, à la violence contre les personnes, ce que je n’accepte absolument pas.

Sputnik Allemagne: À part le moment sur les «moyens militaires»…

Thilo Sarrazin: Je suis désolé, mais quand la police arrête un voleur attrapé ou, disons, un hooligan de rue, elle utilise aussi certains moyens. L’État, sous notre système, a d’ores et déjà le monopole sur l’usage de la violence.

Sputnik Allemagne: Vous établissez des parallèles entre l’islam et le terrorisme, l’hostilité envers les femmes, l’aggravation de la situation criminogène, la réduction du niveau d’éducation de la population, le taux de natalité, une pression accrue de la part des migrants et le retard des pays de provenance des migrants. Ne voyez-vous vraiment aucun aspect positif lié à l’islam et au Coran?

Thilo Sarrazin: J’interprète le Coran tel que je l’ai compris. En même temps, il me semble que mon évaluation coïncide avec la plupart de celles faites par des théologiens islamiques. Et dans le reste, je viens d’énoncer les faits et les interrelations. Cela ne signifie pas que dans des cas isolés, les musulmans ne peuvent pas être des gens sympathiques et pacifiques. Je ne dis rien au sujet des personnes prises à part.

Sputnik Allemagne: Mais vous ne voyez vraiment rien de positif dans l’islam?

Thilo Sarrazin: Non, je crois que le monde irait mieux si l’islam n’avait pas vu le jour du tout.

Sputnik Allemagne: Selon votre théorie, suite à l’afflux de migrants en Allemagne au cours des années 1950 et 1960, nous aurions dû devenir une société intolérante et peut-être stupide et violente. Mais si vous regardez autour de vous…

Thilo Sarrazin: Mais elle est justement devenue ainsi. Il faut juste comprendre qu’il y avait différents groupes de Gastarbeiter [travailleurs invités, ndlr]. Les Gastarbeiter d’Italie, d’Espagne ou du Portugal sont soit rentrés chez eux, soit se sont parfaitement intégrés dans notre société. La plupart d’entre eux sont partis.

Et la plupart des travailleurs migrants originaires des pays islamiques, principalement de Turquie et du Maroc, se sont mal intégrés. Et si vous regardez autour et regardez les endroits où vivent les migrants dans la troisième ou quatrième génération, il est facile de voir que sans eux, l’Allemagne aurait un plus grand revenu par habitant, et qu’il y aurait beaucoup moins de tensions qu’avec eux.

Sputnik Allemagne: Néanmoins, notre société est beaucoup plus tolérante envers les femmes, les personnes d’orientation non traditionnelle et les migrants. Les forces de droite ont renforcé leurs positions parmi de nombreuses minorités. L’économie connaît un essor.

Et bien que, selon les études du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), l’Allemagne ne soit pas au premier rang, nous jouons un rôle de premier plan dans de nombreux domaines scientifiques.

Thilo Sarrazin: Cela n’a pas été réalisé grâce aux Turcs et aux Arabes, mais plutôt en dépit de leur présence.

Sputnik Allemagne: Vous parlez du danger de l’islamisation de notre société. Quelle est votre recette pour l’empêcher?

Thilo Sarrazin: Les musulmans qui vivent avec nous devraient s’intégrer et s’assimiler plus activement au sein de notre société. J’ai aussi parlé dans mon livre de ce sujet. De plus, nous devons cesser d’une manière fondamentale les flux de migrants en Allemagne.

Sputnik Allemagne: L’arrêter complètement?

Thilo Sarrazin: J’ai écrit: «Fondamentalement arrêter», tout est clair et net. Pour ce faire, il est nécessaire de parvenir d’abord à l’unité politique. Il sera alors possible de parler des détails.

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Elfes lituaniens? lettons? Quand la France s’embrouille à propos de Sputnik

Dans un rapport présenté le 4 septembre, des experts du ministère français des Affaires étrangères et de l’École militaire ont fait preuve d’un manque de connaissance des pays baltes. En plus de confondre Lettonie et Lituanie, ils ont loué les efforts d’un présentateur lituanien aux méthodes plus que discutables.

La propagande russe à l’attaque, et plus que jamais? C’est en substance ce qui ressort des 214 pages du rapport publié le 4 septembre par quatre experts du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des Affaires étrangères et de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM).

Passons les lieux communs, la sélectivité du traitement et la bienveillance à l’égard du pouvoir qui tapissent les dizaines de pages de l’étude, les auteurs ont pris quelques distances avec la réalité.

Le ton du rapport apparaît moins surprenant quand on connaît le parcours de plusieurs de ses auteurs tels que Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Alexandre Escorcia.

Le premier est membre du Academic Advisory Board du Collège de défense de l’Otan et le second a été conseiller politique de l’organisation durant plus de trois ans.

Premièrement, ils louent l’initiative des «elfes» lituaniens censés s’opposer à la «propagande» des vilains «trolls» russes. Vous êtes perdus? Les seconds sont qualifiés de «propagandistes» ayant «infecté» les réseaux sociaux. Leur crime?

Propager une vision trop pro-russe au regard de Paris. Leurs adversaires autoproclamés «elfes», qui sont, selon le rapport, des milliers, usent des mêmes techniques. Mais ils obtiennent le blanc-seing des auteurs car ils luttent contre la «désinformation» moscovite.

Qui distribue les bons et les mauvais points? Outre cette idéologie qui interroge, le rapport place ces «elfes» en Lituanie. Perdu! Cette initiative bien que balte provient… de Lettonie.

Autre louange discutable envers le Lituanien Andrius Tapinas. Ce célèbre présentateur connu pour ses positions antirusses s’en était pris en 2017 à Juozas Statkevicius, couturier lituanien qui avait critiqué la situation de son pays dans les colonnes de Sputnik.

Crime odieux pour Andrius Tapinas qui avait accusé son compatriote de faire le jeu de l’ennemi russe. L’activiste avait fait sienne la croisade contre les «idiots inutiles» qui osaient parler à Sputnik.

Lui et certain de ses proches se sont mis en tête de contacter des célébrités lituaniennes en se faisant passer pour des membres de Sputnik afin de dénicher ceux qui étaient prêts à échanger avec les journalistes du terrible média russe. Ambiance guerre froide…

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Ces maladies médiévales et exotiques qui font leur retour en France

Choléra, tuberculose, gale, rougeole… Des noms d’épidémies et de pathologies qu’on ne pensait lire que dans des romans médiévaux ou des livres d’histoire font leur triste réapparition dans les cabinets médicaux. Aucun continent ne semble épargné. Maxisciences fait le point. […]

Inquiétant Retour vers le Futur de maladies anciennes

La gale : même si le scarpote, l’acarien responsable de cette maladie qui démange, a toujours été présent dans l’environnement, on n’en avait pas entendu parler depuis longtemps. Pourtant depuis 2002 et d’après le Haut Conseil pour la Santé publique, une augmentation de 10% de cas de gale a été notée. […]

Le scorbut : même la maladie des marins a fait son retour cette année ! Alors qu’on pensait ce terme réservé aux histoires de corsaires du XVIIIe siècle, il faut désormais s’y faire : le scorbut est de retour. […]

La rougeole : rien que ces 9 premiers mois, cette infection virale a déjà touché 41.000 personnes (adultes et enfants) en Europe dont 2.741 en France. Des chiffres inquiétants d’autant plus que l’épidémie pourrait être contenue grâce à un vaccin efficace et très sûr.Regroupé sous l’acronyme vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole), il est d’ailleurs obligatoire en France depuis le 1er janvier 2018. Il nécessite l’injection de deux doses, la première à l’âge de 12 mois et la seconde entre 16 et 18 mois.

Seulement voilà, toutes les personnes à risques ne se font pas vacciner ou ne font pas le rappel indispensable à son efficience. Face à cette épidémie record, l’OMS a lancé, la semaine dernière, une grande campagne de sensibilisation.

La tuberculose : Considérée comme la « maladie romantique du XIXème siècle » elle fait sa réapparition dans le monde et sur notre territoire, notamment à Mayotte, en Guyane et aussi en Ile-de-France. Selon l’OMS, cette pathologie infectieuse a devancé le SIDA parmi les maladies infectieuses les plus meurtrières et se classe désormais comme la9e cause de mortalitéde notre planète. Il existe pourtant un vaccin et un traitement adaptés mais les populations les plus défavorisées et isolées n’y ont pas forcément accès.

Le choléra : une soixantaine de cas avérés et déjà 2 décès. L’Algérie est touchée par une épidémie de choléra dont le foyer serait une source d’eau naturelle contaminée, située à Hamr Al Ain, entre Alger et Tipaza. Le pays n’avait pas connu une telle épidémie, depuis 1986. Elle est malheureusement la manifestation sanitaire de la pauvreté des campagnes et de certains quartiers défavorisés de grandes villes.

La crise est suffisamment grave pour que le ministère français des Affaires étrangères appelle ses ressortissants voyageant dans le pays à la prudence sur son site internet et rappelle des règles d’hygiène à respecter.

Et d’après Le Parisien, la DGS (Direction générale de la Santé) a demandé aux compagnies aériennes effectuant des liaisons directes avec l’Algérie ainsi qu’aux aéroports concernés de procéder à une désinfection en cas de suspicion de la maladie.

Au regard des causes de la recrudescence de ces maladies qu’on pensait d’un autre temps, ne devrait-on pas aussi parler d’une plus inquiétante pandémie mondiale, celle de la pauvreté ?

L’article complet sur maxisciences.com

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Economie : La Hongrie en pleine forme

Le Brésil, l’Argentine, la Turquie. La liste des économies dites émergentes qui traversent une mauvaise passe et s’enfoncent dans la crise s’allonge chaque semaine ou presque. A l’inverse, à l’Est de l’Europe, la Hongrie se distingue par son économie fleurissante.

Le pays a enregistré au deuxième trimestre sa croissance la plus forte depuis plus de dix ans ! En glissement annuel, le PIB a progressé de 4,8%, soit davantage que la hausse de 4,6% annoncée initialement par le Bureau des statistiques.

Conséquence de ce dynamisme, la croissance pourrait dépasser l’objectif de 4,3% fixé par le gouvernement sur l’ensemble de l’année 2018.

L’économie locale, autrefois tirée par l’industrie manufacturière, est désormais portée par la consommation et l’investissement même si le secteur manufacturier est loin d’avoir disparu pour autant. L’industrie automobile est notamment très présente dans le pays qui a intégré l’Union européenne en 2004.

L’annonce par BMW, fin juillet, d’un investissement d’un milliard d’euros pour la construction d’une usine géante, est là pour le rappeler. Daimler et Audi ont également des zones de production en Hongrie.

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Rapport appelant à marginaliser RT : «Nous avons toujours la même tête de turc» (ENTRETIENS)

Interviewés par RT France, plusieurs politiques ont dénoncé le rapport présenté à la ministre des Armées le 4 septembre, visant notamment RT France. Va-t-on vers une «une police de la pensée», comme le craint l’eurodéputé insoumis Younous Omarjee ?

Le rapport officiel du 4 septembre intitulé «Les manipulations de l’information, un défi pour nos démocraties», qui décrit notamment RT et Sputnik comme des organes de propagande et appelle Etats, société civile et acteurs privés à prendre des mesures à leur encontre, a fait bondir plusieurs personnalités politiques de l’opposition.

Younous Omarjee (La France insoumise) : «Il y a un contexte global pour faire rentrer l’information dans un moule»

Sur le plateau de RT France ce 5 septembre, l’eurodéputé de La France insoumise (LFI) Younous Omarjee, regrette ainsi que «sous couvert de chasse aux fake news, on veuille exercer au fond une police de la pensée».

Alors que les auteurs du rapport recommandent aux Etats de «marginaliser», entre autres, RT France, Younous Omarjee s’interroge sur un «traitement» inégal, par le pouvoir, de RT et des autres médias : «Il ne faut pas croire qu’il n’y a pas de ligne rédactionnelle au sein des médias. Il y a des partis pris.

Vous prenez [la chaîne américaine privée] Fox news, que l’on peut voir en Europe, Fox news a un parti pris pour l’information et cela est accepté parce que chacun a un peu de recul sur ce qu’il voit.»

L’eurodéputé insoumis ajoute : «Je crois qu’il y a un contexte global pour faire rentrer l’information dans un moule et il faut agir si on est un démocrate».

Damien Lempereur (Debout la France) : «On oublie  systématiquement de regarder la manipulation de l’information par l’UE»

Egalement interrogé par RT France ce 5 septembre, Damien Lempereur, porte-parole de Debout la France (DLF), estime que la publication du document survient à «un timing très approprié […] au moment où la loi anti-fake news, que le gouvernement a essayé de faire passer, a été justement combattu à l’Assemblée nationale».

Les propositions de loi anti-fake news, rejetées massivement par le Sénat fin juillet après leur vote à l’Assemblée nationale, doivent repasser en deuxième lecture devant la chambre basse du Parlement. Les élus de l’opposition, à l’Assemblée comme au Sénat, ont dénoncé le caractère liberticide de ces propositions de loi.

Damien Lempereur note en outre qu’«il y a une volonté du pouvoir […] de choisir [ce qu’est] une information que l’on peut diffuser et [ce qu’est une information] qui, selon le gouvernement, ne pourrait pas être diffusée.» Pour le souverainiste, «[le] gouvernement viendrait [ainsi] se substituer aux journalistes et plus largement à l’expression [et] à la pluralité démocratiques».

[On] oublie [aussi] systématiquement de regarder la manipulation de l’information par l’Union européenne

Damien Lempereur dénonce, par conséquent, un rapport «particulièrement orienté», qui vise RT. Il y voit ainsi «un deux poids, deux mesures», la France oubliant «systématiquement de regarder, par exemple, vers les Etats-Unis». «[On] oublie [aussi] systématiquement de regarder la manipulation de l’information par l’Union européenne […] et [par] d’autres pays comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, dont on ne parle jamais», ajoute-t-il.

«Nous sommes faibles avec les forts et nous avons toujours la même tête de turc», estime ce cadre du parti DLF, présidé par Nicolas Dupont-Aignan.

Jean-Frédéric Poisson : «Rien, à mes yeux, ne justifie ce traitement différencié en fonction des organes de presse»

Enfin, Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, réagissant à la publication du rapport pour RT France, estime qu’«on ne combat la désinformation, par l’interdiction, mais par la vérité».

L’ex-candidat à la primaire de la droite dénonce d’ailleurs la responsabilité, selon lui, de l’exécutif, dans la diffusion de rumeurs à l’occasion de l’affaire Benalla : «Quand vous êtes en situation de délivrer des informations [lorsque] vous exercez le pouvoir, et que vous refusez de le faire […] vous ouvrez la porte à la diffusion de toutes les rumeurs, de toutes les fausses informations.»

Pour l’ancien député, l’Elysée n’a pas à choisir les médias à ostraciser ou non, comme le préconise le rapport, car «nous sommes dans une tradition dans laquelle la presse est libre» en France. «Rien, à mes yeux, ne justifie ce traitement différencié en fonction des organes de presse, de ceux qu’on aime et de ceux qu’on n’aime pas, sinon ça s’apparente clairement à de la censure», argumente-t-il.

Le rapport intitulé «Les manipulations de l’information, un défi pour nos démocraties»  a été réalisé par quatre experts issus du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère des Affaires étrangères (CAPS) et l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), rattachés à des ministères, et présenté le 4 septembre au ministre des Armées Florence Parly.

En 214 pages, les auteurs du document évoquent les dangers que représentent la propagande des groupes djihadistes comme Daesh, ainsi que l’influence grandissante de la Chine. Mais l’écrasante majorité du texte est consacrée à la Russie et, à travers elle, notamment RT.

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L’Eglise face à l’islam (Vidéo)

« Il n’existe pas de terrorisme islamique » affirme le Pape François devant des étudiants Italiens.  « Il ne faut pas diaboliser l’islam » affirme Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France. « Je ne diabolise pas l’UOIF » dit de son côté le père Christophe Roucou, directeur Service des Relations avec l’Islam.

« Il faut très attention à ne pas diaboliser tous les djihadistes », prévient Mgr Dagens, au sujet de l’entrée des djihadistes d’Al Nosra dans Maaloula (Syrie).

« Le salafisme promu par l’Arabie Saoudite n’est pas violent » rassure le frère dominicain Adrien Candiard, Prix des libraires religieux 2017.

A ces propos bienveillants commandés par la sauvegarde, à tout prix, du dialogue, s’ajoute un relativisme mal placé : « certains musulmans peuvent être excessifs, voire fanatiques, admet Mgr Vingt-Trois,comme des catholiques peuvent l’être » complète-t-il aussitôt.

 François, de retour des JMJ osa le parallèle suivant : « Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique. »

 

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