Chaque immigré touche 426 euros par mois

C’est Libération qui l’écrit :

On peut comprendre «migrant» par demandeur d’asile. Un demandeur d’asile peut toucher pendant la période d’instruction de son dossier l’allocation au demandeur d’asile (ADA). Celle-ci s’élève pour une personne seule à 6,80 € par jour, à quoi peuvent s’ajouter 7,40€ si aucune place d’hébergement n’a été proposée. Soit un total de 14,20€ par jour, équivalent à 426€ par mois. A noter qu’il ne s’agit en rien d’un exception française, mais d’une obligation fixée par des textes internationaux et européens.

A titre de comparaison, c’est presque autant que le SMIC polonais : 453,48 euros (pour 1 salarié qui travaille).

Dans le même genre, l’Algérien Kamel Daoudi, condamné pour terrorisme et déchu de sa nationalité française, ne peut pas être extradé vers son pays d’origine depuis plus de dix ans car la CEDH n’y a pas autorisé Paris. Il est pourtant interdit de territoire français depuis 2006. L’État français paye son hôtel et ses repas.

L’individu, qui est le plus ancien assigné à résidence en France, a été transféré de sa chambre d’hôtel de Saint-Jean d’Angély à Aurillac, dans le Cantal. Le maire de la ville Pierre Mathonier a par la suite demandé des explications au ministère de l’Intérieur, déplorant le fait qu’il n’avait pas été consulté et constatant «une anxiété compréhensible» de la population locale.

Soupçonné d’avoir préparé un attentat contre l’ambassade états-unienne à Paris, Kamel Daoudi a été condamné en 2005 à six ans de prison ferme pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Depuis sa sortie de prison en 2008, Daoudi se trouve assigné à résidence. Il pointe trois fois par jour à la gendarmerie locale et doit respecter un couvre-feu. En revanche, c’est l’État français qui paie depuis plus d’une décennie ses nuitées d’hôtel, dîners et petits-déjeuners.

Partager cet article

Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale

Une alliance interconfessionnelle historique a été signée lundi au Moyen-Orient, et les principaux médias américains ont été presque totalement silencieux à ce sujet.

Cheikh Ahmed al-Tayeb est considéré comme le plus important imam de l’islam sunnite et il est arrivé à la cérémonie de signature à Abou Dhabi avec le pape François « main dans la main, symbole de la fraternité interconfessionnelle ».

Il ne s’agissait pas simplement d’une cérémonie entre catholiques et musulmans. Selon une source d’information britannique, la signature de cette alliance aurait été faite « devant un public mondial de chefs religieux du christianisme, de l’islam, du judaïsme et d’autres religions »…

Le pape François souriant lors de son arrivée à l’aéroport international d’Abou Dhabi, dans la capitale des Emirats arabes unis, le 3 février 2019. ANDREW MEDICHINI / AFP

Le pape François souriant lors de son arrivée à l’aéroport international d’Abou Dhabi, dans la capitale des Emirats arabes unis, le 3 février 2019. ANDREW MEDICHINI / AFP

Le pape et le grand imam d’Al Azhar ont signé une déclaration historique de fraternité, appelant à la paix entre les nations, les religions et les races devant un public mondial de responsables religieux issus du christianisme, de l’islam, du judaïsme et d’autres religions.

Le pape François, leader des catholiques dans le monde, et Cheikh Ahmed al-Tayeb, dirigeant du plus prestigieux centre d’enseignement de l’islam sunnite, sont arrivés à la cérémonie à Abou Dhabi sous le signe de la fraternité interconfessionnelle.

1 Thessaloniciens 5:3

Quand les hommes diront : Paix et sûreté !

alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point.

Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale

En d’autres termes, toutes les religions du monde étaient représentées dans ce rassemblement.

Selon le site officiel du Vatican, la rédaction de ce document a nécessité une énorme préparation, qui encourage les croyants de toutes les religions à « se serrer la main, s’embrasser et même prier » les uns avec les autres…

Matthieu 10:34

Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

Hébreux 4:12

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du coeur.

2 Corinthiens 6:16-17

Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.

Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale
Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale
Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale

Le document, signé par le pape François et le grand imam d’Al Azhar, Ahmed el-Tayeb, a été préparé « avec beaucoup de réflexion et de prière« , a déclaré le pape.

Le seul grand danger à ce moment-là, a-t-il poursuivi, est « destruction, guerre, haine entre nous». « Si nous, croyants, ne sommes pas capables de nous serrer la main, de nous embrasser et même de prier, notre foi sera vaincue »

Le pape a expliqué que le document « est né de la foi en Dieu qui est le Père de tous et le Père de la paix; il condamne toute destruction, tout terrorisme, depuis le premier terrorisme de l’histoire, celui de Caïn. »

Ce document parle beaucoup de la paix, mais il va bien au-delà du simple plaidoyer en faveur de la paix.

À maintes reprises, le mot «Dieu» est utilisé pour identifier simultanément Allah et le Dieu du christianisme. Voici un exemple…

Nous, qui croyons en Dieu et en la rencontre finale avec lui par son jugement, sur la base de notre responsabilité religieuse et morale et par le biais de ce document, nous nous adressons à nous-mêmes, aux dirigeants du monde ainsi qu’aux architectes de la politique internationale et l’économie mondiale, à travailler sans relâche à la propagation de la culture de la tolérance et du vivre ensemble en paix; d’intervenir dès que possible pour mettre fin au sang innocent et mettre fin aux guerres, aux conflits, à la dégradation de l’environnement et au déclin moral et culturel que connaît actuellement le monde.

Le document déclare avec assurance que « la diversité des religions » que nous voyons dans le monde était « voulue par Dieu »…

La liberté est un droit chaque individu : chaque personne jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et la diversité des religions, des couleurs, de sexe, de race et de langue sont voulus par Dieu, dans sa sagesse, à travers laquelle il a créé l’homme. Cette sagesse divine est la source d’où découlent le droit à la liberté de croyance, et la liberté d’être différent. Par conséquent, le fait que les gens soient forcés d’adhérer à une religion ou à une culture donnée doit être rejeté, tout comme l’imposition d’un mode de vie culturel que d’autres n’acceptent pas

Ésaïe 52:11

Partez, partez, sortez de là! Ne touchez rien d’impur! Sortez du milieu d’elle! Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l’Éternel!

Jérémie 51:45

Sortez du milieu d’elle, mon peuple, Et que chacun sauve sa vie, En échappant à la colère ardente de l’Éternel!

Exode 34:15

Garde-toi de faire alliance avec les habitants du pays, de peur que, se prostituant à leurs dieux et leur offrant des sacrifices, ils ne t’invitent, et que tu ne manges de leurs victimes

2 Corinthiens 6:17

C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.

Apocalypse 18:4

Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux.

Cela signifie que c’est la volonté de Dieu qu’il existe des centaines de religions différentes dans le monde et qu’elles sont toutes acceptables à ses yeux.

Nous savons que les élites veulent une religion unique au monde, mais il est absolument renversant de voir les principaux dignitaires du catholicisme et de l’islam faire une telle poussée publique.

La Bible a prophétisé sur cette « fausse paix » et l’établissement d’une religion unique et obligatoire qui conduira le monde entier à adorer non pas Dieu, mais la Bête.

Aujourd’hui, jour et nuit, ils travaillent dans tous les domaines de la société, des lois, de l’économie et des religions, pour réunir de gré ou de force (par la loi) l’humanité, sous les mêmes valeurs et la pensée unique. Comme avec la Tour de Babel, cela se produira au détriment des valeurs et de la morale biblique !

Car les Hommes ne s’unissent pas pour adorer Dieu, mais pour assouvir leurs propres convoitises en mettant l’Homme et non Dieu, au centre de l’existence (ce qu’on appelle Humanisme).

Romains 12:2

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale

Première tentative de religion unique contre Dieu : interrompue

Genèse 11:6

Et l’Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté.

Seconde tentative : elle aboutira (mais ne durera qu’un temps)

Apocalypse 13:15

Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués.

Avec les informations de :

Endoftheamericandream

LaCroix

Partager cet article

Cette gauche frappée de daltonisme politique

Ils ont dit stop ! Ils ont dit non à l’antisémitisme ! Non au retour des années 30 ! Ils ont piétiné sur la place de la République qui leur rappelle tant de bons souvenirs.

Les socialistes et toutes les associations antiracistes ont battu le pavé comme à leurs plus belles heures. Ils ont évoqué leurs souvenirs en commun. Ils ont frotté leurs belles âmes les unes contre les autres. L’antisémitisme, c’est leur truc ! Comme l’antiracisme.

Comme toutes les causes humanistes qu’ils manient avec l’expérience des vieux loups de mer. Ils ne se rendent même pas compte que leur indignation est devenue un sujet de détestation, voire de franche rigolade. Nietzsche disait jadis : « Il n’y a pas plus menteur qu’un homme indigné. »

Et beaucoup de Français l’ont désormais compris. La gauche antiraciste continue de chercher les chemises brunes et ne voit pas les foulards verts. Ce daltonisme politique serait risible s’il n’était tragique.

Les antisémites d’aujourd’hui ne trouvent pas leur inspiration dans Maurras mais dans le Coran. Ceux qui, depuis des années, ont tué des Juifs dans les rues de Paris ou de Toulouse n’ont pas crié « Heil Hitler ! », mais « Allah Akbar ! ».

L’antisémitisme français traditionnel peut encore survivre à l’état individuel ; il n’est plus un phénomène politique depuis 1945. C’est la Seine-Saint-Denis islamisée que les Juifs quittent en masse, pas le XVIe arrondissement de Paris. L’antijudaïsme catholique a été démantelé par Vatican II. En revanche, des dizaines d’églises sont, depuis des mois, profanées, saccagées, voire brûlées. On aimerait que la police découvre les coupables…

Il y a aujourd’hui une alliance politique entre l’extrême gauche, qui cherche dans les banlieues des troupes pour lutter contre l’Etat et le capitalisme, et les Frères musulmans, qui cherchent une alliance avec des Français pour islamiser la France. Dans leur stratégie, les Juifs sont des ennemis parce qu’ils sont capitalistes et sionistes ; et les catholiques aussi, parce que ce sont des conservateurs et des croisés.
La gauche, à part quelques individualités iconoclastes, n’ose pas regarder cette réalité en face. Elle forme depuis des années le camp du déni, continue de prétendre que l’immigration est « une chance pour la France », que l’islam est « une religion de paix et d’amour » sans vouloir comprendre que le terreau de l’antisémitisme se trouve là. Et la droite s’est depuis longtemps soumise idéologiquement à la gauche.
Quant aux « gilets jaunes », ils ont payé très cher leur désorganisation. Ils ont été noyautés, puis submergés par des forces militantes mieux organisées et plus déterminées.

Le gouvernement est trop content de leur mettre sur le dos les violences des black block et, désormais, l’antisémitisme vociférant des salafistes et des islamo-gauchistes.

De son côté, la France insoumise tangue, à l’instar de son chef Jean-Luc Mélenchon, entre vieux réflexes de patriotisme républicain et nouvelles tentations islamo-gauchistes.

Le paysage politique est complètement nouveau et terrifiant : c’est pour cette raison que la gauche préfère évoquer entre soi le bon vieux temps.
Paru dans Le Figaro Magazine, 22 février 2019

Partager cet article

Le Juif Jésus (Yeshua) des évangiles n’est pas le Jésus (Issa) du Coran et des Hadiths ! (1ère partie)

A l’époque du multiculturel et du politiquement correct, il est devenu banal d’entendre affirmer, au nom de la « tolérance », que le christianisme et l’islam, l’un autant que l’autre, vénèrent Jésus!

Qu’il soit appelé Jésus ou Issa ne serait qu’un détail sans conséquence, puisqu’il appartiendrait de droit aux deux religions…

Dans la même perspective, sous l’influence de Massignon et de ses émules, l’appellation de civilisation « abrahamique« , a remplacé ce que précédemment on nommait civilisation judéo-chrétienne! Les journalistes se réfèrent maintenant aux « trois monothéismes« , ce qui permet, au passage, de placer l’islam au même niveau que le judaïsme et le christianisme, laissant croire que la religion de Mahomet (Mohamed) appartient à l’héritage biblique…

Des commentateurs chrétiens n’hésitent pas (par ignorance) à reprendre à leur compte l’expression pourtant spécifiquement islamique de « religions du Livre« , qui désigne juifs et chrétiens considérés avec condescendance par l’ultime « révélation coranique ». Alors qu’en fait ni le judaïsme ni le christianisme ne sont une religion du livre, et que seul l’islam donne littéralement au livre du Coran un statut aussi central et sacralisé. Allah incarné dans un livre qui ignore l’historicité et qui – incréé –  serait hors du temps.

 Toutes ces expressions  malencontreuses reflètent une idéologie qui gagne chaque jour du terrain dans les médias et les mentalités, traduisant surtout l’irruption de l’islam en ce début de troisième millénaire. Actualisation du hadith: « l’islam domine, mais n’est pas dominé

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Quelle est la logique de ce processus?

 L’islam se perçoit comme la religion primordiale. Pour lui, le judaïsme et le christianisme n’en sont que des développements accessoires, et périmés. Les musulmans et eux seuls forment « la meilleure communauté au monde« (3.110)

Car pour le Coran, Abraham (Ibrahim) est le prototype radical du monothéiste, soumis à Allah (3.66), le hânif. Les musulmans et eux seuls sont donc les vrais représentants de cette foi fondamentale d’Abraham dans le monde d’aujourd’hui!

Or la religion de l’Abraham biblique et celle de l’Abraham coranique n’ont pas grand chose de commun. La ressemblance est purement formelle. Si l’Abraham de la Bible est le premier maillon vivant d’une chaîne historique de croyants en la promesse de Dieu, l’Abraham du Coran est un prophète qui proclame une foi intemporelle et abstraite en l’unicité d’Allah. L’Abraham biblique renonce à sacrifier son fils Isaac, (Ismaël, dans le Coran) car le « Dieu des vivants » a en horreur les sacrifices humains.

Mais la relation à Dieu sous forme d’alliance, c’est à direde réciprocitévivante etconfiante, si fondamentale chez les juifs et les chrétiens, est absente dans l’islam. L’Abraham du Coran est le premier « soumis » de toute une série de personnages, Adam, Noé, Jésus, etc. Les prophètes du Premier Testament manquent à l’appel, car le sens du mot « prophète » (nabi en hébreu, rasûl en arabe) n’est pas le même en islam.

Le musulman ISSA (=Jésus?)…

Deux sources décrivent le personnage d’Issa, Jésus musulman : le Coran et les Hadith, les deux ayant autorité  et constituant la sunna, la tradition islamique.

Le Coran donne un bref aperçu de sa vie, tandis que les Hadith (collection de dits du prophète Mohamed) précisent son rôle dans la compréhension islamique des temps à venir.

ISSA dans le Coran:

Selon les sourates qui parlent de lui, Issa est un prophète de l’islam parmi d’autres, mais dont l’envergure est particulière. Son message est purement islamique, en relation avec Allah (3.84). Comme tous les prophètes avant lui, et comme Mohamed après lui, Issa n’a pour seul but que de donner la loide l’islam, et de ce fait, ses disciples appelés chrétiens devraient s’en remettre à cette seule loi (3.50; 5.48) car, au départ, ils étaient naturellement soumis à Allah en affirmant: « nous sommes croyants« , en d’autres termes: « nous sommes musulmans » (5.111).

Les Livres

Comme tous les prophètes de l’islam avant lui, Issa a reçu sa révélation de l’islam sous la forme d’un livre (6.90), appelé injil , (déformation de: évangile). La Torah était le livre d’Abraham, (!) et le Zabour (psaumes) était le livre de Daoud (David).

C’est pourquoi les juifs et les chrétiens sont appelés les « gens du livre« . (ahl al kitab) Mais la seule religion révélée dans tous ces livres, c’est l’islam (3.18).

La révélation donnée à Issa confirme les prophètes qui l’ont précédé (3.49, 84; 5.46; 61.6). Mohamed lui-même, « sceau des prophètes« , a authentifié toutes les révélations antérieures, celle d’Issa incluse (4.47). C’est la raison pour laquelle les musulmans doivent croire dans la révélation que Issa a reçue (1.136) tout en sachant que son livre, injil, a été détourné de sa forme originelle par ses adeptes, et que, de nos jours, seul le Coran est le guide sûr pour accéder à l’enseignement d’Issa!

La biographie coranique de Issa

Selon le Coran, Issa était « Messie« . Il était sous l’influence du Saint Esprit (2.87; 5.110). Il est également présenté comme parole d’Allah (4.171).

La mère de Issa, Mariam, était la fille d’Imram (3.34,35) (cf le Amram de l’Exode) et la sœur d’Aaron et de Moïse (19.28). Elle avait été adoptée par Zakariah (père de Jean-Baptiste) (3.36). Toujours vierge, Mariam donna naissance à Issa, seule dans un lieu désert, non pas à Bethlehem de Judée, mais sous le palmier dattier (19.22s) d’une oasis.

Issa se mit à parler, encore bébé, dans son berceau (3.46; 5.110; 19.30). Il réalisa de nombreux prodiges, comme d’insuffler la vie à des oiseaux d’argile, de guérir les aveugles et les lépreux, de relever des morts (3.49; 5.111). Mais surtout, il annonça la venue de Mohamed (61.6).

Issa n’est pas mort sur une croix

Le Coran rectifie les messages qui l’ont précédé, car « les chrétiens et les juifs ont corrompu leurs Ecritures » (3.74-77; 113). Bien que les chrétiens croient que Jésus est mort en croix, il ne fut en réalité ni tué ni crucifié, et ceux qui affirment la crucifixion sont des menteurs (4.157).

Issa n’est jamais mort, mais a connu une ascension auprès d’Allah (4.158). C’est pourquoi, au jour de la résurrection, Issa en personne portera un témoignage d’accusation contre les juifs et les chrétiens qui ont cru à sa mort en croix (4.159).

Les vrais chrétiens devraient accepter l’islam

De la part des chrétiens et des juifs, il est impardonnable d’ignorer le fait que Mohamed a transmis le Coran comme claire évidence de la révélation d’Allah (98.1). Mohamed était même le cadeau d’Allah aux chrétiens, venu corriger leur mauvaise interprétation et leur déviance. Ils devraient donc accepter Mohamed comme messager d’Allah, et le Coran comme la révélation finale! (5.15; 57.28; 4.47).

Les « vrais » chrétiens étant par définition incapables d’aimer les ennemis de Mohamed (58.22), de ce fait, quiconque s’oppose au message de Mohamed ne peut pas être un vrai chrétien.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Les chrétiens qui refusent ou acceptent l’islam

Quelques juifs et chrétiens sont de vrais croyants, car ils acceptent l’islam, ne parlent ni n’agissent en sa défaveur; mais la plupart, indifférents ou hostiles, sont des transgresseurs (3.109) qui seront châtiés, puisque ceux qui refusent de reconnaître la mission de Mohamed iront en enfer (98.6).

Pour le Coran, il est clair que les musulmans ne devraient « jamais prendre pour amis des juifs ou des chrétiens » (5.51). Ils doivent plutôt les combattre jusqu’à ce qu’ils se soumettent, payent la taxe de dhimmi, et soient humiliés (9.29).

Des centaines de versets coraniques sont de fait consacrés au « jihad dans le sentier d’Allah » (= guerre armée contre les infidèles). On trouve dans ce livre « sacré »  plus fréquemment les termes de combattre et de tuer que le mot prier.

Il existe un Livre du Jihad dans toutes les collections de Hadith, ce quiprouve la centralité de ce thème combattant, assimilé à un 6ème pilier de l’islam pour tout un courant historique.

Les croyances des chrétiens

Il est expressément demandé aux chrétiens de ne pas croire que Issa est le Fils de Dieu. La paternité étant perçue sur le plan purement biologique, la transcendante majesté d’Allah est évidemment incompatible avec le fait d’avoir un « fils » (4.172; 25.2).

Issa n’était simplement qu’une créature humaine, et un serviteur d’Allah. (4.172; 3.59).

Le Coran accuse les chrétiens de blasphémer, parce qu’ils croient en une famille de dieux: Dieu le Père, Marie la mère, et Issa le Fils… Pourtant Issa a rejeté cet enseignement (5.116). La doctrine de la trinité est une mécréance, et une destinée douloureuse attend inévitablement ceux qui y adhèrent (5.73) car le blasphème mérite les plus sévères sanctions. Les « associateurs » auront un châtiment particulièrement sévère en raison de cette impiété impardonnable aux yeux de l’islam (shirk).

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

Partager cet article

«Vladimir Poutine est le nouveau de Gaulle», selon Morad El Hattab

Le dernier opus de l’écrivain et conseiller en investissement stratégique Morad El Hattab est consacré au Président russe. Avec «Vladimir Poutine, le nouveau de Gaulle», l’essayiste nous fait part des similitudes qu’il a trouvées entre les politiques des deux chefs d’État, ainsi que dans l’Histoire de leurs pays. Entretien.

«Afin que le peuple russe comprenne bien notre message ici, en prenant cette analogie avec l’Histoire de France, il convient de garder à l’esprit pourquoi la Russie fut à ce point ciblée dans l’Histoire, et l’est toujours aujourd’hui: parce que la Russie a toujours été une menace du même type que la France du point de vue des intérêts anglo-américains, mais une menace potentiellement plus grande par sa taille, ses ressources et sa situation géopolitique.»

Morad El Hattab, conseiller en investissement stratégique et auteur de plusieurs ouvrages sur la géopolitique ou l’économie a croisé les trajectoires historiques française et russe.

Dans «Vladimir Poutine, le nouveau de Gaulle» (éditions Perspectives libres), le lauréat du Prix Littéraire pour la Paix et la Tolérance s’est intéressé aux politiques menées par les deux hommes.

Mais comment rapprocher deux individus que des décennies séparent? Morad El Hattab leur trouve des points communs; aussi bien dans l’exercice du pouvoir que dans son contexte.

Entre tentative de refonte du système monétaire international, souverainisme et volonté d’un monde multipolaire, Morad El Hattab dresse un portrait politique croisé des deux hommes et de l’Histoire de leurs pays. Une Histoire qui a aussi vu l’usure du pouvoir les atteindre. Interview.

source

Partager cet article

«Une politique qui frise le racket» : Moscou s’insurge contre un projet de sanctions américaines

Pour Moscou, le nouveau projet de sanctions contre la Russie présenté au Congrès américain le 13 février répond à une politique commerciale des Etats-Unis qui s’affranchit des règles internationales et «frise le racket».

Le projet de loi présenté le 13 février par les sénateurs républicain Lindsey Graham et démocrate Bob Menendez, intitulé «Loi sur la défense de la sécurité américaine contre l’agression du Kremlin», a suscité une réponse incisive du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

Selon le diplomate, ce projet de loi est fondé sur «une politique commerciale précise, pragmatique et agressive qui n’a rien à voir avec les règles commerciales internationales». «Cette politique frise parfois le racket. Je parle de diverses dispositions du projet de loi visant à perturber des projets d’entreprises russes dans le secteur énergétique, en s’attaquant aux activités des banques russes qui disposent de la participation de l’Etat», a-t-il insisté dans des propos rapportés par l’agence de presse Tass le 14 février.

«Le gouvernement a déjà mis au point et adopté un certain nombre de mesures efficaces pour se prémunir contre de telles « attaques par racket »», a assuré le porte-parole du Kremlin en réponse à une question sur l’impact de ses éventuelles nouvelles sanctions américaines. Dmitri Peskov a par ailleurs souligné que l’économie russe s’était déjà adaptée aux sanctions existantes et avait même réussi à se développer «malgré ces restrictions injustes».

Pour Dmitri Peskov, il est peu probable que cette logique de sanctions américaines prennent fin : «[La Russie] espère le meilleur mais se prépare au pire.» Compte tenu de l’ambiance actuelle à Washington, le porte-parole du Kremlin ne voit toutefois aucun espoir d’«une amélioration des relations [américano-russes] ou, au moins, d’une rémission durable de la maladie russophobe».

source

Partager cet article

L’islamisation du monde chrétien conquis par le djihad s’est surtout faite grâce à la charia appliquée aux unions mixtes

Il y a peu de transformations dans l’histoire du monde plus profondes que la conversion des peuples du Moyen-Orient à l’Islam. À partir du début du Moyen Âge, le processus s’est étendu sur plusieurs siècles et a été influencé par des facteurs aussi variés que la conquête, la diplomatie, la conviction, l’intérêt personnel et la coercition.

Il y a cependant un facteur qui est largement oublié mais qui a joué un rôle fondamental dans l’émergence d’une société typiquement islamique : les unions mixtes entre musulmans et non-musulmans.

Pendant une grande partie de la première période islamique, le mélange des musulmans et des non-musulmans était largement fondé sur un déséquilibre fondamental du pouvoir : Les musulmans formaient une minorité dirigeante d’élite, qui avait tendance à exploiter les ressources des peuples conquis – reproductifs et autres – pour croître en taille et s’enraciner au sein des populations locales.

Vu sous cet angle, la conversion forcée était beaucoup moins un facteur de changement religieux à long terme que des pratiques telles que les mariages mixtes et le concubinage.

Les règles régissant les familles religieusement mixtes se sont cristallisées assez tôt, du moins du côté musulman. Le Coran permet aux hommes musulmans d’épouser jusqu’à quatre femmes, y compris les  » gens du Livre « , c’est-à-dire les juifs et les chrétiens. Les femmes musulmanes, cependant, n’étaient pas autorisées à épouser des hommes non musulmans et, à en juger par les preuves historiques, cette interdiction semble avoir été maintenue.
L’injonction reposait sur l’idée que le mariage était une forme d’esclavage féminin : si une femme était liée à son mari comme un esclave l’est à son maître, elle ne pouvait être soumise à un infidèle.

En dehors du mariage, les conquêtes des VIIe et VIIIe siècles ont vu un nombre considérable d’esclaves capturés en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie centrale. Les femmes esclaves d’origine non musulmane, au moins, étaient souvent contraintes à servir sexuellement leurs maîtres musulmans, et nombre de ces relations donnaient naissance à des enfants.

Comme les hommes musulmans étaient libres de garder autant d’esclaves qu’ils le souhaitaient, les rapports sexuels avec des femmes juives et chrétiennes étaient considérés comme licites, tandis que les rapports sexuels avec des Zoroastriens et d’autres personnes extérieures au  » peuple du Livre  » étaient techniquement interdits.
Après tout, ils étaient considérés comme des païens, dépourvus d’une écriture divine valide, équivalente à la Torah ou à l’Evangile. Mais comme tant d’esclaves au début provenaient de ces communautés  » interdites « , les juristes musulmans ont mis au point des solutions de rechange pratiques.
Certains écrivains du IXe siècle, par exemple, soutenaient que les femmes zoroastriennes pouvaient être incitées ou même forcées à se convertir, et ainsi devenir disponibles pour le sexe.

Qu’ils soient issus du mariage ou de l’esclavage, les enfants issus d’unions mixtes religieuses sont automatiquement considérés comme musulmans. Parfois, des hommes juifs ou chrétiens se convertissaient après avoir déjà fondé une famille : s’ils se convertissaient avant que leurs enfants aient atteint l’âge de la majorité légale – sept ou dix ans, selon l’école de la loi islamique – ils devaient suivre la foi de leur père.
Si les conversions ont eu lieu après, les enfants étaient libres de choisir. Même lorsque les pères et les enfants changeaient de religion, les mères pouvaient continuer à être juives et chrétiennes, comme c’était leur droit en vertu de la charia.

Le mariage et le concubinage mixtes ont permis aux musulmans – qui constituaient un infime pourcentage de la population au début de l’histoire islamique – de s’intégrer rapidement à ceux qui leur étaient assujettis, de légitimer leur domination sur les territoires nouvellement conquis et de les aider à se développer en nombre.
Elle a également fait en sorte que les religions non musulmanes disparaissent rapidement de l’arbre généalogique. En effet, étant donné les règles qui régissent l’identité religieuse des enfants, les groupes de parenté mixtes n’ont probablement pas duré plus d’une ou deux générations.

C’est précisément cette perspective de disparition qui a incité les dirigeants non musulmans – rabbins juifs, évêques chrétiens et prêtres zoroastriens – à s’opposer au mariage mixte et à codifier les lois visant à le décourager.
Étant donné que les musulmans font partie de l’élite, qui bénéficie d’un meilleur accès aux ressources économiques que les non-musulmans, leur taux de fécondité est probablement plus élevé.

Bien sûr, la théorie et la réalité ne concordaient pas toujours, et les familles mixtes sur le plan religieux bafouaient parfois les règles établies par les juristes.
Les biographies des martyrs chrétiens du début de la période islamique, un groupe peu connu qui fait l’objet de mon livre, Christian Martyrs under Islam (2018), constituent l’un des témoignages les plus riches de ces familles.
Beaucoup de ces martyrs ont été exécutés pour des crimes tels que l’apostasie et le blasphème, et un grand nombre d’entre eux venaient d’unions religieuses mixtes.

Un bon exemple est Bacchus, un martyr tué en Palestine en 786 – environ 150 ans après la mort du prophète Mahomet. Bacchus, dont la biographie a été enregistrée en grec, est né dans une famille chrétienne, mais son père s’est converti à un moment donné à l’Islam, changeant ainsi le statut de ses enfants.
La mère de Bacchus, qui priait pour le retour de son mari et qui, entre-temps, semble avoir exposé ses enfants musulmans aux pratiques chrétiennes, était en grande détresse. Finalement, le père mourut, libérant Bacchus pour qu’il devienne chrétien. Il a ensuite été baptisé et tonifié comme moine, ce qui a mis en colère certains parents musulmans qui l’ont fait arrêter et tuer.

Des exemples similaires viennent de Cordoue, capitale de l’Espagne islamique, où un groupe de 48 chrétiens ont été martyrisés entre 850 et 859, et commémorés dans un corpus de textes latins.
Plusieurs des martyrs de Cordoue sont nés dans des familles religieusement mixtes, mais avec un aspect intéressant : un certain nombre d’entre eux ont vécu publiquement en tant que musulmans mais ont pratiqué le christianisme en secret.
Dans la plupart des cas, cela semble avoir été fait à l’insu de leurs pères musulmans, mais dans un cas unique, celui de deux sœurs, cela se serait produit avec le consentement du père.
L’idée que l’on aurait une identité juridique publique en tant que musulman mais une identité spirituelle privée en tant que chrétien a produit une sous-culture unique de « crypto-christianisme » à Cordoue.

Cela semble s’être étendu sur plusieurs générations, alimenté par la tendance de certains « crypto-chrétiens » à chercher et à épouser d’autres comme eux.

Dans le Moyen-Orient moderne, les mariages mixtes sont devenus rares. L’une des raisons en est le succès à long terme de l’islamisation, qui fait qu’il y a tout simplement moins de juifs et de chrétiens à marier.
Une autre raison est que les communautés juives et chrétiennes qui existent aujourd’hui ont survécu en partie en vivant dans des environnements homogènes sans musulmans, ou en établissant des normes communautaires qui pénalisent fortement le mariage.
Contrairement au monde d’aujourd’hui, où les frontières entre les communautés peuvent être fermées, le Moyen Orient médiéval était un monde de étonnamment poreux en ce qui concerne la chambre à coucher.

aeon.co

Partager cet article

Lors d’un entretien téléphonique, Vladimir Poutine apporte son soutien à Nicolas Maduro

Lors d’un entretien téléphonique, Vladimir Poutine a apporté son soutien au Président légitime du Venezuela Nicolas Maduro et a estimé indispensable de surmonter les différends existant au sein de la société vénézuélienne par le dialogue.

Vladimir Poutine a eu ce jeudi un entretien téléphonique avec le Président légitime du Venezuela Nicolas Maduro.

«Le Président a exprimé son soutien aux autorités légitimes du Venezuela dans le contexte de l’aggravation, par des forces extérieures, de la crise politique dans ce pays d’Amérique latine», vient d’annoncer le service de presse du Kremlin.

Vladimir Poutine a également souligné que l’ingérence extérieure destructrice violait «grossièrement les normes fondamentales du droit international».

«Il a préconisé la recherche d’une solution dans le respect de la Constitution vénézuélienne et a estimé indispensable de surmonter les différends existant au sein de la société vénézuélienne par le dialogue», a encore noté le Kremlin.

«Le Président vénézuélien a pour sa part donné son évaluation des développements dangereux que connaît la situation dans son pays au cours de ces derniers jours et a remercié [Vladimir Poutine, ndlr] pour la position de principe de la Russie», a-t-il ajouté.

Les deux interlocuteurs «ont confirmé leur intention réciproque de poursuivre la collaboration russo-vénézuélienne dans différents domaines», a ajouté le service de presse de la présidence russe.

L’opposant Juan Guaido, renvoyé mardi du poste de président de l’Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s’est autoproclamé mercredi «Président en exercice» du pays et a prêté serment. Donald Trump l’a reconnu comme «Président par intérim» et a déclaré qu’il utiliserait tous les outils économiques et diplomatiques pour «rétablir la démocratie au Venezuela».

Nicolas Maduro a estimé que Washington avait essayé d’organiser un coup d’État au Venezuela et a rompu les relations diplomatiques avec ce pays, donnant 72 heures à ses diplomates pour quitter le territoire vénézuélien. M.Maduro a qualifié M.Guaido de Président non-constitutionnel.

source

Partager cet article

Les gilets jaunes devraient exiger la fin du mondialisme économique et migratoire

La crise actuelle est le fruit attendu de la politique injuste du Système. Décennie après décennie, l’oligarchie a en effet imposé aux Français une idéologie contraire à leurs aspirations qui les a progressivement appauvris, déracinés et marginalisés.

Aussi, pour retrouver leur dignité de peuple, les gilets jaunes doivent-ils aujourd’hui mettre en cause la pensée unique et exiger la fin du mondialisme économique et migratoire. Pour qu’il débouche sur un grand changement, il est dès lors important que chacun comprenne clairement la portée réelle de ce mouvement et ne se trompe ni sur sa nature ni sur ses causes profondes.

La France fragmentée

S’agissant de l’origine des manifestants, les médias les rattachent à une France périphérique qui serait oubliée des pouvoirs publics. Cette analyse, au demeurant exacte est cependant largement incomplète car elle n’appréhende pas et de loin la totalité de la situation dans laquelle se trouve les Français d’aujourd’hui. Notre pays est en réalité fragmenté en trois entités : celle des métropoles, celle des banlieues et celle de la périphérie.

Les minorités dominantes : l’oligarchie et les immigrés

La France des métropoles est celle de l’oligarchie et de ses affidés. Il s’agit des membres du Système et des bobos qui partagent son idéologie politiquement correcte. Ceux-là ne sont pas pénalisés par le libre-échangisme ni par l’immigration et tous communient dans le projet mondialiste cher au cartel de Davos. Tournés vers l’étranger, axés sur le sauvetage de la planète, ils ne se préoccupent plus vraiment de la France si ce n’est pour l’adapter à la mondialisation et au changement climatique.

À l’autre bout de l’échelle sociale, dans les banlieues, on trouve les immigrés ou les personnes originaires de l’immigration. Ils ne sont pas affectés non plus par la mondialisation puisqu’elle leur a permis de venir en France où ils vivent beaucoup mieux que dans leur pays d’origine. Et cela d’autant plus qu’ils sont soutenus par l’oligarchie qui leur donne la priorité sur les Français de souche aussi bien à travers son discours sur le vivre ensemble que par les aides financières massives qu’elle leur apporte. Désireuses de vivre chez nous comme elles vivent chez elles, ces populations n’éprouvent que peu d’intérêt pour la France.

La majorité marginalisée : les Français des classes moyennes et populaires

Enfin, dans la périphérie des métropoles, dans les villes moyennes et dans les zones rurales vivent les Français des classes moyennes et populaires. Ils sont oubliés du Système, ignorés de l’oligarchie, et, bien que majoritaires, marginalisés dans leur propre pays. Eux subissent de plein fouet les effets destructeurs de la mondialisation aussi bien à travers l’immigration avec laquelle ils sont en contact qu’en raison du libre-échangisme sauvage qui provoque un chômage massif dont ils sont les premières victimes. Pis, ce sont eux qui assurent par leur nombre l’essentiel des rentrées fiscales et sociales alors que beaucoup d’entre eux n’ont pas accès aux aides publiques, celles-ci étant pratiquement toutes attribuées sous condition de ressources. Ajoutons qu’ils sont, quant à eux, très attachés à la France et qu’ils constituent la réalité du peuple français.

Les gilets jaunes : le peuple français en colère

On comprend dès lors pourquoi la France est oubliée : les seuls qui s’y intéressent encore, les Français des classes moyennes et populaires, sont étouffés et occultés. Avec les gilets jaunes, clairement issus de cette France périphérique, ce sont donc les Français qui se réveillent. C’est le peuple français en colère qui reproche à la classe dirigeante de l’ignorer et de le pénaliser au profit des minorités que sont les immigrés et, dans un autre registre, les membres de l’oligarchie.

L’oligarchie impose le choix idéologique du mondialisme

S’agissant par ailleurs des causes de la révolte, il y a là encore un manque flagrant de discernement. On nous explique en effet que le problème viendrait d’une insuffisance de pouvoir d’achat résultant d’une mauvaise gestion de l’économie. Ce n’est malheureusement pas la réalité.

Si la situation ne cesse de se dégrader, ce n’est pas en raison des erreurs de gestion de nos dirigeants mais à cause de leurs choix idéologiques, des choix qui les conduisent contre toute raison à soumettre notre économie au mondialisme et notre société à l’immigration.

C’est pourquoi les Français ne connaissent pas un simple problème de pouvoir d’achat mais un processus majeur d’appauvrissement. Le libre-échangisme sauvage que nous subissons depuis des décennies par la faute de nos dirigeants a en effet provoqué un transfert continu de richesse de la France vers les pays émergents. La concurrence sauvage et déloyale imposée à nos entreprises a engendré avec la désindustrialisation et le chômage de masse un appauvrissement général du pays. Un appauvrissement encore accentué par la charge financière considérable de l’immigration.

Le Système organise l’appauvrissement du pays

Pour traiter ce processus sans renoncer au mondialisme, la classe politique a d’abord cherché à le compenser par le recours à l’emprunt. Mais la dette se creusant, la Commission de Bruxelles se faisant plus pressante, cette politique de court terme n’était plus réellement possible.

Dès lors, deux solutions se présentaient à nos dirigeants. Renoncer au mondialisme, stopper l’immigration, établir des écluses douanières aux frontières de l’Europe et réindustrialiser notre pays pour créer à nouveau de la richesse sur notre sol tout en allégeant le poids de l’immigration. Mais pour nos gouvernants totalement inféodés à la pensée unique, une telle option est évidemment idéologiquement impensable.

Aussi ne leur reste-t-il que la seconde option qui consiste à accepter l’appauvrissement du pays et même à l’organiser. C’est ce choix purement idéologique que les dirigeants du Système ont fait au mépris des Français et c’est ce choix que Monsieur Macron et ses soutiens ont entrepris de mettre en œuvre. Dès lors tout s’enchaîne car, pour organiser l’appauvrissement, il faut en effet augmenter les prélèvements et diminuer les prestations ainsi que les services publics et donc réduire le niveau de vie des Français

Les gilets jaunes : en finir avec le mondialisme

Face à cette situation absurde qui voit le pouvoir œuvrer contre le peuple, il était logique que ce dernier se réveille et manifeste sa colère. Tel est le sens du mouvement des gilets jaunes : ils sont le peuple français victime du mondialisme économique et migratoire voulu par la classe politique. Aussi la réponse à leur colère réside-t-elle dans le rétablissement des frontières afin de stopper l’immigration et de mettre un terme à la concurrence sauvage qui appauvrissent notre pays. Bref, pour répondre aux gilets jaunes, il faut sortir de la pensée unique.

source

Partager cet article

Ce que les GJ refusent d’entendre : ils s’appauvrissent à cause de l’immigration !

Ce grand débat est une foutaise qui va coûter une quinzaine de millions et n’aboutira à rien. Un bel exercice de communication pour Macron, qui  tente de redorer son blason avec le soutien indéfectible de la presse, qui rivalise de louanges pour saluer l’exercice. .

Entouré majoritairement de lèche-bottes qui sifflent dès qu’une question gênante est posée par un élu courageux, Macron se pavane en terrain conquis.   https://youtu.be/nqRqkPxpHUU . https://youtu.be/nqRqkPxpHUU .

Gilets jaunes tenus à l’écart par un dispositif policier musclé, maires triés sur le volet pour faire la claque et ovationner l’artiste, questions gênantes évacuées du débat, on ne peut pas dire que Macron prenne beaucoup de risques et travaille sans filet. .

C’est du sur mesure concocté pour notre premier de la classe, qui peut ainsi “débattre” devant les Français sans affronter le moindre contradicteur. .

D’ailleurs, la Commission nationale du débat public, la CNDP, le confirme. . « Depuis que l’exécutif a repris en mains l’organisation du grand débat, il n’y a plus de garantie de neutralité et d’indépendance » ! C’est tout dire ! . « Un questionnaire ciblé a remplacé la plateforme très ouverte ». . Une mascarade grotesque. On mélange dans un chapeau des papiers roses et des papiers blancs et on  dit  aux maires : « Tirez un papier rose ». .

Pourtant, si quelques maires courageux posaient les bonnes questions, Macron aurait déjà jeté l’éponge, faute d’arguments  crédibles, dès le deuxième épisode de Souillac. .

Pourquoi les Gilets jaunes diffèrent leurs soins faute de moyens, alors que les sans-papiers sont couverts à 100 % par l’AME qui coûte  1 milliard ? (question posée par la maire de Montauban). .

Mais il y en a d’autres : le coût de l’immigration de 2000 euros par Français, bébés compris, la fraude sociale de 14 milliards, les milliers de mariages blancs pour accéder à la nationalité française, les fausses reconnaissances de paternité, la même carte Vitale qui permet d’accoucher 4 fois dans l’année, les dizaines de milliers de polygames qui ne vivent que du social, comme le célèbre polygame malien de Bobigny avec ses 4 femmes et ses 46 gamins, la délinquance étrangère qui remplit nos prisons, deux détenus sur trois sont musulmans selon Jack Lang, les retraites payées à des centenaires étrangers disparus depuis des lustres, les retraites payées à des étrangers de 65 ans qui n’ont jamais travaillé ni cotisé en France, les déboutés du droit d’asile jamais expulsés, etc. .

La France est en train de couler à pic, les Gilets jaunes sont en train de crever. . 25 000 de nos paysans sont en quasi faillite, mais on a dépensé plus de 2 milliards pour accueillir 25 000 mineurs isolés dont 60 % sont des fraudeurs majeurs. . 140 000 SDF dorment sous les ponts mais on loge 25 000 clandestins à l’hôtel, où les contrôles d’identité sont impossibles. .

Pourquoi les Gilets jaunes sont les derniers servis au guichet social ? . C’est la question à laquelle Macron devrait répondre dans le détail. . Le PIB 2018 vient de tomber. ( source FMI ) . Afrique, Maghreb compris = 2085 milliards de dollars pour  53 pays. . France = 2794,7 milliards de dollars. .

Un Français est 20 donc fois plus riche qu’un Africain. Les GJ travaillent ! . Macron veut-il que les Gilets jaunes s’appauvrissent encore davantage en partageant le fruit de leur travail avec toute la misère du monde ? .

Car si l’immigration augmente mécaniquement le PIB, comme le dit doctement l’inénarrable Moscovici, elle diminue aussi mécaniquement le PIB par habitant ! . Ce que Moscovici se garde bien d’évoquer. .

En quoi un milliard d’Africains, incapables de mettre en valeur le plus riche continent de la planète, pourraient-ils être une richesse pour la France ?

Gérard Pince a calculé que la contribution au PIB d’un immigré était deux fois moindre que celle d’un  natif. . La part de social dans les revenus d’un immigré africain atteint 24 % alors qu’elle n’est que de 4 % pour un natif ( source Insee ) .

L’immigration extra-européenne est un désastre économique et social qui entraîne la France par le fond. . De plus, la fracture identitaire et l’islamisation du pays nous préparent des lendemains tragiques, comme l’a dit Gérard Collomb. . Tout autre discours est un mensonge.

Il n’existe nulle part au monde de société multiculturelle paradisiaque. Macron mène la France au chaos et à la ruine totale. .

Jacques Guillemain

Partager cet article

Comment la France s’est vendue aux Gafam, par Tarik Krim

Pour le pionnier du Web français Tariq Krim, l’histoire du déclin du numérique français est une tragédie en 3 actes. Il existe pourtant une sortie de crise.

Par Tariq Krim *

Pourquoi la France est-elle passée du statut de pays leader dans la technologie à celui beaucoup moins enviable de nation consommatrice de smartphones obligée de mendier un peu d’oxygène aux grandes plateformes pour développer ses projets  ?

L’histoire du déclin du numérique français est une tragédie en trois actes. Il y eut d’abord les «  30 honteuses du numérique  », où une petite élite arrogante et dénuée de vision stratégique a démantelé notre industrie informatique et électronique grand public. Elle a débranché les travaux de recherches les plus intéressants et laissé nos meilleurs développeurs partir à l’étranger faute de pouvoir les associer à des projets ambitieux.

Vient ensuite la capitulation vis-à-vis des grands acteurs américains. Ainsi, de nombreux politiques et hauts fonctionnaires français leur ont permis d’intégrer leurs technologies au cœur des prérogatives régaliennes de l’État : défense, renseignement, éducation, sécurité, mais aussi culture. Plusieurs d’entre eux quitteront leurs fonctions pour aller rejoindre ces sociétés.

Le troisième acte se joue en ce moment. Alors que nos dirigeants se préparent à une vente à la découpe, il reste cependant un mince espoir d’inventer une autre manière d’utiliser le réseau plus en phase avec nos principes et nos valeurs. Mais pouvons-nous encore changer la doctrine des politiques numériques de la France  ? Quand on écoute nos hommes politiques, le déclassement de l’Europe vis-à-vis de l’Internet est présenté comme une fatalité. Un accident de l’Histoire à l’issue duquel les clés du monde de demain auraient été données aux États-Unis et à la Chine.

La réalité est beaucoup plus douloureuse. En 1993, les États-Unis lancent le projet des «  Autoroutes de l’information  » qui fera notamment de l’Internet et du numérique le fer de lance de leur nouvelle stratégie de croissance. Au même moment, l’Europe décide de miser sur les industries traditionnelles… et le diesel propre  ! Vingt-cinq ans plus tard, les Gafam dominent aujourd’hui le monde et le patron d’Audi a été arrêté pour avoir faussé les mesures de pollution de ses moteurs. En France, les Gilets jaunes ne comprennent pas pourquoi ils sont taxés sur le diesel alors que pendant des années on les a massivement incités à acheter les voitures utilisant ce type de carburants.

Nous aurions pu avoir un autre destin, car si les États-Unis avaient la vision et l’argent, c’est en Europe qu’ont été inventées deux des briques fondamentales de l’Internet : Linux et le Web. Mais à la différence du standard GSM, ces dernières ont eu le malheur d’être conçues par des individus talentueux hors des grandes institutions. Snobés chez nous, ces deux projets deviendront le moteur des plateformes numériques américaines et chinoises et l’instrument de leur domination mondiale. Car c’est bien de la détection précoce des technologies d’avenir et des talents que viennent les succès de sociétés comme Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft. La France ne voit pas les choses de la même manière, notre élite méprise ce qui est marginal, différent ou simplement trop petit. Le scénario de «  dénumérisation  » de la France suivra toujours le même schéma. Nous vendrons à la casse nos sociétés, ou les dilapiderons alors qu’elles possédaient en interne les technologies qui, si elles avaient été mieux valorisées, nous auraient permis d’influencer la direction prise par l’Internet.

Tout commence dans les années 70, avec l’abandon du réseau Cyclades de Louis Pouzin au profit du Minitel. Louis Pouzin en est le concepteur et il est l’inventeur de la segmentation des données en «  Datagramme  ». Il sera récompensé (avec Tim Berners-Lee et Vinton Cerf) par la reine d’Angleterre pour ses contributions essentielles à la création de l’Internet et il reste à ce jour un inconnu du grand public en France. Il faudra attendre 1994 pour que nos chercheurs acceptent enfin de s’intéresser à autre chose qu’à des technologies incompatibles avec l’Internet. Dans les années 90, c’est au tour du Premier ministre de l’époque Alain Juppé d’expliquer, au journal de 20 heures, sa décision de vendre à la casse Thomson Multimédia au coréen Daewoo : «  Thomson, ça ne vaut rien, juste un franc symbolique. » Le gouvernement obsédé exclusivement par le volet social de l’entreprise ignore que Thomson multimédia dispose d’une grande partie des brevets sur la musique (le fameux MP3) et la vidéo en ligne qui seront utilisés quelques années plus tard dans tous les smartphones. Sa branche grand public sera démantelée et vendue au chinois TCL et ses meilleurs ingénieurs partiront chez Google.

Quasiment au même moment, Alcatel décide de transférer ses usines vers la Chine. Son PDG veut appliquer la stratégie du «  fabless  », à savoir délocaliser la production tout en conservant le design en France. Ce sera une grossière erreur d’analyse. Lorsque les smartphones deviennent un succès international, la France n’a plus de capacités industrielles dans ce secteur, alors qu’elle était l’un des principaux fabricants dans le monde. Nokia, le champion européen du GSM, sera lui aussi vendu à Microsoft puis mis à mort quelques années plus tard. Seuls la Corée et le Japon qui ont su conserver leurs sociétés dans le domaine profiteront pleinement de l’arrivée d’Android. Après avoir sabordé notre électronique grand public, tout sera fait pour empêcher la création d’une industrie indépendante de l’Internet en France.

Alors que la Silicon Valley parie sur les talents et les start-up, la France préfère s’embourber dans des grands projets institutionnels sans avenir. Mais ces projets permettent aux politiques de faire des annonces et aux industriels déjà établis de bénéficier de la manne de l’argent public. Ainsi, le projet Quaero, qui visait à créer un «  Google Européen  », a été lancé par Jacques Chirac. Il terminera rapidement dans les oubliettes technologiques. Plus récemment, le Cloud souverain, qui se targuait d’être la réponse française à Amazon et Microsoft, sera abandonné en rase campagne puis revendu (et sans ironie aucune)… au chinois Huawei. Au final, beaucoup d’argent aura été dépensé soit pour concurrencer l’Internet lui-même soit pour contourner les start-up qui voulaient développer des solutions alternatives aux Gafam. C’est une génération entière d’entrepreneurs et de chercheurs que l’on a écartés pour redéfinir la politique industrielle du secteur. Tout récemment, le rapport sur l’intelligence artificielle de Cédric Villani n’a pas fait mention des deux meilleures solutions open sources dans le domaine : SciKit Learn et Keras qui se trouvent être… françaises.

L’acte deux commence avec le quinquennat Hollande. Un changement d’attitude va s’opérer vis-à-vis des grandes plateformes. La défaite est désormais entérinée en coulisses. Il ne s’agit plus d’exister au niveau mondial, mais de négocier avec les Gafam tout en faisant mine de s’indigner publiquement de leurs abus de position dominante. Place à la stratégie «  Ferrero Rocher  » : tapis rouge, petits fours, quasi-visites d’État et quasi-sommets diplomatiques avec les Gafam. L’exigence de souveraineté numérique n’est plus un rempart. Un partenariat entre Cisco et l’Éducation nationale est mis en place par Manuel Valls. Ceci alors que cette société est au cœur du complexe militaro-industriel américain. Son patron sera d’ailleurs nommé par Emmanuel Macron ambassadeur mondial de la French Tech. Et il «  accompagnera  » les start-up françaises notamment pendant le voyage présidentiel en Inde. Si John Chambers est bien l’un des meilleurs patrons de la Tech mondiale, le signal donné par sa nomination est déroutant pour l’entrepreneuriat français. Ce n’est tristement pas le seul. Microsoft est devenue le partenaire de l’Éducation nationale, et Google le parrain de la Grande École du Numérique. La société de Big Data Palantir, proche des services secrets américains, a conclu un contrat avec la DGSI (et peut-être la DGSE  ?), et elle est également présente chez Airbus. Enfin, à l’échelon des collectivités territoriales, les régions vont s’appuyer sur Facebook pour «  la formation au numérique  ».Comment, dans ces conditions, se plaindre des conséquences des réseaux sociaux et de l’impact des Gafam sur notre démocratie quand nous leur avons ouvert si largement les portes de l’État  ?

Ce qui nous amène à l’acte 3. La plupart de ces partenariats ont été signés à une époque où le succès des Gafam ne pouvait pas être remis en question. Mais depuis l’affaire Snowden, de nombreux scandales ont montré les failles morales de ces sociétés dans la gestion de nos données personnelles ainsi que dans l’utilisation «  non-éthique  » des technologies de l’intelligence artificielle. La France peut d’ailleurs se targuer d’être la seule démocratie occidentale à ne pas avoir ouvert de commission d’enquête à la suite de l’affaire Cambridge Analytica. Le gouvernement a préféré annoncer une collaboration rapprochée avec Facebook. Il s’agit de maintenir l’illusion que l’on peut gérer l’État comme une start-up, tout en feignant d’oublier que la majorité d’entre elles échoue dans les deux ans qui suivent leur création. En effet, ce gouvernement prend un risque inconsidéré en pariant notre avenir sur une hypothétique transformation numérique autour de «  l’intelligence artificielle  ». Si nous ne nous donnons pas les moyens de réguler la manière dont ses entreprises et ce type de technologies fonctionnent, nous pourrions détruire notre modèle social en tentant de copier ceux de la Chine ou des États-Unis. L’ironie du sort veut que, désormais, certains industriels et chercheurs américains s’appuient sur l’Europe et sa réglementation sur les données personnelles pour sortir d’un modèle numérique qui n’est pas «  durable  ». Aux États-Unis, le ministère de la Santé a ainsi lancé une grande étude sur l’impact des écrans et le Sénat a analysé, dans un rapport très détaillé, les manipulations des réseaux sociaux qui ont eu lieu lors de la dernière campagne présidentielle.

Il existe pourtant un scénario de sortie de crise. En effet, la meilleure réponse à la crise de confiance systémique vis-à-vis des Gafam est de soutenir les mouvements autour des technologies «  éthiques  ». Il s’agit d’un nouveau terrain de croissance industrielle pour l’Europe, comme le Bio l’a été pour l’agriculture. De nombreux entrepreneurs réfléchissent à d’autres façons de concevoir la technologie, s’appuyant beaucoup moins sur la donnée et créant moins d’intrusions vis-à-vis de leurs utilisateurs. C’est le mouvement autour des logiciels éthiques et du Slow Web. Ce mouvement, qui s’est réuni en septembre dernier à Copenhague, souhaite définir un meilleur équilibre entre usage numérique et monde réel pour ne pas rendre ces technologies aliénantes. Il prône notamment l’arrêt de certaines pratiques toxiques comme le profilage (micro targeting) ou la manipulation de nos émotions via des messages ciblés sur nos mobiles dont nous avons vu les conséquences désastreuses lors du référendum sur le Brexit ou l’élection américaine. Parce que nous avons laissé le numérique devenir un sujet politique de second plan, et que nous avons nommé des communicants à la tête des institutions qui devaient s’en occuper, il n’y a pas eu de véritable débat sur la digitalisation de l’État, et sur les conséquences que ces technologies peuvent avoir sur chacun d’entre nous. Nous devons désormais exiger que les choix technologiques faits par l’État (comme les décisions politiques dans ces domaines) soient lisibles et compréhensibles par l’ensemble des citoyens… Car s’il s’agit de faire de la France une colonie numérique des plateformes et qui ne profiterait qu’à une petite bourgeoisie d’Internet, alors il faudra le dire clairement  !

Il est temps également de voir émerger une nouvelle forme de résistance citoyenne. Car l’usage de ces technologies n’est pas neutre, la substitution de l’action de l’État par des algorithmes rend caduque l’égalité de traitement entre chaque Français. Le remplacement de nos services publics par un «  État plateforme  » totalitaire (à l’instar du «  Crédit social  » qui voit chaque Chinois recevoir une note qui détermine leur capacité à se déplacer ou à obtenir un crédit) n’est pas la vision que nous souhaitons promouvoir. C’est pourtant ce qui se prépare dans certains cabinets ministériels lorsqu’il est question d’État plateforme… En espérant que la France reprenne le dessus sur ces questions, il faut saluer l’action de la commissaire européenne danoise Margrethe Vestager qui a su faire preuve d’un véritable leadership sur la régulation des plateformes. Il sera important lors des prochaines élections européennes de lui permettre de s’appuyer sur un parlement qui sera capable de l’aider à poursuivre sa tâche.

* Tariq Krim, pionnier du Web français, fondateur de Netvibes, Jolicloud et de la plateforme de Slow Web dissident.ai.

Source :Le Point, Tarik Krim, 05-01-2019

Partager cet article

Italie : arrestation de 15 trafiquants qui organisaient des traversées de combattants djihadistes en les faisant passer pour des réfugiés

Après avoir reçu des informations d’un ancien djihadiste, la police italienne a arrêté 15 passeurs appartenant à une organisation soupçonné d’avoir aidé des djihadistes à entrer clandestinement en Europe en tant que demandeurs d’asile, via des traversées en bateau.

Les arrestations ont eu lieu cette semaine dans les villes de Palerme, Trapani, Caltanissetta et Brescia.

L’ancien djihadiste a fait sauter le couvercle de l’opération en disant à la police : « Il y a une armée de kamikazes en Italie ».

Les procureurs ont ajouté que l’organisation, qui a en grande partie fait passer clandestinement des djihadistes de Tunisie, « constitue une menace actuelle et concrète pour la sécurité nationale car elle est capable de fournir à plusieurs migrants illégaux un passage maritime caché, sûr et rapide.’

(…)

Il Giornale

Partager cet article

Echirolles (38) : Une école « salafiste » devant le tribunal correctionnel

Un procès rarissime s’est déroulé mardi devant le tribunal correctionnel de Grenoble, qui a vu comparaître le directeur d’une école musulmane d’Échirolles et, au titre de personne morale, l’association qui la gère.

Le directeur de l’école Philippe-Grenier, fondée en 2016 et accueillant 104 élèves dans ses locaux de la rue du 19-Mars-1962, est prévenu d’avoir tenté de se soustraire à un contrôle de l’Education nationale, l’école interdisant l’entrée des inspecteurs pendant environ une heure, le 4 décembre 2017.

(…) Par la voix du procureur Olivier Nagabbo, le ministère public a rejeté l’hypothèse du manque d’expérience, ou de la seule incompétence, pour appeler un chat un chat : « C’est une école que l’on doit qualifier d’école salafiste.

Les contrôles de l’Éducation nationale ont pour but de s’assurer des objectifs de la scolarité obligatoire : développer le corps et l’esprit des élèves, les élever vers une vie d’adulte autonome et enrichissante. Garantir les instruments fondamentaux du savoir. Mais il y a tellement de carences dans cette école…

Les connaissances sont rabâchées, il n’y a pas de production orale et écrite, pas d’enseignement artistique, pas de travail de groupe, pas d’ouverture sur le monde, pas d’encouragement à développer l’esprit critique. C’est de l’obscurantisme, du lavage de cerveau. Cette école est nocive. »

Il a requis une peine d’amende pour le directeur et l’école, et, surtout, a requis la fermeture définitive de l’établissement avec mise à exécution provisoire.


www.ledauphine.com

Partager cet article

David Wood explique le Syndrome de Stockholm face à l’Islam « Plus les islamistes tuent et plus les européens louent l’Islam et condamnent ceux qui critiquent cette idéologie » (Vidéo)

David Wood explique le Syndrome de Stockholm face à l’Islam « Plus les islamistes tuent et plus les européens louent l’Islam et condamnent ceux qui critique cette idéologie ».

C’est également ce qu’explique Alexandre Del Valle sans son dernier livre « La Stratégie de l’Intimidation : Du terrorisme djihadiste à l’islamiquement correct« 

Alexandre del Valle est un géopolitologue renommé, spécialiste entre autres de la menace islamique, professeur à l’IPAG et à Sup de Co La Rochelle, qui intervient souvent dans les médias. Il est connu, en particulier, pour avoir tenu tête, lors d’un débat, à M. Mélenchon et à M. Plenel, qu’il a récemment qualifié de « collaborateur de l’islamisme » dans l’émission « Salut les Terriens » de Thierry Ardisson, le 22 mars dernier.

Lire aussi : Entretien avec Alexandre Del Valle : La Stratégie de l’Intimidation, du « terrorisme jihadiste à l’islamiquement correct » 1/3

Entretien avec Alexandre Del Valle : La Stratégie de l’Intimidation « Plus on tue au nom de l’Islam et plus on fait de la publicité pour l’Islam » 2/3

Cliquez sur l’image pour acheter ce livre

Son dernier livre, La Stratégie de l’intimidation : du terrorisme jihadiste à l’islamiquement correct( Éditions L’Artilleur) est remarquable. Clair, précis, charpenté, touffu, bien écrit, il présente la menace islamique et l’accompagnement de celle-ci par une stratégie, malheureusement trop souvent efficace, de mise en accusation de l’Occident.

Les attentats sont, certes, commis par une minorité, mais la majorité des musulmans a une attitude qu’on peut qualifier d’ambiguë. Le but suprême de beaucoup de fidèles du prophète étant d’islamiser le monde, tous les moyens sont bons pour arriver à ce résultat. Une des tactiques est incarnée par l’expression « alsam taslam » (= soumets et tu auras la paix).

Des groupes violents persécutent, voire tuent ceux qui dénoncent les « dérives » de la religion du prophète (Salman Rushdie, l’écrivain sri lankais Taslima Nasreen, Pim Fortuyn, Theo van Gogh, Charlie Hebdo…). Du fait de cette campagne de terreur, plus personne n’ose s’élever contre l’islam, alors qu’on continue à critiquer sans retenue et à moquer un christianisme autrement pacifique.

À côté de ces extrémistes qui sèment la mort existe une galaxie d’organisations qui dénoncent les attentats du bout des lèvres, mais surtout mènent une campagne virulente contre une islamophobie largement imaginaire dans le seul but de renverser les rôles. L’Occident n’est plus victime mais coupable, et c’est sa prétendue intolérance qui crée les terroristes.

On ajoute deux arguments. Le premier : au Moyen Âge et à l’époque moderne, les États musulmans (califat, Al-Andalus, Empire ottoman) étaient des modèles de tolérance et de respect des autres religions, contrairement à la « barbarie » chrétienne qui a donné l’Inquisition et l’expulsion des Juifs et des Maures d’Espagne. Pourtant, l’Espagne mahométane a connu de nombreux pogroms antijuifs et des persécutions sanglantes de chrétiens. Et vers 1230, tous les non-musulmans ont été collectivement expulsés d’Al-Andalus.

Deuxième argument aussi fallacieux : les Occidentaux ayant oublié, après la chute de l’Empire romain, les auteurs grecs et latins, ce sont les savants musulmans qui leur ont transmis les manuscrits des Anciens et permis la Renaissance.

En réalité, les auteurs antiques n’ont jamais été oubliés. Constantinople, la Sicile normande, l’Espagne chrétienne ont contribué bien plus que les musulmans à diffuser les manuscrits antiques. En outre, l’incontestable bouillonnement intellectuel du califat est dû, en grande partie, aux Perses sassanides et à des savants chrétiens ou juifs, originaires du Moyen-Orient ou d’Espagne.

Cette intimidation islamique connaît une grande réussite. Des dirigeants occidentaux (MM. Bush, Obama, entre autres, mais la liste est longue) ont tenu des discours de repentance sur un supposé racisme occidental, nous désarmant intellectuellement.

Beaucoup d’intellectuels, nombre de manuels scolaires développent les thèses fausses de la tolérance d’Al-Andalus et de la dette imaginaire de l’Occident envers les savants musulmans. Plus virulents, des leaders de gauche épousent quasiment les thèses islamiques et présentent les musulmans comme le nouveau prolétariat opprimé par le capitalisme. De plus, l’antisionisme est proche de l’antisémitisme. La haine d’Israël amène certains à justifier les attentats, même contre des civils. Le courant islamo-gauchiste est influent dans les médias et impose souvent une vision faussée du problème musulman.

On ne peut que recommander la lecture de ce livre décapant. Espérons qu’il donnera le signal d’une prise de conscience et d’une révolte nécessaire de l’Occident. Sinon, le pire est possible.

source

Partager cet article

Le mouvement des Gilets jaunes ne risque-t-il pas de virer vers un Euromaïdan ukrainien ?

Un Euromaïdan à Paris ? L’acte VIII des Gilets jaunes est lancé sur Paris et ailleurs en France pour ce samedi 5 janvier 2019. La France est plongée dans une situation très dangereuse alors que le monde l’est aussi devenu.

Des Etats ont été détruits par des guerres civiles ou sont en guerre depuis 2011 : Libye, Syrie, Ukraine. Justement des Gilets jaunes prennent, si c’est dans leur volonté d’exprimer une réponse à un président sourd -en exemple- le-dit soulèvement populaire en Ukraine, répétant les arguments de la  »Lügenpresse » :  La Russie a annexé l’Ukraine.

Le mouvement des Gilets jaunes est salutaire car la pauvreté est forte en France et une forme d’élite cosmopolite, qui pourtant a pour devoir de s’occuper du pays et qui est grassement payée par le peuple, le laisse mourir.

La misère en France est en 2019 durablement installée chez de nombreux enfants, étudiants, adultes et retraités. ….

La colère est si profonde dans le peuple français que justement  »un soulèvement national avec des armes » semble être réellement possible. 

Un soulèvement national avec des armes ?

Tout est possible. La situation est volatile en France comme d’ailleurs dans d’autres pays européens. Le peuple français voit un président qui le méprise depuis le début et qui en rajoute une couche durant ses voeux du Nouvel An en traitant les Gilets jaunes comme des moins-que-rien qui doivent être punis.

Au lieu d’aller vers le peuple français qui souffre, le gouvernement français applique une nouvelle loi appliquée en Allemagne et qui fait régner la terreur là-bas pour contrôler, menacer, sanctionner (punir) les chômeurs qui ne trouvent pas un travail.

Pour de nombreux chômeurs, ils peuvent  »traverser la rue » comme l’avait dit Macron avec mépris, ils n’en trouveront pas. Le peuple de France a ouvert les yeux et compris qu’une élite mondialiste est à la tête du pays et ne pense pas à l’intérêt des Français.

Ce même peuple n’est pas dupe et sait que les média mentent et le manipulent pour protéger les intérêts de la finance. Il suffit de voir l’état des bouches de nombreux Français quand vous leur parler pour comprendre leur situation au quotidien.

Il est triste et révoltant de voir les Français ne pas pouvoir se soigner correctement les dents alors que Macron adore présenter sa dentition parfaitement blanche au peuple qui souffre et qui n’en peut plus.

Le mépris a assez duré contre le peuple et en effet ce peuple n’a plus rien à perdre.

« Beaucoup de gens dans ce mouvement sont prêts à perdre la vie pour que notre futur soit meilleur. Des gens préparent un soulèvement national avec des armes »,

a annoncé Maxime Nicolle dans une vidéo

Eric Drouet a, comme de nombreux Gilets jaunes, partagé le documentaire sur l’Euromaïdan. Le peuple ne semble voir qu’une seule réponse au mépris de Macron ce qui est bien sûr dangereux et certainement inutile quand on voit ce qui s’est passé à Kiev.

Car c’est le petit peuple qui a donné de sa vie et la révolution du peuple a été récupéré, d’ailleurs téléguidé, par la finance et les U.S.A.

[…]

L’Euromaïdan comme modèle ?

Si le peuple français a largement raison de se faire entendre par les manifestations des Gilets jaunes, il ne faudrait cependant pas prendre pour modèle l’Euromaïdan qui fut organisée par les services secrets U.S. pour attaquer la Russie en brisant l’Ukraine et son peuple (les civils ukrainiens recrutés de force dans l’armée vont mourir pour la finance contre leurs frères slaves russes).

Cependant les Gilets jaunes expriment par l’emploi de cette image – ce film Winter on Fire consacré à la révolution ukrainienne de fin 2013-début 2014- une nouvelle phase car Macron continue de le mépriser. Le peuple ukrainien est manipulé par la haute finance avec à sa tête l’oligarque Porochenko, l’ami de Soros qui vient de mettre sa fondation à Berlin après avoir quitté Budapest. 

Mains arrachées, yeux crevés, des morts !

La police de Macron et de son équipe ont massacré leur peuple qui ne faisait qu’exprimer son mécontentement dans son droit à -l’expression démocratique de la manifestation.

La situation est grave. Le président français n’écoute pas les Français et continue d’insulter le peuple. Déjà dans le passé Macron avait qualifié les Français de  »Mafieux, d’alcooliques, d’illettrés ».

C’est trop. Macron a dépassé la ligne rouge et c’est un président qui ne pourra pas marcher seul dans la rue en France. « Manu, il y a des gens qui ne lâcheront pas, ils ne veulent plus être pacifistes, car ils ont vu que tu as envoyé des flics taper leurs gosses, leurs grands-mères, leurs grands-pères, leurs frères, leurs soeurs…

Des flics qui ont tué des gens.. », dit Maxime Nicolle. Oui, le peuple ne va pas laisser un tel gouvernement avec un tel président massacrer ses enfants et parents.

Le peuple français a une grande tradition démocratique mais aussi de révolte. La souffrance est trop lourde, sa patience est terminée. Le peuple a compris qu’il est méprisé, exploité depuis plus de 40 ans et en raison de la répression il ne sera pas prêt à reculer.

Macron est allé trop loin dans l’insulte, le mépris, la violence envers le joli peuple de France. Au comportement du président français nous avons celui des média qui mentent sur la réalité du terrain pour satisfaire la finance et l’équipe au pouvoir.

Depuis des années déjà la colère et les germes de la révolte sont là. Ces germes, actuellement, poussent arrosés du sang versé par le peuple dans tout le pays. Et la nouvelle arrestation d’Eric Drouet est une action de trop.

Mais la France appartient au peuple et Macron est au service de ce peuple car ce dernier est souverain.

SOURCE

Partager cet article

Malmô (Suède) : un migrant libyen condamné pour le viol brutal d’une fillette de 9 ans

Mohammed a été condamné pour viol brutal sur une fillette de 9 ans – mais il ne sera pas expulsé à vie

Le migrant était à la recherche d’une fille ou d’un enfant à violer.

Le Libyen, âgé de 30 ans, qui a été accusé d’un viol brutal contre une fillette de 9 ans à Malmö plus tôt cette année, a aujourd’hui été condamnée par le tribunal de district pour viol grave commis sur des enfants. La sanction sera de six ans d’emprisonnement et d’expulsion, mais pas à vie.

Fin octobre, une fillette de 9 ans a été victime d’un viol grave dans une cour de Malmö.

Voici ce qu’a écrit le procureur lors du procès:

‘Il a piégé la plaignante dans une salle à ordures qu’il a ensuite verrouillée en l’attrapant au sol, en lui frappant le visage, en retirant ses vêtements du bas du corps et en lui tenant les jambes. Elle a ressenti de la douleur, a subi une ecchymose au niveau de son cou et avait des difficultés à respirer. Il a ensuite menacé de la battre si elle n’arrêtait pas de crier. ‘

Selon le tribunal, il ressort clairement que l’homme était dans la région ce jour-là ‘pour chercher une fille à violer, qu’il se fichait totalement de savoir si la fille était un enfant (…).

Selon l’Office des migrations, ce citoyen libyen réside dans le pays avec un permis de séjour permanent depuis novembre 2010. Il a trois enfants mineurs en Suède et a déjà été reconnu coupable de violence et de crimes d’admission plusieurs fois, mais sans avoir été expulsé.

Le migrant est également condamné pour voies de fait graves, deux affaires concernant des agressions sexuelles, des vols, de petites infractions liées à la drogue et des violations de la loi sur les couteaux. (oui il a fallu un viol sur une enfant pour que le tribunal l’expulse… merveilleuse justice n’est-ce pas?)

Friatider

Partager cet article

L’invasion de la France par l’islam fait partie de l’histoire de France qui n’est plus enseignée

Les musulmans sont entrés pour la première fois en 714 dans l’espace géographique qui deviendra la France.

• Ils se sont emparés de Narbonne, qui est devenue leur base pour les 40 années suivantes, et ont pratiqué des razzias méthodiques. Un razzia consistait à piller, violer, voler, tuer et capturer des esclaves. Si cela vous évoque les exactions en meute qui ont été commises le jour de l’An 2016 en Allemagne, en Suisse, en Finlande et en Autriche, c’est que vous avez tout compris de leur mode opératoire.

• Ils ont ravagé le Languedoc de 714 à 725, détruit Nîmes en 725 et ravagé la rive droite du Rhône jusqu’à Sens.

• En 721, une armée musulmane de 100.000 soldats mit le siège devant Toulouse, défendue par Eudes, le duc d’Aquitaine (tableau ci-dessus). Charles Martel envoya des troupes pour aider Eudes. Après six mois de siège, ce dernier fit une sortie et écrasa l’armée musulmane qui se replia en désordre sur l’Espagne et perdit 80.000 soldats dans la campagne. On parle peu de cette bataille de Toulouse parce que Eudes était mérovingien. Les capétiens étaient en train de devenir rois de France et n’avaient pas envie de reconnaître une victoire mérovingienne.

• Les musulmans ont conclu alors qu’il était dangereux d’attaquer la France en contournant les Pyrénées par l’est, et ils ont mené leurs nouvelles attaques en passant à l’Ouest des Pyrénées.

• 15.000 cavaliers musulmans ont pris et détruit Bordeaux, puis la région autour de la Loire, et mis le siège devant Poitiers, pour être finalement arrêtés par Charles Martel et Eudes à vingt kilomètres au nord de Poitiers, en 732.

• Les musulmans survivants se sont dispersés en petites bandes et ont continués à ravager l’Aquitaine. De nouveaux soldats les rejoignaient de temps en temps pour participer aux pillages. (Ces bandes n’ont finalement été éliminées qu’en 808, par Charlemagne).

• Les ravages à l’Est ont continué jusqu’à ce qu’en 737 Charles Martel descende au sud avec une armée puissante, et reprenne successivement Avignon, Nîmes, Maguelone, Agde, Béziers et mettent le siège devant Narbonne. Cependant, une attaque des Saxons sur le nord de la France a obligé Charles Martel à quitter la région.

• En 759 enfin, Pépin le Bref reprit Narbonne et écrasa définitivement les envahisseurs musulmans. Ces derniers se dispersèrent en petites bandes, comme à l’Ouest, et continuèrent à ravager le pays, notamment en déportant les hommes pour en faire des esclaves castrés, et les femmes pour les introduire dans les harems d’Afrique du Nord, où elles étaient utilisées pour engendrer des musulmans.

• La place forte des bandes se situait à Fraxinetum, l’actuelle La Garde-Freinet. Une zone d’environ 10.000 kilomètres carrés, dans les Maures, fut totalement dépeuplée.

• En 972, les bandes musulmanes capturèrent Mayeul, Abbé de Cluny, sur la route du Mont Genève. Le retentissement fut immense. Guillaume II, comte de Provence, passa 9 ans à faire une sorte de campagne électorale pour motiver tous les Provençaux, puis, à partir de 983, chassa méthodiquement toutes les bandes musulmanes, petites ou grandes.

• En 990, les dernières furent détruites.

Elles avaient ravagé la France pendant deux siècles.

La pression musulmane ne cessa pas pour autant

• Elle s’exerça pendant les 250 années suivantes par des razzias effectuées à partir de la mer. Les hommes capturés étaient emmenés dans des camps de castration en Corse, puis déportés dans les bagnes du Dâr al islam, et les femmes d’âge nubile dans les harems. Les repaires des pirates musulmans se trouvaient en Corse, Sardaigne, Sicile, sur les côtes d’Espagne et celles de l’Afrique du Nord.

image0055

Toulon a été totalement détruite par les musulmans en 1178 et 1197, les populations massacrées ou déportées, la ville laissée déserte.

• Finalement, les musulmans ayant été expulsés de Corse, Sicile, Sardaigne, du sud de l’Italie et de la partie nord de l’Espagne, les attaques sur les terres françaises cessèrent mais elles continuèrent sur mer.

• Ce n’est qu’en 1830 que la France, exaspérée par ces exactions, se décida à frapper le serpent à la tête, et à aller en Algérie détruire définitivement les dernières bases des pirates musulmans. Vous savez ce qu’est devenue ensuite l’Algérie, et l’histoire ne s’est pas figée.

image0011

l’islam ne renonce jamais. C’est la raison de sa présence en Europe

Ce qu’il y a de frappant, c’est qu’entre 714, la première entrée, et 1830, l’écrasement définitif des pirates barbaresques, il s’est écoulé plus d’un millénaire, ce qui montre que l’islam ne renonce jamais. C’est la raison de sa présence en Europe.

Ce qui est encore plus frappant, c’est qu’on a tendance à faire remonter la première vague d’invasion par les musulmans à 1973, sous Giscard d’Estaing.

Et finalement, le plus frappant de tout, c’est que rien de ceci n’est enseigné dans les livres d’histoire – et faites confiance à la France complice pour faire en sorte que le monde les oublie.

L’islam tente maintenant de se faire passer pour une religion de paix d’amour et de tolérance. Elle n’a qu’à se baisser pour trouver des complices qui vous traitent de racistes s’il vous prenait l’idée de demander si c’est en distribuant des roses qu’elle a conquis 22 pays devenus islamistes, et 35 autres à dominante musulmane.

Vous avez le droit de poser la question.

Mais vous devenez alors islamophobe.

Les Français, c’est une réalité, ne semblent pas en mesure de regagner le terrain perdu avec le ventre de leurs femmes. La victoire peut très bien arriver par les mêmes vecteurs que l’invasion musulmane contemporaine : l’entrisme culturel, le barrage de l’islam radical par les bienfaits de l’occident. C’est ce que nous avons de mieux à offrir.

Combien de musulmans se sont détournés du coran par ignorance ou rejet, tout en se disant toujours musulman ?

La meilleure lutte contre le danger intégriste n’est-il pas d’encourager les musulmans à suivre cette route ?

Je n’affirme rien. J’ouvre des portes de réflexion car je ne vois nulle part poindre de proposition réaliste.

Encore un effort, une grosse tape dans le dos pour les aider, et nos valeurs pourraient bien vaincre l’obscurantisme des Tarik Ramadan, et les neutraliser. Ce serait toujours mieux qu’une guerre civile dont l’issue, contrairement aux horreurs qui l’accompagne, est loin d’être connue.

Reproduction autorisée avec la mention suivante et le lien ci dessous :

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

http://unnouveaumondelibre.ning.com/group/islam/page/xx-elements-communs-entre-le-socialisme-total-et-l-islam?xg_source=activity

Partager cet article

Les exportations de blé russe de 2018 battraient les records mondiaux de ces 30 ans

Les exportations russes non énergétiques et de produits autres que des matières premières pourraient se monter cette année à 128,5 milliards d’euros, tandis que celles de céréales devraient atteindre 42 millions de tonnes, a déclaré le Centre russe des exportations.

À l’issue de 2018, les exportations non énergétiques et de produits autres que des matières premières pourraient atteindre le chiffre record de 128,5 milliards d’euros, a annoncé ce vendredi le directeur général du Centre des exportations de Russie, Andreï Slepniov.

«La croissance des exportations autres que les matières premières est à l’heure actuelle le plus important axe du développement stratégique de l’économie russe», a-t-il souligné.

Le dernier record avait été enregistré en 2013 avec 125,5 milliards d’euros.

Les deux dernières années ont permis d’enregistrer d’importants succès dans différents secteurs. Ainsi, Andreï Slepniov a relevé une croissance record d’exportations de produits alimentaires au mois d’octobre. Un record historique sera établi à la fin de l’année par le secteur forestier.

Les exportations de céréales devraient, elles, dépasser de presque 30% le record de 2017 pour atteindre plus de 42 millions de tonnes, a indiqué le Centre, ajoutant qu’aucun pays du monde n’avait enregistré de tels chiffres au cours des 30 dernières années.

En outre, la Russie élargit sa présence sur les marchés de l’usinage du bois, des engrais, de la pâtisserie et des matériaux de construction, a indiqué Andreï Slepniov.

Après avoir élaboré le projet Collaboration internationale et exportations, le Centre a révisé les mesures et le montant du soutien des exportations russes. D’ici 2021, grâce à l’augmentation des représentations du Centre, ces produits seront accessibles aux exportateurs des 85 régions russes.

Le programme de partenariat a été rejoint notamment par la région de Smolensk, la Mordovie, la Karatchaïévo-Tcherkessie et la Tchouvachie. En outre, trois nouvelles représentations ont été ouvertes à l’étranger: en Chine, en Inde et en Ouzbékistan.

The Wall Street Journal avait précédemment constaté que, ces trois dernières années, la Russie avait par deux fois été le plus grand exportateur mondial de céréales.

Plusieurs observateurs avaient indiqué que les céréales russes, de bonne qualité et à des prix inférieurs aux prix américains, faisaient que plusieurs pays importateurs de blé préféraient désormais la Russie aux États-Unis.

source

Partager cet article

Le Pacte mondial sur les migrations ratifié à une très forte majorité à l’ONU

L’Assemblée générale de l’ONU a ratifié aujourd’hui à une très forte majorité le Pacte mondial pour les migrations, destiné à renforcer la coopération internationale pour une « migration sûre, ordonnée et régulière » et qui avait été entériné au Maroc début décembre par 165 membres des Nations unies.[…]

Le Figaro

Partager cet article

Syrie : Trump envisage un retrait complet des troupes US

«Nous avons vaincu le groupe Etat islamique en Syrie, la seule raison pour moi pour laquelle nous étions présents pendant la présidence Trump», a tweeté le président américain.

Le président des Etats-Unis Donald Trump, qui estime avoir atteint son objectif de « vaincre » le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, envisage désormais un retrait complet des troupes américaines stationnées dans ce pays.

«C’est un retrait total», qui interviendra «aussi rapidement que possible», a indiqué mercredi à l’AFP un responsable américain sous couvert d’anonymat, précisant que la décision avait été prise mardi.
Quelque 2.000 soldats américains sont actuellement déployés dans le nord de la Syrie, essentiellement des forces spéciales présentes pour combattre l’EI et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux jihadistes. […]

Nombre d’observateurs mettent régulièrement en garde contre un retrait américain précipité qui laisserait la voie libre en Syrie aux alliés du régime de Bachar el-Assad, à savoir la Russie, grande rivale des Etats-Unis, et l’Iran, véritable bête noire de l’administration Trump.

Cette annonce, qui intervient à un moment où les tensions entre Ankara et Washington sont vives, pourrait par ailleurs placer la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) dans une situation très délicate. Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est dit lundi déterminé à « se débarrasser » de ces milices dans le nord de la Syrie si leur parrain américain ne les contraignait pas à s’en retirer. […]

Donald Trump, élu sur le slogan « l’Amérique d’abord », a, à plusieurs reprises, exprimé le souhait de « ramener les troupes à la maison ». Ses arguments, maintes fois avancés sur les estrades de campagne? L’engagement des Etats-Unis au Moyen-Orient coûte des milliards de dollars, qui seraient mieux dépensés au profit du contribuable américain, et il faut laisser « d’autres », notamment les pays arabes du Golfe, faire le travail sur place.

Mais plusieurs membres de son administration ont exprimé leurs différences sur ce dossier sensible. […]

A plusieurs reprises, le ministre américain de la Défense Jim Mattis a lui aussi mis en garde contre un départ précipité de la Syrie, évoquant le risque de « laisser un vide qui puisse être exploité par le régime d’Assad ou ses soutiens».

Le sénateur républicain Lindsey Graham a immédiatement exprimé ses réserves mercredi, estimant sur Twitter que «le retrait de cette petite force américaine en Syrie serait une énorme erreur, façon Obama« . « Le groupe EI n’est pas vaincu en Syrie, en Irak, et certainement pas en Afghanistan, où je viens d’effectuer une visite», a-t-il martelé.

«Retirer nos troupes de Syrie ne constitue pas une stratégie pour le Moyen-Orient», a de son côté estimé Wendy Sherman, qui fut la principale négociatrice américaine de l’accord sur le nucléaire iranien, dont Donald Trump s’est retiré.
«Il y eu des progrès sur l’EI, mais la Russie reste à la manœuvre, Israël est toujours en danger et Assad, dirigeant cruel, est conforté. Pas de véritable stratégie sur l’Iran (…) Beaucoup de questions. Peu de réponses».

L’Orient-Le Jour

Partager cet article

Les Etats-Unis veulent fonder dans le monde un “nouvel ordre libéral” s’opposant à la Russie, la Chine et l’Iran, a déclaré le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo

Les Etats-Unis veulent fonder dans le monde un “nouvel ordre libéral” s’opposant aux projets de pays comme la Russie, la Chine et l’Iran, a déclaré mardi à Bruxelles le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo.

Pour barrer la route à ces “mauvais acteurs” de la vie internationale, le président Donald Trump n’hésitera pas à renforcer ou au contraire à se débarrasser d’accords internationaux conclus par le passé, a-t-il ajouté dans un discours prononcé devant des diplomates européens.

Washington, a souligné Mike Pompeo, tient toujours à tenir son rôle de première puissance mondiale mais entend refonder le système issu de la Seconde Guerre mondiale en s’appuyant sur les Etats souverains et non plus les institutions internationales.

Dans les plus belles traditions de notre grande démocratie, nous rassemblons les nations pour construire un nouvel ordre libéral capable de prévenir la guerre et d’assurer une plus grande prospérité”, a lancé le chef de la diplomatie américaine.

Nous agissons pour préserver, protéger et promouvoir un monde libre, ouvert, juste et transparent d’Etats souverains.”

Il a notamment évoqué les accords de commerce internationaux qui, a-t-il dit, profitent à la Chine et sont “le fruit empoisonné du recul américain”.

Il a ajouté que le président Trump poussait la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) à cesser de financer des pays comme la Chine, qui ont déjà accès aux marchés financiers pour lever des fonds. […]

Donald Trump, a-t-il dit, ne détruit pas l’ordre libéral, il le réforme.

Mike Pompeo a cité comme exemple le Brexit pour illustrer l’échec, selon lui, des organisations supranationales.

Il a dénoncé les “bureaucrates” pour qui le multilatéralisme “est une fin en soi” et s’est interrogé sur les rapports entre les structures de l’Union européenne et les peuples des pays de l’Union.

Le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, a répondu à ces critiques en soulignant que l’exécutif européen était contrôlé par les peuples, via le Parlement de l’Union et les gouvernements des Etats membres. […]

La haute représentante de l’UE pour la politique étrangère, Federica Mogherini, faisant allusion à un discours prononcé par Donald Trump lundi à Cambridge, dans le Massachusetts, a dit craindre qu’un jour “la loi de la jungle” ne vienne remplacer l’Etat de droit. […]

Reuters

Partager cet article

Le président serbe relégué hors de la tribune officielle du 11 novembre : la Serbie a pourtant perdu les 3/4 de ses effectifs durant cette guerre

Le président serbe Aleksandar Vucic a regretté le traitement qui lui a été réservé dimanche à Paris comparé à celui de son homologue kosovar, lors des cérémonies du centenaire de l’Armistice de 1918.

La presse serbe a publié des photos montrant le Kosovar Hashim Thaçi derrière le Russe Vladimir Poutine, l’Américain Donald Trump, le Français Emmanuel Macron et l’Allemande Angela Merkel, alors que Aleksandar Vucic avait été installé dans une autre tribune.

« Vous pouvez imaginer comment je me sentais », a déclaré Aleksandar Vucic, expliquant avoir eu « la gorge serrée » selon les médias locaux.

« Il me semble que je regardais tout le temps le sol et l’écran, ne croyant pas ce que j’étais en train de voir devant moi, et sachant le sacrifice payé par le peuple serbe dans la Première Guerre mondiale », a-t-il dit.

Les plus lourdes pertes

Proportionnellement, l’armée serbe a subi les pertes les plus terribles durant ce conflit: 130’000 morts et 135’000 blessés, les trois quarts de ses effectifs.

« J’ai dû prendre la décision en un instant: faire quelque chose ou ne rien faire, rester sur place, se taire, pour pouvoir serrer la main de Trump, de Poutine », « pour parler de la Serbie », a expliqué Aleksandar Vucic.

« Accueil grandiose »

Aleksandar Vucic a promis un accueil « grandiose » à Emmanuel Macron, annoncé en Serbie début décembre par la presse locale. « Je vais inviter des milliers de nos gens pour le saluer, lui montrer ce que c’est l’hospitalité serbe et comment nous voyons l’amitié », a-t-il dit.

(…)

RTS

Partager cet article

Le Pacte de l’ONU « institue l’idée radicale que l’immigration doit être encouragée et protégée. C’est la dissolution des frontières, et aucun désaccord ne sera toléré »

  • Répétons-le, cet accord ne vise pas les réfugiés qui fuient les persécutions et ont besoin de la protection du droit international. Non, l’accord institue l’idée radicale que la migration – quelle qu’en soit la raison – doit être encouragée, autorisée et protégée.
  • L’ONU n’a aucun intérêt à admettre que son accord fait la promotion de la migration en tant que droit de l’homme ; jusqu’à récemment, il y avait peu de débats à ce sujet. Plus de publicité aurait pu compromettre l’ensemble du projet.
  • Les États membres des Nations Unies ne sont pas seulement censés ouvrir leurs frontières aux migrants du monde entier ; ils doivent aussi les aider à choisir leur pays de destination en fournissant des informations complètes sur tous les pays où un migrant souhaite s’établir.

Presque tous les États membres de l’ONU signeront, dans le cadre d’une cérémonie officielle qui se tiendra au Maroc, en décembre prochain, un accord de l’ONU qui fait de la migration un droit de l’homme.

Le texte final de l’accord intitulé Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, est officiellement non contraignant mais il « inscrit fermement la migration dans l’agenda mondial. Ce document constituera un point de référence pour les années à venir et induira un réel changement sur le terrain … » a indiqué Jürg Lauber, représentant de la Suisse auprès de l’ONU qui a dirigé les travaux avec son homologue du Mexique.

(…) Les migrants sont, à l’évidence, les citoyens d’un monde nouveau, un monde où tous les pays doivent porter secours et assistance à ceux qui ont choisi de voyager et de séjourner ici ou là pour une raison ou une autre.
Les frontières existent peut-être en théorie, mais l’ONU – et presque tous les gouvernements du monde – se sont donnés la consigne de les dissoudre.

L’accord précise également que les pays d’accueil doivent doter les migrants « de tous les moyens susceptibles d’aider à l’intégration et à la cohésion sociale » (objectif 16). Ce qui signifie, entre autres, que les pays d’accueil doivent :

« Promouvoir le respect mutuel des cultures, traditions et coutumes des populations d’accueil aussi bien que des migrants par l’échange et la mise en œuvre les meilleures pratiques en matière de politiques, programmes et activités d’intégration, y compris sur les moyens de promouvoir l’acceptation de la diversité et de faciliter la cohésion et l’inclusion sociales. »

(…) Les auteurs de l’accord ne s’attendent évidemment pas à ce que tout se passe bien entre migrants et populations d’accueil. Un accord pour faciliter une migration de masse de l’ensemble de la planète en direction des pays occidentaux (pour l’essentiel, car il n’y a pas de migration en sens inverse) peut en effet être générateur de chocs pour les occidentaux.

L’accord spécifie donc clairement qu’aucun désaccord ne sera toléré et que les États signataires s’emploieront à lutter contre les « récits trompeurs générant une perception négative des migrants ».

Pour que cet objectif devienne une réalité, les États signataires s’engagent également à :

« Promouvoir des reportages indépendants, objectifs et de qualité dans les médias et sur Internet, mais aussi à sensibiliser et à informer les professionnels des médias sur les questions migratoires et la terminologie adaptée, en mettant en place des normes éthique pour le reportage et la publicité, et en privant de subventions ou d’aide matérielles tous les médias qui promeuvent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et d’autres formes de discrimination à l’égard des migrants, le tout dans le plein respect de la liberté des médias. » (Objectif 17)

De l’Orwell sur stéroïdes. Presque tous les États membres de l’ONU vont signer un accord stipulant que les médias en désaccord avec les politiques gouvernementales ne seront plus éligibles aux aides et subventions.

Bizarrement, l’accord ajoute noir sur blanc que cet objectif a été conçu « dans le plein respect de la liberté des médias », sans doute parce que cela va mieux en le disant, peu importe que cela soit crédible ou non.

Deuxièmement, les États signataires s’engagent à:

« … éliminer toutes les formes de discrimination ; condamner et contrer les expressions, actes et manifestations de racisme, de discrimination raciale, de violence, de xénophobie et toutes les formes d’intolérance à l’égard des migrants, conformément à la législation internationale sur les droits de l’homme. » (Objectif 17)

De manière bien pratique, l’accord se garde de définir le « racisme » ou la « xénophobie » dans un contexte de migration de masse.

Que signifient « toutes les formes d’intolérance » par exemple? Et la critique des politiques migratoires des Nations Unies peut-elle être qualifiée « d’intolérance » ?

(…)

Gatestone Institute

Partager cet article

Des Talibans à Moscou pour discuter de la paix en Afghanistan… sans l’Europe

 

Quel sera l’avenir politique de l’Afghanistan? Difficile à dire, mais les Talibans* et le Haut conseil afghan pour la paix se sont réunis le 9 novembre dernier dans un hôtel 4* de Moscou pour discuter d’un éventuel processus de réconciliation. Et les Occidentaux, Europe en tête, n’étaient pas les bienvenus.

L’avenir politique de l’Afghanistan pourrait se décider dans les couloirs feutrés de l’hôtel President, l’un des plus luxueux de Moscou. Le gouvernement russe y a en effet organisé le 9 novembre une rencontre entre les Talibans* et le pouvoir afghan —du moins ses représentants officieux- en vue d’entamer des négociations de paix entre les autorités et le mouvement considéré comme terroriste par la plupart des pays.

C’est donc au cœur de la capitale russe que les deux délégations afghanes ont été rassemblées par le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Le gouvernement russe avait également invité les représentants des puissances régionales —Chine, Iran, Inde et Pakistan- ainsi que ceux des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale: Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan.

Une initiative saluée par Hajji Din Mohammed, le chef de la délégation du Haut conseil afghan pour la paix, qui représente en sous-main le gouvernement afghan. Ce dernier a déclaré à Sputnik:

«C’est positif […] Les pays limitrophes disent tous qu’ils sont disposés à trouver une solution pour l’Afghanistan, qu’ils ne veulent pas interférer».

Ce qui étonne, c’est l’absence de représentants occidentaux dans le processus de réconciliation et de reconstruction d’un pays dans lequel ils sont massivement intervenus au nom de la guerre contre le terrorisme. Les États-Unis, pourtant invités, n’ont dépêché à Moscou qu’un observateur, tandis qu’aucun représentant de l’Union européenne ou de ses membres n’a été convié à l’événement.

Dès 2001, une grande coalition regroupant 49 pays, dont 26 pays de l’Union européenne, a été mise sur pied par les États-Unis dans le cadre de l’Otan. Si elle a rapidement chassé les Talibans* du pouvoir en Afghanistan, elle n’a pas permis de trouver une solution politique au conflit en plus de 13 ans sur place.

Un communiqué publié par le ministère russe des Affaires étrangères annonce d’ailleurs que les Européens ne seront pas davantage conviés à participer aux prochaines réunions entre les représentants des Talibans* et la délégation du Haut conseil afghan pour la paix, puisque les deux parties se disent satisfaites du format actuel.

«Les participants à la réunion ont noté la pertinence du format de Moscou et sont convenus de poursuivre les consultations dans le cadre de ce mécanisme», informe le communiqué auquel a eu accès Sputnik.

Fidèle à sa doctrine multilatéraliste, c’est donc entre puissances régionales que la Russie tente de nouer un dialogue pour résoudre l’un des conflits les plus emblématiques du XXIe siècle.

*Organisation terroriste interdite en Russie

source

Partager cet article

Macron aurait-il sapé la rencontre Poutine-Trump à Paris?

Emmanuel Macron aurait empêché la tenue d’une rencontre plein format entre Vladimir Poutine et Donald Trump en marge des célébrations du centenaire de l’armistice du 11 novembre à Paris, a suggéré une source du journal russe Kommersant précisant que le Président français n’aurait pas voulu que cette rencontre attire toute l’attention du public.

Alors que le Kremlin a annoncé que Donald Trump et Vladimir Poutine auraient une brève rencontre à Paris le 11 novembre au lieu d’un entretien plein format, un interlocuteur du journal russe Kommersant a suggéré que ce changement pourrait provenir de la volonté d’Emmanuel Macron.

Ainsi, selon la source diplomatique européenne proche du dossier, la partie française ne voulait pas que les négociations des deux leaders attirent toute l’attention du public en laissant les célébrations du centenaire de l’armistice moins appréciées.

«Alors que tout le monde se demande à quoi est lié ce changement de format de la rencontre (…) et invente des réponses dans le style de la haute politique, tout s’est avéré être trivial: Emmanuel Macron a demandé à Moscou et à Washington de ne pas tenir de discussions plein format à Paris afin de ne pas « occulter » les événements et les réunions préparées par l’Elysée», lit-on dans le média.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a «laissé sans commentaire» les informations obtenues par Kommersant. Il a également assuré qu’à Paris Vladimir Poutine et Donald Trump «se croiseraient d’une manière ou d’une autre et conviendraient de leur prochaine rencontre afin de discuter plus en détail».

Le Président Trump avait précédemment déclaré que sa rencontre avec M.Poutine, qui devait se dérouler à Paris, n’aurait pas lieu, avant de confirmer son intention de discuter avec le Président russe lors du sommet du G20 en Argentine fin novembre.

Une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump, le 11 novembre à Paris, avait été précédemment évoquée par le conseiller du Président russe, Iouri Ouchakov, et le conseiller à la sécurité nationale américaine, John Bolton.

Les chefs d’État et de gouvernement de près de 80 pays sont attendus à Paris le 11 novembre pour le centenaire de l’armistice de 1918. Au total, plus de 120 dignitaires étrangers représentant les États belligérants de la Première Guerre mondiale, les Nations unies et d’autres organisations internationales seront réunis devant l’Arc de triomphe.

source

Partager cet article

Crise entre l’Italie et l’UE: «L’Italie fera défaut et sortira de l’euro»

L’Italie a entamé un bras de fer avec Bruxelles. Il lui reste deux semaines pour présenter un budget 2019 qui satisfasse la Commission européenne. Mais les jours passent et Rome ne flanche pas. Pour Olivier Delamarche, membre des Éconoclastes, le but des dirigeants italiens est de sortir de l’euro, tout en rendant l’Europe responsable.

«Tout cela va mal finir. L’idée derrière la tête des dirigeants italiens, c’est au final de sortir de l’euro. Le tout en mettant la responsabilité sur l’Europe.»

Olivier Delamarche, dirigeant de Triskelion Wealth Management, propose une analyse «Éconoclaste» de la crise que traverse Bruxelles et Rome. Depuis que la Commission européenne a refusé le budget présenté par l’Italie pour 2019, une première, les relations entre les deux parties se sont quelque peu tendues. Bruxelles ne veut rien entendre. Les 2,4% de déficit proposés par le projet italien sont loin des 0,8% promis en juin dernier.

Du côté de Rome, la coalition au pouvoir veut appliquer les réformes promises aux électeurs. Création d’un revenu citoyen de 780 euros pour les plus défavorisés, réduction des impôts, baisse de l’âge de départ à la retraite, relance de l’investissement public sont autant de points que le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio et la Ligue de Matteo Salvini veulent appliquer. Depuis, la liaison Bruxelles-Romme grésille. La Commission veut une nouvelle mouture d’ici mi-novembre. Les Italiens ne souhaitent pas, pour le moment, changer la moindre virgule de leur budget. Le clash est-il inévitable et qui portera le chapeau?

«Tout cela ne va pas être un long fleuve tranquille. Une sortie non préparée, non organisée de l’euro, ce n’est pas quelque chose qui se fait la fleur au fusil. Ils ont tout intérêt politiquement à rendre l’Europe responsable pour l’opinion publique», prévient Olivier Delamarche.

Mais la Commission pourrait elle-même se retrouver en posture délicate. Il lui est difficile de céder: cela créerait un dangereux précédent. Si l’Italie peut sortir des clous budgétaires, demain d’autre pays en délicatesse avec leurs finances pourraient en faire de même.

Cependant, le Portugal et l’Espagne ont d’ores et déjà pris leurs distances avec les velléités d’indépendances italiennes, de peur de se faire sanctionner par les marchés. Ces derniers n’ont pas encore mis de pression insurmontable sur l’Italie. Le «spread» (différentiel entre les taux sur les obligations à 10 ans allemandes et italiennes) n’a pas encore atteint le seuil jugé critique. Véritable boussole qui indique la confiance des marchés, il évolue au-dessus de 300 points depuis le début du mois d’octobre. C’est à 400 points que la côte d’alerte serait atteinte.

Vers un défaut de l’Italie?

Que se passerait-il si aucun accord n’était trouvé mi-novembre? L’Italie s’exposerait alors à l’ouverture d’une «procédure pour déficit excessif». Elle pourrait devoir s’acquitter d’une amende d’un montant équivalant à 0,2% de son PIB. En prenant les chiffres de 2017, cela représente 3,4 milliards d’euros. «À ce stade, nous ne sommes pas dans les sanctions. Si, au terme d’une procédure pour déficit excessif assez longue et inédite, car engagée sur le critère de la dette, les Italiens continuaient à ne rien changer, alors oui théoriquement, il y aurait des sanctions possibles», souligne un «très bon connaisseur des questions budgétaire» cité par nos confrères du Figaro.

«Vous pouvez toujours sanctionner, mais il faut que le pays décide de payer. Dans le cas contraire que vont-ils faire? Envoyer les chars?», s’interroge avec ironie Olivier Delamarche.

Mais c’est surtout les marchés qui pourraient s’occuper du travail de sape. L’agence de notation Moody’s a récemment dégradé la note de la dette italienne. Elle est passée de «Baa2» à «Baa3», le dernier échelon avant la catégorie spéculative.

La Banque centrale européenne (BCE) pourrait aussi faire pression sur Rome. Et il y a un précédent. En 2015, avant l’arrivée de Syriza au pouvoir en Grèce, les banques hellènes pouvaient se fournir en liquidité auprès de la BCE par la procédure normale. Elles devaient simplement apporter en garantie les obligations de l’Etat qu’elles détenaient. Sauf qu’à l’époque, les obligations grecques n’avaient pas le niveau de sécurité exigé d’ordinaire par la BCE.

Le passe-droit avait pris fin lors de l’arrivée d’Alexis Tsipras au pouvoir. La Grèce avait alors bénéficié du mécanisme de financement d’urgence de la BCE (Emergency liquidity assistance). L’institution basée à Francfort avait relevé à plusieurs reprises le plafond de ce plan d’aide, seule source de financement des banques d’Athènes pendant un temps. Si Mario Draghi, le président de la BCE, reste pour le moment en retrait et parle d’«épisode italien», l’opération pourrait très bien se répéter et cette fois avec les banques italiennes dans le viseur.

Plus largement, les taux obligataires pourraient s’envoler pour la péninsule et rendre son financement trop difficile voire impossible. Dans ce cas, le mécanisme de l’OMT (ou opérations monétaires sur titres) de la BCE pourrait rentrer en action. Jamais utilisé auparavant, il prévoit que la BCE achète des obligations d’un pays en difficulté, via les banques centrales nationales, afin de faire baisser les taux d’emprunt et lui éviter de devoir sortir de la zone euro. Mais encore une fois, pour bénéficier d’un tel mécanisme, l’Italie devrait plier.

«Si les Italiens sont vraiment prêts au bras-de-fer, il faudra à un moment faire défaut sur leur dette, qu’ils cessent de rembourser. C’est ce qu’il va se passer à mon avis. Ils feront défaut et sortiront de l’euro. De plus, vous avez une bonne partie de la dette italienne qui est détenue par l’étranger.»

Cette dernière, qui culminait fin mars à 2.302,3 milliards d’euros, représente 132 % de son produit intérieur brut (PIB). Seule la Grèce fait pire en Europe. La dette italienne est détenue pour moitié environ par des créanciers étrangers dont la Banque centrale européenne à hauteur de 17%.

© Sputnik . Statista 2018

Le scénario envisagé par Olivier Delamarche ferait trembler dans les couloirs de Bruxelles. Troisième économie de la zone euro, l’Italie est indispensable à la survie de la monnaie unique d’après l’expert qui en profite pour adresser une pique au Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires et ancien ministre français de l’Economie Pierre Moscovici:

«Si l’Italie sort, l’euro éclate. Et si l’euro éclate, des gens perdront leur boulot. Des boulots très lucratifs pour des individus incompétents comme monsieur Moscovici. Ils ont évidemment la trouille que tout d’un coup la poule aux œufs d’or arrête de pondre. Il n’y a pas d’autres alternatives. On voit que l’euro a échoué. C’est devenu un enfer pour la Grèce, cela a fait reculer le niveau de vie des Espagnols, en Italie c’est pareil. Je ne pense pas que l’on puisse objectivement dire le contraire. Mais tout ce que l’on propose c’est plus d’euro. Curieux cheminement intellectuel que de vouloir plus d’une chose qui a échouée.»

Le spécialiste souligne notamment que la prévision de déficit de la France pour 2019 est supérieure à l’italienne et que les transalpins ont dégagé des excédents budgétaires primaires (hors service de la dette) de manière quasi-ininterrompu depuis 1992 (+1,7% en 2017):

«C’est tout de même extraordinaire. L’UE est en train de dire aux Italiens: « Ce n’est pas bien ce que vous faites, vous proposez un déficit de 2,4% ». En France on est à 2,8%. De plus, je rappelle que l’Italie a un excédent budgétaire primaire. Il faut arrêter, tout ceci est purement politique. Les dirigeants européens n’acceptent pas que les Italiens aient voté pour des eurosceptiques voire europhobes. Il n’y a pas de considération économique là-dedans.»

Reste que les dirigeants Italiens ont récemment dit leur attachement à l’euro, Matteo Salvini et Luigi Di Maio compris. De l’enfumage pour Olivier Delamarche: «C’est de la comédie. Cela leur permettra une fois sortis de l’euro de dire: « Ce n’est pas de notre faute, nous étions attachés à l’euro ».»

Mais concrètement, que signifierait pour l’Italie de faire défaut sur sa dette et de sortir de la monnaie unique? Les européistes promettent l’enfer au pays de Dante et des marchés qui n’accepteront plus de financer l’économie. Encore une fois, Olivier Delamarche est en désaccord total et cite l’exemple argentin:

«L’Italie récupèrera sa souveraineté économique et sa propre monnaie. Cependant, cela ne va pas régler tous les problèmes. Mais pour ce qui est des marchés, que croyez-vous qu’ils vont faire? Ils vont pouvoir prêter à un pays qui n’a pas de dette. Evidemment qu’ils vont foncer. Au lendemain du défaut de l’Argentine en 2001, les investisseurs faisaient la queue.

C’est pour essayer de faire peur que les européistes vous disent: « Vous vous rendez compte, s’ils font défaut, plus personne ne va leur prêter d’argent ». C’est faux. Le but aujourd’hui est d’effrayer au maximum pour que personne n’ait l’idée de se poser la moindre question sur les bienfaits de l’euro. L’euro c’était censé être la croissance et moins de chômeurs. En Europe, on a peu de croissance et beaucoup de chômeurs.»

source

Partager cet article

EXCLUSIF Qu’est-ce qui attend la Serbie en novembre et que craint son Président?

Aleksandar Vucic, Président serbe, a confié à Sputnik ce qu’il redoutait pour son pays dans un avenir proche, pourquoi, au mois de novembre, il ne sera plus possible de trouver un compromis avec le Kosovo et pourquoi Belgrade sera confrontée à des problèmes encore plus graves qu’aujourd’hui.

Dans une interview exclusive accordée à Sputnik, le Président serbe Aleksandar Vucic a dévoilé ce qui, au mois de novembre, «peut éliminer toutes les chances de trouver un compromis entre Kosovo et la Métochie».

Aleksandar Vucic a souligné que les Albanais du Kosovo avaient déjà décidé de former définitivement leur armée le 28 novembre, le Jour de son indépendance. Ce sera le meilleur cadeau au peuple albanais, selon le Président serbe qui a tenu à souligner que les négociations à cet égard avaient déjà débuté:

«Comme vous le voyez, ils n’ont pas du tout l’intention de faire quoi que ce soit pour régler la question de la Communauté des municipalités serbes [octroi de droits d’autonomie élargis aux municipalités kosovares dont la grande majorité de population est serbe, ndlr]. Il est évident que nous serons confrontés à des problèmes encore plus grands.»

De plus, le Président serbe considère la stratégie des Albanais kosovares pour entrer à Interpol comme une menace de plus émanant du Kosovo:

«Cela nous apportera des problèmes encore plus grands. Je parle des fausses accusations contre les Serbes et l’auto-positionnement du Kosovo qui se présente comme un martyr. C’est un facteur supplémentaire qui peut changer l’atmosphère dans les futures négociations. Cela pourrait être un signal pour eux de faire tout ce qu’ils veulent. J’ai peur que nous nous retrouvions dans un cercle vicieux sans avoir aucune chance d’aboutir à la fin heureuse que serait le compromis», conclut le Président serbe.

Aleksandre Vucic a confié qu’il redoutait que ce qui attendait la Serbie au mois de novembre:

«Je ferai tout ce qui dépend de moi pour, par n’importe quel moyen, conserver la paix et aider mon peuple», a souligné le chef de l’État serbe.

Belgrade s’oppose résolument à la création d’une armée par Pristina, se fondant en cela sur la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’Onu pour le règlement du conflit Kosovo-Metochie.

source

Partager cet article

Crise entre la Turquie et les États-Unis: la fin d’une alliance stratégique?

Meurtre de Khashoggi et libération de Brunson. En octobre, la relation entre la Turquie et les États-Unis reprend vie après la crise d’août 2018.

Mais ce réchauffement automnal ne fait oublier les tiraillements entre ces alliés de 66 ans et le rapprochement entre Ankara et les rivaux de Washington. De là à imaginer qu’entre eux, l’hiver arrive…

 

Oubliez un instant que Jamal Khashoggi a été assassiné en Turquie le 2 octobre dernier. Si cet évènement permet un rapprochement entre Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump, il est de nature très médiatique.

D’ailleurs tout comme la libération du pasteur Andrew Brunson ce 12 octobre, qui aurait pu dénouer la crise entre Washington et Ankara. En effet, la réalité de ces derniers mois ne s’est en rien transformée: la Turquie et les États-Unis n’empruntent pas les mêmes chemins géopolitiques depuis bientôt trois ans. Notamment en Syrie où Ankara a une nouvelle fois bombardé des positions kurdes alors que ces dernières sont soutenues par Washington.

En témoigne aussi le rapprochement de la Turquie avec la Russie, la Chine ou l’Iran, grands adversaires des États-Unis. Après l’alliance, la désalliance?

source

Partager cet article

La CEDH reconnaît l’existence d’un délit de blasphème

C’est l’analyse du docteur en droit Grégor Puppinck, suite au jugement évoqué précédemment :

Le seul véritable motif de cette décision est la peur des musulmans. La Cour le dit expressément: les autorités autrichiennes ont eu raison de condamner ces propos pour préserver la «paix religieuse» et la «tolérance mutuelle» dans la société autrichienne. Selon la Cour, les États auraient à présent, et c’est nouveau, «l’obligation d’assurer la coexistence pacifique de toutes les religions et de ceux n’appartenant à aucune religion, en garantissant la tolérance mutuelle».

La Cour développe plusieurs arguments à l’appui de sa conclusion.

D’abord, elle juge l’intention même de la conférencière, et la condamne en estimant qu’elle n’a pas tant cherché à informer le public qu’à «dénigrer» Mahomet et à démontrer «qu’il n’est pas digne d’être vénéré», et par suite à inciter à la violence. Ainsi, dénigrer Mahomet n’est pas protégé par la liberté d’expression: il ne faudrait en parler qu’avec respect et des bonnes intentions!

La Cour a jugé ensuite – de façon incroyable – que ces propos n’étaient pas l’expression d’un fait mais d’un jugement de valeur personnel et hostile, car la conférencière n’aurait pas resitué les faits dans leur contexte historique, ni précisé que la première épouse de Mahomet était bien plus âgée que lui. Dès lors, elle aurait «généralisé» la pédophilie de Mahomet de façon malveillante. Pour la Cour, alors, la conférencière était de mauvaise foi, et c’est «légitimement» que les musulmans auraient pu se sentir «offensés» par ces propos et que les juridictions autrichiennes les ont condamnés.

Cette décision est grave à mes yeux. D’abord parce qu’elle se résigne à l’intolérance et même à la violence des musulmans face à la critique, et qu’elle renonce à défendre fermement la liberté d’expression sur l’islam. En fait, c’est la violence même des musulmans qui justifierait et exigerait que leurs croyances soient davantage protégées contre les critiques.

Plus profondément, cette décision est aussi très grave car elle fait primer les objectifs de «tolérance mutuelle» et de «coexistence pacifique» sur la liberté de pensée et d’expression en matière religieuse. Elle permet de museler la critique de l’islam au nom du vivre-ensemble. Cela va à rebours de la modernité occidentale qui exige au contraire de soumettre l’islam à la critique historique, sans peur de bousculer les croyances de ses adeptes et même de provoquer des tensions. […]

Partager cet article

La crise ukrainienne au sein de l’Eglise orthodoxe dépasse largement la sphère religieuse

La dissension actuelle entre les deux patriarcats, de Moscou et de Constantinople, porte sur une question de droit ecclésiastique : accorder ou non l’autonomie à une Eglise locale. Raphaël Blere, consultant en intelligence économique, fait le point.

Les travaux d’Olivier Clément sont incontournables pour comprendre la notion de primauté dans la nouvelle ecclésiologie développée depuis le début du 20e siècle. Au fond, les accords et désaccords entre les différents patriarcats chrétiens, sauf dans le cas d’hérésies caractérisées, ont toujours été fonction de jeux politiques temporels. Ce schisme (séparation) n’a donc rien de définitif, d’autant qu’il n’implique pas de la totalité du monde orthodoxe.

Cette rivalité existait depuis longtemps (il convient d’évoquer le mythe de la troisième Rome et la perte d’influence du Patriarcat œcuménique de Constantinople, accusé à tort ou à raison de «papisme»), le contexte actuel ne faisant que mettre en lumière les tensions internes de l’Eglise orthodoxe.

Historiquement, le Phanar (Patriarcat œcuménique de Constantinople) est un axe diplomatique majeur dans la région, luttant pour sa survie autant que servant les intérêts de ceux qui l’aident, soit principalement aujourd’hui la diaspora grecque américaine et toutes les autres diasporas de confession orthodoxe ayant fui le régime soviétique.

Ce sont donc tous ceux qui haïssent la Russie, pour de bonnes ou mauvaises raisons, qui soutiennent ce projet d’autonomie de l’Eglise ukrainienne, afin de contrer l’influence de la Russie directement à sa frontière.

Quand le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, affirme que l’indépendance accordée à l’Eglise ukrainienne est une «provocation» soutenue par Washington, cela n’a rien d’étonnant, la stratégie américaine consistant depuis des années à déstabiliser la Russie dans sa sphère d’influence de l’ex-URSS.

Ce sont donc tous ceux qui haïssent la Russie, pour de bonnes ou mauvaises raisons, qui soutiennent ce projet d’autonomie de l’Eglise ukrainienne

Pour mieux comprendre d’où vient cette volonté de détachement vis-à-vis de Moscou, il faut rappeler que Vladimir Poutine, afin de restaurer l’unité de la nation russe, n’a jamais condamné clairement et fermement la période communiste. S’ensuit donc cette critique permanente que subit le Patriarcat de Moscou de n’être qu’un instrument des services de renseignements de la Fédération de Russie, comme au temps où il était entièrement contrôlé par le KGB.

La grande question qui se pose aujourd’hui, et qui divise jusqu’au sein même des familles émigrées orthodoxes, est de savoir si le pouvoir russe fonctionne encore structurellement comme au temps de l’URSS ou si le renouveau de l’orthodoxie russe marque bel et bien la fin d’une époque tragique où 100 000 prêtres furent assassinés et la quasi-totalité des églises et monastères détruits.

Ainsi, le risque est, pour les populations ukrainiennes orthodoxes rattachées parfois sans le savoir à Moscou, de subir à nouveau des persécutions de la part de groupuscules dangereux animés par une haine viscérale de la Russie. Haine d’autant plus exacerbée que la situation en Ukraine est au point mort, aucun des deux camps n’ayant les moyens de ses ambitions.

Du côté du Donbass et des groupes prorusses, le passage de la Crimée dans le giron de Moscou a fait perdre un vivier de 2,3 millions d’électeurs potentiels nécessaire pour peser dans la politique en Ukraine, sachant que les deux régions séparatistes ne comptent qu’environ 2,1 millions d’individus.

Aux dernières élections présidentielles, qui ont concerné l’ensemble du territoire ukrainien tel que reconnu par l’ONU (en 2010), la Crimée a voté à 75% pour Viktor Ianoukovitch, quand les zones séparatistes l’ont littéralement plébiscité (90% des voix environ). Celui-ci a recueilli 8,7 millions de voix dans tout le pays. Mécaniquement, la perte d’influence de la mouvance prorusse est majeure dans le jeu politique à Kiev.

Du côté du Donbass et des groupes prorusses, le passage de la Crimée dans le giron de Moscou a fait perdre un vivier de 2,3 millions d’électeurs potentiels

De l’autre côté du pays, les populations à tendance catholique romaine, régions de la Galicie et du Zakarpatska – Oblast de Transcarpatie, entre autres (d’après un blog spécialisé sur l’Ukraine hébergé par Libération ainsi qu’Agoravox), se sentent de moins en moins concernées par le projet centralisateur de Kiev.

Cet octroi de l’autonomie (autocéphalie) par Constantinople à l’ancienne Eglise schismatique du Patriarcat de Kiev, opposée à l’Eglise d’Ukraine historiquement rattachée à Moscou, est l’une des dernières cartes du pouvoir ukrainien qui souhaite ainsi créer une cohésion nationale autour d’un sentiment religieux, ce fameux ethno-phylétisme que Constantinople  dénonce et veut contrôler.

Par ailleurs, les Ukrainiens orthodoxes antirusses reprochent au Patriarche Cyrille d’être trop proche de Vladimir Poutine alors qu’ils doivent eux-mêmes leur indépendance au pouvoir de Kiev.

C’est cette ingérence du temporel sur le spirituel qui est particulièrement critiquée dans le monde orthodoxe aujourd’hui (notamment par ceux se rappelant l’histoire de l’Eglise sous l’Empire romain d’Orient). La conséquence est simple : Constantinople n’est quasiment pas soutenu par les autres patriarcats orthodoxes. Même le clergé grec est divisé sur la question, selon le New York Times.

A savoir qu’en cas de concile, ce qui est la tradition dans l’Eglise chrétienne depuis les origines pour régler les conflits, la position de Constantinople ne serait pas dominante aujourd’hui. Cette solution proposée par le Patriarche d’Antioche a donc peu de chances d’aboutir.

En fin de compte, les deux patriarcats se renvoient la balle et s’accusent mutuellement, l’un luttant contre son isolement, l’autre cherchant à recréer une confiance perdue, tout cela s’imbriquant dans une géopolitique mondiale en ébullition où le religieux fait de plus en plus l’objet d’un accaparement par le politique

Que l’Eglise soit protégée par le pouvoir temporel est une chose, qu’elle en soit l’instrument en est une autre.

SOURCE

Partager cet article

«C’est la pire bulle spéculative sur les marchés depuis 1929 et elle va exploser»

De nombreux observateurs, dont le célèbre économiste Nouriel Roubini pointent les risques de plus en plus importants d’une nouvelle crise économique majeure. Sylvie Matelly, directrice adjointe de l’IRIS et Philippe Béchade, président des Éconoclastes, nous ont aidés à analyser les nuages noirs qui s’amoncellent au-dessus de l’économie mondiale.

«Il y a un certain nombre de facteurs aujourd’hui qui fragilisent le système financier et qui peuvent laisser penser qu’une nouvelle crise va arriver.»

Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS, n’est pas rassurée par les indicateurs économiques mondiaux. Comme elle, une multitude d’experts soulignent les similitudes entre le contexte actuel et celui qui a précédé la crise financière majeure de 2008. C’est cette année-là, dans la ville de New York, que le 15 septembre à 01 h 45 la banque Lehman Brothers déposait le bilan en laissant une dette de 691 milliards de dollars et 25.000 employés sur le carreau. Cet événement mettait un point d’orgue à la crise des Subprimes et plongeait le monde dans la pire tempête économique depuis les années 30.

Début 2007, la multiplication des défauts de paiement sur des prêts hypothécaires à risque n’était que le commencement d’un gigantesque effondrement, qui a mené tout droit vers la faillite de la grande banque new-yorkaise. «On n’a rien vu venir!», lançait alors un employé du groupe à Londres.

Pourtant, certains l’avaient anticipé, Nouriel Roubini en tête. Cet économiste réputé pour ses analyses et président de Roubini global economics avait prédit la crise des Subprimes dès 2006. «Il avait expliqué tout le déroulé des événements. Depuis cette date, on l’écoute avec attention. Quand il prévoit une crise, on s’inquiète et on a un petit peur», explique Sylvie Matelly.

Des gouvernements sans marge de manœuvre

Nouriel Roubini a récemment publié un article au titre évocateur chez nos confrères des Échos: «Les cinq ingrédients qui préparent la crise de 2020». Le docteur en économie voit un cocktail composé d’une note de récession globale, d’une touche de hausse des taux d’intérêt, d’un parfum de valorisations boursières excessives, d’un zeste de difficulté politique et d’impuissance des banques centrales en guise de rondelle de citron. Un cocktail dur à avaler, vous l’aurez compris. Sommes-nous vraiment dans la même situation qu’en 2007-2008, voire pire?

Sylvie Matelly note des points communs et de nouveaux risques:

«Je pense au haut niveau d’endettement des États qui s’est renforcé après la crise de 2008, mais également à l’endettement des ménages qui est de plus en plus inquiétant. On a aussi des bulles spéculatives qui se sont formées, comme celle sur l’immobilier en Chine, la survalorisation des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et plus globalement sur certains marchés actions comme aux États-Unis. Ces risques d’éclatement fragilisent l’économie mondiale. De plus, les régulations de la finance mises en place après la crise de 2008 ont été insuffisantes pour limiter les risques.»

Infographie:  La dette des ménages, à chaque pays son style

Commençons par la remontée des taux. Pendant des années, plusieurs Banques centrales, celles des États-Unis, du Japon et la Banque Centrale Européenne (BCE) en tête, ont mené des politiques ultra-accommodantes afin de soutenir l’économie. Des taux très bas conjugués à des programmes de rachat d’actifs ont permis l’afflux de liquidité dans le système financier. Puis, la Réserve fédérale américaine a commencé a relever progressivement ses taux d’intérêts. Le 26 septembre, elle l’a fait pour la troisième fois de l’année avec une hausse d’un quart de point, pour les porter à une fourchette située en 2 et 2,25%. Avec une croissance de 4,1% au deuxième trimestre, l’économie américaine surchauffe. Et la Fed craint que l’inflation, toujours officiellement autour des 2%, ne dérape.

«La politique extrêmement favorable pour l’économie américaine mise en place par Donald Trump, notamment au niveau des allégements d’impôts, a créé un emballement qui appellera inévitablement à une réaction de la Réserve fédérale américaine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il la critique si fortement. Si la FED durcit sa politique monétaire, c’est l’ensemble du secteur financier qui s’en trouvera fragilisée», note Sylvie Matelly.

Le locataire de la Maison-Blanche avait en effet peu goûté la décision du 26 septembre: «Malheureusement, ils viennent juste d’augmenter un peu les taux d’intérêt parce que nous (l’économie) nous portons bien. Je ne suis pas content.» Hausse des taux signifie augmentation du coût du crédit, moins de liquidités, dollar plus fort et donc exportations américaines plus chères. Mais ce n’est pas forcément le pire pour la directrice adjointe de l’Iris:

«Aux États-Unis, une augmentation des taux d’intérêt aura pour conséquence un ralentissement de la croissance économique. Mais ce n’est pas sûr que ce soit le plus inquiétant. Dans le contexte actuel, une telle décision rapatrierait un certain nombre de capitaux aux États-Unis du fait des risques limités. Il faut rappeler que les taux d’intérêts sont le loyer de l’argent. Vous allez où cela rapporte le plus avec le minimum de risques. Le problème, c’est que ces capitaux vont venir de pays très endettés. Dans le cas de l’Europe, cela pourrait créer des crises, mais la Banque centrale européenne et le mécanisme européen de stabilité pourrait intervenir. Mais dans des pays émergents comme le Brésil ou l’Argentine, la fuite de capitaux vers les États-Unis pourrait avoir des conséquences désastreuses pour leurs économies.»

Pour Philippe Béchade, président des Éconoclastes, la hausse des taux que l’on voit aux États-Unis est naturelle et fait partie d’une stratégie qui vise à se dégager des marges de manœuvre:

«On n’est pas encore dans des politiques de hausse des taux restrictives. La hausse des taux actuelle aux États-Unis est juste une normalisation. On se situe encore entre 2 et 2,25% face à une croissance de 4%. Et en Europe, la croissance est autour de 2% avec des taux proches de 0. Je pense que les banques centrales sont convaincues que l’on se dirige vers un ralentissement du cycle économique, avec ou sans hausse de taux. Elles souhaitent se ménager des marges de manœuvre, mais la situation risque fort d’être critique.
La Fed, même avec des taux à 2,25%, n’a pas de latitude suffisante pour qu’une baisse de ce taux ait un impact significatif sur l’économie. En Europe, c’est encore pire. La BCE ne les a pas encore montés et elle ne le fera probablement pas avant l’automne 2019. Si le cycle se retourne et que le marché se met à corriger, la BCE n’aura aucun instrument pour soutenir l’économie en cas de crise.»

C’est en substance l’avis de Nouriel Roubini qui, dans son article publié par Les Échos, décrit des gouvernements pieds et poings liés: «à la différence de 2008, époque à laquelle les gouvernements disposaient des outils politiques permettant d’empêcher une chute libre, les dirigeants qui affronteront la prochaine récession auront les mains liées, sachant par ailleurs que les niveaux globaux de dette sont supérieurs à ceux d’avant-crise.»

Tensions commerciales et trading à haute fréquence

Car comme le souligne Philippe Béchade, «l’éléphant dans le corridor reste la taille des dettes, qui sont à des niveaux bien au-delà de ceux qui étaient déjà jugés insupportables en 2008». La crise économique a vu l’endettement de nombreux États augmenter à vitesse grand V, de même que celui des ménages et du secteur privé. D’après le FMI, la dette mondiale a atteint un record de 164.000 milliards de dollars en 2016. Cela représente 225% du PIB de la planète.

«Aujourd’hui, la seule raison pour laquelle on juge que la dette est tolérable est à chercher du côté de raisonnement du type: « Il y a 4% de croissance aux États-Unis, donc ils peuvent faire face à un déficit de 3% ». C’est un calcul totalement basique. Le problème c’est que l’accroissement de la dette américaine est en fait beaucoup plus rapide que ces 3%. En Europe, on n’a pas non plus réussi à se désendetter, hormis l’Allemagne. Si les taux montent et qu’il n’y a pas de croissance pour compenser cela, on va droit dans le mur», avertit Philippe Béchade.

Le fait que les Banques centrales coupent progressivement les vivres pourrait avoir un autre effet désastreux: un krach des marchés actions. Les politiques ultra-accommodantes ont eu pour conséquence de faire grimper les marchés financiers à des niveaux prodigieux. À New York, les indices Dow Jones et S&P 500 battent record sur record depuis l’élection de Donald Trump. Privés de leur carburant, ils pourraient sérieusement dévisser… et la bulle imploser.

«C’est la plus phénoménale bulle spéculative qu’on a connue depuis 1929. Et elle va forcément exploser. Comme le souligne l’économiste en chef d’Allianz, Mohamed Aly El-Erian, la question est de savoir comment la correction ne s’est encore produite. Cela fait depuis 2015 que les niveaux atteints par les marchés sont délirants. Arrive là-dessus Donald Trump qui crée un nouvel emballement de la croissance avec un choc fiscal et qui tend encore plus le ressort», s’alarme Philippe Béchade.

Autre avis de tempête sur l’économie mondiale: la guerre commerciale. La rhétorique protectionniste de Donald Trump l’a mis en position de confrontation avec l’Union européenne, mais surtout avec la Chine.

«Les tensions commerciales peuvent impacter la croissance mondiale, car elles vont ralentir le commerce international. À partir du moment où vous imposez des droits de douane sur des produits, vous les rendez plus chers et donc vous en limitez les échanges. Or le commerce international est un élément clef de la croissance économique partout dans le monde», souligne Sylvie Matelly.

Encore plus quand les deux premières économiques mondiales s’affrontent. Les milliards de dollars d’augmentation des tarifs douaniers que s’imposent réciproquement les États-Unis et la Chine ont tout de la dangereuse escalade. Les invectives sortent du domaine du commerce. Le vice-président américain Mike Pence a récemment accusé Pékin d’ingérence dans les élections américaines. Des déclarations qualifiées d’«injustifiées» et de «ridicules» par l’Empire du Milieu. «Cette guerre commerciale devient un enjeu plus politique qu’économique et cela va peser sur la croissance économique», s’inquiète l’économiste de l’Iris.

Un tableau d’ensemble que Nouriel Roubini saupoudre d’un peu d’inquiétude politique. D’après lui, la montée de partis à la rhétorique anti-finance compliquera davantage la tâche des gouvernements en cas de crise économique. «Par ailleurs, les sauvetages dans le secteur financier seront intolérables pour des pays marqués par la résurgence de mouvements populistes et dirigés par des gouvernements quasi insolvables», prévient-il.

«Sur le sauvetage des banques et le populisme, la question à se poser est la suivante: « Comment vont réagir les opinions publiques? » Je pense qu’elles l’accepteront, car les politiques qui sont mises en place pour accompagner le secteur financier dans la perspective d’une telle crise sont des politiques de responsabilité. Ce qui n’a pas forcément été le cas en 2008. L’essentiel est d’expliquer les démarches. Ne pas sauver le secteur financier, c’est pousser à la faillite un certain nombre d’entreprises en premier lieu desquels les plus fragiles. C’est également ruiner des citoyens. Nous sommes prisonniers de ce système financier. Par définition, il finance l’économie. Il n’est pas totalement déconnecté même s’il l’est en partie», anticipe Sylvie Matelly.

C’est justement ce manque de lien avec la réalité que dénonce Philippe Béchade, notamment par rapport à ce qu’il se passe sur les marchés actions: «Le pire dans tout cela, c’est que les réflexes sont toujours les mêmes. Les gérants ne croient pas vraiment à la hausse. Ils sont parfaitement conscients que les valorisations sont tendues. Et en même temps, ils sont pris dans une logique de réplication des performances indicielles qui les contraint à acheter toujours les mêmes valeurs et qui de fait progressent plus vite que la moyenne. On est donc obligé de les surpondérer ce qui a pour effet de les faire monter encore plus vite. C’est un système de spirale complètement imbécile.» Avant de poursuivre:

«Aujourd’hui, que ce soit sur les marchés actions américains ou européens, je défie quiconque de me donner la vraie valeur d’une entreprise. Leurs valorisations sont ce que les gens sont prêts à payer. Qui sait ce que vaut vraiment Amazon qui a gagné plus de 50% cette année? En cas de correction, qu’est-ce que ça vaut?»

Il réfute pourtant le terme de «finance folle» et souligne au contraire l’excès de rationalité qui frappe les marchés et qui se matérialise dans l’utilisation du trading à haute fréquence ou «high-frequency trading» dans la langue de Shakespeare. Il permet l’exécution de transactions financières à une vitesse hallucinante grâce à des algorithmes informatiques. Les grandes banques de Wall Street se sont fait une spécialité de recruter de brillants mathématiciens, souvent en France, afin d’élaborer les équations les plus sophistiquées pour augmenter les rendements. Déjà en 2011, des opérations pouvaient être effectuées en 113 microsecondes. Des pratiques que dénonce Philippe Béchade:

«De l’extérieur, cela peut paraître fou de voir des titres valorisés 150 fois leurs bénéfices. On se dit qu’on est en train de faire les mêmes erreurs que lors de l’explosion de la bulle internet en 2000. Mais en fait, paradoxalement, la finance est une addition de comportements ultras-rationnels. Quand on est dans la logique mathématique pure et l’addition de décisions rationnellement justifiées au niveau de l’augmentation des profits, on aboutit effectivement à une situation folle.

Là on touche aux programmes informatiques qui fonctionnent avec des algorithmes très perfectionnés, qui achètent toujours les mêmes titres. Ils prennent des décisions qui ont l’apparence de la rationalité pour le gestionnaire d’actifs. Mais ils ne situent pas dans un contexte global. Ils sont coupés des réalités.»

Plus de dettes, pas vraiment plus de régulation, tensions commerciales et géopolitiques… Le contexte pousse à l’inquiétude. Sur certains points, il est pire qu’avant la crise de 2008. Et Nouriel Roubini ne dit pas autre chose:

«Lorsqu’elles surviendront, la crise et la récession de demain pourraient se révéler encore plus sévères et prolongées que celles d’hier.»

source

Partager cet article

L’Église face à l’islam, entre naïveté et lucidité – par Joachim Véliocas

Le 13 septembre 2018 est sorti dans les librairies, L’Eglise face à l’islam* : nouveau livre de Joachim Véliocas, préface du père Henri Boulad.

Avec l’aimable autorisation des Éditions de Paris, voici en exclusivité la Préface du jésuite père Henri Boulad (révisée par François Sweydan). L’ouvrage de Joachim Véliocas, L’Eglise face à l’islam, entre naïveté et lucidité, Éditions de Paris, 2018, est à commander sur Amazon ou n’importe quelle libraire.

***

Voici de Joachim Véliocas un ouvrage clair, sans concessions, qui se veut vrai et objectif. Un ouvrage solidement documenté, étayé par des faits concrets, s’appuyant sur des textes clairs et citant des références musulmanes indiscutables. Un ouvrage qui rappelle en toute objectivité un certain nombre de vérités qui crèvent les yeux. Un ouvrage qui dissipe bien des malentendus et dénonce bien des ambiguïtés.

Un ouvrage qui ne se perd pas en considérations théoriques, mais se fonde sur des réalités historiques et factuelles. L’auteur sait de quoi il parle. D’où la force et la pertinence de ses propos. En d’autres termes, «ce n’est pas du n’importe quoi». Tout cela est le fruit d’un travail acharné d’information, de documentation et de réflexion.

 

Le but de ce livre est de faire la lumière sur ce qui se dit aujourd’hui en France sur l’islam et de dénoncer l’aplatissement généralisé et la dhimmitude d’un Occident majoritairement inconscient et amnésique. Les Européens feignent-ils d’ignorer le projet hégémonique clairement proclamé des musulmans, qui avance systématiquement sous nos yeux ?

Le cheikh Youssef al-Qaradawi, chef spirituel des Frères musulmans et président de l’Union internationale des savants musulmans, membre du Conseil européen de la Fatwa – entre autres éminents dignitaires religieux musulmans s’exprimant en termes similaires – n’avait-il pas parlé de «conquête pacifique de l’Europe» par la da’wa, la «prédication» – le prosélytisme religieux actif pour la diffusion de l’islam ?

Son propos est clair : «L’islam retournera en Europe… Il y est entré deux fois… et deux fois il l’a quittée… La prochaine conquête, avec la volonté d’Allah, se fera par la prédication et l’idéologie. Toute terre n’est pas obligatoirement conquise par l’épée… La conquête de la Mecque ne s’est pas faite par l’épée ou la guerre, mais par un traité [d’Houdaybiya [1]] et par des moyens pacifiques… Nous voulons qu’une armée de prédicateurs et d’enseignants présente l’islam dans toutes les langues et tous les dialectes…»

Ne sommes-nous pas clairement prévenus de ce projet structuré, méthodiquement mis à exécution depuis plus d’une cinquantaine d’années, notamment par les Frères musulmans en Europe [2] ?

L’autre objectif de cet ouvrage est d’inviter l’Église à prendre acte de l’échec du dialogue avec l’islam, initié il y a plus de 50 ans. Il est clair aujourd’hui que ce dialogue a échoué faute d’avoir pris au sérieux ce que l’islam a toujours été, ce qu’il est et s’est toujours voulu, ce qu’il dit de lui-même et qu’il démontre par ses dramatiques actions dans tout l’Orient et dans le monde.

Ce livre dit en toute objectivité un certain nombre de vérités qui dérangeront les censeurs, partisans de la pensée unique. A la traîne de la gauche ‟libérale”, ceux-ci crieront à l’amalgame et à l’imposture de l’‟islamophobie”, pour réduire au mutisme tous ceux qui, comme l’auteur, voient clair.

La pensée unique nous étouffe, nous étrangle, nous asphyxie, cherchant par tous les moyens à nous convaincre que blanc c’est noir. Quand donc mettrons-nous la vérité au cœur de nos rencontres ? L’heure est gravissime. Le totalitarisme et l’intolérance féroce d’une gauche libérale – qui n’a de libéral que le nom – et qui a fait alliance avec un islam agressif, conquérant et fondamentaliste, ne laissera plus bientôt le moindre espace à une quelconque liberté d’expression.

Jésus nous a bien dit : «La vérité vous rendra libres». Or, un Occident aux ordres de l’élite mondialiste s’emploie à toutes les contorsions et les concessions pour nier des évidences qui crèvent les yeux. Il est urgent aujourd’hui de hisser l’étendard de la vérité et de dire les choses telles qu’elles sont, sans se voiler la face.

A titre d’exemple, le dimanche de la Pentecôte 2014, se tenait dans les jardins du Vatican une «prière pour la Paix» rassemblant le Président Shimon Peres chef de l’État d’Israël, et Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité nationale palestinienne, en présence du Pape François et du Patriarche orthodoxe Bartholomée Ier. Au cours de cette rencontre au plus haut niveau, l’imam Turc de la délégation musulmane a récité les derniers versets coraniques de la sourate 2 (La Vache) qui se terminent ainsi : «…Accorde-nous [Allah] la victoire sur les peuples infidèles [3]» (2:286).

Cette sourate prône le jihad et insiste à plusieurs reprises sur le combat contre les mécréants (non musulmans chrétiens) : «Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul» (2:193). «On vous a prescrit le combat, bien que vous ne l’aimiez pas» (2:216), contre les juifs (2:211) et les chrétiens «associationnistes» (2:217). Allah met en garde contre les mariages avec les femmes «associatrices» et les hommes «associateurs» (2:221). Les commentateurs du Coran y lisent clairement la croyance en la Trinité : «Et tuez-les où que vous les rencontriez (…). L’association est plus grave que le meurtre» (2:191, aussi 2:217).

Dans cette même sourate, l’enfer est promis aux mécréants qui ressemblent à du bétail (2:171), les femmes sont considérées comme « un champ de labour » (2:223) et peuvent être répudiées trois fois (2:229-230), les juifs falsificateurs de la parole d’Allah (2:75) ; toute la sourate est violemment anti-juive et antichrétienne.

En France et en Europe, au nom d’une vision irénique de l’islam, les distorsions intellectuelles complaisantes et absurdes sont monnaie courante. Avec une naïveté désarmante, les professionnels d’un dialogue à sens unique qui frise la mauvaise foi ou l’ignorance prétendent parler au nom du christianisme, tout en écartant délibérément les chrétiens d’Orient et les néo chrétiens, apostats de l’islam. Pourtant, ceux-ci, mieux placés que quiconque pour s’exprimer sur cette question, ont de l’islam une perception diamétralement opposée à celle de ces ‟experts” occidentaux [4].

Dans une récente rencontre au Caire (avril 2018) avec un religieux catholique français de l’Institut dominicain d’études orientales au Caire (IDEO), parmi les représentants les mieux placés du dialogue interreligieux islamo-chrétien avec Al-Azhar, je lui demandais ce qu’il pensait du Frère Rachid [5] et de Hamed Abdel-Samad [6] – tous deux mondialement connus pour leur lucidité sur l’islam. Sa réponse a été : «Connais pas…». J’en ai été stupéfié. Aveuglement dangereux et méconnaissance incompréhensible.

Plus surprenant encore, des évêques et des prêtres engagés dans le dialogue interreligieux islamo-chrétien en France de nous conseiller de ne pas diaboliser l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) qui se réclame ouvertement de la confrérie des Frères Musulmans pratiquant – pour l’instant – et depuis une bonne trentaine d’années en Europe le jihad idéologique et politique, culturel et juridique. Pourtant, depuis des décennies cette organisation jihadiste est la première et principale responsable des graves tribulations islamistes en Égypte et en Orient.

Autre curieux exemple. Le dominicain Emmanuel Pisani, précédemment de l’IDEO au Caire, de nous égarer dans les dédales fantasmés d’un soufisme ‟massignonien” imaginaire et idéalisé à souhait, celui des orientalistes romantiques séduits par une mystique exotique. En effet, on nous vante les mérites d’un islam prétendument ‟mystique”, pourtant ultra minoritaire et non reconnu (à peine toléré) par les quatre écoles juridiques, faussement tolérant et abusivement pacifique [7], nullement représentatif de la quasi-totalité du monde musulman. Pourtant, c’est l’arme de conversion des Français crédules abusés et, «en Europe cheval de Troie de l’islamisme», selon les mots de Marie-Thérèse Urvoy [8] ; en effet, éminente stratégie de conquête mise en avant par les Frères musulmans en France.

Fin 2015 à son escale de trois jours en Turquie, le pape François déclare : «Le Coran est un livre de paix, c’est un livre prophétique de paix». De retour de Pologne des JMJ, fin juillet 2016, il déclare : «si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique», occultant curieusement que la violence meurtrière, injonction coranique claire, n’est pas inscrite dans le message de Jésus dans les Évangiles ; comparaison n’est pas raison.

Il ose même dire devant des étudiants italiens : «il n’existe pas de terrorisme islamique» ! Dans son discours politique mondialiste récent (mai 2018) le souverain pontife déclare (dans l’Écho de Bergame), qu’«assimiler islam et terrorisme est un mensonge ridicule». Sans doute, a-t-il raison en partie seulement, mais dire que c’est un «mensonge ridicule» risque de nous faire perdre le lien réel qui les unit – et qui ne veut pas dire que tout musulman bienveillant et pacifique serait un terroriste.

L’exhortation apostolique Evangelii Gaudium publiée le 24 novembre 2013 (point n° 253 du chapitre 4, consacré aux relations avec l’islam, à l’amplification du dialogue islamo-chrétien, et au devoir d’accueil des musulmans) est aux racines du profond malentendu : « Face aux épisodes de fondamentalisme violent qui nous inquiètent, l’affection envers les vrais croyants de l’Islam doit nous porter à éviter d’odieuses généralisations, parce que le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence. »

À considérer l’exégèse des commentateurs éminents du Coran et des Hadiths, l’imam Malik (715-795), Ahmed ibn Hanbal (780-855), Al-Boukhari (810-870), Muslim ibn al-Hajjaj (819-875), Tabari (839-923), ibn Taymiyya (1263-1328), Ibn-Kathir (1301-1373), et bien d’autres, notamment jusqu’aux XXe et XXIe siècles, leurs édifiantes analyses des versets coraniques appelant clairement à la violence et au meurtre du non-musulman viennent contredire totalement l’exhortation apostolique du pape François.

Lors de sa première visite officielle à Paris (le 24 mai 2016), cheikh d’Al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, déclare dans son discours inaugural d’une conférence interreligieuse à l’Hôtel de Ville (sur le thème « Orient et Occident, civilisations en dialogue ») : « Si certaines lois [européennes] imposent aux musulmans de faire quelque chose qui s’oppose vraiment à leur religion, ils doivent recourir aux voies juridiques qui permettent de faire valoir son droit et qui permettent l’amendement des lois [9]. » Vous lisez bien, le cheikh souhaite changer les lois européennes pour les rendre compatibles avec la loi islamique !

Ce qu’il ne fait pas pour les chrétiens autochtones de son propre pays. Outre le fait qu’il reste totalement silencieux sur les nombreuses et constantes exactions contre les Coptes, il a refusé de condamner l’organisation de l’État islamique et s’était exprimé par le passé sur le bien-fondé du meurtre de l’apostat, sans compter les contre-vérités à l’adresse des Européens au mois de mars 2016 (voir note 4).

La source principale de radicalisation – tant en Égypte que dans le reste du monde – est incontestablement Al-Azhar [10]. Grâce à son université qui forme les imams du monde entier, cette institution a grandement contribué au durcissement de l’islam. Malgré les exhortations répétées du Président al-Sissi, le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed el-Tayyeb, s’obstine à maintenir dans les manuels azharistes des textes incitant à la haine des juifs, des chrétiens et autres non musulmans.

Cette institution prétendument modérée, explique à ses élèves et ses étudiants universitaires pourquoi il faut haïr le non-musulman et tuer l’apostat, comment couper les membres d’un contrevenant à la charia et détaille dans ses manuels d’autres châtiments cruels et barbares. Un tel enseignement est colporté dans le monde entier par les centaines de milliers de cheikhs et d’imams formés au Caire.

C’est donc Al-Azhar qui est la cause principale de la majorité des actes de violence commis au nom de la foi musulmane. Il ne fait qu’appliquer la doctrine classique de l’islam sunnite orthodoxe puisée dans le Coran et les Hadiths. Cela n’empêche pas la majorité des musulmans d’être aimables, bienveillants et de souhaiter sincèrement un islam humaniste et pacifié. Mais l’enseignement dispensé par l’islam officiel et les prêches des mosquées – même en Europe et en France – vont dans un sens absolument opposé. Le problème est que les musulmans sont les premières victimes de ce fascisme islamique. Au fond, les terroristes font-ils autre chose que d’appliquer l’enseignement puisé dans les sources mêmes de leur religion ?

En effet, le général égyptien Ahmad Abdou Maher, chercheur en études islamiques, responsable de la lutte contre l’extrémisme religieux dans le gouvernement égyptien du président Abdel Fattah al-Sissi et chargé d’expurger les programmes scolaires égyptiens incitant à la haine, relevait lors d’un colloque [11] à l’Assemblée nationale française que le mal était dans l’islam officiellement enseigné. Il brandit deux ouvrages programmés dans les collèges et lycées d’Égypte qui prescrivent la haine des chrétiens : marquer leurs maisons, leur interdire de construire des églises, appliquer les lois de la dhimmitude, exiger la peine de mort contre les apostats, etc. Son intervention glaçante a été filmée (mais totalement occultée par les médis en France).

Contorsions, compromissions et complaisances occidentales pour nier des évidences flagrantes et défendre l’indéfendable avec un zèle islamophile qui questionne et nous laisse perplexes sur les graves conséquences de cette dhimmitude consentie et assumée.

L’Occident et l’Église ne semblent avoir rien appris de l’Histoire des conquêtes islamiques meurtrières du califat omeyyade, puis celles des Abbassides et enfin celles de l’Empire ottoman. Au nom d’Allah, de son prophète et des injonctions coraniques ils ont mis des siècles durant la Méditerranée à feu et à sang, conquis ses îles, l’Espagne, la moitié de la France et le sud de l’Europe, les Balkans et jusqu’aux deux sièges de Vienne, la bataille navale de Lépante, la chute de Constantinople et j’en passe…

Les cruelles persécutions incessantes des chrétiens et des juifs d’Orient dès les débuts des conquêtes et pendant de longs siècles, les conversions forcées, les razzias terrestres et piratages maritimes dans toute la Méditerranée, l’esclavage de millions d’Européens (estimation : plus de 3 millions), mise en danger des routes commerciales maritimes de l’Europe du Sud, etc. Et cette furie islamique a sévi quatre siècles durant avant les Croisades, enfin décidées afin de sauver Jérusalem (et le Saint-Sépulcre incendié et détruit) et l’Europe du danger des conquêtes musulmanes.

Très souvent les tenants du dialogue unilatéral se basent sur des informations puisées à des sources occidentales révisionnistes faussées, partiales ou complaisantes et celles concoctées par les musulmans dissimulateurs, les professionnels de la taqiya [12]. Ils ignorent à peu près tout de ce qui se dit dans les mosquées et s’écrit en arabe sur Internet qui ruine leurs certitudes.

La question de la violence intrinsèque de l’islam perpétrée par les musulmans est reléguée à un niveau sociologique. Elle serait le produit d’individus déséquilibrés, motivés par des considérations non religieuses et non-culturelles. La spécificité islamique de la violence institutionnalisée, injonction coranique claire et codifiée dans les traités de jurisprudence enseignés doctement, est balayée d’un revers de la main ou minimisée, voire niée dans une mauvaise foi qui questionne et laisse perplexe.

Les partisans du dialogue à tout prix nagent dans le malentendu et l’aveuglement délibéré. Ce déni au plus haut niveau de l’Église catholique est vraiment consternant, pour ne pas dire exaspérant et désespérant. Il est éminemment dangereux et met en danger l’Église elle-même !

Dans cet ouvrage, Joachim Véliocas dresse le bilan sans concession de cinquante ans de relations islamo-chrétiennes, en remontant aux racines des malentendus. Chapelles devenues mosquées, mosquées inaugurées par des évêques, instituts catholiques à la dérive… Les fidèles ont de quoi s’inquiéter, être désorientés et écœurés.

L’auteur sait aussi relever les positions courageuses d’évêques et de cardinaux au service de la vérité, au sujet d’une hérésie postchrétienne parmi tant d’autres, que beaucoup refusent de qualifier avec clarté.

Ce qu’il faudrait, c’est un dialogue fondé sur la VÉRITÉ. Il est impératif de refuser le « politiquement correct » et la langue de bois. Si, aux arguments que j’avance, la seule réponse de mon interlocuteur islamique est le mensonge, la dissimulation et la taqiya, sinon la victimisation à outrance, le chantage, la menace ou le meurtre, comment parler de dialogue ? Et pourtant, il faut reconnaître que c’est bien le cas et c’est de cela qu’il s’agit.

Le prédécesseur du pape François, le pape Benoît XVI, avait donné une magistrale leçon à Ratisbonne sur le rapport entre la Foi et la Raison, la violence dans l’islam et par l’islam. Il en était parfaitement conscient. Il demandait de placer la raison au cœur du débat et la recherche d’une base commune de valeurs partagées.

L’Église catholique est-elle prête à aborder franchement avec les musulmans certaines questions sensibles, par exemple l’égalité citoyenne avec les non-musulmans et la liberté religieuse, les droits de l’homme et celui de la femme ? [13] Son refus de la confrontation sous prétexte de paix sociale ne résout strictement rien.

Quoi qu’il en soit, dans ce contexte de crise profonde les Français sont invités d’abord à un sursaut, à un rejet de la manipulation dont ils sont l’objet. Qu’ils n’attendent pas que leur pays sombre dans le chaos pour se réveiller. Il serait alors trop tard. Sont-ils conscients que des siècles d’histoire et de civilisation sont menacés de disparition ? Sentent-ils que la France, qui a été pendant des siècles à l’avant-garde de la pensée, de l’art et de la culture, risque fort de s’effondrer comme un château de cartes ?

Il faut oser parler vrai, et encourager ceux qui ont le courage de résister. Enracinée dans le judéo-christianisme, l’Europe possède un trésor de culture et d’humanisme qu’il faut à tout prix sauver !

Une paix qui n’est pas fondée sur la vérité est viciée à la base. Le psaume 85:11 nous le rappelle : « amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ».

Henri Boulad, s. j.

Notes

[1] Pacte signé en 628 entre Mahomet et les autorités mecquoises (tribu de Quraych), qui devait permettre au prophète de l’islam et à ses fidèles de se rendre en pèlerinage à La Mecque pendant trois jours l’année suivante. Il prévoyait également une période de paix de dix ans entre les deux parties. Mais, suite à une vendetta, les Mecquois brisèrent le traité l’année suivante, aubaine et prétexte qui décidèrent Mahomet de déclarer la guerre en janvier 630, et de conquérir la ville. Dans notre contexte, ceci est d’autant plus inquiétant que la déclaration de cheikh Youssef al-Qaradawi est ambiguë, contenant intentionnellement une taqiya, dans la mesure où la conquête de la Mecque ne s’est pas faite « par des moyens pacifiques » mais à terme par la guerre ; le pacte (traité de paix) avec les Mecquois n’était qu’une façade, une stratégie de pacification de l’adversaire et tactique de guerre.

[2] En 1958, Saïd Ramadan, le père de Tariq Ramadan, persuade le prince Fayçal d’Arabie saoudite de l’aider à établir des centres islamiques des Frères musulmans en Europe. C’est durant son exil suisse à Genève que tout a commencé. Il envisage de créer dans les principales capitales d’Europe une chaîne de centres islamiques d’obédience frériste, qui seraient indépendants de toute ingérence gouvernementale. Le premier est créé à Munich (aujourd’hui branche allemande des Frères musulmans). En 1961 il fonde le Centre islamique de Genève (le CIG, financé alors par le prince saoudien Fayçal) dont il a été le directeur jusqu’à sa mort en 1995, et soutenu par la Ligue islamique mondiale. Munich et Genève seront les premières bases européennes des Frères musulmans. Un centre est aussi établi à Londres en 1964. Selon le CIG, ces centres auraient été financés par la Ligue islamique mondiale que Saïd Ramadan contribue à fonder à la Mecque en 1962. Il se consacre à la diffusion du panislamisme et collabore à l’établissement du Conseil islamique européen à Londres en 1973. Il a également été soupçonné d’être l’auteur du ‟Projet”, un plan d’islamisation de l’Europe daté de 1982. Hani Ramadan (le frère de Tariq Ramadan) a pris en 1995 la suite de son père à la tête du centre. Un des objectifs du CIG est d’organiser des circuits pour propager l’islam frériste, d’ouvrir en Europe des centres islamiques, des mosquées, des écoles et des jardins d’enfants, inspirés de cette idéologie.

[3] Le jésuite Felix Körner, professeur de dogmatique et de théologie des religions à l’Université pontificale grégorienne, spécialiste de l’islam dans une curieuse interview (par Radio Vatican en allemand, traduite dans les Cahiers libres) ne prend pas en considération les champs lexicaux de toute la sourate. Le jésuite interprète les « infidèles » comme étant « les polythéistes et les païens ». Quant au musulman Adnan Al Mokrani, professeur à l’Université pontificale Grégorienne et à l’Institut Pontifical d’Études Arabes et d’Islamologie, dans une interprétation qui nous égare, les « kouffâr » (pl. de kafir), les « infidèles », ne seraient pas les chrétiens, mais les Arabes de la tribu de Quraych ; pourtant la sourate est claire. En effet, pour le Père Peter Madros, du Patriarcat latin de Jérusalem et docteur en théologie biblique de l’université pontificale Urbaniana, le terme de « kafir » est bien adressé aux chrétiens : « dans le monde contemporain, notamment depuis le sixième siècle après Jésus-Christ, les polythéistes (ou les païens) n’existaient presque plus, pas même en Arabie. Les seuls « kafirin » possibles ou imaginables pour beaucoup de musulmans sont les chrétiens pour lesquels, d’après le Coran, Allah ‟serait l’un de Trois”, gens qui auraient ‟fait de leurs évêques et de Issa fils de Maryam des seigneurs à la place de Dieu” (EEChO, ‟Réflexions sur la prière pour la paix dans les Jardins du Vatican”, 12 juin 2014) ». Quoi qu’il en soit, si le Coran est incréé et de toute éternité, pour tout temps et tout lieu, les interprétations complaisantes ou dissimulatrices sont mal venues.

[4] Au mois de mars 2016, le cheikh d’Al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, s’est adressé à l’Occident au « Bundestag » (parlement allemand). Lors d’une conférence, il a fait des déclarations qui contredisent totalement ce qui est prescrit dans le Coran et dans les Hadiths, un discours truffé de contre-vérités à l’intention des parlementaires allemands qui ne connaissent ni l’arabe, ni les textes coraniques. Voir :

I-

https://www.youtube.com/watch?time_continue=153&v=ACOUgoSBevc,

et II-

https://www.youtube.com/watch?v=AK8MQk9GS-4 (en arabe, sous-titrage en français). Le plus curieux et le plus surprenant est que très peu de personnes ont repéré ces inexactitudes, contre-vérités passées sous silence dans la quasi-totalité des médias européens.

[5] Chrétien marocain converti de l’islam, Frère Rachid est l’un des télévangélistes chrétiens évangéliques les plus connus du Moyen-Orient. Il dirige une émission hebdomadaire sur la chaîne satellitaire chrétienne Al-Hayat TV, basée en Égypte, où il présente les réalités et vérités objectives de l’islam par le texte coranique et fait débattre des intellectuels des deux religions.

[6] Auteur de l’ouvrage Le Fascisme islamique, une analyse, Paris, Grasset, 2017.

[7] Voir l’excellent ouvrage d’Ephraïm Herrera (Préface Paul B. Fenton), Les maîtres soufis et les « peuples du Livre », Studia Arabica XXIV (dirigée par Marie-Thérèse Urvoy). Versailles, Éditions de Paris, 2015 ; voir également, L’islam sunnite face au soufirme – par Marie-Thérèse Urvoy (10 mai 2018).

[8] Professeur d’islamologie, de philosophie, d’histoire médiévale arabe et de langue arabe classique à l’Institut catholique de Toulouse, professeur associée à l’École doctorale université Bordeaux III-Michel de Montaigne, Marie-Thérèse Urvoy dirige l’équipe de recherche CISA (Christianisme, islam et sociétés arabes). Le soufisme fait l’objet d’une étude de niveau universitaire dans son ouvrage, Essai de critique littéraire dans le Nouveau Monde arabo-musulman. Éditions du Cerf, 2011, 384 pages, notamment dans les chapitres 3 à 5 ; aussi livre d’entretiens réalisé par Louis Garcia, Entretiens sur l’islam : avec le professeur Marie-Thérèse Urvoy, Éd. Docteur Angélique, 2015.

[9] Le 24 mai 2016, le cheikh Ahmed el-Tayeb, est venu à Paris pour sa première visite officielle en France. Le journal La Croix a relaté cette visite. D’aucun autre journal n’a rapporté cette déclaration surréaliste. Il y avait pourtant matière, d’autant plus que le cheikh incite ouvertement les islamistes au jihad judiciaire.

[10] Père Henri Boulad : « J’accuse l’islam », Dreuz.info, 4 mai 2017.

[11] Colloque à l’Assemblée nationale, du 26 novembre 2016, au Palais Bourbon, salle Colbert : « Terrorisme islamique et méthodes de déradicalisation », à l’invitation de l’OFEDH, Organisation Franco-Égyptienne pour les Droits de l’homme et de l’UNACF, Union des Nord-Africains Chrétiens de France, soutenu par l’IHEMR, la FLEPES et FRANCOPHONIE sous le patronage du député Philippe Folliot, Député du Tarn. Voir : ‟« La source du terrorisme est dans l’enseignement islamique officiel » alerte un général égyptien” (mise en ligne le 28 novembre 2016).

[12] François Sweydan, Dreuz.info, 1 août 2016, « La taqiyya des imams de France – IV : La surenchère de l’islam de France ».

[13] En ce qui concerner les mariages mixtes, par exemple, l’‟islam de France” et les pays arabes du Maghreb – s’ingérant sans vergogne dans les affaires internes de la France – imposent la législation islamique (la charia) aux lois françaises au nom du « vivre ensemble » mais dans la soumission progressive des Français au projet d’islamisation de leur société puisque l’islam exige que le conjoint et les enfants soient de confession musulmane. Est-ce que cela procède du réel « vivre ensemble » et de la vraie laïcité ? Il est clair que la France laxiste et sa laïcité à géométrie variable se soumet progressivement à ces lois liberticides qui ont prévalu dans les pays devenus exclusivement musulmans. En l’état et à moyen terme, avec la charia islamique qui tend à s’imposer, la France risque de sérieux problèmes sociétaux, culturels et identitaires qui commencent d’ailleurs à se faire sentir d’une manière inquiétante.

source

 

Partager cet article

Sondage : les deux tiers des Européens ne pensent pas que leur vie serait pire sans l’UE

Selon un sondage, 64% des Européens estiment que leur vie ne serait pas moins bonne si leur pays venait à sortir de l’UE. Pour autant, une grande majorité (81%) ne souhaite pas que l’UE délègue une partie de son pouvoir aux Etats membres…

Un sondage commandé par le think tank basé à Bruxelles Friends of Europe souligne le peu d’estime que se font un grand nombre d’Européens des institutions du bloc.

Réalisé en septembre sur plus de 10 000 personnes, ce sondage révèle ainsi que les deux tiers (64%) des personnes interrogées avouent ne pas être convaincues que leur vie serait pire sans l’Union européenne. Dans la même logique, près de la moitié (49%) considère le bloc comme n’ayant pas d’importance.

Il demeure toutefois quelques éclaircies dans le ciel européen : 41% des sondés âgés de moins de 35 ans pensent au contraire que leur vie serait pire en dehors du bloc. Autre chiffre notable, 81% des personnes interrogées ne souhaitent pas que l’UE laisse davantage de pouvoir décisionnel aux Etats, ce qui laisse entendre selon Friends of Europe que la souveraineté n’est pas une priorité pour eux.

Une donnée à mettre en parallèle avec la volonté pour les sondés de pouvoir voter sur les décisions politiques prises à l’échelle de l’UE (41%) et celle de disposer de plus de transparence budgétaire (31%).

Enfin, le sondage révèle une divergence de point de vue sur l’objectif principal du bloc : les habitants d’Europe centrale, de l’est et du sud veulent que l’Union se concentre sur la croissance économique, alors que ceux d’Europe occidentale et septentrionale sont davantage préoccupés par la promotion des valeurs et de la démocratie.

SOURCE

Partager cet article

Le retournement du monde, « l’organisation de coopération de Shanghai ». Par Robert Charvin

Les temps sont difficiles. Le petit monde occidental, qui a encore l’arrogance du temps de sa splendeur, a un parfum de décadence et de redites historiques, illustrées par les néofascismes qui fleurissent en Europe et tentent de revenir en Amérique du Sud. Les interrogations à son propos ne manquent pas…

Par exemple, où sont donc passés les Droits de l’Homme dont on nous abreuvait lorsqu’il s’agissait de donner des leçons aux régimes qui déplaisaient ? Ils se dégradent dans les vieilles « démocraties » qui se replient pour se légitimer encore sur les seules élections, sur lesquelles les pouvoirs établis ont prises grâce à l’argent et à leurs médias. Ils ont totalement disparu à propos des migrants et des demandeurs d’asile : le discours sur les droits de l’homme, accordant la priorité absolue à l’Humanitaire, se révèle vide depuis qu’il apparaît trop « coûteux » aux sociétés dites « chrétiennes » et « libérales », devenues sourdes à l’appel du Pape François lui-même et indifférentes à la légalité internationale !

La diversion que représentent dans les esprits le racisme, la xénophobie et la peur des différences permettant l’occultation des luttes sociales mérite que nos « élites » tournent la page (d’autant que les États-Unis de Trump ne montrent plus l’exemple).

La vieille loi des contradictions (inévitables) d’intérêts entre les économies capitalistes (États-Unis – Europe, par exemple), longtemps dissimulées au sein de l’Union Européenne, font apparaître que les tricheurs au pouvoir essaient de jouer sur la « libre » concurrence toujours faussée, sur la déréglementation au nom des « équilibres » financiers creusant surtout les inégalités sociales, sur une croissance sans développement social et humain.

Les crimes de guerre de l’armée israélienne, relevant d’une politique coloniale détruisant le peuple palestinien et la solution politique des « Deux États », sont supportés par les Occidentaux manifestant une complaisance pour Tel Aviv qu’ils ne pratiquent vis-à-vis de personne d’autre, si ce n’est pour la Turquie islamo-fasciste, pilier de l’OTAN ou pour l’Arabie Saoudite, une de nos tire-lire préférées, dont on applaudit avec enthousiasme l’apparition des permis de conduire féminins !

On peut aussi ironiser sur la subite perplexité des politiciens européens vis-à-vis de la question coréenne : les États-Unis et Séoul répondent enfin aux revendications de Pyong Yang (toujours soumis à embargo) qui ont presque 70 ans ! Visiblement, nombreux sont ceux qui préfèrent la tension à la détente et à l’ouverture de perspectives pour le peuple coréen !

Mériterait aussi une polémique la petite musique anti-russe à l’occasion de la Coupe du Monde « trop bien » organisée !

Le silence médiatique sur les massacres au Yémen (le compte des victimes est bloqué à 10.000 depuis des mois), et le bruit fait sur le Nicaragua ou le Venezuela, tandis que les États-Unis, la France et Israël bombardent périodiquement le territoire syrien pour essayer de se faire une place dans le futur règlement politique !

Mais, plutôt que de s’intéresser, une fois de plus, à la médiocratie affairiste occidentale, on peut souligner qu’un Nouveau Monde se prépare sans les Occidentaux, qui à son propos se taisent. Les maîtres provisoires du monde semblent « oublier » que les vaincus de l’Histoire ne sont pas toujours les mêmes. Ces « vainqueurs » peuvent devenir « derniers de cordée » parce qu’il est peut-être plus tard qu’ils ne le croient !

Ce Nouveau Monde, composé d’États asiatiques, de la Russie et de la Chine, a beaucoup de chemin à parcourir pour réaliser les avancées sociales qu’il a programmées, mais il marche, à la différence d’un Occident en pleine régression dans tous les domaines et qui défend, y compris par les armes, un désordre établi pluri-séculaire. En quelques mots, pour s’intéresser à l’avenir, observons « l’Organisation de Coopération de Shanghai », qui tente de réaliser un « retournement du monde ».

L’O.C.S (Organisation de Coopération de Shanghai) a succédé au « Groupe (informel) de Shanghai », qui de 1996 à 2001 réunissait les chefs d’États d’Asie centrale, de la Russie et de la Chine, pour répondre aux bouleversements déstabilisateurs (notamment frontaliers) consécutifs à la disparition de l’URSS.

L’Organisation, née en 2001, vise à développer la coopération entre les États membres, mais en excluant toute intégration et toute ingérence, à la différence majeure de l’Union Européenne (voir, par exemple, le cas de la Grèce). C’est le principe fondamental de la Charte des Nations Unies, l’égale souveraineté des États, qui garantit au sein de l’OCS l’indépendance de chacun des « petits » États dans leur relation avec les grandes puissances qui s’y trouvent : les décisions sont prises par consensus. Les États fondateurs de l’OCS sont la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, dont les potentiels économiques et le poids politique sont évidemment différents.

En 2017, ont rejoint l’OCS, l’Inde et le Pakistan. Certains autres États ont la qualité d’ « Observateurs » : la Mongolie (depuis 2004), l’Iran (depuis 2005), l’Afghanistan (à partir de 2012) et la Biélorussie (depuis 2015) (1).

L’OCS, organisation inter-étatique, possède une structure légère : aux côtés des Sommets (chefs d’États, chefs de gouvernements), qui ont lieu chaque année, l’organisation dispose d’un Secrétariat, organe exécutif, dont le siège est à Pékin et du « RATS », structure antiterroriste, fonctionnant depuis 2004, basé à Tachkent en Ouzbékistan. On peut citer aussi l’Association interbancaire de l’OCS et son rôle de financement de projets communs. De nombreux accords bilatéraux complètent la Charte de l’OCS.

L’OCS, que les médias occidentaux ignorent, représente néanmoins près de 50% de la population mondiale (soit près de 3 milliards d’individus) et plus de 20% du PIB mondial (2), ce qui ne les empêche pas d’oser dire, à certaines occasions, que la Russie, par exemple, est isolée au sein de la « communauté » internationale et peut-être asphyxiée par les sanctions que l’Occident lui impose !

Les économies des États membres regroupent 20% des ressources mondiales de pétrole, 38% du gaz naturel (3), 40% du charbon et 30% de l’uranium, ce qui leur donne des moyens énergétiques sans rivaux. Seules les dépenses militaires sont inférieures à celles de l’OTAN : l’OCS leur consacre 364 milliards de dollars contre 606 milliards pour les seuls États-Unis (chiffre de 2016), ce qui limite la dangerosité dont sont parfois accusées la Russie et la Chine !

L’OCS travaille au renforcement du bon voisinage entre les États membres, à la sécurité de la zone (manœuvres militaires communes, lutte contre le terrorisme – qui n’est pas le monopole des Occidentaux (4), lutte contre les trafics de drogue et autres).

Elle facilite dans tous les domaines la coopération, particulièrement entre la Chine et la Russie, et œuvre aussi à la création d’un nouvel ordre politique et économique que celui résultant de l’hégémonisme occidental. C’est ainsi que l’OCS réclame la fermeture des bases militaires américaines dans la région et travaille à unifier l’approche de la situation militaire.

L’OCS n’est donc pas une alliance militaire : aucune procédure n’y est contraignante et il n’y a pas l’équivalent de l’article 5 de la Charte de l’OTAN créant une obligation d’agir dans le cas où un allié est attaqué. Elle n’a pas pour objectif de contrer l’Occident, alors que l’OTAN a depuis l’origine une politique de « containment » du communisme puis de tous ceux qualifiés « adversaires » des États-Unis !

L’un des objectifs essentiels est cependant de constituer un pôle de puissance dans le cadre d’une société internationale multipolaire équilibrée dans un monde où l’unilatéralisme messianique des États-Unis représente un danger pour la paix et la sécurité.

L’OCS constitue ainsi l’embryon du recentrage de l’économie-monde autour de l’Asie pouvant succéder à moyen terme à des siècles d’hégémonisme euraméricain.

Bien évidemment des contradictions, sources de divergences se manifestent au sein de l’OCS. Certains sont pour l’essentiel maîtrisées, comme les différends frontaliers qui affectent traditionnellement la région. Depuis l’Accord de Minsk en 1992, puis d’Almaty en 1998, les États d’Asie centrale se sont mis d’accord sur une politique frontalière commune avec la Chine, afin de sécuriser, en particulier, la frontière chinoise du Xinjiang (5).

Cette province relevant de la souveraineté chinoise (depuis 1884), comme la Tchétchènie en Russie, ont été l’objet d’opérations islamistes, parfois de grande envergure, durant la même période où l’Occident a été victime du terrorisme. L’OCS a joué et joue encore un rôle déterminant dans le combat commun de tous les États membres contre ce terrorisme islamiste qui a parfois pour « couverture » un nationalisme séparatiste (c’est le cas des Ouïgours en Chine).

Mais pour le long terme, l’OCS s’engage sur la voie décisive d’un développement économique mutualisé, y compris entre des États d’orientation socio-économique et politique très différentes comme la Chine, l’Inde, la Russie et le Pakistan. Cette concentration des efforts n’exclut en rien la recherche de relations économiques avec les pays occidentaux, c’est le cas, par exemple, de la Russie qui propose une coopération énergétique (proposition du Ministre Lavrov dès 2006).

Les relations sino-russes sont complexes étant donné les inégalités de potentialités et les profondes différences civilisationnelles.

Dans le domaine de la paix internationale, l’OCS a obtenu, par exemple, au nom du respect de la souveraineté nationale, la fermeture en 2005 de la base américaine de Karshi-Khanabad en Ouzbékistan, instrument de la stratégie de Washington (doctrine du « pivot vers l’Asie » de 2011) visant à « contenir » l’influence croissance de la Chine dans la région (6) et au Kirghizistan celle de Manas en 2014, ainsi que la réduction des forces militaires dans les différentes régions frontalières. Mais elle ne peut que connaître des difficultés par l’appartenance à l’OCS de l’Inde et du Pakistan (en conflit par exemple sur le Baloutchistan) et de l’attraction de l’Inde vers les États-Unis par hostilité à la Chine.

Ce sont toutefois les critiques « occidentalistes » contre l’OCS (7), fondées sur les seuls modèle existant actuellement dans le monde euraméricain, qui permettent d’approcher au mieux la réalité de ce Nouveau Monde en Marche.

L’un des documents le plus spécifique est celui publié par l’IFRI en 2006, qualifiant l’OCS de « coup de bluff » ! L’auteur énumère tout ce que toute organisation internationale connaît et qui n’a rien de spécifique à l’OCS : il accuse cette organisation de bavardage sans conséquence à propos de ses « Déclarations », tout en la dénonçant comme une sorte de « protectorat économique de la Chine », de nature « bureaucratique », tout en soulignant que « bon nombre d’observateurs sont sceptiques ».

De plus, la « Chine serait isolée au sein de l’OCS », alors qu’elle viserait à instrumentaliser l’organisation pour « s’imposer comme un pôle de puissance mondiale » (ce qui semble selon l’auteur parfaitement illégitime), car cette « non démocratie » cherche à établir une « sorte d’hégémonie douce ». Quant à la Russie, elle considérerait la Chine comme « à terme une rivale stratégique ». L’OCS ne serait pour les Russes qu’un « instrument géopolitique provisoire prolongeant la doctrine Primakov » anti-occidentale.

Les pauvres Américains ont dû renoncer à « actionner le mécanisme de la révolution de velours » (bel aveu!), au Kazakhstan notamment, et à établir un cordon sanitaire entre la Chine et le reste de l’Asie centrale.

La nécessité qui s’impose est l’intervention de l’Union Européenne, actuellement absente de la région, pour « démocratiser » la région « par une sorte de réplique des accords de Lomé ou d’Euroméd » (sic) !

L’OCS serait un « piège économique » n’apportant aucun « dividende réel » aux membres autres que la Chine et la Russie.

Ce serait aussi une prison politique, puisqu’au Xinjiang, où 45% de la population est musulmane, l’islamisme radical ne peut plus s’épanouir à la différence de ce qui s’est passé en Afghanistan, en Irak, en Syrie ou en Libye, grâce aux complaisances conjuguées des États-Unis, de la France, de la Grande Bretagne, de la Turquie, du Qatar et de l’Arabie Saoudite (8) !

En bref, à la différence de l’Union Européenne, l’OCS serait « loin d’être un modèle » concluent les brillants observateurs occidentaux en 2018 ! Dans le cadre de la pathologie occidentale la plus répandue, « l’occidentalocentrisme, le « respect de la souveraineté est peu compatible avec le concept de coopération internationale » qui « ne peut avoir lieu qu’entre des démocratie libérales »9.

A l’évidence, la pensée occidentale devient le Tiers-Monde de l’Esprit.

 

Notes :

1) Certains États participent aux réunions : le Sri Lanka, la Turquie, le Cambodge, l’Azerbaïdjan, l’Arménie et le Népal. Sont aussi invités le Turkménistan et l’ASEAN. Les États-Unis et le Japon ont eu la prétention de rejoindre l’OCS qui a refusé leur adhésion.

2)Les échanges commerciaux se sont multipliés par 7 entre 2001 et 2017. Les pays de l’OCS, y compris les États observateurs, cumulent un PIB très proche de celui de l’Union Européenne et des États-Unis (37.200 milliards de dollars contre 40.000 milliards, selon le FMI).

3)Avec la Russie et l’Iran, l’OCS possède 55% des ressources mondiales de gaz.

4)On note que la propagande occidentale assimile dans cette partie du monde l’antiterrorisme à une lutte contre la volonté de certaines minorités à s’autodéterminer (problème des Islamistes tchétchènes ou ouïgours).

5)Cette région autonome, où sont réalisés par Pékin de très lourds investissements, possède des ressources naturelles particulièrement importantes.

6)Les États-Unis et l’Europe n’apprécient pas le grand projet de la Nouvelle Route de la Soie (« Une ceinture, une Route ») , vaste réseau de transports reliant les pays du Sud-Est asiatique au Moyen Orient, à l’Afrique jusqu’à l’Europe ! Plus de 60 pays ont accepté de participer à son financement

7) Elles ne sont pas très nombreuses en Europe qui ignore les réalités qui ne sont pas les siennes. Voir, cependant, Mourat Laumouline de l’IFRI, « l’OCS vue d’Astana : un « coup de bluff » géopolitique ? ». In Russie. Nei.Visions, n° 12. 2006. Cf. P. Chabal (dir.). L’OCS et la construction de la Nouvelle Asie. Peter Lang. 2016. Ou, par exemple, la note d’actualité de novembre 2017 du Centre Français de Recherche sur le Renseignement de J. Descarpentrie. « L’OCS : une alliance sécuritaire et économique en devenir »

8)Les citations sont extraites de « l’étude » précitée de L’IFRI (2006).

Source : Investig’Action, Robert Charvin, 09-07-2018

Partager cet article

Les ingrédients d’une récession et crise financière d’ici 2020. Par Nouriel Roubini & Brunello Rosa

NEW YORK – Dix ans après l’effondrement de Lehman Brothers, des interrogations demeurent autour des causes et conséquences de la crise financière, de même que la question de savoir si les leçons qu’il faudra appliquer face à la prochaine crise ont été intégrées. Mais dans une perspective d’avenir, la question la plus pertinente consiste à déterminer ce qui provoquera la récession et la crise mondiale de demain, ainsi que le moment de leur survenance.

L’actuelle expansion mondiale devrait se poursuivre l’année prochaine, dans la mesure où les États-Unis enregistrent d’importants déficits budgétaires, où la Chine applique des politiques budgétaires et de crédit assouplies, et où l’Europe reste sur une trajectoire de reprise. Seulement voilà, d’ici 2020, les conditions tendront vers une crise financière, suivie d’une récession mondiale.

Dix raisons expliquent cela. Premièrement, les politiques de relance budgétaire qui poussent actuellement la croissance annuelle américaine au-dessus de son potentiel de 2 % ne sont pas tenables. D’ici 2020, la relance se sera épuisée, et un freinage fiscal modéré réduira la croissance de 3 % jusque légèrement en dessous de 2 %.

Deuxièmement, le timing de cette relance ayant été inadapté, l’économie américaine connaît actuellement une surchauffe, et l’inflation s’élève au-dessus de la cible. La Réserve fédérale des États-Unis devrait ainsi continuer d’augmenter le taux cible des fonds fédéraux, l’amenant de son niveau actuel de 2 % à 3,5 % au moins d’ici 2020, ce qui élèvera probablement les taux d’intérêts à court et long terme, ainsi que le dollar américain.

Dans le même temps, l’inflation augmente également au sein d’autres économies majeures, tandis que le prix du pétrole contribue à des pressions inflationnistes supplémentaires. Cela signifie que les autres grandes banques centrales suivront la Fed sur la voie d’une normalisation de la politique monétaire, ce qui réduira la liquidité mondiale tout en exerçant une pression à la hausse sur les taux d’intérêt.

Troisièmement, les tensions commerciales opposant l’administration Trump, à la Chine, à l’Europe, au Mexique, au Canada et à d’autres sont vouées à l’escalade, engendrant une croissance plus lente et une inflation plus élevée.

Quatrièmement, les autres politiques américaines continueront d’alimenter une pression stagflationniste, ce qui conduira la Fed à rehausser encore davantage les taux d’intérêt. L’administration restreint actuellement les investissements entrants/sortants et les transferts technologiques, ce qui perturbera les chaînes d’approvisionnement. Elle limite également le nombre d’immigrants nécessaire pour maintenir la croissance à l’heure du vieillissement de la population américaine. Elle décourage par ailleurs les investissements dans l’économie verte. Enfin, elle ne dispose d’aucune politique infrastructurelle susceptible de remédier aux goulets d’étranglement du côté de l’offre.

Cinquièmement, la croissance dans le reste du monde devrait elle aussi ralentir – d’autant plus que les autres pays jugeront bon de riposter contre le protectionnisme américain. La Chine est contrainte de réduire sa croissance pour gérer son excès de capacité et d’endettement, sans quoi interviendra un atterrissage brutal. Enfin, les marchés émergents d’ores et déjà fragilisés continueront de subir les effets du protectionnisme et des conditions monétaires resserrées aux États-Unis.

Sixièmement, l’Europe connaîtra elle aussi une croissance plus lente, en raison d’un resserrement monétaire et de frictions commerciales. Par ailleurs, les politiques populistes appliquées dans des pays comme l’Italie risquent d’engendrer une dynamique de dette intenable au sein de la zone euro. Le cercle vicieux encore non résolu entre les États et les banques détenant de la dette publique amplifieront les problèmes existentiels caractéristiques d’une union monétaire incomplète, appliquant un partage inadéquat des risques. Dans ces conditions, une nouvelle récession mondiale pourrait conduire l’Italie et d’autres pays à .

Septième point, les marchés boursiers américain et mondial sont en effervescence. Les ratios cours/bénéfice aux États-Unis sont supérieurs de 50 % à leur moyenne historique, les valorisations de capitaux privés sont devenues excessives, et les obligations d’État trop coûteuses compte tenu de leur faible rendement et de leurs primes de terme négatives. Le crédit à haut rendement devient également de plus en plus coûteux, à l’heure où le taux d’endettement des entreprises américaines atteint des sommets historiques.

Par ailleurs, l’endettement sur de nombreux marchés émergents et dans certaines économies développées se révèle clairement excessif. L’immobilier commercial et résidentiel est beaucoup trop coûteux dans de nombreuses régions du monde. La correction des marchés émergents en termes de titres, de matières premières et de détention de revenus fixes se poursuivra à mesure que s’épaissiront les nuages d’une tempête planétaire. Enfin, les investisseurs d’avenir commençant à anticiper un ralentissement de croissance d’ici 2020, les marchés refixeront le prix des actifs d’ici 2019.

Huitième explication, une fois cette correction amorcée, le risque d’illiquidité, de ventes en catastrophe et de sous-évaluations se fera plus sérieux. Les activités de tenue de marché et de gestion de portefeuille des courtiers-négociants sont limitées. L’excès d’opérations algorithmiques et à haute fréquence augmenteront la probabilité de « krachs éclairs ». Par ailleurs, les instruments à revenu fixe sont devenus plus concentrés en fonds ouverts cotés en bourse et en fonds de crédit dédiés.

En cas de marché baissier, les secteurs des marchés émergents et des économies développées présentant d’importants passifs libellés en dollar n’auront plus accès à la Fed en tant que prêteur de dernier recours. Avec la hausse de l’inflation et la normalisation des politiques, il ne faudra plus compter sur le filet de sécurité qu’ont assuré les banques centrales dans les années d’après-crise.

Neuvième aspect, Trump attaquait déjà la Fed lorsque le taux de croissance s’est récemment élevé à 4 %. Imaginez son comportement dans le cadre des élections de 2020, lorsque la croissance aura probablement chuté en dessous de 1 %, et lorsque les pertes d’emploi surviendront. Pour Trump, la tentation de « » en fomentant une crise de politique étrangère sera forte, notamment si les Démocrates récupèrent la Chambre des représentants cette année.

Trump ayant d’ores et déjà lancé une guerre commerciale contre la Chine, et n’osant guère s’attaquer à une Corée du Nord nucléairement armée, sa cible idéale pourrait être l’Iran. En provoquant une confrontation militaire avec Téhéran, il créerait un choc géopolitique stagflationniste comparable aux pics pétroliers de 1973, 1979 et 1990. Il va sans dire que ceci rendrait la prochaine récession mondiale encore plus sévère.

Enfin, une fois apparue la tempête évoquée, les outils politiques susceptibles d’y remédier manqueront cruellement. La marge de relance budgétaire est d’ores et déjà réduite par une dette publique massive. La possibilité de nouvelles politiques monétaires non conventionnelles sera limitée par des bilans hypertrophiés, et par un manque de capacité à réduire les taux directeurs. Par ailleurs, les sauvetages dans le secteur financier seront intolérables pour des pays marqués par la résurgence de mouvements populistes, et dirigés par des gouvernements quasi-insolvables.

Aux États-Unis en particulier, le législateur a limité la capacité de la Fed à fournir de la liquidité aux institutions financières non bancaires et étrangères présentant des passifs libellés en dollar. En Europe, la montée des partis populistes complique l’adoption de réformes au niveau de l’UE, ainsi que la création des institutions nécessaires pour combattre la prochaine crise financière et récession.

À la différence de 2008, époque à laquelle les gouvernements disposaient des outils politiques permettant d’empêcher une chute libre, les dirigeants politiques qui affronteront la prochaine récession auront les mains liées, sachant par ailleurs que les niveaux globaux de dette sont supérieurs à ceux d’avant-crise. Lorsqu’elles surviendront, la crise et la récession de demain pourraient se révéler encore plus sévères et prolongées que celles d’hier.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

Source :Project Syndicate, Nouriel Roubini & Brunello Rosa,

Partager cet article