Au pays d’Angela Merkel, les migrants continuent de violer! (Vidéo)

 

Alors que l’Allemagne était autrefois un pays relativement sûr, la politique des frontières ouvertes de la chancelière Angela Merkel a changé la donne. La sécurité des femmes y est remise en question par la présence de migrants, dont certains n’hésitent pas à commettre des agressions sexuelles.

Durant l’été 2018, les fortes chaleurs n’ont pas ralenti l’ardeur des assaillants, souvent venus d’outre-mer, qui recourent parfois aux moyens les plus sombres, comme l’usage de la drogue du viol, afin d’assouvir leurs pulsions à l’encontre de la gent féminine.

Des migrants touchent les parties intimes, les seins ou les fesses des femmes dans les gares, dans les trains, en pleine rue ou lors des festivals. D’autres se masturbent devant des Allemandes. Les tentatives de viol sont monnaie courante. Certaines échouent, mais d’autres aboutissent.

Ainsi, le 1er juillet, entre 2 h et 3 h du matin à Ingolstadt, en Bavière, une Allemande revenant d’une soirée a été agressée par un homme au teint sombre qui l’a frappée au visage, traînée vers le terrain d’une entreprise et violée.

Le 5 juillet, à 8 h 15 du matin à Kronach en Bavière, une jeune femme de 18 ans a été agressée, frappée, traînée dans un buisson et violée par un individu à la peau sombre. Alertée par les cris de la victime, une dame s’est approchée du lieu des faits et l’agresseur a pris la fuite.

Le 6 juillet, à Planegg, en Bavière, un demandeur d’asile pakistanais de 31 ans a violé une dame de 21 ans qui l’avait invité à son domicile.

Le 14 juillet au matin, à Münster, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, une joggeuse a été attaquée, traînée dans un buisson et violée. L’auteur des faits, un Polonais de 25 ans, a été arrêté par la police vingt minutes après.

Le même jour dans la nuit, à Landshut, en Bavière, une dame de 31 ans a été agressée, traînée dans un buisson et violée par un homme au physique méditerranéen.

Le 28 juillet, à Freising, en Bavière, une dame de 26 ans rentrant d’un bar a été agressée par deux hommes à la peau sombre qui l’ont jetée à terre et traînée au sol. La victime est arrivée à se défendre et à mettre les auteurs des faits en fuite.

Le même jour, à 5 h du matin, à Memmingerberg, en Bavière encore, une dame de 21 ans, se rendant à vélo à son travail, a été agressée et violée par un demandeur d’asile gambien de 22 ans qui a été arrêté par la police.

Au cours de la nuit du 30 au 31 juillet, à Fritzlar, en Hesse, une dame de 33 ans a été attaquée au couteau par un homme à la peau sombre, mais a pu s’échapper.

Au début du mois d’août, à Aschaffenburg, toujours en Bavière, un demandeur d’asile a tenté de violer, au sein d’un centre pour demandeurs d’asile, une pédagogue, mais la victime est arrivée à se défendre.

Le 4 août, entre 5 h et 5 h 30 du matin à Heilbronn, au Bade-Wurtemberg, une jeune femme assise sur un banc près d’un arrêt de bus et de tram situé dans les environs de la gare a été agressée et traînée vers une voiture par deux individus à la peau sombre, voire de type arabe, qui l’y ont violée.

Presque au même moment, mais à Fribourg-en-Brisgau, au Bade-Wurtemberg, une dame de 35 ans rentrant chez elle a été agressé par un homme à la peau brune et traînée dans un coin. La victime a crié et des passants ont mis l’agresseur en fuite.

Le 3 août au matin, à Rosenheim, en Bavière, une femme de 20 ans rentrant d’un bar a été agressée, traînée dans l’entrée d’une cour et violée par deux demandeurs d’asile somaliens.

Le 5 août au matin, à Arnsberg, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, un Afghan de 17 ans a menacé une allemande de 18 ans à l’aide d’un objet pointu et l’a violée, alors qu’à Kassel, en Hesse, un homme au physique méditerranéen a agressé par-derrière une femme de 21 ans et a tenté de la violer. Pendant ce temps, à Dortmund, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, une femme de 17 ans a été agressée, traînée dans un buisson et violée par deux hommes, dont un s’exprime avec un accent polonais.

Le même jour, à Paderborn en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, un Africain de 18 ans, originaire de Sierra Leone, a tenté de violer une Allemande de 65 ans dans l’entrée d’une maison. Un habitant du lieu a tenu l’agresseur jusqu’à l’arrivée de la police.

Le 8 août 2018, à Lübben, au Brandebourg, trois femmes de 28, 31 et 34 ans ont été attaquées par deux demandeurs d’asile afghans. Une d’entre elle a été étranglée, puis tirée sur le sol. Les trois femmes sont arrivées finalement à s’échapper. Lors de l’arrestation des agresseurs, un policier a été blessé.

Après une semaine de recherche, la police a arrêté un demandeur d’asile africain pour le viol et l’assassinat d’une dame de 63 ans sans domicile fixe, le 30 juillet 2018, à Hanovre, en Basse-Saxe.

Ces nouveaux cas s’ajoutent à la très longue liste des victimes de la politique d’Angela Merkel.

Lionel Baland – Boulevard Voltaire

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Fraudes massives : de plus en plus d’allocs filent à l’étranger

Le nombre d’enfants pour lesquels l’Allemagne transfère des allocations familiales à l’étranger a augmenté de manière significative en 2018. La plupart des maires tirent la sonnette d’alarme, évoquant migration ciblée et énergie criminelle. L’Etat est impuissant face à ce problème.

Selon le gouvernement fédéral, le nombre de bénéficiaires d’allocations pour enfants étrangers a fortement augmenté. « En juin 2018, 268 336 enfants vivant hors d’Allemagne ont bénéficié des allocations », a déclaré un porte-parole du ministère des Finances. Une hausse de 10,4%. Fin 2017, leur nombre était encore de 243 234.

Les maires qui tirent la sonnette d’alarme sont de plus en plus nombreux. Ils parlent d’une augmentation massive de la migration calculée vers le système social allemand. « Le gouvernement fédéral néglige ce problème, il faut enfin agir pour remédier au problème des réfugiés économiques en Europe », a déclaré le maire de Duisburg. A Fürth, le maire (SPD) parle lui aussi de problèmes urgents. Les villes à faibles loyers attirent inévitablement des foules de migrants.

Sur la base des taux d’allocation de 194 € mensuels pour le premier enfant, 50 millions d’euros environ sont versés pour des enfants de citoyens étrangers qui se sont inscrits en Allemagne avec un logement, alors que leur progéniture n’a jamais mis les pieds dans le pays.
Les chiffres dépassent 600 millions d’euros par an. Rien qu’en 2017, 343 millions d’euros d’allocations familiales ont été transférés sur des comptes à l’étranger.
Le maire parle de passeurs criminels qui amènent les étrangers et leur fournissent rapidement un logement, souvent insalubre, afin qu’ils aient une adresse pour toucher les allocations familiales. « Je dois m’occuper des étrangers ici, qui transforment les rues en véritable décharge et viennent encore favoriser l’infestation de rats, ce qui exaspère les citoyens », a critiqué le politicien.

La mairie y voit l’impact de l’énergie criminelle et de l’usage de faux documents. Souvent on ignore même si les enfants enregistrés ont jamais existé. Cela contredit l’esprit de la liberté de circulation européenne. « Parce que leur objectif premier, en venant ici, n’est jamais de travailler. »

Il y a quelques mois, le « Welt am Sonntag » a rapporté que les coffres de la caisse des allocations pourraient être dépouillés de plus de 100 millions d’euros chaque année par des passeurs qui envoient des familles en Allemagne et perçoivent les allocations pour les enfants non existants ou pour des gosses qui ne connaissent le pays que par leur manuel de géographie.
Le gouvernement fédéral renvoie aux lignes directrices de l’UE, mais souhaite réduire les rétributions. Nous devons adopter une solution européenne « prenant en compte des taux du coût de la vie dans les autres pays », a déclaré un porte-parole du ministre des Finances. Cela signifie que les paiements seraient moins élevés si les enfants vivent dans des pays où le coût de la vie est nettement inférieur.
Cependant, jusqu’à présent, il n’y a aucun moyen de lutter efficacement contre la fraude. De plus, les citoyens allemands sont hors d’eux à l’égard de ces évolutions et de la fraude sociale.

Et en Belgique : les fraudes concernent surtout les familles d’origine immigrante, principalement maghrébine. Un accord existe entre la Belgique, qui permet de payer des allocations familiales aux immigrés installés en Belgique, mais dont les enfants sont restés au Maroc. Il suffit d’une attestation de l’administration marocaine certifiant que la famille a un ou plusieurs enfants au Maroc. Cela suffit pour pouvoir réclamer des allocations familiales !

Le Maroc délivre de fausses attestations de paternité permettant de toucher des allocations en Belgique.
Le certificat de paternité s’obtient en versant des bakchichs aux fonctionnaires marocains. Il semblerait que pour 500 à 1 000 euros, on obtienne une attestation ayant toutes les apparences d’une authentique.

Nous avons repéré une famille qui avait déclaré 4 enfants, alors que la mère était venue en Belgique pour guérir sa stérilité. Le gouvernement flamand, sous la pression de la NVA, est le seul à multiplier les contrôles. Du côté francophone, les obstacles aux contrôles se multiplient : les associations de calotins protègent les fraudeurs, paient les avocats, multiplient les procédures. Nous avons enregistré le cas de deux familles qui ont quitté le sol belge, mais continuent à réclamer des allocations familiales depuis l’Espagne.

Récupérer les sommes indûment versées est quasiment impossible. Une fois la fraude décelée, les acteurs disparaissent, passent d’une région à l’autre, rentrent au Maroc, vont s’installer dans une famille à l’étranger, principalement en France. Tous les moyens sont bons. Et les législations protégeant les populations d’origine étrangères empêchent de prendre des mesures à l’échelle européenne.

Anne Schubert

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Les scientifiques créent du bois artificiel léger et résistant au feu

Voilà qui devrait soulager les grandes forêts de l’Amazonie et de l’Afrique centrale, et qui, du même coup, devrait inquiéter les richissimes exploitants forestiers.  RI  

Par Global Times

Les médias chinois ont rapporté que les scientifiques ont mis au point un bois artificiel léger résistant à la corrosion, ignifuge et destiné à remplacer le bois naturel pour la construction.

Développé par une équipe de recherche dirigée par Yu Shuhong, professeur à l’Université des sciences et technologies de Chine à Hefei, dans la province de l’Anhui (Chine orientale), le bois polymère utilise une nouvelle technologie basée sur la résine phénolique et la résine mélamine, ce qui lui confère une structure cellulaire similaire au bois naturel, mais plus légère et plus forte, a rapporté People’s Daily dimanche.

Comparé au bois naturel, le bois artificiel est résistant à la corrosion, isolant thermique et ignifuge, selon une étude publiée par Yu dans la revue scientifique américaine en ligne Science Advances, vendredi.

Lors des essais, le bois artificiel ne s’est pas détérioré après avoir été immergé dans de l’eau pure et une solution d’acide sulfurique pendant 30 jours.

Mélangé avec du graphène, le bois présentait une isolation thermique supérieure à celle du bois naturel.

La structure du bois peut être facilement ajustée et combinée avec des nanomatériaux pour produire des bois composites artificiels avec de multiples fonctions adaptées à la production de masse, a rapporté People’s Daily.

Étant donné ses avantages, le bois artificiel devrait remplacer le bois naturel et être utilisé dans des conditions difficiles ou extrêmes, a déclaré M. Yu dans l’article de recherche.

Photo: L’Université de sciences et technologie de Chine est une université située à Hefei, dans la province de l’Anhui en République populaire de Chine.

Source : Global Times

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Italie: Les 10 vaccins nécessaires à la scolarisation ne sont plus obligatoires

Le leader de La Ligue, Matteo Salvini, a qualifié les vaccins prétendus nécessaires, « d’inutiles », et a poursuivi en déclarant que ces vaccins étaient « souvent dangereux, voire nocifs ».

A partir de maintenant ces vaccins ne seront plus exigés. Par un vote de 148 voix contre 110 à la Chambre haute du Parlement, l’Italie a éliminé les lois ayant trait aux vaccins obligatoires et se veut plus accueillante aux diverses opinions.

Les 10 vaccinations nécessaires pour pouvoir fréquenter l’école maternelle sont désormais suspendues, du moins en termes de lois obligatoires.

Le parti démocrate a adopté la loi sur les vaccins obligatoires en juin 2017, mais aujourd’hui, un an plus tard, et en pleine révolution en Italie, les parents n’auront plus à se conformer à l’obligation. Les démocrates avaient pris le prétexte d’une épidémie de rougeole pour introduire la loi d’obligation.

Le « Five Star Movement » et « la Ligue », deux partis politiques qui se sont développés après la montée de Trump, se sont dits très préoccupés par l’exclusion des enfants de différentes communautés.

Roberto Burioni, microbiologiste, a exprimé son mécontentement sur CNN. L’article de CNN précise que cette décision a « envoyé une onde de choc dans la communauté scientifique » et qu’une de leurs rubriques précisait « pourquoi c’était dangereux ». Les grands médias ne traitent pas du tout cette affaire comme il faudrait.

CNN n’est pas le seul grand défenseur des vaccinations obligatoires, mais c’est un défenseur assidu.

Source : Vaxxter

via:http://www.alterinfo.net/Italie-suppression-de-la-vaccination-obligatoire-Un-vote-historique_a140534.html

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La Russie pourrait renoncer au dollar pour vendre son pétrole

Dénonçant les risques liés au dollar dans les échanges commerciaux, le ministre russe des Finances Anton Silouanov a affirmé que son pays envisageait la possibilité de passer aux devises nationales pour les échanges de pétrole.

Le dollar perd progressivement de sa fiabilité en tant qu’instrument des échanges commerciaux internationaux, a déclaré ce dimanche le ministre russe des Finances, Anton Silouanov intervenant sur la chaîne Rossiya 1. Dans ce contexte, il a évoqué un éventuel renoncement au billet vert au profit des devises nationales pour les exportations de pétrole.

«Nous avons considérablement réduit nos investissements dans les actifs américains. En fait, le dollar qui était considéré comme une monnaie internationale devient un instrument à risque pour les règlements», a-t-il indiqué.

Les autorités russes ont à plusieurs reprises évoqué leur volonté de privilégier les devises nationales pour les paiements internationaux. Lors du dernier Forum économique de Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a notamment pointé du doigt les obstacles à l’utilisation du dollar que créaient eux-mêmes les États-Unis.

«En cherchant à résoudre les problèmes de conjecture et de politique actuels, ils minent la confiance en leur monnaie comme en la seule monnaie de réserve dans le monde. Tous, sans exception, nous devons commencer à réfléchir à la question de savoir comment échapper à ce monopole», affirmait le Président russe en mai.

Hier, Recep Tayyip Erdogan a lui aussi annoncé que la Turquie s’apprêtait à passer à sa devise nationale pour ses échanges avec ses plus importants partenaires économiques, au rang desquels se trouvent la Chine, l’Iran, la Russie et l’Ukraine.

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Salvini annonce le retour des mentions «père» et «mère» sur la plateforme de son ministère

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a annoncé ce 10 août la modification des formulaires d’obtention de carte d’identité électronique sur le site web de son ministère. Les mentions «père» et mère» remplacent «parent 1» et «parent 2».

L’homme fort de la Ligue – parti membre de la coalition gouvernementale formée avec le Mouvement 5 étoiles – a indiqué cette modification ce 10 août dans une interview au quotidien catholique conservateur La Nuova Bussola Quotidiana.

«On m’a dit que sur le site sur ministère de l’Intérieur, le formulaire pour demander une carte d’identité électronique comportaient [les mentions] « parent 1 » et « parent 2 ».

Je leur ai [les services du ministère] immédiatement fait changer le site afin de restaurer la définition de « père » et de « mère »», a ainsi fait savoir Matteo Salvini, que le plus grand quotidien catholique transalpin, Famiglia Christiana, avait comparé à Satan en raison de sa politique migratoire.

«C’est un petit signe, mais je ferai tout ce qui est possible et autorisé par la Constitution», a poursuivi «Il capitano», précisant : «Nous défendrons la famille nucléaire fondée sur l’union entre un homme et une femme»

Dans le même entretien, Matteo Salvini aborde également ses projets pour la politique familiale italienne. Il a ainsi fait savoir vouloir mettre en place un quotient familial permettant de «récompenser» la natalité des familles transalpines.

Preuve que la natalité est au cœur de ses préoccupations, il avait confié ce 29 juillet au quotidien britannique The Times vouloir, avant la fin de son mandat, relancer la natalité italienne. «Un pays où ne naissent pas des enfants est destiné à mourir. A la fin de ce mandat, le gouvernement sera évalué sur le nombre de nouveaux nés plus que sur la dette publique», avait-il souligné.

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Entretien avec Olivier Berruyer : «Le complotisme autorisé, c’est le complotisme anti-russe»

L’animateur du site Les Crises a accordé un entretien à RT France pour expliquer sa démarche de désenfumage face aux rumeurs qui ont circulé début août sur une influence de la «russosphère» dans l’ampleur prise par l’affaire Benalla sur Twitter.

EU DisinfoLab, qui se présente comme une ONG luttant contre les fausses informations, a publié une étude début août sur un présumé gonflage artificiel du nombre de réactions sur Twitter par ce qu’elle a qualifié de «russosphère». Médias et hommes politiques proches d’Emmanuel Macron, en plein embarras sur l’affaire Benalla, se sont immédiatement emparés de cette allégation pour la diffuser.

Pour Olivier Berruyer, l’animateur du site Les Crises, spécialisé dans l’économie et la géopolitique, c’est avec une grande facilité que l’on a tendance, aujourd’hui en France, à pointer du doigt les Russes, sans aucune vérification et dans n’importe quel type d’affaires.

Dans un entretien accordé à RT France, il est également revenu sur l’identité de EU DisinfoLab, ses fondateurs, ses réseaux, sa méthodologie, après que cette officine financée par Twitter a publié des milliers de noms dans un fichier, provoquant l’indignation de très nombreux internautes.

Olivier Berruyer ne compte d’ailleurs pas s’arrêter là, il invite les internautes concernés à prendre contact avec lui pour poursuivre une action communes et plus large, en le contactant via son site Les Crises.

Olivier Berruyer a publié un décryptage complet en deux parties ces 7 et 9 août sur le site Les Crises, dans lequel il a largement enquêté sur l’identité de EU DisinfoLab.

Prétendant lutter contre la désinformation, cette organisation a publié une étude, reprise abondamment dans les médias et aussi par le gouvernement, qui prétendait dans un premier temps que près de la moitié des tweets sur l’affaire Benalla ont émané de comptes liés à la sphère «russophile».

Or, le 8 août, l’organisation a finalement publié les dernières conclusions de son étude ne faisant plus état d’une quelconque influence russe

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Comment le Portugal se dirige vers le plein emploi… en faisant l’inverse de ce qu’exige Bruxelles

Salaire minimum en hausse, taxe sur les gros chiffres d’affaire, revalorisation des retraites… Lisbonne ose prendre le contre-pied du dogme économique de l’UE. Et au grand dam des promoteurs de l’austérité, cette politique porte ses fruits.

Y aurait-il, face au fameux modèle allemand, un contre-modèle portugais ? A en juger par les chiffres excellents dont Lisbonne peut s’enorgueillir, il semblerait que le dogme de l’austérité, vanté par l’Union européenne (UE) comme l’unique option économique viable, se voie sérieusement remis en question.

Avec un taux de chômage en baisse constante depuis novembre 2015, le Portugal, qui était au bord du gouffre économique il y a quelques années encore, fait désormais plus que relever la tête : il peut même regarder de haut ses voisins, au premier rang desquels la France. Alors que le taux de chômage culminait à 17,5% début 2013, il n’est désormais plus que de 7,9% début 2018, c’est-à-dire en-dessous des 8,9% affichés par la France.

Les Portugais ont-ils, en bon élèves européens, consenti à un gel ou une baisse de leurs salaires pour retrouver le chemin de l’emploi ?

Bien au contraire, le salaire minimum a été augmenté de 530€ à 557€ en 2017 et doit être porté à 600€ en 2019.

Lisbonne aurait-elle alors suivi l’exemple français et allemand en soulageant la fiscalité des entreprises ? Là encore, pas du tout : le gouvernement portugais a par exemple créé une taxe pour toutes les entreprises au chiffre d’affaire supérieur à 35 millions d’euros.

En réalité, sur de nombreux points, la politique économique portugaise prend le contre-pied total de celle qui est recommandée par Bruxelles et appliquée par Berlin ou Paris depuis plusieurs années.
Le budget 2018 du Portugal prévoit ainsi une hausse des pensions de retraite, un programme de valorisation de la fonction publique ou encore, bien loin de la théorie du ruissellement, une diminution d’impôts pour les classes moyennes.
Tandis que Bruxelles théorise et impose une doctrine de rigueur reposant notamment sur la baisse des salaires et la réduction drastique des dépenses sociales, le Portugal semble ainsi contredire toutes les leçons européennes en matière économique.

Pourquoi la réussite portugaise n’emballe pas Bruxelles

Le gouvernement de gauche d’Antonio Costa peut se targuer d’avoir mis en pratique et avec succès une politique économique ambitieuse. Pourquoi dès lors le modèle portugais est-il si peu vanté dans l’UE et si peu visible dans la presse ?
Sans doute parce qu’il démontre que les politiques de relance, un concept devenu quasi tabou en Europe, peuvent bel et bien porter leurs fruits. Celles-ci reposent sur une idée simple : stimuler la consommation en améliorant les salaires et ainsi remplir les carnets de commande des entreprises, avec des effets positifs pour l’investissement et la productivité.

Alors que de nombreux gouvernements européens acquis au dogme libéral et austéritaire exigent de leurs citoyens des sacrifices dont les résultats promis peinent à venir, on comprend le peu d’enthousiasme que suscitent les choix politiques du gouvernement d’Antonio Costa auprès de l’opposition de droite, partisane de la politique de rigueur européenne.

Le Premier ministre portugais n’hésite d’ailleurs pas à attaquer de front la ligne jadis suivie par la droite, en conformité avec les attentes de l’UE : «La politique d’austérité suivie ces dernières années a eu pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage avec des effets sociaux dévastateurs sur les jeunes et les citoyens les moins qualifiés, ainsi que les familles et les milliers de Portugais au chômage : elle a été aussi associée à une dévalorisation de la dignité du travail et des droits des travailleurs.»

La politique d’austérité a eu pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage avec des effets sociaux dévastateurs

Cette politique non-orthodoxe irrite a fortiori les instances bruxelloises. La Commission juge d’ailleurs que le budget 2018 du Portugal ne satisfait pas aux exigences européennes de réduction des dépenses publiques, fixées à 0,6%, puisqu’il ne permettrait qu’une diminution de… 0,4%.

L’UE semble mal digérer que le Portugal fasse mentir le mantra bruxellois selon lequel seule une réduction des dépenses publiques permette de diminuer le déficit budgétaire. En démontrant qu’une politique de la demande est capable d’enclencher un cercle vertueux conduisant à l’accroissement des recettes de l’Etat, Lisbonne remet en cause les fondements mêmes d’un dogme économique que l’UE s’acharne à croire gravé dans le marbre, à moins qu’il ne s’agisse de son ADN même ?

Paradoxe très européen : les deux défenseurs les plus zélés de la doctrine économique de Bruxelles, Berlin et Paris, sont loin d’être les mieux placés pour indiquer la voie.

Avec une croissance qui ralentit, une consommation en baisse et des investissements moindres au premier trimestre 2018, la France et l’Allemagne pourraient se montrer moins sûres d’elles. Et pourtant, le modèle allemand jouit toujours d’une publicité exceptionnelle partout en Europe et Emmanuel Macron envisage plus que jamais de prendre le leadership d’une UE 2.0.

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Déficit commercial français: la piste de Francfort-sur-le-Main

Hausse de la facture énergétique, manque de compétitivité des salariés français, guerres économiques de Donald Trump, incertitudes sur le Brexit. Pour expliquer le déficit commercial français, qui se creuse année après année depuis le début des années 2000, les journalistes explorent toutes les pistes… toutes sauf une.

6,2 milliards d’euros: c’est la somme qui manque pour équilibrer la balance commerciale française du seul mois de juin 2018. Le service des douanes a communiqué mardi 7 août ses dernières statistiques et c’est peu dire que les chiffres du commerce extérieur tricolore du mois de juin plombent encore un deuxième trimestre lui-même peu radieux.

Après un déficit de 15,9 milliards d’euros enregistré au premier trimestre, le printemps n’aura en effet pas été plus favorable, avec une nouvelle fuite de richesses chiffrée à hauteur de 17,5 milliards d’euros. Si rien ne change, avec un tel premier semestre, la France est lancée pour dépasser le déficit commercial de 2017 (62,3 M€) voire aller chatouiller son record de 2012 (69,2 M€).

Une situation récurrente qui ne semble plus étonner la plupart des observateurs, lesquels se focalisent plus sur les raisons de l’écart de 1,6 milliard d’euros entre les deux premiers trimestres que sur les raisons d’un tel différentiel permanent entre les exportations et importations françaises. Une situation, qui agace Charles-Henri Gallois, trésorier et responsable des affaires économiques à l’Union Populaire Républicaine (UPR), le parti du Frexit.

«Le dernier excédent commercial était en 2003- donc, ça commence à dater —[…] il faut se rappeler que dans les années 90, la France était à l’équilibre. Maintenant on traîne des déficits commerciaux de l’ordre, selon les années, entre 60 et 80 milliards d’euros par an. C’est colossal et ça contribue à l’appauvrissement de la France!»

Ainsi, la quasi-totalité des articles s’attarde-t-elle à souligner la hausse des importations, en volumes comme en coût, des produits pétroliers. On remarquera également une hausse des importations d’automobiles. Autre explication revenant également pour commenter avec fatalité la situation: la France manque cruellement de compétitivité face à ses voisins européens, ainsi que d’un positionnement à l’export moyenne gamme avec des produits à faible valeur ajoutée.

Des arguments récurrents qui ne convainquent pas Charles-Henri Gallois, pour qui la hausse de la «facture énergétique» a décidément bon dos.

«Il y a une part de vrai pour ce qui est de la gamme, mais il ne faut pas oublier que toutes ces données structurelles, de salaires et de positionnement produit, on avait la même chose dans les années 90 et pourtant on ne se traînait pas un déficit commercial colossal comme c’est le cas à l’heure actuelle.»

Autres arguments, plus typiques du cru 2018: la contraction du commerce international, provoquée par des États-Unis qui ne «joue [nt] pas le jeu», ainsi que les «inquiétudes autour du Brexit». «Une fausse excuse», balaie notre intervenant, estimant qu’il est encore trop tôt pour que les conséquences des guerres commerciales et de l’embargo contre l’Iran menés par les Américains impactent la balance commerciale française. Selon Charles-Henri Gallois le principal coupable de ces déficits systématiques depuis 15 ans n’est tout simplement pas évoqué dans les médias.

«L’élément qui est rentré à la toute fin des années 90- en 1999 très exactement et après de manière officielle avec les billets et les pièces en 2002 —c’est l’euro! Et cet élément dans la perte de compétitivité de la France n’est jamais évoqué par les grands éditoriaux du Monde, des Échos, etc., alors que c’est évidemment l’élément clef et l’élément central.»

Pour ne rien arranger à la situation de la France, l’euro a continué de s’apprécier par rapport au dollar US (+2% entre juin 2017 et 2018). Une situation en apparence paradoxale au vu des contre-performances à l’export du pays. En effet, si le taux de change de l’euro augmente par rapport au dollar, c’est parce que la zone euro est elle-même en excédent commercial. Pour autant, la situation est loin d’être homogène entre ses 19 États-membres.

«C’est, en gros, 90% l’Allemagne qui le fait. C’est problématique, car cela se fait au détriment des autres pays de la zone euro, notamment des pays du sud. L’euro a permis, quelque part, à l’Allemagne de gagner des parts de marché vis-à-vis notamment des industries française et italienne.»

Avec un excédent commercial de 248,9 milliards d’euros en 2017 (données Eurostat reprises par l’INSEE), l’Allemagne devance largement les Pays-Bas ainsi que l’Italie avec leur solde positif respectif de 68,8 et 47,4 milliards. Un excédent allemand qui dénote par rapport aux déficits français et britannique, avec respectivement des trous de 79,1 et 176,8 milliards d’euros, toujours selon les données d’Eurostat, qui diffèrent nettement dans le cas de la France des chiffres de Bercy.

Pour donner un avant-goût du dynamisme de nos voisins outre-Rhin, en 2016 l’Allemagne disposait du plus gros excédent courant (soient les soldes des revenus de placement et des transferts courants ajoutés à celui du commerce extérieur) au monde, devant la Chine. Un mastodonte avec lequel la cohabitation monétaire n’est pas chose aisée.

«Le FMI, dans sa dernière étude de 2018, explique que si les pays européens retrouvaient leurs monnaies nationales […], il y aurait 20% de rééquilibrage de change entre la France et l’Allemagne, donc on ne se bat pas à armes égales avec l’Allemagne à partir du moment où on a l’euro!»,

Souligne Charles-Henri Gallois. En d’autres termes, la valeur de l’euro est surévaluée pour la France alors qu’elle est sous-évaluée pour l’Allemagne, un fait soulevé à maintes reprises depuis la crise de 2008. Avec une monnaie unique, aucun rééquilibrage n’est possible entre les deux rives du Rhin et pour notre intervenant, le fossé économique entre elles va continuer à se creuser. Charles-Henri Gallois illustre ses propos sur une situation qu’il estime «intenable»:

«En 1970, on échangeait 1 deutschemark pour 1,5 franc. En 1982, donc seulement 12 ans plus tard, on était passé à 1 deutschemark pour 3 francs. […] or, à l’époque la croissance française était à cette époque meilleure que celle de l’Allemagne et quand vous avez une monnaie qui se déprécie d’autant en 12 ans c’est vous rendre compte de la folie qu’est l’euro! Dans peu de temps, cela fera 20 ans qu’on a fixé ad vitam aeternam la monnaie entre la France et l’Allemagne, c’est de la folie furieuse!»

Il est notamment particulièrement intéressant de superposer les courbes de l’évolution du commerce extérieur français et allemand. Le rendu est saisissant, celle dernière s’envolant dès 2001, alors que la balance commerciale française entame sa chute après une brève stabilisation.

Impression d’écran du site de l’Université de Sherbrooke
Impression d’écran du site de l’Université de Sherbrooke

 

Des performances commerciales qui ont d’ailleurs attiré les foudres de Donald Trump sur l’Union européenne, l’Allemagne creusant son excédent commercial avec les États-Unis. Des intérêts allemands qu’avait d’ailleurs défendus Jean-Claude Juncker lors de sa visite à la Maison-Blanche fin juillet.

Le président de la Commission européenne avait alors convaincu Donald Trump de mettre en suspend ses plans de surtaxes visant l’automobile «européenne» en échange d’achats massifs de gaz de schiste et de soja américain visés par les contre-mesures chinoises, au plus grand dam de Paris, pour qui les produits agricoles tiennent une part importante dans ses exportations.
Alors que Berlin applaudissait l’accord, Bruno Le Maire exigeait des «clarifications»

«Si jamais cet accord est entériné, ce sont les agriculteurs français qui vont souffrir pour sauvegarder les intérêts de l’industrie automobile allemande,» appuie Charles-Henri Gallois, estimant que la France n’a «rien à gagner» à un tel accord.

Mais la question d’une monnaie partagée avec l’Allemagne n’est pas le seul souci pour la balance commerciale française. À un niveau plus conjoncturel, Charles-Henri Gallois ne mâche pas ses mots concernant la politique menée jusqu’à présent par Emmanuel Macron. Pour lui, non content d’avoir peu profité des effets de la reprise mondiale, le nouvel exécutif a littéralement tué dans l’œuf la croissance en France, en alourdissant la pression fiscale sur les classes moyennes.

Hausse de la CSG, hausse des taxes sur les carburants, pour le responsable politique, la hausse des prélèvements a pesé sur la consommation des Français et donc sur la croissance.

«La reprise en France a tourné court, puisque malgré un contexte international qui était très favorable avec une reprise du commerce international, une croissance assez bonne avec des prix du pétrole assez bas, la croissance française est en train bêtement de dégringoler et patine à cause de la politique absurde imposée par l’Union européenne et qu’exécutent servilement que ce soit Emmanuel Macron ou Bruno Le Maire.»

Un tableau noir que réfute le Quai d’Orsay, responsable du commerce extérieur. Dans un communiqué en réaction aux mauvais chiffres des douanes, le ministère des Affaires étrangères s’est défendu dans un communiqué, qu’il était «habituel» qu’en «phase de reprise économique», «l’amélioration du solde commercial ne soit pas immédiate, du fait de la hausse des importations induite par le rebond de la demande intérieure». Mais pour Charles-Henri Gallois, l’alignement des planètes est bien passé.

Autre point noir au tableau d’Emmanuel Macron aux yeux de Charles-Henri Gallois, ne pas avoir défendu les intérêts français dans plusieurs affaires, comme le cas d’Alstom vendu à son concurrent américain General Electric, alors même que l’entreprise était responsable de l’entretien des turbines de bâtiments de la flotte et de celles des centrales nucléaires françaises.

Comme le révélait le documentaire «Guerre fantôme: La vente d’Alstom à General Electric» de David Gendreau et d’Alexandre Leraître, alors qu’il était secrétaire général adjoint de la Présidence de la République, Emmanuel Macron a joué un rôle dans la décision de François Hollande d’aller contre l’avis d’Arnaud Montebourg, son ministre de l’Économie d’alors, et de laisser passer Alstom sous pavillon américain sans coup férir.

S’il n’a rien contre le libre-échange, Charles-Henri Gallois regrette que les règles européennes en la matière soient débridées, qui plus est vis-à-vis de pays n’ayant pas les mêmes normes sociales et environnementales que nous. Une attitude qui conduit selon lui à offrir aux quatre vents les intérêts économiques des États-membres, en plus d’un dumping social pesant lourd sur l’emploi manufacturier français.

«La norme, c’est au contraire le protectionnisme, le patriotisme économique. Il est évident par exemple que si on prenait les États-Unis ou la Chine, jamais ils n’auraient accepté le rachat d’une entreprise stratégique et industrielle du type Alstom. Ils auraient, évidemment, directement mis leur veto.»

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«À l’hôpital, on est passé des injures aux coups»

Le rapport de l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) montre une augmentation des agressions dans les hôpitaux en 2017. Sputnik France a interrogé plusieurs professionnels afin de comprendre comment et pourquoi cette violence évolue vers le pire.

«Concernant les infirmiers, on est en moyenne annuelle à 15 agressions par jour.»

Ce chiffre désolant, c’est Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers qui le donne à Sputnik France. À en croire les chiffres du dernier rapport de l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS), 446 établissements ont déclaré 22.048 signalements de violences en 2017. Depuis 2005, l’ONVS recueille, sur la base du volontariat, les signalements de faits de violence commis en milieu de santé. Les dernières données montrent une hausse des signalements de 25,3% pour une augmentation d’établissements déclarants de 23,9%. C’est la plus forte augmentation depuis 2012.

Et le tableau serait en réalité bien plus noir. Seuls 7,71% des établissements de santé ont signalé des violences l’année dernière.

«Certains ont envie de passer pour bons élèves et évitent les déclarations. Je pense que le problème est bien plus grave que ce que laisse transparaître l’ONVS», souligne Thierry Amouroux.

Quand on regarde les chiffres dans les détails, on s’aperçoit que 49% des violences déclarées concernaient des agressions physiques. Dans seuls 40% des cas, les faits en sont restés aux insultes, injures et menaces.

Nombre de signalements d`atteintes aux personnes par niveau de gravité
© Photo.
Nombre de signalements d`atteintes aux personnes par niveau de gravité

Il y a à la fois une augmentation en nombres et en gravité. On est passé des insultes aux agressions physiques: des coups de poing, de pied, des morsures, des gifles, des jets de projectiles», s’alarme le syndicaliste.

«Les incivilités, les insultes, c’est tous les jours. Et cela peut aller jusqu’au contact physique, au moins deux à trois par mois […] On a clairement une forte augmentation d’événements depuis 10 ans», confiait récemment une responsable d’un établissement de santé de l’Oise à nos confrères du Parisien.

Sans surprise, ce sont les services de psychiatrie qui sont les plus touchés par les violences. Mais ce qui inquiète particulièrement les professionnels, c’est l’augmentation des agressions aux urgences. Elles concentrent à elles seules 16% des signalements, en augmentation de 3% par rapport à 2016.

évolution annuelle en pourcentage de la part des signalements pour les services les plus impactés
© Photo.
évolution annuelle en pourcentage de la part des signalements pour les services les plus impactés

Thierry Amouroux met en cause les réductions budgétaires:

«Là où vous aviez quatre services d’urgence dans un département, maintenant vous n’en avez plus qu’un. Cette réduction entraîne une multiplication des heures d’attente et les gens sont de plus en plus sur les nerfs. Le problème des sous-effectifs nous met sous pression. Nous avons moins de temps à consacrer à l’écoute des patients afin de désamorcer les tensions.»

Mis au régime sec depuis des années, les hôpitaux tirent la sonnette d’alarme. En janvier dernier, mille professionnels du secteur de la santé ont signé une tribune dans Libération afin de dénoncer la nouvelle cure d’austérité avec laquelle ils doivent composer.

En 2018, ce ne sont pas moins de 1,6 milliard d’euros d’économies qu’il faut réaliser. Le budget des hôpitaux n’augmentera que de 2%. C’est moitié moins que leurs charges.

«Ce « toujours plus avec toujours moins » entraîne une dégradation des conditions de travail, provoquant épuisement et démotivation des soignants et en conséquence, une baisse de la qualité des soins», notaient alors les professionnels dans le quotidien.

Un avis partagé par Roxanne. Cette jeune infirmière de 29 ans exerce le métier depuis plus de quatre ans dans le sud-est de la France. Et elle voit ses conditions de travail se dégrader de plus en plus. Elle s’est confiée à Sputnik France:

«En quatre ans d’exercice, j’ai vu la situation se détériorer. On est surmenés. On doit toujours être plus « productives » même si je n’aime pas ce terme. Et on doit le faire avec de moins en moins de moyens. Cela génère des tensions. Cela engendre la violence, en grande partie à cause des restrictions budgétaires de l’État.»

En dehors de ces dernières, les infirmiers ne seraient-ils pas victimes d’un niveau de violence plus grand dans la société française? Si Thierry Lamoureux n’est pas de cet avis, Roxanne l’a constaté sur le terrain:

«J’ai décidé de me mettre en libérale il y a deux ans et demi. On gagne ainsi mieux notre vie et gérons mieux nos soins et notre temps, ce qui a une incidence sur la qualité de notre travail. Mais ce n’est pas parce que l’on quitte l’hôpital que l’on est à l’abri de la violence. On m’a déjà agressé plusieurs fois. Je me souviens d’une patiente qui m’a violemment giflé, car elle était furieuse que le médecin m’ait ordonné de lui remettre en place son pilulier, car elle prenait mal son traitement.»

Thierry Amouroux rappelle que l’écrasante majorité des infirmiers sont des infirmières et qu’elles sont en première ligne face à la violence.
Pourtant, le personnel de santé n’est pas le seul à pâtir de la dégradation des conditions de sécurité. Parfois, les rixes qui se produisent mettent en danger la vie des patients.

«Quand une bagarre éclate en plein milieu de la salle d’attente, le service de sécurité de l’hôpital ainsi qu’une partie du personnel est mobilisé. Ensuite, il faut attendre l’arrivée de la police. Tout cela nous fait perdre du temps et peut mettre la vie de patients en danger. De plus, cela ajoute au climat de tension lié à la durée d’attente et en fin de compte, c’est un cercle vicieux», note le syndicaliste.

Il souligne également un problème lié à la confession religieuse de certains patients. «On voit parfois des maris de femmes musulmanes qui refusent que ces dernières soient auscultées par des médecins hommes et cela peut générer des tensions.»
Ce tableau noir fait naître une véritable crise des vocations.

«On constate une baisse des inscriptions aux concours pour devenir infirmier. Pire, l’épuisement professionnel fait que 30% des jeunes diplômés abandonnent le métier dans les cinq ans qui suivent. C’est énorme», s’attriste Thierry Amouroux.

«On continue quand même à soigner, sans juger, car cette profession est une véritable vocation, et ce malgré la déplorable déchéance des services de santé», lance quant à elle Roxanne, un brin résignée.

Comment améliorer la situation? Pour Thierry Amouroux, il faut que les directions soient plus derrière leurs employés:

«Le problème c’est que les directions ne nous soutiennent pas. Elles ne portent plainte que dans un quart des cas. Cela veut dire une chose: trois quarts du temps, elles essayent de minimiser les faits. On a recensé beaucoup d’affaires où des infirmières et infirmiers ont été agressés physiquement sans que la direction ne juge opportun de poursuivre en justice. Ils ou elles peuvent toujours le faire à titre individuel, mais cela n’a pas du tout le même poids. Dans la majorité des cas, cela va se terminer par une main courante. Quand vous avez l’hôpital, un des premiers employeurs du département qui vous soutient, l’impact est autrement plus grand.»

La pression semble forte sur le personnel hospitalier. Plusieurs infirmières contactées par Sputnik France ont refusé de témoigner concernant leurs conditions de travail, même de manière anonyme. L’une d’elles a décliné notre invitation au motif qu’elle travaille dans la fonction publique et qu’elle «ne peut pas témoigner sans autorisation» avant de nous lancer: «On a pas mal de problèmes en ce moment ça va être compliqué.»

Au-delà du soutien de la direction, ce que les professionnels de santé demandent, c’est une réponse pénale plus forte. À l’instar des policiers et des pompiers, ils veulent des peines exemplaires en cas d’agression sur l’un d’entre eux. C’est ce que nous a confié Thierry Amouroux:

«On constate trop de peines avec sursis. L’agression d’un membre du personnel de santé doit déboucher sur de la prison ferme.»

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Comment Twitter a financé EU Disinfolab avec l’argent de RT

En décryptant l’étude de EU DisinfoLab, Olivier Berruyer a appris que cette officine avait été financée par Twitter à hauteur de 125 000 dollars, somme que Twitter a investi à partir fonds grâce à la publicité payée par RT.

En étudiant l’identité de EU DisinfoLab, l’organisation à l’origine d’une étude largement relayée par les médias sur l’affaire Benalla, «Les ressorts d’un hyperactivisme sur Twitter»Olivier Berruyer, l’animateur du site Les Crises, spécialisé dans l’économie et la géopolitique, a découvert que cette officine qui se présente comme une ONG avait été financée à hauteur de 125 000 dollars par Twitter en janvier 2018. Ceci après que le réseau social a décidé d’arrêter la diffusion de publicité venant de RT et Sputnik deux mois plus tôt. Le Kremlin, par le biais de son porte-parole Dmitri Peskov, avait alors regretté que Twitter «devienne de facto victime de préjudices profonds envers les médias russes».

Mais ce n’est pas tout. On apprend également, dans l’étude de EU Disinfolab, que Twitter les a financés avec l’argent de… RT, comme l’explique Olivier Berruyer dans cet entretien accordé à RT France le 9 août. Fin juillet, l’organisation EU Disinfolab avait pointé l’activité de «réseaux russophiles» dans la portée de l’affaire Benalla sur Twitter.

Dans la rubrique FAQ à la fin de son étude, EU DisinfoLab donne elle-même cette information sur son financement, comme on peut le constater dans cette capture d’écran.

Comment Twitter a financé EU Disinfolab avec l'argent de RT
Capture d’écran de l’étude de EU DisinfoLab intitulée «Affaire Benalla : les ressorts d’un hyperactivisme sur Twitter», au chapitre FAQ.

Le lien indiqué sous cette explication renvoie en effet vers un communiqué de Twitter datant du 26 octobre 2017 au moment où le réseau social prenait «la décision politique d’abandonner la publicité de tous les comptes appartenant à Russia Today (RT) et à Sputnik». Une décision que Twitter affirmait justifiée par le travail rétrospectif que ses équipes avaient effectué autour des élections américaines de 2016 et sur «la conclusion de la communauté du renseignement américain selon laquelle RT et Sputnik ont ​​tenté de s’ingérer dans les élections au nom du gouvernement russe». Dans ce même communiqué, Twitter annonce avoir également décidé «de prendre les 1,9 millions de dollars qu'[ils] prévoy[aient] avoir gagnés grâce à la publicité mondiale de RT depuis qu’ils sont devenus annonceurs en 2011 […] des fonds pour soutenir la recherche externe sur l’utilisation de Twitter dans l’engagement civique et les élections, y compris l’utilisation de l’automatisation malveillante et de la désinformation […]».

Comment Twitter a financé EU Disinfolab avec l'argent de RT
Capture d’écran : communiqué de Twitter du 26 octobre concernant l’arrêt des publicités de RT et Sputnik sur le réseau social.

Olivier Berruyer a publié un décryptage complet en deux parties ces 7 et 9 août sur le site Les Crises, dans lequel il a largement enquêté sur l’identité de EU DisinfoLab. Prétendant lutter contre la désinformation, cette organisation a publié une étude, reprise abondamment dans les médias et aussi par le gouvernement, qui prétendait dans un premier temps que près de la moitié des tweets sur l’affaire Benalla ont émané de comptes liés à la sphère «russophile». Or, le 8 août, l’organisation a finalement publié les dernières conclusions de son étude ne faisant plus état d’une quelconque influence russe.

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Que se passe-t-il avec les dernières élections américaines ?

Reconnaissons honnêtement qu’il se passe quelque chose d’incompréhensible dans la politique américaine.

Avant hier, tous les candidats soutenus par Donald Trump ont gagné. C’est un signe qui peut sembler fort pour novembre. Cependant, si les Républicains ont remporté 8 victoires électorales, 8 des 9 sièges à la Chambre des représentants, il s’en est fallu de très peu.

Et cela défie ma logique. D’une part, aucun commentateur conservateur n’a encore osé soulever le problème. Ils sont trop engagés en politique pour prendre le risque de donner des arguments au camp opposé. Pourtant il convient de se poser des questions :

  • Les chômeurs ne sont plus au chômage. Les Noirs et les Hispaniques, les plus touchés par l’économie sous Obama, ont retrouvé le chemin du plein emploi.
  • Les salaires ont augmenté, et les impôts ont baissé.
  • L’économie, sujet de préoccupation principal, est en excellente santé, en pleine explosion.
  • Le parti Démocrate a glissé vers l’extrême gauche, ce qui ne correspond qu’à l’opinion des électeurs des deux côtes, mais certainement pas de la majorité qui vit au centre du pays.
  • Il veut l’ouvertures des frontières, ce qui, selon les derniers sondages, est contraire à ce que demandent 74% des Américains ; il réclame le démantèlement de l’agence ICE qui poursuit les délinquants et criminels étrangers illégaux pour les expulser du pays ; il prône l’avortement gratuit pour toutes ; la mise en place de lois socialistes partout dans le pays : études et soins gratuits, salaire universel sans travailler, toilettes pour les transsexuels dans les lieux publics et autres âneries « progressistes ».
  • Les gens n’ont plus confiance dans les médias, à part Fox News et PBS. Les médias d’information cachent les bonnes nouvelles économiques, et insultent Trump du matin au soir, au point que de nombreux commentateurs, moi y compris, pensent que cela devrait produire un contre effet positif pour les Républicains en novembre.
  • Et cerise sur le gâteau, les leaders Démocrates promettent d’annuler la baisse des impôts.

Et malgré cela, les Républicains ont remporté les victoires à un cheveu.

Cela me rappelle la stupeur lors de la réélection du président Obama pour son second mandat : l’économie allait mal, les sondages disaient que la majorité des Américains pensait que le pays allait dans la mauvaise direction, le chômage avançait, et Obama a été réélu (pas avec mon vote).

Hier soir, le président Trump – soyons lucide, il est le seul à avoir parfaitement capté le mécontentement du peuple américain, son raz-le-bol du politiquement correct imposé par la gauche durant les années Obama, sa frustration du retrait de l’Amérique de la sphère internationale, la guerre contre la liberté religieuse, la part d’influence anormalement importante offerte par Obama aux minorités (musulmans, gays, écologistes, transsexuels, traîtres et déserteurs…), et l’avancée à marche forcée du collectivisme (Obamacare ou l’assurance maladie obligatoire – une monstruosité contre nature) – le président Trump donc, a publié un tweet composé de deux mots : « RED WAVE ! ».

Selon Trump, c’est une déferlante Républicaine qui va s’abattre sur l’Amérique au mois de novembre, lors des plus importantes élections de mi-mandat de notre temps, que traditionnellement le camp politique du président perd, qu’il soit Démocrate ou Républicain.

 

Résolument, je n’aime pas la politique.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Une vérité qui dérange: le réchauffement climatique ralentit

Déjà modeste au siècle dernier, le réchauffement de la planète a considérablement ralenti depuis vingt ans malgré le triplement de nos émissions de CO2 ces cinquante dernières années. 

Alors que l’Assemblée nationale vient de donner son feu vert pour que la préservation de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques soient inscrits à l’article 1 de la Constitution, des scientifiques s’élèvent contre une mise sous tutelle idéologique de la pensée rationnelle.

La météo nous rend hystériques

Depuis une trentaine d’années, il nous est demandé de croire que nous vivons un épisode de réchauffement planétaire inquiétant causé par les émissions humaines de gaz carbonique (CO2). Chaque événement météorologique est désormais pesé à l’aune de cette prétendue menace, au prix d’exagérations qui seraient vite dénoncées si leur contexte n’était parfois si tragique. Ainsi de l’ouragan Irma sur lequel des chercheurs persuadés de l’apocalypse climatique ont cédé à l’affirmation de la culpabilité humaine, coupant court à toute réflexion sur ces événements qui ne sont pourtant ni nouveaux, ni statistiquement plus nombreux ou intenses qu’aux siècles passés.

Niveau des océans, températures, sécheresses, inondations, événements extrêmes, état de la banquise… Les données chiffrées précises sur l’état de la planète sont à la fois récentes et nombreuses. Il sera donc facile encore de nombreuses années de s’alarmer ici d’un « niveau jamais atteint », là d’une « conjoncture inédite ». Le tableau d’ensemble montre pourtant que nous ne vivons pas un épisode climatique si remarquable au regard d’une histoire dont l’échelle minimale est celle des siècles ou des millénaires.

Les prévisions d’Al Gore fondent plus que la banquise

Déjà modeste au siècle dernier, le réchauffement de la planète a considérablement ralenti depuis vingt ans, contrairement aux prévisions des modèles et malgré le triplement de nos émissions de CO2 ces cinquante dernières années. Seule la survenue en 2015 d’un phénomène météorologique (et non climatique) parfaitement naturel, El Niño, dont le pouvoir réchauffant est maintenant dissipé, a permis encore une fois aux marchands de peur de vendre leurs frissons de « records de température globale ».

Il faut se souvenir des prévisions d’Al Gore, formulées lors de sa réception du prix Nobel de la Paix en 2007, selon lesquelles la banquise arctique aurait dû fondre en totalité moins de dix ans plus tard. L’étendue de celle-ci a pourtant été de plus de 4,6 millions de kilomètres carrés lors de son minimum estival de septembre 2017, confirmant une tendance redevenue assez stable ces dernières années.

Des analyses satellitaires publiées en 2016 confirment par ailleurs un important verdissement de notre planète, essentiellement grâce à l’accroissement de la teneur atmosphérique en CO2. En trente ans, les feuilles des arbres et des plantes ont colonisé 18 millions de kilomètres carrés supplémentaires, l’équivalent de deux fois le Sahara. Une excellente nouvelle qui n’avait rien d’inattendu : il est connu depuis longtemps que, via le cycle de la photosynthèse, le gaz carbonique est le gaz de la vie.

Le climat a toujours varié

On pourrait multiplier les exemples à l’envi. Face à un climat qui varie comme il a toujours varié, tout indique que la politique la plus sage est celle de la simple adaptation progressive. Or les « solutions » proposées par l’orthodoxie dominante ont en commun leur coût pharaonique pour la société, leur aberration économique et, triste paradoxe, leurs effets délétères sur l’environnement.

La transition énergétique proposée en France a tout d’une impasse, qui va renchérir le prix de l’électricité au profit de sources d’approvisionnement intermittentes, donc instables et coûteuses. Les exemples de l’Australie (dont la vigoureuse politique d’énergies intermittentes a récemment conduit à plusieurs blackouts) et de l’Allemagne (dont l’électricité est deux fois plus chère que chez nous suite à l’Energiewende tandis que les émissions de CO2 par habitant y sont deux fois plus élevées) montrent que l’enthousiasme actuel pour la transition énergétique relève d’une pensée magique et non rationnelle.

Quel défenseur de l’environnement peut se satisfaire de ce que la loi sur la préservation de la biodiversité ne s’applique pas à l’installation d’éoliennes ? Comment justifier qu’un permis de construire soit nécessaire pour un abri de jardin de 6 m2, alors qu’il ne l’est pas pour une éolienne de 150 m de hauteur — trois fois l’Arc de triomphe ?

Des politiques climatiques vouées à l’échec

Enfin, selon les propres critères de ses promoteurs, les ambitieuses « politiques climatiques » n’ont aucune chance d’aboutir. Les efforts les plus coûteux de l’Union Européenne sous l’impulsion de son plan climat (au moins 20% du budget communautaire 2014-2020 !) ne peuvent avoir qu’un impact dérisoire compte tenu de la part modeste des émissions de l’UE, même en prenant pour argent comptant les scénarios et modèles climatiques en vogue. Un pays comme la Chine, qui émet autant que l’UE et les États-Unis réunis, aura d’ailleurs tôt fait de noyer nos malheureux efforts : rappelons que ce pays devenu le plus gros émetteur de gaz carbonique s’est, bon prince, engagé lors de l’Accord de Paris à limiter l’augmentation de ses émissions à partir… de 2030.

Il est donc temps de donner de la voix pour que cesse enfin l’alarmisme actuel. Le « consensus » proclamé est loin d’être démontré par la science. La planète en général, et nos pays en particulier, ont assez à faire avec de nombreux et graves problèmes bien réels pour que l’on évite de se focaliser sur une question encore scientifiquement si incertaine.

L’Assemblée gagnée par la peur

Chaque citoyen ne peut donc être qu’effaré autant qu’inquiet en constatant que l’affolement irrationnel ambiant a conduit la commission des lois de l’Assemblée nationale à proposer l’inscription de la lutte « contre les changements climatiques » dans l’emblématique article premier de la Constitution.

Illustrant la triste confusion entre scientifique et politique qui s’est installée au sujet du climat, ce projet de révision doit sans tarder être combattu par tous ceux pour qui la Constitution n’a pas pour fonction de servir à afficher sa vertu, ni de se faire le réceptacle des peurs du moment. Il nous revient à tous d’interpeller le pouvoir législatif pour que ne soit pas défiguré ainsi le fronton de notre loi fondamentale.

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La Serbie à deux doigts d’une nouvelle guerre pour le Kosovo?

On prédit depuis longtemps un nouveau conflit d’envergure dans les Balkans, mais ces derniers jours il était plus proche que jamais, écrit jeudi le site d’information Vzgliad.

Il serait question d’un conflit international, et plus précisément d’une nouvelle guerre pour le Kosovo avec la participation des forces américaines, qui pourrait conduire à une nouvelle division de la Serbie, selon un auteur du quotidien Vzgliad. Belgrade en a conscience et prépare aujourd’hui la revanche.

Le délai de 1930 jours sous lequel les autorités albanaises du Kosovo devaient créer des municipalités autonomes des communautés serbes au nord du territoire est écoulé. C’était la seule condition convenue pour poursuivre les négociations entre Belgrade et Pristina, même s’il était clair que les Albanais n’en feraient rien — et tout le monde y était moralement préparé. Cependant, la situation a repris une tournure réellement dangereuse.

A la veille de l’expiration de l’«ultimatum serbe», des rumeurs commençaient à circuler autour d’une éventuelle escalade de violence au nord du Kosovo — allant jusqu’à la reprise des activités militaires à part entière. Par exemple, un journal de Belgrade a rapporté que Moscou aurait transmis à Belgrade des renseignements indiquant que les Albanais comptaient attaquer les enclaves serbes avec l’«armée du Kosovo» en formation pour reproduire les événements de 2004.

Certains affirmaient que l’opération militaire des Albanais inclurait également l’occupation de certaines régions du sud de la Serbie revendiquées par Pristina sous la couverture de la Force pour le Kosovo de l’Otan (KFOR) et s’appellerait «Sable d’or». Après cela, les églises kosovares avaient sonné le glas et la milice était passée en état opérationnel.

Pendant ce temps, le Président Aleksandar Vucic a réuni d’urgence à Belgrade le Conseil de sécurité, à l’issue duquel il s’est adressé au peuple serbe et aux habitants du nord du Kosovo en particulier. Il a appelé tout le monde au calme et a demandé de ne pas réagir aux provocations, tout en soulignant que la sécurité de tous les Serbes était «une priorité». D’après Aleksandar Vucic, tout le monde souhaite la paix, mais de «mauvaises personnes» organisent des provocations «multicouches» sur ordre de services de renseignements étrangers.

La KFOR s’est effectivement activée dans le nord du Kosovo en organisant des manœuvres d’envergure. Le moment était on ne peut plus mal choisi, d’autant que les exercices prévoyaient une projection massive de bataillons polonais et américain dans les zones critiques des régions serbes. Et quand la colonne de blindés des fantassins de marine américains est partie en direction du nord de Mitrovica, la nervosité a dégénéré en conflit ouvert.

Voilà ce qui s’est passé: tôt dans la matinée, les Américains sont arrivés jusqu’à leur cible — le plus grand barrage de la région de Gazivode alimentant en électricité la moitié du Kosovo et le sud de la Serbie. C’est un site stratégique crucial dans la zone serbe, c’est pourquoi les unités serbes chargées de sa protection ont bloqué toutes les routes d’approche avec des hérissons anti-char et ont pris position en attendant les fantassins de marine. Rapidement, des hélicoptères américains sont apparus au-dessus du lac. Pendant quelques heures, la situation était au seuil d’une grande guerre.

Pendant ce temps, le bataillon polonais s’est rendu furtivement au village de Valac pour occuper — sans rencontrer de résistance — le poste de distribution du courant directement lié à Gazivode.

Il est honteux de qualifier de telles manœuvres d’exercices: il s’agit clairement d’une provocation militaire, conclut le journal.

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Cédric Herrou demande la levée de son contrôle judiciaire au nom du « principe de fraternité »

Cédric Herrou réclame la levée de son contrôle judiciaire qui l’oblige à pointer à la gendarmerie et lui interdit de se rendre en Italie. La décision est attendue vendredi.

Le militant Cédric Herrou, devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, a demandé jeudi la levée de son contrôle judiciaire devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

« C’est un moyen de bloquer mes actions en fait, d’entraver ma liberté et non pas seulement de la contrôler » , a-t-il dénoncé. « C’est un moyen de punir les gens avant de les avoir jugés » . La décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel, qui a siégé à huis clos, sera rendue publique vendredi.

(..)

La seconde demande de Cédric Herrou de levée de son contrôle judiciaire s’appuie notamment sur la décision du Conseil constitutionnel le 6 juillet dernier qui a affirmé qu’une aide désintéressée au « séjour irrégulier » des étrangers ne saurait être passible de poursuites au nom du principe de fraternité, affirme Me Bruno Rebstock, l’avocat de Cédric Herrou.

Sud-Ouest avec AFP

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Un Rwandais ayant participé à la mort de 10 casques bleus demande l’asile en Belgique : « S’il obtient l’asile, c’est vraiment dégueulasse »

L’ancien officier des ex-Forces armées rwandaises (FAR) a purgé sa peine et a demandé après sa sortie de prison l’asile en Belgique selon le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA). Bernard Ntuyahaga se trouve en centre fermé « en vue d’un retour », a-t-il précisé sur Twitter.

La soeur de l’un des dix commandos de Flawinne assassinés le 7 avril 1994 au Rwanda, Martine Debatty, s’est indignée jeudi du possible octroi de statut de demandeur d’asile à l’ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga, condamné en 2007 par la cour d’assises de Bruxelles à vingt ans de prison pour sa participation à la mort de ces dix Casques bleus.

Les familles des dix militaires n’ont été prévenues de sa libération ni par le parquet, ni par le tribunal de l’application des peines (TAP) ni par l’Office des Etrangers, a affirmé Mme Debatty à l’agence Belga.

« On ne peut l’héberger en Belgique », a ajouté la sœur de feu le caporal Alain Debatty, l’un des dix Casques bleus assassinés au début du génocide rwandais alors qu’ils qu’ils servaient au sein de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR).

« S’il obtient l’asile, c’est vraiment dégueulasse », a-t-elle encore déclaré, assurant qu’elle ferait, dans ce cas, « du bruit » pour s’insurger contre une telle décision.

7sur7.be

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Macron absent à Amiens: pourquoi ne s’est-il pas rendu dans sa ville natale?

Alors que Theresa Mayet le Prince William ainsi que 3.200 invités venus du Royaume-Uni, de France et d’autres pays ont assisté aux commémorations du centenaire de la bataille d’Amiens, Emmanuel Macron, originaire de cette ville, a choisi de ne pas y assister… Édouard Philippe ayant suivi son exemple. Pourquoi une telle décision du côté français?

3.200 invités venus du Royaume-Uni, de France ainsi que d’autres pays ayant pris part à la Première Guerre mondiale se sont rendus mercredi en Picardie pour commémorer le centenaire de la bataille d’Amiens.

Theresa May et le Prince William n’ont pas raté cette occasion de rendre hommage aux héros ayant sacrifié leur vie et apporté le premier succès des forces alliées contre l’armée allemande en 1918.

De son côté, la partie française a été représentée par Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, et la ministre des Armées elle-même, Florence Parly, rappelée pendant ses congés estivaux.

Vu le déplacement des deux hôtes de marque britanniques, les absences du locataire de l’Élysée et du chef du gouvernement ont cependant étonné le public et suscité beaucoup d’interrogations.

«Mais l’Élysée, contactée par BFMTV.com, assure qu’il était « prévu de longue date » que les choses s’organisent ainsi. Le « Château » ajoute que le Président de la République ne « pouvait pas se rendre » à la cérémonie et a rappelé que Theresa May a déjà été reçue par Emmanuel Macron au fort de Brégançon», a expliqué BFMTV.

Les internautes, quant à eux, ont également décidé de s’exprimer en la matière en critiquant la décision des dirigeants français de profiter des vacances et de ne pas se rendre à la cérémonie de commémoration.

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Les diplomates russes commentent les dernières sanctions US contre Moscou

La mission diplomatique russe aux États-Unis a qualifié de draconiennes les nouvelles sanctions antirusses imposées par Washington au prétexte d’une prétendue implication de la Russie dans l’empoisonnement de l’ex-agent russe Sergueï Skripal à Salisbury.

Les États-Unis ont imposé des sanctions «draconiennes» contre Moscou sous un prétexte tiré par les cheveux, a déclaré l’ambassade russe à Washington.

Ce prétexte concerne la prétendue «utilisation par le gouvernement de la Fédération de Russie du gaz neurotoxique « Novitchok » contre le sujet britannique Sergueï Skripal et sa fille. Aucun fait ou preuve, comme c’est déjà l’usage, n’a été fourni», lit-on dans un communiqué de la mission diplomatique.

La partie américaine a refusé de donner les précisons demandées, prétextant la confidentialité, précise le communiqué.

La Russie insiste toujours sur une enquête transparente de l’incident à Salisbury et sur la punition des coupables et continue de proposer aux États-Unis d’exposer au grand jour la correspondance sur ce sujet.

Les nouvelles sanctions du fait de «l’utilisation par la Russie d’armes chimiques à Salisbury» entreront en vigueur le 22 août 2018, a annoncé mercredi le Département d’État américain.

Les nouvelles mesures restrictives seront divisées en deux parties. La première tranche des mesures prévoit l’interdiction des exportations en direction de la Russie d’appareils électroniques et de composants à usage civil et militaire. Le second paquet de sanctions, prévu pour l’automne, pourrait prévoir des limitations importantes des importations et des exportations, la baisse du niveau des relations diplomatiques et l’interdiction des vols de la compagnie Aeroflot aux États-Unis.

L’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été empoisonnés le 4 mars à Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, avait accusé la Russie d’être derrière leur empoisonnement. La Russie a toujours démenti les allégations de Londres. Début avril, les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down avaient reconnu ne pas être en mesure d’établir le pays d’où provenait l’agent innervant utilisé dans cette tentative d’assassinat. Le gouvernement russe a à plusieurs reprises demandé à Londres de lui permettre de participer à cette enquête.

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La Grande Bretagne Discrimine les Réfugiés Chrétiens

  • Début 2018, l’ONU avait demandé à la Grande-Bretagne d’accueillir 1 358 réfugiés syriens – dont quatre chrétiens. La Grande-Bretagne a accepté 1 112 réfugiés musulmans, mais a refusé les chrétiens.
  • « Les statistiques de l’année dernière démontrent à l’évidence qu’aucun biais méthodologique ne peut servir d’excuse. Un schéma discriminatoire est bel et bien en place auquel le gouvernement a l’obligation légale de remédier. » – Lettre de Lord David Alton de Liverpool adressée au ministre britannique de l’Intérieur, Sajid Javid.
  • Quelles initiatives, autres que des mots creux, le gouvernement britannique entend-il mettre en place pour remédier aux problèmes existants et empêcher que ces problèmes ne se reproduisent ?

Le gouvernement britannique semble soudain soucieux de montrer qu’il a à cœur le sort des chrétiens persécutés. Le Premier ministre Theresa May a déclaré au Parlement le 18 juillet dernier :

« Notre gouvernement soutient les chrétiens persécutés ou qu’ils se trouvent dans le monde et continuera de leur venir en aide. Il est difficile de comprendre qu’aujourd’hui encore des chrétiens sont attaqués et assassinés en raison de leur religion. Mais nous sommes déterminés à défendre la liberté de croyance et la liberté pour chacun de pratiquer le culte de son choix dans la paix et la sécurité ».

Le gouvernement britannique a récemment fait de Lord Tariq Ahmad de Wimbledon, ancien ministre, son premier Envoyé spécial pour la liberté de religion et de croyance. Selon le gouvernement, cette fonction a pour but d’ « affirmer la volonté du Royaume-Uni de promouvoir la tolérance religieuse à l’étranger, et de lutter contre les persécutions des minorités religieuses ».

Le Premier ministre May a déclaré qu’elle « apportera tout son soutien à [Lord Ahmad] dans l’exercice de ses nouvelles fonctions, lesquelles l’amèneront à travailler avec des groupes religieux et des gouvernements partout dans le monde pour mieux comprendre la persécution religieuse et les mesures qu’il convient de prendre pour les éliminer ».

Mais ce même Royaume-Uni qui fait la morale aux autres pays, n’a pas levé le petit doigt pour aider les chrétiens syriens, lesquels comptent pourtant au nombre des principales victimes de la guerre civile en Syrie.

Selon des informations obtenues auprès du Home Office britannique par le Fonds Barnabas, il apparait que, début 2018, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) avait demandé au Royaume-Uni d’accueillir 1 358 réfugiés syriens dont quatre chrétiens et aucun yazidi. Après mure réflexion, le Home Office a accepté 1 112 réfugiés musulmans et a refusé les chrétiens.

Cette décision a été prise en dépit du fait qu’avant la guerre civile en 2011, près de 10% de la population syrienne était chrétienne. Un pourcentage qui serait aujourd’hui proche de 5%. La Syrie comptait également environ 70 000 yazidis qui, avec les chrétiens, ont été les communautés les plus directement ciblées par l’Etat islamique en Syrie et en Irak. Or, selon le Fonds Barnabas, en 2017, le HCR a demandé au Royaume-Uni d’accueillir 7 060 réfugiés syriens, dont seulement 25 chrétiens et sept yazidis. Le Home Office a fini par accepter 4 850 réfugiés syriens, dont seulement 11 chrétiens.

La préférence musulmane en matière d’accueil de réfugiés n’est pas imputable au seul Royaume-Uni. Lord David Alton de Liverpool, pair à vie à la Chambre des lords, a écrit au ministre de l’intérieur Sajid Javid :

« Les minorités religieuses de Syrie estiment, à tort ou à raison, que le HCR a une attitude partiale à leur égard. Le Royaume-Uni a l’obligation légale de ne pas fermer les yeux sur cette perception d’une éventuelle discrimination, directe ou indirecte, de la part de l’ONU.

« Il est largement admis que les chrétiens, qui représentaient environ 10% de la population syrienne d’avant-guerre, ont été la cible des rebelles djihadistes et que leur vie continue d’être menacée.

« .. Les statistiques de l’année dernière démontrent à l’évidence qu’aucun biais méthodologique ne peut être invoqué. Un schéma discriminatoire est bel et bien en place auquel le gouvernement a l’obligation légale de remédier. »

Ledit « schéma discriminatoire » s’est mis en place à partir de 2015. Selon le Fonds Barnabas, en 2016, le HCR a recommandé l’accueil de 7 499 réfugiés au Royaume-Uni. Sur ce nombre, 27 seulement étaient chrétiens et cinq étaient yazidis. En 2015, sur les 2 637 réfugiés recommandés par l’ONU, 43 étaient chrétiens et 13 étaient yazidis.

En décembre 2016, Nina Shea, directrice du Centre pour la liberté religieuse du Hudson Institute, a demandé à celui qui était à l’époque Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, António Guterres, de justifier le nombre ridiculement bas de chrétiens syriens que ses services proposaient à l’accueil par un pays étranger. « M. Guterres a déclaré que le départ des chrétiens de Syrie ne devait pas être favorisé parce qu’ils font partie de « l’ADN du Moyen-Orient », écrit Shea.

La déclaration de Guterres marque le manque de considération de l’ONU pour les vies chrétiennes. Un mépris d’autant plus brutal que, neuf mois auparavant, en mars 2016, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a reconnu que « (l’Etat islamique) s’est rendu coupable de génocide envers les minorités présentes sur les territoires qu’il contrôle à commencer par les yazidis, les chrétiens et les musulmans chiites ». L’ONU elle-même a déclaré en septembre 2005 :

« Au sommet mondial des Nations Unies, tous les Etats membres ont officiellement reconnu qu’il était de « leur responsabilité de protéger leur population contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité… les dirigeants mondiaux ont également convenu que quand un État faillit à ses responsabilité, tous les autres États (la « communauté internationale ») doivent se mobiliser pour venir en aide aux populations menacées par de tels crimes. »

L’apparente discrimination des chrétiens par le Royaume-Uni et le HCR est d’autant plus inquiétante que nombre d’études montrent que les chrétiens arrivent en tête des persécutions religieuses de par le monde. Les chrétiens sont « la communauté religieuse la plus ciblée ; ils souffrent de terribles persécutions dans le monde », a indiqué une étude réalisée en 2017 par le Centre d’éthique et de culture de l’Université de Notre Dame, le Religious Freedom Institute et le Religious Freedom Research Project de Georgetown University. En juin 2018, le neuvième rapport annuel du Pew Research Center sur les persécutions religieuses dans le monde, a établi que le christianisme demeurait la foi la plus persécutée, et que les chrétiens étaient victimes de harcèlement dans plus de 144 pays.

Ainsi que l’écrit Lord Alton, le Royaume-Uni semble avoir pris le parti de « fermer les yeux » sur la situation des réfugiés chrétiens (et yazidis), et cela depuis le début. Maintenant que May a repositionné son gouvernement aux côtés des chrétiens persécutés partout dans le monde, la question demeure : au-delà des mots creux le gouvernement britannique entend-il prendre des initiatives concrètes pour remédier aux problèmes actuels et empêcher que ces problèmes se reproduisent ?

Début 2018, l’ONU avait recommandé à la Grande-Bretagne d’accueillir 1 358 réfugiés syriens, dont quatre chrétiens. Le Home Office a accueilli 1 112 réfugiés musulmans, et a refusé les chrétiens. (Photo de Peter Macdiarmid / Getty Images)

Judith Bergman est chroniqueuse, avocate et analyste politique.

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La Grèce toujours en faillite, mais le mensonge continue

On vous ment pour la gravité de l’invasion migratoire, comme on vous ment pour la dette grecque. Le FMI est l’exception qui confirme la règle pour la Grèce.

Il dit la vérité : sans allègement réel de la dette grecque, c’est-à-dire sans renoncement au remboursement pur et simple de la dette publique grecque, et non pas avec un simple allongement des échéances, la Grèce tombera immanquablement en faillite à terme !

Le FMI répète que la dette grecque représente encore aujourd’hui 178 % du PIB du pays. L’accord de juin 2018 devrait permettre à Athènes d’avoir accès, à moyen terme, à des financements par les marchés, mais tout cela est théorique et repose sur du sable, car il sera impossible à la Grèce d’avoir une croissance de 3 % tout en maintenant un excédent budgétaire de 2,2 % du PIB, hors service de la dette.

Selon le FMI, la croissance n’a été que de 1,7 % en 2017 et atteindra difficilement 2 % en 2018 et les années suivantes, tandis que l’excédent budgétaire sera au maximum de 1,5 % du PIB et non pas 2,2 %.

Le reflux du chômage est tout à fait anecdotique, conjoncturel en Grèce et non pas structurel puisqu’en étant hyper-optimiste, il passerait de 21,5 %, en 2017, à 19,9 %, en 2018, et 18,1 %, en 2019. Les risques de banqueroute grecque sont, en fait, énormes si l’on songe à la moindre hausse des taux d’intérêt, au calendrier de politique intérieure grecque, à l’immigration clandestine extra-européenne, à une population à bout, fatiguée des réformes et du « demain, on rasera gratis » !

Le drame, c’est que ce n’est pas l’euro qui est la cause de la dette grecque, contrairement à ce que prétend Jacques Sapir, mais tout simplement l’inconscience laxiste d’un pays et de ses dirigeants qui ont tiré trop fort sur la corde de l’État-providence pendant des années jusqu’à ce qu’elle casse, tandis que Goldman Sachs truquait les comptes pour faire entrer la Grèce dans la zone euro, sans avoir à subir – ce qui est scandaleux – une amende gigantesque de l’Union européenne d’au moins 20 milliards d’euros et la condamnation de ses dirigeants à la prison ferme en Europe pour manipulation frauduleuse des comptes publics et montage d’opérations bancaires fictives.

Le drame, également, c’est que les banques, sur la demande de l’Allemagne et des pays de la zone euro, ont effectivement déjà allégé la dette grecque de 90 milliards en 2011. Merkel a voulu, à juste titre, que les banques qui avaient pris des risques inconsidérés paient une partie de la note. Le 27 octobre 2011, les banques européennes ont donc dû abandonner 50 % de la dette publique qu’elles détenaient sur la Grèce. De plus, alors que l’opinion publique allemande souhaitait le défaut de paiement et la mise en faillite pure et simple de la Grèce en 2011, Merkel a promis solennellement aux Allemands que les Grecs rembourseraient les nouveaux prêts accordés à la Grèce avec la garantie des États.

Merkel ne peut pas perdre la face, ayant déjà sur le dos l’entrée folle du million de clandestins immigrés sans contrôle aux frontières. Et (cerise sur le gâteau) si, demain, la Grèce ne paie pas – ce qui sera le cas -, les déficits publics annuels de la France et de l’Allemagne seront augmentés d’autant, d’où l’acharnement du Système pour reculer la date de faillite inexorable à venir de la Grèce.

La Grèce est le cancre de l’Union européenne et la France « une petite Grèce » quant au chemin décadent et laxiste parcouru depuis quarante ans. Alors que la situation de la France est catastrophique et demande des mesures draconiennes, structurelles, chirurgicales en matière de dépenses publiques, sociales et de réduction du nombre de fonctionnaires pour éviter la faillite à venir, l’action de Macron relève du traitement médical législatif homéopathique.

Marc Rousset

Source: http://www.bvoltaire.fr/la-grece-toujours-en-faillite-mais-le-mensonge-continue/

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Une journaliste danoise : «Je vois des femmes en Hijab tous les jours et elles me regardent comme si j’étais une prostituée. Je ne veux pas de ça dans mon pays !»

La journaliste danoise Ingrid Carlqvist approuve l’interdiction de la Burqa entrée en vigueur fin juillet au Danemark et qui vient de voir une première amende prononcée : « Cette question est très importante parce qu’au début quand nous avons commencé à voir des femmes en Hijab, nous nous sommes dits “Elles ne sont pas si nombreuses, c’est pas un problème”.

Je veux dire, je vois ces femmes tous les jours et elles me regardent comme si j’étais une prostituée. Je n’aime vraiment pas ça. Je n’aime pas quand dans mon propre pays, on me regarde comme si j’étais une prostituée.

Et ensuite, on a eu ce problème avec le Niqab, la Burqa, et si nous nous disons qu’elles ne sont pas si nombreuses et que cela ne pose aucun problème, je ne suis pas d’accord.

Je pense que c’est un problème si nous voulons garder nos pays occidentaux dans l’état dans lequel ils sont. Nous sommes un pays scandinave, nous avons toujours eu l’égalité entre les femmes et les hommes, même depuis les Vikings. Je ne veux pas de ça dans mon pays ! »
– RT France, 7 août 2018, 17h11

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Centrafrique: stabilisation russe contre chaos français

Les relations qu’entretiennent Moscou avec la Centrafrique ne sont pas du goût de tout le monde. Alors que les échanges diplomatiques, politiques économiques, ou militaires s’approfondissent entre Moscou et Bangui, Paris enrage. La France estime en effet que la Centrafrique fait partie de son «pré carré» et fait tout pour le conserver.

Après sa défaite en Syrie, l’Occident politique —et notamment l’Élysée- digère très mal le retour de la Russie sur le continent africain. Un continent que la Russie n’a non seulement jamais colonisé, mais a plus qu’activement soutenu dans ses mouvements de décolonisation et de libération nationale.

En effet, Paris est furieux d’observer la formation d’une alliance Moscou-Bangui, alors que l’Élysée considérait jusqu’à encore très récemment la République centrafricaine comme partie intégrante de son prétendu «pré-carré». Les choses ont évidemment radicalement changé après l’arrivée de la Russie pour équiper, mais surtout former les Forces armées centrafricaines (FACA), permettant aux deux pays de passer à une nouvelle étape de leurs relations bilatérales.

Des relations fondées sur une base légitime, la Russie ayant été invitée par les autorités légales du pays… Si certains dressent une parallèle avec l’approche russe en Syrie, ils ont probablement raison.

Mais la Russie ne se limite pas et plus à la livraison d’équipements militaires à Bangui, ni à la formation des forces armées nationales. Les deux nations développent également leur coopération économique, notamment après l’impulsion donnée par le Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF 2018) de mai dernier, auquel avait d’ailleurs assisté le chef d’État centrafricain en qualité d’invité spécial du président Poutine. Par ailleurs, Moscou apporte un soutien humanitaire à Bangui avec la livraison aux populations centrafricaines de plusieurs lots de médicaments et d’hôpitaux mobiles, y compris dans les zones qui jusqu’à encore récemment étaient sous contrôle de groupes armés.

Enfin, la Russie fait un énorme travail de médiation pour permettre une réconciliation nationale et un retour à l’ordre constitutionnel sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Chose que la France n’a jamais faite. Et ne fera pas.

Par contre, la France, à l’instar des élites occidentales en général, tente par tous les moyens de mettre des bâtons dans les roues de cette coopération russo-centrafricaine. Et ce, sur plusieurs fronts: en livrant des armes aux groupes armés les plus radicaux, en mettant la pression sur ces mêmes groupes pour qu’ils ne se joignent pas au dialogue proposé par le président Faustin-Archange Touadéra.

Et plus généralement comme ce fut le cas depuis les siècles de sa politique coloniale, en tentant de diviser par tous les moyens, pour toujours mieux régner et… piller.

À ce titre, la France coordonne à l’heure actuelle une rencontre à N’Djamena, la capitale tchadienne, entre plusieurs représentants des groupes armés illégaux, pour faire pression sur le gouvernement centrafricain et le forcer à redevenir docile, notamment en imposant un départ à la Russie de la RCA tout en souhaitant limiter le mandat du Président. D’ailleurs, des menaces ouvertes sont proférées par lesdits groupes armés quant à une éventuelle opération armée contre les autorités du pays. Le tout bien évidemment avec la «bénédiction» et la participation active de Paris.

Sauf que le contexte a changé. Au-delà du fait, désormais bien connu, que la Russie ne lâche pas ses alliés, les Centrafricains, à l’instar de millions d’habitants d’autres pays d’Afrique, connaissent désormais parfaitement le jeu mené par l’ex-puissance coloniale: on écoutera à titre d’illustration le micro-trottoir réalisé dans les rues de Bangui par Afrique Média, la grande chaîne panafricaine:

 

Les Centrafricains interrogés n’y mâchent pas leurs mots et expriment très clairement leur préférence pour la Russie face à la France. Et l’hystérie élyséenne est tout à fait compréhensible, sachant que ces opinions sont loin, très loin, que de se limiter à la Centrafrique. Chaque chose a une fin. La politique néocoloniale française, et occidentale en général, en Afrique aura une fin elle aussi.

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EXCLUSIF Quatre ans après l’embargo, la production du fromage a le vent en poupe en Russie

Regain d’intérêt pour la fromagerie artisanale, soutien de la part de l’État et reconnaissance des consommateurs: quatre ans après la mise en place de l’embargo alimentaire, les nouveaux fermiers dressent le bilan.

L’odeur de plus d’une centaine de sortes de fromages plane dans l’air, se mêlant à celle de l’herbe fraîche après la rosée d’été. Sur les étalages installés en plein champ verdoyant reposent des analogues du camembert, du parmesan, de la mozzarella et des fromages uniques dont les noms restent encore à découvrir pour les visiteurs qui se bousculent devant les vitrines, pris par l’envie de tout goûter pour enfin choisir leur produit. Une telle vue pouvait s’offrir à celles et ceux qui se sont rendus du 3 au 5 août dans le village de Doubrovskoïe, à 60 km de Moscou, au festival initié par le fermier Oleg Sirota.

Placé sous le slogan «Quatre ans de sanctions», cet événement, dont le nom peut paraitre à certains osé, a réuni quelque 200 fromagers venus des quatre coins de la plus grande contrée du monde vendre plus de 40 tonnes de fromages et de produits laitiers. La présence de la plupart d’entre eux à cette foire est plus que symbolique. C’est justement la mise en place de l’embargo alimentaire, introduit le 6 août 2014 par un décret présidentiel, qui a donné le coup d’envoi à leur entreprise.

Génération de nouveaux fermiers

C’est le cas de Sergueï, qui a implanté il y a deux ans son exploitation Semeïnaïa Oussadba (Domaine familial) dans un village de la République russe de Tchouvachie, sur la Volga, où, selon ses dires, les vaches pâturent encore au milieu de la nature.

Comme il le reconnaît, l’idée de se lancer dans ce domaine lui est venue à l’esprit suite aux sanctions. «J’aime beaucoup le fromage et lorsque les fromages de qualité ont disparu des étalages, je me suis dit que j’en produirai par moi-même», indique-t-il à Sputnik.

Pari tenu. Aujourd’hui, il produit une série de fromages affinés à base de lait de vache et de chèvre en se basant sur différentes technologies, dont les italiennes. Pourtant, ce fromager souligne que ses produits ne sont pas une tentative d’imiter les européens, mais de créer ses fromages à lui, sans analogues.

Donnant son évaluation sur le marché émergent de ce produit fermier russe, il constate qu’en quatre ans une énorme percée a été réalisée et que la diversité de produits de qualité présentés dans le cadre de la foire ne fait que de le prouver davantage.

Fromages Beau RÊVE, région de Lipetsk
© Sputnik . Ivan Dubrovin
Fromages Beau RÊVE, région de Lipetsk

«C’est en plein développement et le nombre de producteurs croit d’une année à l’autre. Sans les sanctions, l’effet n’aurait pas été le même, vu que les fromages russes coûtent plus cher que ceux tombés sous le coup de l’embargo», confirme Andreï Koutsenko, directeur de la compagnie Premiolla, ouverte il y a un an et demi à Saint-Pétersbourg.

L’aide de l’État

«Le soutien de l’État est devenu vraiment colossal. Ils nous ont fourni des terres, des subventions et une popularisation active de nos produits dès l’introduction de cette mesure», explique pour sa part Larissa Fomina. Et elle sait de quoi elle parle. Avec son mari Iouri, ils se sont lancés dans l’aventure fromagère il y a dix ans, soit bien avant les sanctions.

Et comme elle le confie, s’il y a quelques années ses compatriotes avaient peur ne serait-ce que de goûter les produits locaux, ces derniers temps leur attitude a changé:

«Les gens nous ont finalement prêté leur attention. Nous avons gagné leur confiance et faisons actuellement tout pour les surprendre davantage. En effet, on essaie actuellement en Russie de produire les fromages de tous les pays du monde».

C’est avec optimisme qu’elle regarde vers l’avenir de l’industrie fromagère en Russie et estime que prochainement son pays deviendra une véritable «puissance fromagère».

L’embargo ne s’applique pas sur les savoirs faire

Mais pour le moment, une bonne partie des nouveaux fromagers continuent à explorer de nouveaux horizons, suivent des formations à l’étranger ou même invitent des spécialistes étrangers, principalement français et italiens en Russie pour profiter de leur expérience et faire renaitre la fromagerie artisanale à l’échelle du pays.

Edouard Potchivaline, Histoire à Boguimovo, région de Kalouga
© Sputnik . IVAN DUBROVIN
Edouard Potchivaline, Histoire à Boguimovo, région de Kalouga

«En tant que pionniers, nous avons beaucoup à apprendre. Et comme l’embargo ne s’applique pas à l’expérience, on fait venir les technologies étrangères en Russie afin que notre consommateur ait un produit accessible et de qualité reconnu par l’Europe dans son ensemble», confie Edouard Potchivaline, propriétaire de l’exploitation Histoire à Boguimovo, dans la région de Kalouga (85 km de Moscou), dont les produits sont d’ores et déjà marqués du logo biologique de l’Union européenne.

L’Italien Gabriel Lentini, qui l’aide dans la production, ne cache pas sa surprise quant au nombre de participants et visiteurs, soulignant qu’un merveilleux avenir attend le secteur vu l’intérêt des consommateurs.

«L’énorme intérêt qu’a suscité cette foire c’est une chose à laquelle je ne m’attendais pas. Et je vois que les gens ne sont pas seulement intéressés par un achat, mais aussi par la découverte de cette nouvelle vie. […] J’y vois donc un moment très positif que ce soit pour les affaires ou pour les échanges culturels avec différents pays d’Europe», conclu-t-il.

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L’Ukraine ferme des sites Internet russes, Moscou dénonce «une violation des libertés»

Les organes judiciaires ukrainiens ont interpellé un journaliste pour avoir rédigé un article qui a été publié par des médias «dirigés depuis la Russie». D’autres journalistes et médias d’opposition ont déjà été l’objet de poursuites en Ukraine ces derniers mois. Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé cette politique de Kiev.

Kiev viole d’une manière flagrante la liberté d’expression en interdisant de nombreux sites internet russes, y compris ceux des médias, a annoncé mercredi le ministère russe des Affaires étrangères suite à l’interpellation d’un journaliste ukrainien soupçonné de haute trahison.

«La fermeture massive des sites de médias et d’autres sites Internet russes en Ukraine, les persécutions et les pressions exercées sur les journalistes ukrainiens sont des actes violant d’une manière flagrante les principes fondamentaux de la liberté d’expression.

Or ces principes constituant la base d’une vision civilisée de fonctionnement des médias sont protégés par les textes fondamentaux de l’Onu, de l’OSCE, du Conseil de l’Europe et d’autres organisations internationales», a indiqué le ministère dans un communiqué.

Dans ce contexte, Moscou appelle les pays membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l’Europe à condamner la politique des autorités ukrainiennes à l’égard des médias.

«Malheureusement, la « voie européenne » à l’ukrainienne est un retour vers les pires méthodes totalitaires de lutte contre l’opposition. Nous exhortons les pays membres de l’OSCE et du Conseil de l’Europe, ainsi que les organisations internationales appropriées à rejoindre la Russie qui dénonce la politique barbare et criminelle à l’égard des médias», a noté le ministère.

Le Conseil de sécurité d’Ukraine (SBU) avait antérieurement annoncé avoir interpellé un journaliste soupçonné de haute trahison dans la ville de Jitomir. Selon les médias, il s’agit de Vassili Mouravitski, ancien correspondant du journal en ligne Journal Jitomira. Le SBU affirme que les articles rédigés par le journaliste «ont été publiés par six sites internet dirigés depuis le territoire russe».

En juin dernier, le rédacteur du journal ukrainien en ligne Strana.ua, Igor Goujva, a été interpellé en Ukraine. La justice l’accuse d’avoir exigé 10.000 dollars pour qu’il ne publie pas des informations compromettantes sur un homme politique. M.Goujva a pour sa part déclaré que les organes judiciaires avaient fabriqué son dossier suite à la publication d’un article critique sur le pouvoir ukrainien.

À la mi-juillet, le journal en ligne Vesti a annoncé que les services secrets ukrainiens avaient perquisitionné son bureau dans le centre de Kiev, bloquant le fonctionnement de la rédaction.

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Annulation de 300 millions d’euros de dotations aux collectivités locales : « Une trahison », dénonce l’association des petites villes de France

L’Etat a décidé d’annuler par décret plus de 300 millions d’euros de dotations aux collectivités locales, selon une information de Libération confirmée par franceinfo. Emmanuel Macron avait pourtant promis le 17 juillet, lors de la Conférence nationale des territoires au Sénat, de ne pas toucher aux crédits alloués aux collectivités locales.

Un décret publié à la surprise des élus

Les élus ont pourtant découvert un décret publié trois jours plus tard, le 20 juillet. Ces 300 millions d’euros étaient destinés à financer notamment des investissements dans les communes rurales et des actions de politique de la ville dans les quartiers en difficulté.

La mesure concerne les finances de 2017, Emmanuel Macron n’a donc pas parjuré sa promesse qui porte sur 2018. L’objectif pour le chef de l’Etat est de respecter la fameuse règle du déficit des 3% du PIB.

« C’est une trahison »

Invité de franceinfo mercredi matin, Olivier Dussopt, député PS de l’Ardèche et président de l’Association des petites villes de France (APVF), a déploré « une trahison et une déception ». « Les dotations ont beaucoup baissé et c’est trop brutal, a-t-il expliqué. Le président demande 13 milliards d’effort, c’est considérable. Et quelques jours après on découvre un décret supprimant des moyens pour des collectivités. »

Les élus n’ont jamais refusé de faire des efforts, mais ce qui est demandé est disproportionné par rapport à notre poids dans les dépenses publiques.Olivier Dussopt

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Mondial 2022: Blatter reconnaît une tricherie

L’ancien président de la FIFA affirme dans son livre que ses collègues ont mis de côté le fait que le Qatar n’était pas en mesure d’organiser la Coupe du Monde 2022. Il mentionne notamment le nom de Michel Platini.

Dans son livre Ma Vérité, l’ancien président de la FIFA Joseph Blatter a reconnu que le Qatar a obtenu l’organisation de la Coupe du Monde 2022 de manière frauduleuse, informe The Times.

Selon M. Blatter, ses collègues du comité exécutif (Exco) ont mis de côté le fait que le Qatar n’était pas en mesure d’accueillir une Coupe du Monde. Il allègue que la victoire du Qatar résulte d’une «combinaison de collusion et de pressions politiques» exercée par Michel Platini, ancien président de l’UEFA, qui était membre de ce comité.

Le 29 juillet le journal britannique The Sunday Times a affirmé que le comité d’organisation du Qatar avait employé des Américains spécialisés en relations publiques ainsi que des anciens agents de la CIA qui auraient organisé une campagne de propagande afin de diffuser de «fausses informations» concernant leurs principaux rivaux, l’Australie et les États-Unis, lors de la campagne pour la compétition de 2022.

Joseph Blatter, âgé de 82 ans, a été à la tête de la FIFA de 1998 à 2015. Il a été suspendu pour huit ans sur fond d’une affaire de corruption impliquant de nombreux responsables de la FIFA. Cette décision du comité d’éthique de la fédération sportive a été ultérieurement ramenée à six ans.

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Le Maroc réclame davantage d’aides de l’UE pour surveiller les flux migratoires

Près de 400 migrants ont été secourus ce week-end en Méditerranée alors qu’ils tentaient la traversée entre le Maroc et l’Espagne. Alors que le nombre total de migrants cherchant à atteindre les rivages européens est en baisse par rapport au pic de l’année 2015, l’Espagne connaît une augmentation constante des arrivées par la mer depuis plus d’un an. Et selon un rapport interne de Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes, que s’est procuré le quotidien espagnol El Pais, le Maroc aurait relâché sa vigilance concernant les contrôles de sortie de son territoire.

Avec notre correspondante à Bruxelles,  Laxmi Lota

Selon ce rapport interne, il y aurait certains « dysfonctionnements » au Maroc concernant la surveillance des flux migratoires. Les patrouilles seraient moins efficaces l’après-midi, permettant aux passeurs de faire partir les candidats au départ vers l’Espagne, peut-on lire.

L’Espagne a dépassé l’Italie cette année et est devenue première destination des migrants avec plus de 20 000 arrivées depuis le 1er janvier. C’est déjà plus que pour l’ensemble de l’année 2017.

Le Maroc réclame plus d’aides de la part de l’Union européenne. La Commission a reconnu la semaine dernière que le pays avait en effet « besoin d’un soutien plus important ».

L’exécutif européen a évoqué « l’octroi urgent de 55 millions d’euros pour des programmes de gestion des frontières au Maroc et en Tunisie ». Mais cette aide reste encore hypothétique : le président de la Commission européenne écrit dans un courrier au Premier ministre espagnol que les moyens du Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique restent limités, plusieurs Etats membres n’ayant pas versé leur contribution.

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Nantes (44) : 15.000 repas bios cuisinés pour les migrants, en un mois, par des bénévoles

« Ce vendredi 3 août ça fait un mois que l’Autre Cantine a ouvert ses portes pour répondre à l’urgence alimentaire de la trêve estivale. Plusieurs cantines et des bénévoles de tous âges et toutes conditions sont venus rejoindre cette cuisine réquisitionnée« , explique le collectif.

Bilan : « Ce samedi soir, l’Autre Cantine aura passé la barre des 15.000 repas servis en un mois, grâce à la solidarité des Nantais, des forces militantes, et sans un centime d’argent public, puisque la mairie reste sourde à nos demandes!« , souligne Christophe, de l’Autre cantine.

15.000 « repas chauds, équilibrés et avec des légumes bio ! Et encore, on n’a pas compté les repas servis en juin par les bénévoles et les cantines de Nos amis venus de loin et Un Bout de Chemin, de l’équipe du squat Wilson, du squat La Carterie par exemple … »

Presse Océan

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Turquie : Tout un village vit principalement de l’argent de l’Allemagne

La politique d’accueil des migrants menée par l’Allemagne depuis les années 1990 a conduit à ce que des villages entiers vivent de l’argent des contribuables allemands. À titre d’exemple, un habitant de la ville de Rashdiye, au sud-est de la Turquie, raconte son histoire au Berliner Morgenpost (BM).

Depuis que la guerre civile a fait rage entre Arabes et chrétiens au Liban, entre 100’000 et 200’000 personnes ont fui vers l’Allemagne à la fin des années 1990.

Les autorités allemandes de l’immigration sont submergées par les « Kurdes libanais ». La plupart n’ont plus de passeport, d’autres jettent leur carte d’identité turque pour augmenter leurs chances d’obtenir l’asile.

Les autorités rejettent néanmoins leurs demandes dans de nombreux cas. Mais comme aucun État ne se sent responsable et que les papiers font défaut, les gens bénéficient de « tolérance » et peuvent rester en Allemagne. Provisoirement

Aujourd’hui, un village turc de 700 habitants dépend financièrement de l’Allemagne. Le village entier vit de l’argent provenant de l’Allemagne, indique le site Berliner Morgenpost.

Un homme du village turc explique comment il a vécu de l’aide sociale allemande et a même acheté une télévision: «Vous obtenez une sorte de salaire là-bas, de l’aide sociale (…) L’Allemagne est du côté des pauvres. J’ai été là-bas pendant trois mois, j’ai aussi reçu ce salaire. Allah merci! Nous avons acheté une télévision.  »

Il raconte comment des familles entières reçoivent une aide sociale, mais selon lui, ses enfants travaillent. « Maintenant mes enfants possèdent certains hôtels et même une station service. »

Voice of Europe / Morgenpost.de

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Près de 900 000 Syriens devraient revenir dans leur pays au cours des prochains mois, selon Moscou

Annonçant qu’une dizaine de points de passage étaient déjà ouverts en Syrie, le chef du centre de réconciliation de la Russie en Syrie a fait savoir que dans les mois à venir, environ 890 000 citoyens syriens pourraient retourner dans leur pays.

Lors d’une réunion dédiée à la supervision du retour des réfugiés syriens dans leur pays, le colonel-général Mikhaïl Mizintsev, chef du centre de réconciliation de la Russie en Syrie, a expliqué que «selon les données fournies par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires», près de 890 000 réfugiés devraient revenir en Syrie dans les prochains mois.

Selon ses propos rapportés par l’agence de presse russe TASS ce 3 août, Mikhaïl Mizintsev a précisé qu’un total de dix points de passage avaient déjà été mis en place en Syrie. Il a par ailleurs souligné l’implication du Liban et de la Jordanie dans les démarches de facilitation du retour des réfugiés en Syrie, expliquant ainsi que «le gouvernement libanais a[vait] créé un groupe de travail pour mettre en place un comité conjoint sur la coopération avec la Syrie en matière de retour des réfugiés».

«Les centres régionaux de réfugiés libanais ont rapporté avoir reçu environ 10 000 demandes de citoyens syriens désirant retourner dans leur pays» a-t-il poursuivi, affirmant par ailleurs : «Le gouvernement du Royaume hachémite de Jordanie a pris un certain nombre de mesures qui ont encouragé plus de 200 000 citoyens syriens à manifester leur souhait de retourner dans leur lieu de résidence permanent.»

La veille, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, avait fait savoir que 1,7 million de personnes avaient exprimé leur souhait de retourner en Syrie. Le 30 juillet, dans un tweet soulignant les avancées liées aux pourparlers de Sotchi, l’ambassadeur de Russie au Royaume-Uni rappelait notamment que «plus d’un million de Syriens» avaient pu retrouver leur pays «depuis le début des opérations militaires russes»…

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Royaume-Uni : la justice condamne rarement les mariages forcés permettant d’obtenir des papiers, par crainte d’être accusée de xénophobie

[…] Des adolescentes britanniques sont mariées de force et violées par des hommes, dont elles tombent couramment enceintes, pour qu’ils obtiennent des visas, révèle The Times dans une enquête. Devant les faits, le ministère de l’Intérieur “ferme les yeux” en délivrant les papiers, accuse le quotidien britannique.

Ces jeunes filles sont souvent envoyées dans d’autres pays (Inde, Pakistan, Émirats arabes unis, Bangladesh…) et reviennent au Royaume-Uni après avoir accouché, “parce qu’il est plus facile, pour le ‘père de l’enfant’, de se voir alors délivrer des papiers”.

D’après des spécialistes, il y aurait des milliers de victimes en Grande-Bretagne, la grande majorité de ces femmes n’osant pas témoigner. […] Pour empêcher que leurs bourreaux obtiennent leur visa, les jeunes femmes peuvent signer officiellement une “demande de blocage” destinée aux autorités, mais celle-ci doit être rendue publique.

Or leur crainte des représailles est si forte qu’elles sont nombreuses à garder le silence devant les faits. […] « C’est un phénomène national. Même quand des fonctionnaires voient qu’il s’agit d’un mariage forcé, ils savent qu’ils ont affaire à la tradition, à une culture ou à une religion. Alors ils ferment les yeux.

Après six mois d’enquête, The Times révèle ainsi plusieurs défaillances telles que la délivrance d’un visa au cousin d’une adolescente, battue et violée par celui-ci. Ou encore l’aide d’un député travailliste pour l’obtention des papiers d’un homme qui a contraint une jeune fille à l’épouser. […]

Courrier International

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Espagne : face à la crise migratoire, Bruxelles va verser 30 millions d’euros

Elle est devenue cette année la première porte d’entrée des migrants dans l’Union européenne. L’Espagne fait face à un afflux considérable de migrants sur son sol.

Dépassé, le gouvernement espagnol a fait appel au soutien financier de Bruxelles: en tout, ce sont 30 millions d’euros qui seront octroyés à Madrid pour renforcer son dispositif de gestion de l’immigration clandestine.

« L’Espagne bénéficie du soutien total de la Commission européenne pour faire face à l’augmentation du nombre d’arrivées de migrants, à l’ouest de la Méditerranée. J’ai annoncé au gouvernement espagnol qu’un financement supplémentaire de 3 millions d’euros a été accordé par la Commission à l’Espagne, pour couvrir le coût du personnel supplémentaire déployé dans le sud du pays« , promet Dimitris Avramopoulos, Commissaire européen aux migrations.

Dans leur communiqué, « la Commission et l’Espagne soulignent l’importance d’un partenariat renforcé avec le Maroc sur les questions migratoires, incluant « l’octroi urgent de 55 millions d’euros pour des programmes de gestion des frontières au Maroc et en Tunisie« . »

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Jamais diffusé en France : « Les réfugiés oubliés », le film sur le million de Juifs chassés des pays arabes…

Ce film de Michael Grynszpan a été diffusé sur PBS en Californie, PBS in Virginia, WHRO-TV, RTVi, Arutz1,… projeté au Congres américain et deux fois à l’ONU, mais jamais en France. Le voici avec ses sous-titres Français.

A l’heure ou l’on entend beaucoup parler du « droit au retour » des Palestiniens, seuls réfugiés de père en fils du monde, et ce pour on ne sait combien de générations,  parlons donc de droit au retour…
En 1945, un million de juifs vivaient au Moyen-Orient en dehors des frontières de la Palestine mandataire et en Afrique du nord. Quelques années plus tard, ils n’étaient plus que quelques milliers.


Pour mémoire, la population Palestinienne a, entre 1948 et aujourd’hui augmenté de 380% Passant de 1 380 000 à plus de 4 952 000 Palestiniens qui vivent aujourd’hui en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Sachant qu’en plus, le 1 300 000 personnes de 1947 comprenaient les Chrétiens et les Druzes!
Selon les données fournies par le Bureau central palestinien de statistiques (PCBS), ( pas vraiment suspect de trafiquer les chiffres pour nuire aux Palestiniens…) la population palestinienne aurait augmenté de 45 % au cours des treize dernières années, soit le taux de croissance démographique le plus élevé au monde pour cette période.

Pour rappel, la France est passée dans le même temps de 41 000 000 d’habitants en 1947 à 67 200 000 habitants aujourd’hui, soit une augmentation de  seulement 70%.
On peut en conclure que pour qualifier ce conflit, le terme de génocide dont on nous abreuve ( quand ce n’est pas Shoah dernièrement dans Mediapart) est vraiment bien choisi !

A titre d’exemple, vous trouverez ici, une vidéo surréaliste de 1969 dans laquelle les membres du Tribunal révolutionnaire irakien, interrogés par des journalistes Suisses, tentent de justifier leurs actes et de donner des gages à la communauté internationale après avoir pendu 9 juifs.

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Salafisme : en France, 4 000 enfants ont été déscolarisés en deux ans dans les quartiers sensibles

Le 10 juillet, un rapport sénatorial exposait le « danger » du salafisme en France. Tel un pavé jeté dans la mare de la République, ses auteurs dénoncent « l’inaction coupable des pouvoirs public », s’alarment sur la montée du salafisme et préconisent 63 mesures pour contrer une menace « endogène ».

Les sénateurs Bernard Cazeau (LREM) et Sylvie Goy-Chavent (Union centriste), qui ont piloté le rapport, ont pris acte du renforcement et de l’adaptation des moyens de l’État mais estiment que le «traitement de la menace terroriste souffre de réelles insuffisances». 

Un chiffre retient l’attention dans le rapport : entre 215 et 2017, 4 000 enfants ont été déscolarisés dans les quartiers sensibles. Il ne s’agirait pas de « décrochage scolaire » : ces enfants seraient tout simplement « scolarisés à domicile », mais sans aucun contrôle de la part des autorités. Passant sous le radar de l’administration publique, une partie des parents est rappelée à l’ordre, et d’autres sont totalement ignorés.

Caroline est prof dans les quartiers nord de Marseille. Lors d’une interview à Paris Match, elle se livre sur son quotidien. « Même si l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans, les parents reçoivent des recommandés du Conseil général pour absentéisme puis une convocation chez les flics pour un rappel à la loi.

Ce qui ne sert à rien ; les familles s’en désintéressent au point de ne même pas venir aux réunions de prérentrée… Sur nos 60 élèves (15 par classe), il n’y a que trois parents qui y assistent ! ».

Elle évoque des collégiens laissés livrés à eux-mêmes avec leurs grands frères de cités. Dans l’indifférence des parents, et sans que l’Éducation nationale puisse y apporter de réponse.

Ce n’est pas le premier rapport insistant sur le manque de contrôle de la part de l’administration. Deux députés, Anne Brugnera et George Pau-Langevin, par ailleurs ex-secrétaire d’État à la réussite éducative, ont rappelé très récemment le rôle des maires pour surveiller ces situations.

Et parmi ces enfants « hors radar », d’après ces députés, certains n’ont tout simplement jamais vu une salle de classe. Certains sont inscrits sur deux registres, certains ne sont pas du tout inscrits. Ils passent par le « trou du filet ».  Car si chaque enfant scolarisé possède un « identifiant national élève », un enfant radié d’une école doit être inscrit dans une autre école qui est supposée exiger un certificat de radiation de l’école précédente. « Le caractère contradictoire de ces deux obligations entraîne leur non-application » avec de nombreuses doubles inscriptions mais aussi des enfants qui sortent des radars », d’après le rapport des députés.

D’après la commission sénatoriale, c’est une des causes permettant de dire que le salafisme est « enraciné en France ». Elle dénombre entre 40 000 et 60 000 adeptes du courant salafiste en France, et préconise 63 propositions relevant de domaines très divers, de l’éducation au pénal en passant par le renseignement ou la coopération extérieure.

Parmi elles : encourager l’expulsion des fichés S (pour sûreté de l’État) radicalisés de nations «returnees», création des pôles de lutte contre l’islam radical dans chaque département, application aux détenus pour terrorisme binationaux de la déchéance de nationalité.

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[Info VA] Alexandre Benalla et les mystères de son passeport diplomatique

Info VA. Trois semaines après avoir été sanctionné par ses supérieurs, Alexandre Benalla, le garde du corps d’Emmanuel Macron, s’est vu attribuer le 24 mai 2018 un passeport diplomatique.

Dans l’article qu’ils consacrent le 25 juillet dernier à l’ascension d’Alexandre Benalla, Ariane Chemin et François Krug, journalistes au Monde, font les poches du garde du corps d’Emmanuel Macron. Et surprise, mentionnent pour la première fois l’existence d’un passeport diplomatique dans le portefeuille d’Alexandre Benalla, en sus d’un badge H permettant au collaborateur d’Emmanuel Macron d’accéder librement à l’Assemblée nationale.

La liste des privilèges et des passe-droits dont bénéficie Alexandre Benalla est si importante (une Renault Talisman équipée par le garage de l’Elysée, un logement de fonction au quai Branly, une accréditation secret défense…), que personne ne prend le temps de relever cette information aussi invraisemblable qu’incongrue.

Selon nos sources, aucun membre du GSPR ne dispose de ce genre de passeport. Et pourtant, Alexandre Benalla, qui est en charge de la sécurité du président, et notamment des déplacements privés d’Emmanuel Macron, bénéficie de ce précieux sésame délivré par le ministère des Affaires étrangères.

Plus troublant encore, selon les informations que Valeurs actuelles a pu recueillir, le passeport diplomatique d’Alexandre Benalla lui a été attribué le 24 mai… 2018, après que l’adjoint au chef de service de l’Elysée a achevé les quinze jours de suspension que lui a signifié Patrick Strzoda, le directeur de cabinet du président de la République et après que ses prérogatives ont été limitées et circonscrites à des fonctions de logistiques auprès du président. Trois semaines donc après avoir été « sanctionné », Alexandre Benalla se voit donc délivré un passeport diplomatique.

Etant écartée l’hypothèse d’une demande individuelle, qui, dans la chefferie élyséenne, est intervenu auprès du quai d’Orsay pour qu’il l’obtienne ? François-Xavier Lauch, son N+1, qu’aucune des deux commissions parlementaires n’a pu à ce jour auditionner ? Patrick Strzoda ?

Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée ? Emmanuel Macron lui-même ? Pour quelles raisons, quand rien ne justifie dans ses fonctions qu’il puisse y prétendre ? Le mystère demeure et s’épaissit.

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