Finkielkraut : « Les Européens de l’Est ne veulent pas devenir des citoyens de sociétés multiculturelles »

Dans son dernier livre, «A la première personne», Alain Finkielkraut répond à ceux qui le traitent de réactionnaire. L’occasion d’interroger le philosophe, ancien directeur de la revue «Le Messager européen», sur ces trente années écoulées, durant lesquelles la mondialisation débridée a déferlé sur l’ancien glacis soviétique à l’est de l’Europe.

« (…) La France n’est pas programmé pour devenir une juxtaposition des communautés, accompagnée d’une certaine gestuelle religieuse et identitaire dont le port du voile islamique est l’une des principales marques. Est-ce que cela vaut aussi pour l’Europe? Je pense que oui. »

« (…) La cassure entre l’Europe occidentale et l’Europe centrale ou orientale est évidente. Hier, c’était un rideau de fer politique. Aujourd’hui, c’est un fossé culturel. Les Européens de l’Est ne veulent pas devenir des citoyens de sociétés multiculturelles. Ils veulent préserver l’héritage européen. Je vois bien que, derrière cela, des tentations politiques autoritaires sont aussi à l’œuvre, mais nous devons cesser de regarder ce qui se passe là-bas avec condescendance! J’ai entendu un ancien conseiller de Vaclav Havel, ancien président tchèque et grand défenseur des libertés, me dire qu’il ne souhaitait pas voir sa ville, Brno, devenir «la Marseille de l’Europe de l’Est». »

« (…) L’Europe de l’Ouest a été traumatisée, et elle le reste, par l’apocalypse nazie. Tout vient de là. Notre partie de l’Europe est sortie de son histoire dans l’espoir de ne pas retomber dans la folie. Les Européens ont voulu ne plus exclure, par peur d’emprunter de nouveau la voie raciste. Nous nous sommes aveuglés pour ne pas voir cette dimension de l’existence qu’est l’identité. On a donc créé – et l’intégration communautaire y a contribué – une sorte d’«homo economicus» européen standard et formaté. Les Européens de l’Est, eux, n’ont pas grandi dans cette obsession de l’apocalypse. »

(…) Le Temps

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Macron et Castaner visés par une plainte à la Cour pénale internationale pour «crime contre l’humanité» (vidéo)

Francis Lalanne s’est rendu le 11 juin à la Cour pénale internationale afin d’y déposer une plainte pour « crime contre l’humanité » contre le Président français et son ministre de l’Intérieur. Comme l’explique l’avocate Sophia Albert-Salmeron, ils étaient les « donneurs d’ordres » lors des manifestations des Gilets jaunes.

Une plainte a été déposée le 11 juin à la Cour pénale international (CPI) contre Emmanuel Macron et Christophe Castaner, informe le groupe Facebook « Vécu, le média du gilet jaune ».

Le requérant dans cette affaire est Francis Lalanne, chanteur et Gilet jaune qui avait lancé il y a trois mois une pétition sur change.org afin de soutenir une procédure contre le Président et son ministre de l’Intérieur qu’il accuse de « crimes contre l’humanité ». Au moment de la rédaction de cet article, cette pétition a recueilli environ 100 000 signatures.

Lors de son déplacement à La Haye, M.Lalanne était accompagné par les avocats Sophia Albert-Salmeron et Ghislain Mabanga. Ce dernier est l’avocat agréé de la CPI qui sera en charge du dossier.

Comme l’a expliqué Mme Albert-Salmeron sur la chaîne YouTube Audiovisuel Créativ’Arts, Emmanuel Macron et Christophe Castaner sont les « donneurs d’ordres » qui ont autorisé les forces de l’ordre à avoir recours à des armes « répertoriées comme armes de guerre » lors des manifestations des Gilets jaunes. Elle a notamment cité l’utilisation des LBD et des grenades de désencerclement.

Sophia Albert-Salmeron a indiqué que les Présidents ne peuvent pas invoquer l’immunité devant la CPI.

«Il a une immunité au niveau interne et c’est pour ça qu’existe la Cour pénale internationale, parce qu’on peut saisir cette Cour […] contre un chef d’État et ses ministres», a-t-elle précisé.

Ils devraient recevoir d’ici un mois une réponse sur la recevabilité de ce dossier.

Source: Sputnik News

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Toulouse. Viol en réunion : deux cents personnes dénoncent le « silence » de la direction du collège Lamartine

Quelque deux cents personnes se sont rassemblées lundi 4 novembre devant un collège toulousain pour exprimer leur incompréhension face au « silence » de la direction de l’établissement, au courant, selon eux, d’au moins une affaire de viol par des élèves sur une camarade.

« C’est une personne qui travaille au collège Lamartine qui m’a appelée, elle m’a expliqué qu’elle en avait marre de porter ça sur la conscience et elle m’a dit que ma fille s’était fait violer; C’est là que j’ai appris que tout le monde savait depuis le mois de mars et que ça a été caché – La mère d’une des victimes du collège Lamartine.

En octobre, trois adolescents du collège Lamartine ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour viol en réunion sur une jeune fille de 13 ans dans une résidence attenante à l’établissement scolaire. Les faits se sont déroulés en mars.

[…] Présente au rassemblement organisé par différentes organisations syndicales et associatives, la mère de la collégienne qui a porté plainte pour viol en réunion a laissé éclater sa colère. « La direction m’a convoquée pour me dire qu’il y avait des vidéos qui circulaient sur ma fille, mais ils n’ont pas voulu me les montrer, ni me dire de quoi il s’agissait« , raconte-t-elle. Ce n’est qu’après une nouvelle agression, physique, en septembre, que cette mère de famille apprend que sa fille a été violée. Désormais, elle souhaite que les collégiens soient jugés, mais également la direction de l’établissement contre laquelle elle a porté plainte pour son « silence« . […]

francetvinfo ; france bleu

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Fiscalité: «le niveau de manipulation du gouvernement est vraiment impressionnant»

La fiscalité française est-elle complexe à dessein? Clairement oui, pour la fiscaliste Virginie Pradel. Elle décrypte dans son premier ouvrage les mécanismes qui permettent à l’exécutif de maquiller les hausses et créations d’impôts dans une société où ils sont déjà omniprésents. Retour sur une «gabegie institutionnalisée».

«Le contribuable doit avoir des clefs pour vraiment comprendre ce qu’il paie et comment il est manipulé. Parce que c’est vraiment scandaleux, ce qui se passe. Je trouve que l’on atteint des sommets de foutage de gueule! Excusez-moi pour l’expression, mais c’est particulièrement choquant!»

Alors que le Projet de loi de finances (PLF) 2020 était présenté le 27 septembre en Conseil des ministres, Virginie Pradel, fiscaliste et présidente de l’institut Vauban, un think tank français dédié à la recherche fiscale et économique, ne goûte pas à la communication gouvernementale. Dans son premier ouvrage, Impôts-mania, l’absurdité fiscale française (Éd. de l’Observatoire), elle s’en prend à la folie des prélèvements qui sévit en France.

Dans son collimateur, le ministre de l’Action et des Comptes publics, qui a annoncé une baisse «historique» des prélèvements obligatoires à partir du 1er janvier prochain, dont 5 milliards sur l’impôt sur le revenu (IR), ainsi qu’une baisse de l’impôt sur les sociétés (IS). Bercy et ses cinq ministres insistent sur le «cercle vertueux enclenché depuis 2017».

Un «geste» qui n’en reste pas moins «très insuffisant» aux yeux de la fiscaliste, qui rappelle que la France a vu ses prélèvements augmenter «de plusieurs centaines de milliards d’euros en quelques années» (368,5 milliards entre 2002 et 2017, selon un rapport parlementaire). Elle ajoute que rien ne garantit que les baisses annoncées par le gouvernement ne seront pas amendées par les parlementaires, et que rien ne dit que les collectivités territoriales ne décideront pas d’augmenter les prélèvements de leur côté.

«Gérald Darmanin a beau dire que l’on n’a jamais autant baissé les impôts, les impôts n’ont jamais été aussi élevés qu’aujourd’hui», tacle Virginie Pradel.

Il faut dire que la fiscalité est un domaine où la France excelle: en 2017, le total des prélèvements obligatoires pesait pour près de 48,4% de son PIB selon Eurostat, faisant de notre pays le champion des pays de l’OCDE en matière d’imposition. La même année, cette somme des prélèvements franchissait un autre cap, en volume cette fois, celui des 1.000 milliards d’euros. Une double médaille d’or peu enviée par nos voisins européens qui, dans leur majorité, après le contrecoup de la crise financière de 2008, sont parvenus à diminuer leur niveau global de prélèvements.

Une opacité fiscale savamment orchestrée

Paradoxalement, malgré cette omniprésence des impôts –et donc de l’État– dans la vie des Français, le plus souvent, ces derniers ne réalisent pas ce qu’ils paient et pour cause. Virginie Pradel en est convaincue: l’administration et l’exécutif font tout pour rendre la fiscalité la plus opaque et la plus inaccessible possible au commun des contribuables. Des contribuables qui, faute de pouvoir se payer un avocat, n’ont trop souvent pour seul interlocuteur que l’administration fiscale elle-même. Un acteur incontournable, mais qui est juge et partie: il «ne va pas toujours dans le sens des contribuables» et «n’a pas toujours intérêt à y aller. En particulier en période de disette budgétaire», ajoute Virginie Pradel. Elle dénonce un «obscurantisme» fiscal, entretenu en premier lieu par des milliers de pages de textes «laconiques», réparties dans des dizaines de codes juridiques.

«On est dans une situation où la législation […] est totalement inaccessible aux contribuables. […] On a des textes qui sont obscurs, difficilement compréhensibles, on est dans une zone grise permanente où on ne sait pas ce qu’on peut faire et ce qu’on ne peut pas faire. L’administration instrumentalise beaucoup ça, au détriment malheureusement des contribuables.»

Des textes qui, au-delà d’être pléthoriques, demeurent également particulièrement changeants. En guise d’exemple, l’auteur d’Impôts-mania évoque un article du code général des impôts, relatif au calcul du bénéfice net des entrepreneurs, qui a été modifié à une soixantaine de reprises en quarante ans.

S’ajoutent à ce «maquis» d’impôts, une terminologie «très riche, qui donne à elle seule une idée de l’infini…», où les taxes côtoient les redevances et autres cotisations. Des termes clairement définis, mais utilisés «de façon contre-intuitive et abusive», le tout afin d’éviter l’emploi d’un autre terme auquel les Français sont devenus peu à peu réfractaires: «impôt». Un tour de passe-passe purement sémantique, permettant d’augmenter et de créer des impôts tout en prétendant l’inverse.

«La contribution est un impôt ou une taxe que l’on n’assume pas de nommer comme tel», précise Virginie Pradel.

Elle estime ailleurs dans son ouvrage que l’opacité est «bien organisée» et revient également sur les différents qualificatifs, tels que «social» ou «solidaire», qui accompagnent souvent ces impôts maquillés. Elle prend notamment pour exemple la Contribution sociale sur l’Impôt sur les sociétés, la contribution exceptionnelle sur l’IS et la contribution additionnelle à la contribution exceptionnelle sur l’IS (p.26). Trois «contributions» qui ne font que maquiller une évidence: des hausses de l’IS.

«Contribuer volontairement plutôt qu’être imposé arbitrairement, cela remonte nécessairement le moral aux contribuables», ironise Virginie Pradel.

Pour autant, ces «impôts déguisés» ne sont pas toujours ceux auxquels on s’attend. Leur grand champion n’est autre que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui est bien un impôt et non d’une «taxe», et dont les recettes (129,2 milliards d’euros en 2019) excèdent celles de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur les sociétés et de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) réunies.

«Marketing fiscal», comment «maquiller» les hausses d’impôts

À l’inverse, le fait que l’on rebaptise certains prélèvements n’est pas pour autant bon signe, car ces opérations reflètent les projets du gouvernement. C’est notamment le cas de la redevance audiovisuelle, payée par les seuls détenteurs d’un téléviseur. Comment ne pas voir dans sa nouvelle dénomination «contribution à l’audiovisuel public» les présages de son universalisation à tous les foyers fiscaux français, souhaitée par plusieurs membres de l’exécutif?

Autre illustration de ce «marketing fiscal» que dénonce notre intervenante: le récent «droit à l’erreur», de la loi ESSOC– pour «État au service d’une société de confiance»– promulguée à l’été 2018 afin de «rend[re] la vie plus facile» aux contribuables– selon le site de Bercy– ne serait en réalité qu’un «droit dérogatoire au contrôle fiscal», s’agace Virginie Pradel.

«En fait, vous avez le droit de demander à être contrôlé pour vérifier vos erreurs. C’est affreusement grotesque! J’ai donné cet exemple pour montrer le poids de la propagande, le niveau de manipulation du gouvernement qui est vraiment impressionnant…»

«Les plus gros prélèvements sont ceux que les Français ne voient pas

La référence à 1789 et sa Déclaration des Droits de l’homme n’est pas anodine: à l’époque déjà l’ancien régime avait été emporté en partie par une grogne fiscale. Pourtant, l’imposition des paysans ne représentait alors qu’à peine un mois de travail. Aujourd’hui, sous le régime de la République, un Français doit en moyenne verser l’équivalent de sept mois de travail pour s’acquitter de tous ses prélèvements obligatoires, le jour de «libération fiscale» pour les Français étant fixé en 2018 au 27 juillet par l’institut économique Molinari. Si cette année, cette date symbolique est intervenue huit jours plus tôt, la France n’en conserve pas moins sa première place sur le podium européen de l’imposition.

«Je pense qu’en France, on ne veut pas simplifier, car si on rend les choses plus transparentes, les gens vont devenir fous parce qu’ils vont enfin comprendre ce qu’ils paient», estime Virginie Pradel.

Ce qui ne risque pas d’arriver. En effet, «les plus gros prélèvements sont ceux que les Français ne voient pas», souligne notre intervenante. Les impôts ne sont ainsi pas seulement «maquillés» ou «votés en catimini», ils savent aussi prendre leur distance avec leurs payeurs. C’est là le gros point noir de l’imposition à la source aux yeux de la fiscaliste. À présent, les contribuables ne font plus eux-mêmes le chèque, l’impôt étant directement prélevé sur leur salaire, tout comme les charges patronales ou sociales, qui à elles seules représentent déjà plus de 60% de la somme déboursée par l’employeur pour verser un salaire à un employé. Une «imposition cachée» que dénonce Virginie Pradel.

«C’est un vrai problème démocratique. Pour moi, c’est une vraie faillite, je pense que le fait que les contribuables ne soient pas en mesure de voir ce qu’ils paient –parce que tout est prélevé, que ce soit par l’employeur ou l’administration directement–, cela ne peut que générer de la violence à terme, de la frustration et une incompréhension du système de façon générale.»

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Assemblée générale de l’ONU: les Etats-Unis ne donnent pas leurs visas à 10 membres de la délégation officielle russe

Un nouveau scandale diplomatique vient d’être provoqué par les Etats-Unis à l’égard de la Russie, ouvrant la guerre des visas pour marquer leur territoire – à l’ONU.

Ainsi, l’ambassade des Etats-Unis à Moscou n’a pas délivré leurs visas à 10 membres de la délégation officielle russe se rendant avec le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux travaux de l’assemblée générale de l’ONU. Les provocations vont de plus en plus loin. Parlons-en puisque les médias sont pour le moins discrets.

Alors que le siège de l’ONU se trouve à New-York, les Etats-Unis se sont engagés par convention en 1947 (voir ici p. 37) à ne pas porter atteinte aux travaux de cette organisation internationale et à permettre l’accès libre aux délégations des pays membres, aux experts ou encore aux journalistes.

Les paroles n’engagent que ceux qui les croient et régulièrement les Etats-Unis restreignent, voire bloquent, l’accès à l’ONU en interdisant l’accès au territoire américain aux personnes qu’ils n’ont pas envie de voir. Les Iraniens ou les Libanais ont souvent des difficultés, l’on se rappellera de Fidel Castro dont le visa en 1995 limitait ses possibilités de déplacement. Pour la première fois, des membres d’une délégation officielle russe ont été touchés.

L’année dernière, un expert russe devant participer aux travaux sur les fameuses attaques chimiques en Syrie n’a pas eu de visa, mais il était expert et non pas membre officielle d’une délégation nationale.
Un pas vient d’être franchi. Deux parlementaires, les chefs des comités de la Douma et du Conseil de la Fédération pour les relations internationales Léonid Sloutsky et Konstantin Kossatchev, ainsi que huit membres du ministère des Affaires étrangères, notamment le traducteur en chef et Serguei Boutine, responsable du secrétariat général du ministère n’ont pas obtenu de visa pour pouvoir prendre part aux travaux de l’assemblée générale de l’ONU.

Formellement, les Etats-Unis n’ont pas refusé les visas, ils n’ont pour cela aucun fondement, ils ne les ont simplement pas délivré, au moment du départ les passeports étant encore dans les locaux de l’ambassade américaine à Moscou. Officiellement, les Etats-Unis parlent d’un problème technique, de délais trop courts et refusent de commenter des « cas particuliers ».
A juste titre, la Russie ne voit pas la chose sous ce jour, particulièrement accommodant. Pour le Kremlin, c’est une violation directe par Washington de ses obligations internationales. Selon Maria Zakharova, les demandes de visa ont été déposées une première fois deux mois avant l’évènement, mais l’ambassade leur a retourné les dossiers expliquant que c’était trop tôt.

Ensuite, les dossiers ont été à nouveau déposé dans les délais indiqués. L’argument du manque de temps suite à l’erreur commise par le ministère russe des Affaires étrangères tourne court.
Certains avancent un autre argument : Sloutsky et Kossatchev sont sous sanctions américaines, les inclure dans la délégation est une provocation de la Russie.

Trois contre-arguments sont faciles à avancer : 1) inclure des parlementaires, responsables des relations internationales, dans une liste de sanction est en soi une provocation en plus d’être un non-sens politique, sans oublier qu’ils ne viennent pas pour une visite aux Etats-Unis mais à l’ONU, détenant un statut spécial où les lois américaines ne sont pas applicables; 2) et Sloutsky et Kossatchev, étant déjà sous sanction, ont déjà eu accès sans problème au territoire américain; 3) cet argument n’explique en rien pourquoi les huit diplomates de carrière n’ont pas eu de visa.


L’ambassadeur américain a été convoqué pour explication, une note de protestation a été envoyée. Aucune réaction, ni à l’ONU, ni dans la fameuse « communauté internationale ».

La Russie envisage une réponse. Mais une réponse, « symétrique » et technique, va être difficile à trouver. Si réponse il doit y avoir, elle est doit avoir lieu, elle ne doit pas être faussement « symétrique », elle doit être systémique et stratégique.

Espérons que cela servira d’électrochoc pour sortir le pays d’une position par trop conciliante sur beaucoup de points, alors que la situation générale continue à se dégrader, alors que la dégradation s’accélère. Le gant de velours étant par trop usé, il serait bon de sortir la main de fer.
Publié par Karine Bechet-Golovko

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Un message de Poutine aux pays de l’Otan dévoilé par la presse

Alors que le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) semble définitivement enterré, le Président russe s’est adressé à des dizaines de pays, et notamment à ceux de l’Alliance du nord, en leur proposant d’interdire le déploiement de missiles à courte et moyenne portée en Europe.

Vladimir Poutine a proposé aux dirigeants de plusieurs dizaines de pays, dont les membres de l’Otan, d’imposer un moratoire sur le déploiement de missiles à courte et moyenne portée en Europe, relate le journal russe Kommersant, citant une source d’un des États destinataires qui a pu consulter le document.

Selon le quotidien russe, le message a été également envoyé à la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, et au secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg.

«Nous vous appelons à appuyer nos efforts, en vous prononçant en faveur d’un moratoire dans le cadre de l’Otan sur le déploiement des missiles à courte et moyenne portée basés au sol, similaire à celui annoncé par la Russie», a indiqué le message.

Kommersant a ajouté que Moscou avait par le passé proposé ce type d’accord aux pays de l’Alliance du nord, ces derniers n’ayant pour autant manifesté aucun intérêt.

Le journal a noté par ailleurs que la Russie avait également réitéré son engagement à ne pas déployer les missiles en question sur son sol tant qu’ils n’auraient pas été installés par les États-Unis en Europe.

Fin du FNI

Le Pentagone a annoncé lundi 19 août avoir testé un missile de croisière dotée d’une ogive conventionnelle qui a atteint sa cible après plus de 500 kilomètres de vol.

Il s’agit du premier essai du genre depuis que les États-Unis ont pris la décision de se retirer du Traité sur les armes nucléaires à portée intermédiaire (FNI), signé avec la Russie en 1987 et qui interdisait ces tests. Washington a accusé Moscou de ne pas en avoir respecté les termes, ce que la Russie a démenti.

Vladimir Poutine a affirmé que Washington était désormais en mesure de déployer de nouveaux missiles de croisière en Roumanie et en Pologne, considérant que la Russie se devait de répondre à ce qu’elle voyait comme une menace. Les États-Unis ont pour leur part nié toute intention de déployer de nouveaux missiles en Europe.

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«Les États-Unis font volte-face sur la question des F-35 de peur de perdre définitivement la Turquie»

Confrontés à la détermination de la Turquie à garantir sa sécurité aux frontières sud du pays et à développer sa propre industrie de l’armement, les États-Unis espèrent la «ramener dans le programme des F-35», selon le sénateur républicain Lindsey Graham. Deux analystes turcs commentent pour Sputnik ce «revirement» de la position américaine.

Le sénateur républicain Lindsey Graham a exprimé l’espoir d’une relation plus stratégique entre Ankara et Washington, «parce que la Turquie est un allié très important, pas seulement en ce qui concerne la Syrie, mais pour toute la région». Il a même évoqué un éventuel retour de la Turquie «dans le programme des F-35», voire même la possibilité de «conclure un accord de libre-échange» avec elle.

Washington a fait «volte-face» sur la participation d’Ankara au programme des F-35, sans doute de peur de définitivement perdre un allié stratégique, estime dans un entretien accordé à Sputnik le général-lieutenant turc à la retraite Erdogan Karakus, président de l’Association turque des officiers à la retraite.

«La Turquie fait preuve de détermination quant à l’instauration d’une zone de sécurité à l’est de l’Euphrate. Par ailleurs, les Américains comprennent eux-mêmes parfaitement que l’achat par la Turquie de S-400 russes ne mènera pas à des fuites de données sur le F-35. […] C’est pourquoi les États-Unis font volte-face sur la question des F-35 de peur de perdre définitivement la Turquie», explique l’expert.

Ceyhun Bozkurt, rédacteur en chef de l’édition Yorunge et du site d’information SuperHaber, s’est également exprimé pour Sputnik. Il lie le revirement de l’attitude américaine face à la Turquie dans la question des F-35 à la volonté des États-Unis de contenir l’action turque sur le territoire de la Syrie.

«Il n’est pas exclu que la Turquie resserre ses relations avec les États-Unis», mais cela «ne changera pas la position d’Ankara sur les territoires à l’est de l’Euphrate et l’instauration d’une zone de sécurité», résume l’observateur politique Ceyhun Bozkurt.

En 2017, la Turquie a signé avec la Russie un contrat estimé à plus de 2 milliards d’euros sur la livraison de quatre batteries de S-400. Washington a insisté pour qu’Ankara renonce à cet achat au profit des Patriot, affirmant que le système d’armement russe était incompatible avec les normes de sécurité de l’Otan et pourrait ainsi compromettre les opérations des F-35 de cinquième génération.

En juillet, Washington a annoncé qu’il ne fournirait pas de chasseurs furtifs F-35 à la Turquie et avoir exclu la Turquie du programme de développement de l’avion de combat en question.

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L’État islamique s’installe dans le Mozambique et en Centrafrique

Après l’Afrique de l’Ouest, la région du lac Tchad et le Congo, l’État islamique continue son expansion. L’organisation terroriste – qui a pu évacuer de Syrie une partie de son trésor de guerre, disposerait de plusieurs centaines de millions de dollars sur des comptes et d’une tonne d’or en lingots. Loin de ses richesses à son apogée au Levant mais suffisant pour financer son expansion, via l’affiliation de groupes armés un peu partout dans le monde. Deux attaques ont eu lieu au Mozambique ces dernières semaines.

Le 26 juillet, la wilaya Afrique centrale de l’EI a revendiqué une attaque contre l’armée gouvernementale du Mozambique à Kujul, dans le district de Macumia. Les combattants islamistes ont tué plusieurs militaires et se sont emparés d’armes et de munitions. Le même jour, l’EI a aussi revendiqué l’exécution de quatre « espions » qui collaboraient avec l’armée et la destruction de leurs maisons à Macul, district de Mosimboa-da-Praya.

Au Mozambique, l’EI soutient en fait une insurrection islamiste violente, qui sévit dans le nord du pays majoritairement musulman et riche en hydrocarbures offshore (et en rubis) depuis le 5 octobre 2017 (province de Cabo Delgado) ; plus de 200 personnes ont déjà été tuées à la machette par les insurgés, lors de raids sur les villages ou de barrages routiers improvisés. Les insurgés attaquaient initialement l’armée et la police, puis s’en sont pris aux officiels et aux civils qui les soutiennent.

Pour le seul mois de mai, ces insurgés appelés localement « shebabs », jeunes en arabe – et qui réclament comme leurs homologues de Somalie la stricte application de la charia – ont tué plus de 40 personnes. Eux-mêmes seraient près de 1 000 et s’étaient initialement radicalisés au contact d’un imam étranger installé dans le pays.

Parmi eux, des Tanzaniens et des Zaïrois, certains avec une formation militaire, qui entretiendraient des contacts suivis avec les islamistes du sud de la Tanzanie, selon le think tank international Crisis Group. Le gouvernement du Mozambique a répliqué par la fermeture de plusieurs mosquées radicales, plusieurs centaines d’arrestations et l’envoi de l’armée, ce qui a eu pour conséquence de radicaliser plus encore la rébellion…

La première attaque revendiquée par l’EI remonte au 5 juin 2019 : alors, les djihadistes ont affirmé avoir repoussé les forces gouvernementales dans le village de Metubi, s’emparant d’armes et de roquettes. Le gouvernement a démenti cette revendication, suivi par un certain nombre d’experts.  En vain. Une autre attaque revendiquée par l’EI dans le village de Lidjungo, district de Nangade, a fait sept morts, six civils et un policier le 3 juillet dernier.

En Centrafrique, le 25 juillet, l’État islamique a publié une vidéo qui est la première officielle de la « Wilaya Afrique Centrale ». On y voit des combattants armés de Kalachnikov chinoises, mais aussi de fusils d’assaut Daewoo K2. Ces derniers ont été achetés, au nombre de 30.000, par la police nigériane en 2006 et certains d’entre eux ont depuis été détournés au bénéfice des contrebandiers. Sur la vidéo, on voit aussi des fusils d’assauts courts Galil MAR et des fusils de précision Galil Galatz – ces deux derniers types d’armes semblent avoir été récupérés par les djihadistes au Congo lors d’une attaque sur une base de l’ONU en mai 2019.

Louis-Benoît Greffe

Crédit photos: DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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Mohamed Louizi accuse Tareq Oubrou de double discours dans un billet très étayé et dénonce la naïveté des gouvernants et des médias

Il faut être deux pour mentir, dirait Homer Simpson, un pour mentir, l’autre pour écouter. Dans «l’archipel français»[1], cette vieille démocratie usée, abusée et défigurée, il semblerait qu’il faille être trois. Certains médias se prêtent hélas à ce jeu d’intermédiaire. Acteurs ultra-puissants, censés honorer ce quatrième pouvoir démocratique indépendant au service du seul intérêt général et du droit à l’information, ils amplifient occasionnellement bien des escobarderies islamistes, à tel point que l’on ne sait pas s’ils assurent, dans la complicité, un rôle actif de «chiens de garde»[2] de quelques intérêts privés, ou s’ils se plaisent dans un rôle passif, par paresse intellectuelle doublée d’une fascination sinistre pour les «marchands du temple» frérosalafiste. On ne sait s’ils s’arrangent avec la vérité par négligence volontaire, et à l’insu de leur plein gré, ou s’ils relayent par imprudence les mensonges de l’islamisme rompu, à dessein, à la désinformation délibérée.

Tel un sermon funèbre précédant l’inhumation de ce qui reste encore de notre République, tel l’ultime acte politique d’une islamisation en marche depuis plus de quarante ans[3], la vigoureuse promotion multiforme accordée à l’essai signé par l’islamiste Tareq Oubrou (طارق أوبرو), Appel à la réconciliation, foi musulmane et valeurs de la République française (Plan – 2019), en est témoin. Elle résonne comme un triste chant du cygne dans l’esprit de tout citoyen rongé par ce sentiment d’impuissance face à un État peu enclin à entendre les alertes au sujet de l’islamisme, et qui ne les entend pas du tout de cette oreille. Les «dix-huit ans de terreur»[4] que l’islamisme a imposés à la terre entière depuis le 11 septembre 2001, et les 146.000 victimes recensées, parmi desquelles des Françaises et des Français, n’y changent presque rien.

Médias de droite. Médias de gauche. Peu importe en vérité la ligne éditoriale. Tareq Oubrou, presque comme hier lors de l’ascension médiatique de son comparse Tariq Ramadan (طارق رمضان), bénéficie d’une bienveillance coupable. Il y est invité pour livrer «ses» éléments de langage, souvent sans contradicteur avisé. Le Figaro[5] comme Le Point[6], Sud Ouest[7] comme France 24[8], Valeurs Actuelles[9] comme RMC[10], pour ne citer que ces médias, tous ont participé peu ou prou et à divers degrés à cette opération de communication favorable au projet politique des Frères musulmans en France. Même le site Boulevard Voltaire, souvent classé à l’extrême-droite de l’échiquier médiatique, et qui collabore curieusement, de temps en temps, avec Tareq Oubrou[11], semble lui aussi séduit[12]. C’est dire !

Introduction au «juste milieu»

Non ! Tareq Oubrou n’a pas changé. Et si on lisait l’intégralité de cet essai de 360 pages pour en être certain ? Et si on ne commençait pas la lecture à la page 9, comme le veut la coutume, mais à la page 189, correspondant au chapitre 7, qui devrait plutôt faire office d’introduction, ou d’avertissement préliminaire ? Et si on ne recommençait la lecture de l’essai, dans le sens croissant des numéros de pages, qu’après avoir lu ce chapitre en premier ? Il est question de mensonges assumés, de ruses théorisées et de choix prémédités de dissimulation avec son lot de contradictions sous-tendant un texte incontestablement polystyle. Serait-ce un ouvrage collectif ? Serait-ce la synthèse de plusieurs auteurs ? Le doute est permis.
[…]
Passons sur les traductions orientées de versets qui ont conduit Tareq Oubrou à des conclusions insensées[14]. Ce qui devrait mettre la puce à l’oreille des journalistes, ce sont bien d’autres passages où Tareq Oubrou, s’exprimant en casuiste habitué du grand écart, évoque les vertus du «mensonge pieux»[15] et livre sa conception et son usage de la vérité dans son supposé écrit.

«La sagesse – dit-il – exige de ne pas dire la vérité toujours et à tout le monde. Dieu lui-même n’a pas tout dit.»[16] Plus culotté que lui, tu meurs ! «La vérité est comme un médicament, il y a une dose à ne pas dépasser. Une vérité peut tuer non seulement le corps, mais aussi l’âme.»[17] Il ajoute : «Notre livre lui-même s’est imposé cette éthique : ne pas tout dire, de peur d’être mal compris ou de blesser. La sagesse le commande, même si je risque, déjà, d’en trop dire.»[18] Ailleurs, il écrit : «Nous évitons d’être trop précis, trop carrés et trop frontaux, plus que ne l’exige le problème.»[19] Le lecteur doit alors avaler plus d’une centaine de pages avant de comprendre (ou pas) qu’il s’est fait berner en bonne et due forme. J’y reviendrai.

Une lecture sans concession, sans complaisance, s’impose alors, car l’enjeu civilisationnel pour la France comme pour l’Europe, est énorme. Il s’agit, ni plus ni moins, de l’expression d’un contre-projet de société, adoubé par le pouvoir macronien depuis les prémices[20] de la campagne présidentielle de 2017, et porté devant la scène, avec l’aide des médias, par le tandem Hakim El-Karoui et Tareq Oubrou, pour ne pas dire par le réseau influent de l’Institut Montaigne et la nébuleuse obscure des Frères musulmans. Ainsi, l’effet étincelant de cette novlangue, dont use et abuse Tareq Oubrou, s’éteint aussitôt, tel l’écume du jour. Inutile pour lui de multiplier au fil des pages des expressions comme «épistémologie de la réalité»[21], ou «théologie d’acculturation»[22], ou «théologie préventive»[23], ou «théologie de l’altérité»[24] alors qu’il ne s’agit, au fond, que de subterfuges sophistes qui «indiquent le sens et le voilent en même temps»[25], pour espérer blanchir à tour de rôle le sunnisme, puis le salafisme, puis les Frères musulmans.

L’essai qu’il signe précise au fil des pages les contours de cet «islam français» qu’il promeut au milieu d’une doxa enthousiasmée. Et pourtant, il n’est que la synthèse en français de l’héritage salafiste des hadiths d’al-Bukhâri (البخاري), des avis juridiques moyenâgeux d’al-Shafi’î (الشافعي), des fatwas takfiristes d’Ibn Taymiyya (ابن تيمية) et des extravagances d’al-Ghazâlî (الغزالي), actualisés, reformulés et augmentés des projections califalistes d’Hassan al-Banna (حسن البنا) et de ses successeurs Youssef al-Qaradawi (يوسف القرضاوي) et Fayçal Mawlawi (فيصل مولوي).

Cet essai décrit surtout des procédés de communication que l’on trouve chez des jésuites célèbres comme Antonio Escobar y Mendoza (1589-1669), confirme des standards idéologiques, expose les exemples d’un attachement dogmatique à un courant de pensée, en particulier, et révèle le sens d’un engagement au service d’un projet qui compte soumettre l’esprit laïque français à l’usure du temps qui passe, et modifier in fine la loi de 1905 dite de Séparation des Églises et de l’Etat, par le fait de Jupiter et de sa galaxie déraisonnablement accommodante à l’excès.

Pile ou face

Côté pile, Tareq Oubrou […] dit aussi que «le mensonge n’est pas compatible avec la foi.»[28]
[…]
Côté face, Tareq Oubrou entame en douceur, dans un premier temps, une inflexion en posant la question de la moralité de la véracité qui peut diviser et celle de l’hypocrisie, de la dissimulation et du mensonge qui peuvent réconcilier. «La véracité procure confiance. Elle doit aussi et surtout être une parole de réconciliation. D’où les questions de la véracité qui peut diviser et du mensonge qui peut être, au contraire, réconciliateur : sont-ils moraux ?»[35] s’interroge-t-il. Ainsi, au nom d’une certaine idée de la lucidité[36], il change aussitôt son fusil d’épaule, tourne le dos subitement à la morale religieuse, à la morale tout court, et se lance à vive allure dans la justification du mensonge :

A la question «Quand le mensonge devient-il moral ?»[37], il répond : «parfois il faut taire certaines vérités, notamment quand elles risquent d’être contre-productives ou de créer le désordre. La sagesse dit que toute vérité n’est pas bonne à dire.»[38] Mais de quelle sagesse parle-t-il ? Pis, Tareq Oubrou considère la vérité comme un danger. «Le pire qui nous guette – dit-il – n’est peut-être pas le mensonge simple, ni même celui de la diplomatie, voué à confondre l’adversaire, mais un certain «dire-vrai».»[39] Dans son éloge du mensonge et de la dissimulation, il va jusqu’à s’appuyer sur des situations exceptionnelles pour les légitimer. «Une vérité peut enlever des vies, un mensonge peut les sauver.»[40] dit-il. Pour appuyer cet avis, il n’hésite pas à établir une comparaison avec «les sages-femmes qui ont sauvé par le mensonge les nouveau-nés des Hébreux de la mort, avec la récompense et l’approbation du Seigneur (Ex 1, 19). Ou bien ces personnes qui ont caché des enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. »[41] Ou comment instrumentaliser la douleur des juifs pour justifier les mensonges des islamistes, à l’image de ce qu’a fait une militante islamiste du Nord, Zakia Meziani[42], pour justifier le port du burkini dans les piscines municipales.

Dès que cette énormité osée est commise, tel un jésuite en opération de séduction d’un autre jésuite[43], Tareq Oubrou se met en roue libre en assumant, s’agissant de l’ouvrage publié sous son nom, le mensonge et la duplicité du discours. «C’est pour cette raison que nous ne dirons pas que tout mensonge est un péché, comme le défend Augustin en se référant probablement, à la lettre, à l’Evangile quand Jésus dit : «Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du mauvais.»»[44] Il se dit, par ailleurs, «sceptique à l’égard du rigorisme moral de Kant – marqué par son éducation protestante – et de Fichte qui interdit tout droit de mentir quelle que soit la situation, comme Augustin.»[45] Quid donc de la morale ?

Eloge du mensonge pieux

Il soutient que «la morale n’est pas une essence, mais une relation, et c’est de la nature de cette relation dont dépend la morale.»[46] Rien n’est donc figé dans son esprit. Tout est mouvant. Tout est permis. Le bien comme le mal n’existent plus en tant que tel. La vérité, dévalorisée dans la bourse des valeurs islamistes, n’est reconnue qu’en vertu de ce qu’elle produit, ou pas, comme effets. Elle n’est plus ce phare fixe, stable et résistant à la submersion qui guide les navires perdus vers les côtes paisibles. Elle devient ce phare fugace, aussi flottant que submersible, qui n’indique plus aucun repère, ni aucune direction, si ce n’est la direction aléatoire vers la fortune de mer. «La fin justifie les moyens»[47] disait Philippe van den Clyte, contemporain de Nicolas Machiavel, après avoir trahi Charles le Téméraire, pour se mettre au service de Louis XI.

Car, «rien ne vaut une vie, une paix, une réconciliation»[48], conclut Tareq Oubrou, y compris sur la base du mensonge. Ainsi, il enfonce le dernier clou dans le cercueil de la vérité quand il prévient que «si le mensonge permet la réconciliation, le mensonge devient alors moral. Il devient recommandé, voire obligatoire, car il n’est plus mensonge.»[49] Mais une «réconciliation», fruit du mensonge et de la taqiyya, est-elle sincère et authentique ? Que fera-t-on au moment où l’on découvrira le pot aux roses ? Les journalistes, qui n’avaient visiblement pas lu ces passages, encore moins l’intégralité de l’essai, n’ont simplement pas posé ce genre de questions pour exiger de lui des clarifications sans ambiguïté.

Il va de soi, dans tout esprit lucide, qu’aucune réconciliation n’est sincère, et encore moins durable, quand elle s’appuie sur des mensonges pour s’établir. Tareq Oubrou savait qu’il n’allait jamais être confronté à la stricte vérité de ses écrits. Dès lors, il pouvait rabâcher sans frein ses éléments de langage alors que son prétendu écrit fait l’éloge du mensonge pour atteindre les objectifs politiques de l’islamisme. «Mentir [parfois], c’est commettre un moindre mal, comme le soutien à juste titre Thomas d’Aquin. Avec lui, il y a possibilité dans le christianisme pour un «mensonge pieux».»[50] Tareq Oubrou fait sien le compromis thomiste et explique que sa «morale» est, de ce point de vue, «conséquentialiste»[51], au sens, précise-t-il en note de bas de page, qu’elle «qualifie l’acte moral en fonction de ses effets et de ses conséquences, positives ou négatives»[52] !

Le mensonge devient alors neutre en soi. Et ce sont ses conséquences désirables ou ses effets indésirables qui le rangent soit dans la case du bien, soit dans celle du mal. S’il est inadmissible au nom de la vertu d’appliquer ce concept immoral sur le dire-vrai, on ne peut imaginer que Tareq Oubrou puisse l’appliquer aussi pour apprécier d’autres actes : tuer, voler et violer. Car, au nom de sa théorie dite de la «morale conséquentialiste», pourrait-il considérer aussi que l’acte de tuer des individus et de terroriser des populations ne serait ni bien ni mal en soi, et qu’il devrait être apprécié à l’aune de ses effets positifs ou négatifs ? Daesh (تنظيم الدولة الإسلامية في العراق و الشام), Al-Qaïda (تنظيم القاعدة) et tous les groupes terroristes, croient aussi en cette théorie fumeuse qui fait avancer la cause de l’islam politique en Occident, en marchant et en roulant sur les cadavres des innocents. Ces groupes terroristes appliquent aussi la théorie de la «morale conséquentialiste». Chez eux, s’ils jurent que leur dogme interdit de tuer, leur «morale» leur permet de tuer pour la cause d’Allah.

Oubrou murmure-t-il à l’oreille gauche de Laetitia Avia ?

On remarque par ailleurs qu’il ne tolère pas l’usage des rumeurs. Etonnant de la part de celui qui légitime le mensonge ! «Le plus dangereux – dit-il – ce sont les rumeurs et les diffamations qui portent atteinte aux personnes, influent les élections et déstabilisent des Etats, entre autres dangers. Le plus menaçant, c’est lorsque l’information sur la religion se dispense via des rumeurs colportées par des anonymes.»[53] Par conséquent, il plaide, comme tout islamiste, pour une limitation de la liberté de pensée et d’expression qui gêne tant les islamistes. Face à elle, ceux-là diversifient les outils de l’arsenal jihadiste, dans un parfait partage des rôles, s’inscrivant dans une logique de continuité entre, d’un côté, ceux qui instrumentalisent les dispositions du droit français, au sein des prétoires de la République sans que des Parquets s’y opposent fermement. Ils multiplient ainsi des procès pour diffamation contre des plumes libres. Ils sont aidés parfois par des propositions de loi favorables à l’islamisme[54]. Et ceux, de l’autre côté, qui, passant à travers un maillage sécuritaire affaibli par une curieuse réforme de l’époque sarkozyste, s’infiltrent au sein même d’une agence de presse, d’une rédaction de joyeux caricaturistes, et tirent à la kalachnikov à bout portant visant des têtes, et au-delà même, les crayons de la liberté.

Tareq Oubrou écrit : «Si bien que nous sommes passés de l’extrême censure de l’institution religieuse officielle du Moyen Âge à celle des Etats totalitaires, et qu’aujourd’hui nous vivons sous la tyrannie de la rumeur numérique qui s’exprime sans aucun moyen de censure. Cette liberté de pensée sans limite crée un désordre et une insécurité mentale et physique. A ce titre, il faut reconnaître un vrai retard du droit par rapport à l’évolution de la notion de l’espace public, qui doit intégrer l’espace virtuel en interdisant l’anonymat […]»[55] Le gouvernement s’apprête à l’écouter. Sans que l’on soit pour la rumeur ou pour son usage, surtout ici où l’attachement aux faits n’est pas une seconde nature, les dispositifs de la loi 1881 sont suffisants pour cadrer la liberté d’expression[56] et pour garantir l’expression des libertés dans le strict respect des droits de chacun.


[…]

L’art de la guerre

Tareq Oubrou plaide aussi en faveur de l’usage de la ruse. Il va jusqu’à puiser des légitimations dans le registre scripturaire sunnite ancestral, relatif au temps de guerre, en rappelant un hadith attribué au Prophète : «La guerre, c’est la ruse.»[58] (الحرب خدعة) Son commentaire laisse pantois. «La ruse – dit-il – n’est pas le mensonge dans le sens de tromper la confiance des autres […]. La ruse dont [le Prophète] parlait n’est donc ni fausseté ni trahison, mais simple économie morale pour résoudre un conflit. Un moyen d’obtenir une victoire par la diplomatie et à moindre coût humain et matériel. Une ruse qui permet d’éviter l’effusion de sang ou de fléchir l’ennemi sans combat.»[59] Tout lecteur attentif au sens des mots ne peut qu’être interrogatif face à cette terminologie surprenante, ce champ lexical guerrier : «conflit», «victoire», «ennemi», «combat», etc. Oubrou s’imagine-t-il en guerre sainte pour déployer un tel effort argumentatif et sémantique et évoquer la ruse comme solution, comme tactique ?

Il va même jusqu’à évoquer le souvenir de Sun Tzu, ce général de l’armée chinoise du VIème siècle avant notre ère, l’auteur de l’ouvrage de stratégie militaire, L’art de la guerre. Tareq Oubrou dit que «le Prophète n’a fait ici que confirmer une sagesse ancienne de Sun Tzu, qui disait aux armées que ne pas livrer bataille et uniquement immobiliser l’armée de l’ennemi était encore mieux que de remporter cent victoires. Tout cela est vrai et d’une grande sagesse.»[60] Là aussi il est question d’«immobiliser l’armée de l’ennemi». Mais de quel «ennemi» parle-t-il alors que le sujet semble être la France et les Français et qu’il prétend plaider pour une «réconciliation» ? Le discours martial de Tareq Oubrou évoque «l’ennemi» dans un autre passage quand il dit que «le mal n’étant pas foncier, l’ennemi non plus. Il y a toujours une voie possible pour faire triompher la réconciliation»[61], synonyme du Tamkine islamiste (التمكين), par la ruse et taqiyya (التقية).

C’est aussi cette ruse qu’il recommande à son entourage de «l’école de Bordeaux» qui semble être, comme on peut le deviner, dans les combines complotistes autoréalisatrices. Tareq Oubrou l’avoue en disant qu’il «aime toujours rappeler cette sagesse à [son] entourage : «si vous êtes obligé, par accident et sous l’effet de la tentation et de la faiblesse, de creuser un piège pour autrui, ne le faites pas trop profond et aménagez-le un peu, car il se peut que vous y tombiez.» Nous sommes souvent la première victime de nos mensonges et de nos méfiances.»[62] Il en est conscient. «Un homme averti en vaut deux», dit le dicton. Il sait, par ailleurs, que «la corde du mensonge est courte» (حبل الكذب قصير), comme le dit un proverbe arabe, et que la vérité sait triompher du mensonge. Il prépare donc le terrain à l’éventualité du grand déballage qui ne pourrait pas se passer sans violences.

L’islamisme, coutumier de la politique de la terre brûlée, ne s’avoue jamais vaincu surtout face à un Etat apprivoisé à singer l’autruche. Pourtant, le pouvoir exécutif devrait tenir compte de cette situation hautement explosive, décrite en filigrane lorsque l’autoproclamé imam prévient que «si la vérité s’impose – et nous sommes partisans – dit-il – de dire et de nommer les choses –, elle doit se faire de façon à ne pas précipiter le mal qu’elle dénoncerait, comme les personnes qui aujourd’hui décrivent la situation de notre société en y décelant un risque de séparatisme du fait de la présence musulmane travaillée par une logique identitariste.»[63] Sagesse ou menace ? Ce qui est certain, c’est que ce ne sont pas les artisans du séparatisme islamiste, les Frères musulmans, qui vont assumer leur responsabilité. Loin s’en faut. La faute, en cas de conflit, est d’ores et déjà attribuée à celles et ceux qui ont décidé de briser le «Silence coupable»[64], de dire la vérité, de «voir et dire ce que l’on voit»[65] à leurs dépens et sous les feux de la rampe.

Théologie des loups

L’enjeu est de taille. Il s’agit pour Tareq Oubrou et pour ses Frères musulmans de «négocier [un] virage en tête d’épingle»[66], dit-il, au moment où des forces régionales et internationales commencent sérieusement à vouloir s’occuper de leur cas[67]-[68]. D’où son plaidoyer pour une «présence musulmane [islamiste, ndlr] discrète pour éviter de provoquer le christianisme identitaire»[69] et «d’exciter un laïcisme forcené»[70]. En tacticien coutumier des concessions en trompe-l’œil, il définit le courage comme étant l’art d’éviter les obstacles. Le tout en toute discrétion. «Le courage ne consiste pas forcément à s’exposer ou à foncer tête baissée, parfois il exige de savoir éviter l’obstacle.»[71]

Un exemple ? «L’animal, quand il pénètre un milieu qu’il ne connait pas très bien encore, minimise ses mouvements et réduit prudemment sa visibilité afin de ne pas perturber l’équilibre écologique de son nouvel environnement, perturbation dont il serait le premier à subir les conséquences.»[72] Il plaide alors en faveur d’une «adaptation éthologique et écologique»[73] et recommande aux musulmans d’ «apprendre de l’écologie animale»[74] en mettant en perspective «son» concept de la «théologie d’acculturation»[75] qu’il a appris, comme il le reconnaît lui-même, chez Ibn Taymiyya. J’y reviendrai. On conviendrait qu’un loup solitaire est toujours prudent quand il n’a pas encore marqué son territoire et n’a pas été accepté au sein d’une meute. Mais dès qu’il retrouve ses pairs et ses repères, point de prudence inutile, point de solitude. Il est désormais chez lui. Il fait régner sa loi.

En lisant ce passage, on risque d’oublier que l’on parle, au fond, de citoyens, d’Etat démocratique, de Constitution, de lois, d’institutions, de contrat social et de pacte républicain. Tareq Oubrou oublierait-il que la France n’est pas une jungle et que les citoyens musulmans ne sont pas des animaux qui chercheraient à marquer prudemment leur territoire face à l’adversité ? Pas tout à fait car il prend soin de rassurer son lectorat dans d’autres passages, quand il dit que «le seul droit que notre sharia reconnait est celui de la République» en empruntant au passage, presque mot pour mot, ce qu’avait dit en avril 2015 l’islamiste Amar Lasfar (عمر الأصفر), président des Frères musulmans en France, à Jean-Pierre Elkabbach sur les ondes d’Europe 1 : «La loi des Musulmans c’est la loi de la République française.» [76] Vraiment ?

«Respecter et se plier à une loi est une chose – écrit Tareq Oubrou –, être d’accord avec elle en est une autre. Nous avons l’exemple de l’opposition de l’Eglise catholique au mariage homosexuel. Ce qui est légal n’est pas forcément moral pour certaines personnes, selon leur conscience et leur conviction religieuse, philosophique ou autre. Les musulmans ne sont pas une exception en ce domaine. Ce qui est légal juridiquement n’est pas forcément moral islamiquement.»[77] Il dit par ailleurs que «ce qui est conforme au droit canonique doit l’être aussi au droit positif. En revanche, tout ce qui est conforme au droit positif ne l’est pas forcément aux yeux du droit canonique.»[78]

Il tient à préciser aussi que «la fonction de juge musulman (cadi) est suspendue par [sa] «sharia de minorité »»[79] On note, premièrement, que dans la vraie vie, les Frères musulmans possèdent des structures communautaristes de médiation implantées, ici où là, pour résoudre les problèmes et conflits conjugaux en dehors du circuit de la Justice et du Code de la famille. Deuxièmement, Tareq Oubrou parle d’une fonction «suspendue». En français, «suspendre»[80] veut dire, entre autres : «interrompre temporairement une action, un processus », «interrompre une audience pendant un temps limité», «réserver son jugement dans l’attente d’un complément d’information ou pour s’accorder le temps d’une réflexion plus approfondie.» Le caractère temporaire étant lié à l’action de suspendre, il est à craindre que lorsque la minorité n’est plus une minorité, on bascule définitivement vers la sharia tout court. Les mots ont un sens.

C’est certainement cette conception floue à dessein qui permet à certains imams d’être polygames au vu et au su de la République. La polygamie étant interdite par le droit positif français mais pas par la sharia, certains frérosalafistes sont polygames au vu et au su de la République et bénéficient à ce titre d’allocations familiales pour deux ou plusieurs foyers. Le droit positif n’interdisant pas d’avoir des maîtresses, le droit canonique saisit l’opportunité jouissive pour en faire un alibi.

[…]on peut relire l’article-décryptage «Projet islamiste : Tareq Oubrou décalotte Tareq Oubrou»[83] et visionner la vidéo d’une conférence qu’il a donnée dans un centre islamiste à Stains, en Seine Saint-Denis (93), dirigé par son «frère» Nabil Ennasri. Il avait dit : «Moi en tant que théoricien, métaphysicien, je vois le présent mais je vois le temps long. Le temps de la religion, ce n’est pas le temps du politique, ce n’est pas le temps de l’identité. C’est une vision qui s’inscrit à long terme. Si on veut vraiment que l’islam soit une religion de l’Occident, il faut du temps. Celui qui veut courir quarante kilomètres ce n’est pas comme celui qui veut faire cent mètres. Ce n’est pas le même rythme.»[84] A la page 315 du présent essai, il propose une formule synthétique : «La religion n’est pas derrière nous, mais devant nous.»[85] Il reprend le propos du sociologue des religions, Peter Ludwig Berger, américain d’origine autrichienne, et son «pari du retour à la religion»[86].


On se croirait en immersion dans le jeu de société, Les Loups-Garous de Thiercelieux[87], étendu à une plus grande échelle que celle d’un petit village. La meute des loups-garous, qui compte en son sein bon nombre d’islamistes, joue un double jeu.
[…] Un associé redoutable des loups-garous dont le profil sournois renvoie bien à d’autres que l’on croise dans la vraie vie, sur des plateaux télé comme dans certains conseils municipaux et qui se trouvent à des postes sensibles : politique, médiatique et économique. Force est de constater que parfois, la cruauté de la vraie vie dépasse tout ce que l’on peut ressentir dans un jeu de fiction. On en vient à confondre les islamistes et les démocrates, les riches communicants faussaires munis d’une carte de presse et les pauvres lanceurs d’alertes.

A l’école du soir du jésuite Baltasar Gracián

[…]
On peut multiplier les exemples qui démontrent que Tareq Oubrou a toujours une langue fourchue. Il n’a pas changé et j’ose dire qu’il ne changera pas.[…]

Toutefois, la duplicité la plus inquiétante est celle qui le fait passer pour un ex-Frère musulman[104], organiquement et idéologiquement parlant, alors que plus Frère musulman que lui, dans la visée lointaine, dans les projections qui comptent beaucoup sur le temps long, et dans l’art et la manière, tu meurs ! Celle qui le fait passer pour «artisan d’un islam libéral»[105] alors que plus sunnite que lui, plus traditionnaliste que lui, plus islamiste que lui, plus salafiste que lui, il est difficile d’en trouver un qui cumule dans un même curriculum vitae tant d’aptitudes et de compétences en la matière. Sa proximité désormais assumée avec l’héritage jésuite, dans l’attitude morale comme dans la terminologie utilisée, ainsi que dans sa façon de s’exprimer médiatiquement au sujet de l’islam, permet à cette duplicité de s’inscrire dans un ancrage qui plairait aux vrais jésuites du pouvoir, à Paris et à Rome, et de certains médias qui voient dans sa voie et dans sa voix une opportunité pour une revanche cléricale à moindre frais contre la laïcité.

Machine à blanchir l’islamisme

«Le mot «islamiste» dans nos propos – dit-il – n’est pas forcément péjoratif, car il recouvre des réalités différentes, voire opposées : des plus pacifiques aux plus violentes ; des plus politisées aux plus apolitisées, comme les tablighis.»[106] Encore une fois, il blanchit un concept sur la base d’une demi-vérité, synonyme d’un demi-mensonge. Car, bien que le mouvement multinational des Tablighis[107] (جماعة الدعوة و التبليغ) n’ait pas, officiellement, d’objectifs politiques visant le Tamkine (التمكين) et la prise du pouvoir par le biais de l’entrisme patient et les élections à l’instar des Frères musulmans, leur rôle prosélyte s’avère encore plus déterminant, plus porteur, dans le processus de «l’islamisation par le bas»[108], préparant ainsi le terrain et la masse, dans une complémentarité sournoise, à l’islam politique. J’ose penser que les territoires qui connaissent une poussée fulgurante de l’islam des Tablighis sont les mêmes que cible prioritairement la nébuleuse des Frères musulmans (جماعة الإخوان المسلمين). En langage des travaux publics, les Tablighis assurent le travail de terrassement préparant le terrain aux Frères musulmans qui viennent construire les fondations et les murs.

L’islamisation du département de la Seine-Saint Denis, là où le siège de ce mouvement a été établi[109] dans les années 1980, en témoigne. L’enquête Incha’Allah, l’islamisation à visage découvert (Fayard – 2019), de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, mesure l’envergure de cette action prosélyte, longtemps tolérée par les autorités dans l’espoir de «pacifier les cités»[110]. Des jeunes Français radicalisés et partis faire le jihad armé en Syrie et en Irak sont issus de ce mouvement. Originaires de Lunel[111]-[112], ils ont connu l’islam par la porte des Tablighis, ont rejoint les rangs des jihadistes et sont morts sur le terrain pour une cause éminemment politique. «En mai 2013, l’homme qui avait agressé un militaire à La défense à l’arme blanche était passé par les réseaux tablighis.»[113] Tareq Oubrou peut toujours essayer de blanchir l’islamisme qui est foncièrement politique, mais les faits sont têtus.

Par ailleurs, dans cette même opération de blanchiment, il ne ménage aucun effort pour crédibiliser les Frères musulmans qui ne poseraient aucun problème, selon ses dires, car «légalistes et structurés»[114].[…]

Les Frères des armes

[…]
Et si on s’intéressait à la vision de Tareq Oubrou, lui-même, au sujet du recours au jihad armé ? N’embrasse-t-il pas cette même vision qui légitime le recours aux armes sous certaines conditions ? En effet, dans son essai, il résume l’avis de ce qu’il nomme «mouvance sunnite (orthodoxe)»[142] sous forme d’une «règle du droit canonique»[143] en ces termes : «Ni les individus ni les groupes n’ont le droit de se faire justice par eux-mêmes, seulement en situation d’extrême danger, par instinct de survie ou en cas de légitime défense[144] Il ne critique pas cette vision qui laisse la porte entrouverte du recours à la violence.

Ce passage équivoque rappelle curieusement la position de Tariq Ramadan dans son essai, De l’islam et des musulmans (Presse du Châtelet – 2014). Ce dernier dit que «le jihad est à l’humanité de l’homme ce que l’instinct est au comportement de l’animal»[145], avant d’exposer sa fatwa : «Si une femme ou un homme est clairement persécuté pour sa religion, elle ou il a le droit de résister. Cette résistance [jihad] devra être pensée à la mesure de l’oppression ou de la présentation auxquelles on fait face : les armes sont l’ultime recours si toutes les voies sont inopérantes et qu’on se trouve dans une situation de total déni de droit et/ou sous une domination injuste, éradicatrice ou génocidaire. Les musulmans doivent alors agir et résister.»[146] Comme si l’on était dans une jungle et non dans un état démocratique qui, de par ses institutions régaliennes (police, justice, armée), interdit à tout citoyen de faire justice lui-même et lui interdit aussi tout recours à la violence[147].


Par conséquent, si Tareq Oubrou prend soin de citer Max Weber, «seul l’Etat a le monopole d’une violence légitime»[148], on ne sait pas vraiment s’il considère légitime, comme Tariq Ramadan, le recours à la violence «en situation d’extrême danger, par instinct de survie ou en cas de légitime défense» surtout quand la légitimité de l’Etat providence est contestée, principalement par les Frères musulmans, comme en Syrie, en Libye, en Egypte et peut-être demain sur un territoire national travaillé par la logique séparatiste islamiste comme l’était la Bosnie-Herzégovine dans les années 1992. Serait-il en phase avec ladite «règle du droit canonique» précitée de la mouvance sunnite qui légitime le jihad armé ? Tareq Oubrou est moins disant à ce sujet. Toutefois, cette position dangereuse qui semble être partagée par Tareq Oubrou et Tariq Ramadan, rend possible le recours à la violence et aux armes et s’inscrit dans la droite ligne de la vision jihadiste d’Hassan al-Banna, le fondateur des Frères musulmans et l’auteur de la «Lettre du jihad»[149] (رسالة الجهاد), le «livre rouge» de l’idéologie du juste milieu.
[…]

L’église frériste au milieu du village gaulois ?

[…]
On voit bien que Tareq Oubrou qui, par ailleurs, appelle les musulmans à la discrétion et qui fustige la «théologie de l’ostentation qui fait de la visibilité identitaire une obligation»[158], est le même à plaider, à la page 339, «pour une visibilité de l’institution religieuse musulmane»[159]. Il est pour l’ostentation d’une instance communautariste de pression sur le pouvoir public et de régulation des champs socioreligieux selon les intérêts de l’islam politique. Il est aussi pour l’effacement des individus qui seraient sous la tutelle de cette instance. Un effacement somme toute temporaire et de circonstance. C’est la communauté qui prend le dessus sur l’individu alors que la laïcité et la loi 1905 doivent rester une protection de l’individu contre les pressions communautaristes.
[…]

Fidélité à Ibn Idriss

Tareq Oubrou est un salafiste d’une espèce hybride adaptée à l’air du temps. Sa conception des Ecritures est salafiste tout comme le sont ses références. Alors qu’il se garde bien de définir exactement le terme «sunna» (السنة), sommairement décrite comme étant «la tradition du Prophète (sunna ou hadith), qui est pour tous les musulmans la deuxième source scripturaire de l’islam »[160], il entretient tout au long de l’essai la confusion pour s’en servir au gré des paragraphes, tel un casuiste, qui, sans gêne, affirme une chose et son contraire, dans une plasticité faussaire qui donne le vertige.

Comme tout salafiste, il accorde une importance majeure à la sunna en la considérant clairement comme faisant partie de la révélation divine. «En effet, il n’y a pas que le Coran comme mode de révélation divine, la sunna – dit-il – en est la deuxième strate. Certes, elle est d’expression humaine, mais elle reste d’origine divine, donc habilitée à ce titre à abroger le Coran.»[161]
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De son point de vue, la sunna, formalisée dans des hadiths, n’est pas uniquement de source divine mais elle a le pouvoir d’abroger les versets du Livre saint des musulmans. Par conséquent, les terroristes de Daesh qui s’appuient sur des hadiths, dits authentiques, pour justifier leurs atrocités à l’égard des apostats, des adultères, des chrétiens et des minorités religieuses seraient donc conformes à la révélation divine ? Un hadith dit authentique qui appelle à tuer celui qui change de religion est de ce point de vue habilité à abroger des centaines de versets qui instaurent la liberté de conscience. Mais qui a parlé de Tareq Oubrou comme étant «artisan d’un islam libéral» ?
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Au temple d’al-Ghâzâli, le takfiriste des philosophes

D’ailleurs, on remarque qu’il est dans sa cohérence idéologique quand il s’attaque, à plusieurs reprises, comme par nécessité, à l’héritage rationaliste du courant mutazilite[194]-[195]-[196] alors que les débats qu’il invite pour justifier son prétendu «islam français», ici et maintenant, en évoquant ce courant de pensée de manière dépréciative à dessein, sont pour le moins archaïques et surannés. Quel rapport avec la France et les Français, qu’ils soient musulmans ou pas, et leurs préoccupations d’aujourd’hui ? «On présente souvent les mutazilites – dit-il – comme des rationalistes éclairés. Ce n’est qu’une vue de l’esprit.»[197] Néanmoins, ce qui n’est pas une vue de l’esprit, loin s’en faut, mais un naturel idéologique chez lui, c’est bien son côté traditionnaliste et conservateur, fidèle à l’héritage d’un certain Abou Hamid al-Ghâzâli (1058-1111), l’un des pourfendeurs du mutazilisme du moyen-âge et l’un des fanatiques takfiristes des philosophes.

En effet, tout en essayant de se démarquer en apparence d’ Abou Hamid al-Ghâzâli (أبو حامد الغزالي) sur une base sémantique[198], il le décrit par ailleurs comme «un théologien indulgent et ouvert quant au salut des non-musulmans»[199] et un «théologien du doute méthodologique.»[200] Rappelons tout de même que c’était ce même al-Ghâzâli qui, en 1095, avait excommunié les philosophes al-Fârâbî (872-950) et Avicenne (980-1037) dans un factum intitulé Incohérence des philosophes (تهافت الفلاسفة), enfermant le monde arabe entre les murs d’une prison d’obscurantisme à perpétuité. Tareq Oubrou a même osé une comparaison entre les travaux de ce traditionniste sunnite médiéval et ceux de Descartes ! «Quand on lit le Discours de la méthode de Descartes – écrit-il –, on ne peut évacuer l’idée que ce dernier ait été informé des travaux de Ghazâlî, qui vécut sept siècles avant, tant il y a des similitudes entre leurs œuvres.»[201] Pense-t-il vraiment que Descartes aurait plagié al-Ghâzâli ? Ailleurs, il le compare à Thomas d’Aquin et à Leibniz en usant de superlatifs en sa faveur[202].

Tareq Oubrou va encore plus loin dans sa tentative de réhabilitation posthume d’al-Ghâzâli, sur la base de contre-vérités manifestes quand il dit que «dans sa lettre «La distinction décisive» (Fayçal at-tafriqa), [Ghâzâli] a mis en garde contre la facilité qu’ont certains savants musulmans à excommunier ceux qui n’ont pas la même doctrine théologique qu’eux et qui considèrent avec légèreté comme kâfir [mécréant] celui qui n’est pas de leur tendance. Il a essayé de proposer une vision théologique tolérante et ouverte. Il a considéré que tous les Turcs païens, les chrétiens et les autres peuples n’étaient pas concernés par le qualificatif mécréant (kâfir) n’étant pas informés sur la vérité de Mahomet. C’est la première fois qu’un théologien musulman avançait cette analyse avec assurance et explication concernant les non-musulmans de son époque.»[203] Notons qu’il fait référence à un livre du sunnite médiéval dont le titre n’est traduit qu’à moitié. L’autre moitié ne servant pas la démonstration de Tareq Oubrou, elle est donc purement et simplement tue et effacée. Tout lecteur attentif, attaché à la sémantique, questionnerait «distinction décisive» de quoi ? Ou «distinction décisive» entre quoi et quoi ? Surtout que le verbe «distinguer» tend à assumer presque toujours sa transitivité directe et indirecte.

On doit savoir, premièrement, que le titre complet de ce livre d’al-Ghâzâlî est «Critérium de la distinction entre l’islam et l’hérésie» (Fayçal at-tafriqah bayna al-islam wal’zandaqah – فيصل التفرقة بين الإسلام و الزندقة). Ainsi, Tareq Oubrou devrait traduire l’intégralité du titre, La distinction décisive entre l’islam et l’hérésie, et pas uniquement une partie insignifiante car incomplète. Si maintenant on ouvre cet ouvrage au style d’une lettre, on se rend compte très vite qu’il traite de la question du takfirisme (التكفير), l’excommunication, au sein même de la communauté des fidèles musulmans de son siècle. Elle est abordée dans un contexte marqué par une poussée du takfirisme dont le rôle de Ghâzâli, le takfiriste des philosophes, était tout sauf insignifiant. Les adeptes et disciples des différentes écoles dogmatiques, doctrinaires et juridiques s’excommuniaient réciproquement, à l’excès, pour la moindre divergence, pour la moindre interprétation qui dérogeait de la pensée dominante. Ghâzâli voulait s’adresser à travers ce livre, à travers cette lettre, aux musulmans de son époque pour leur expliquer le sens et les conséquences de la mécréance et leur donner des critères, censés être définitifs, qui devaient permettre de distinguer le vrai mécréant, de l’hérétique, du musulman égaré, … et ce, en adoptant un juridisme intolérant et criminel. Tout cela disparait sous la plume de Tareq Oubrou.


Partant de sa définition de la mécréance comme étant, selon al-Ghâzâlî, «la dénégation du message du Prophète»[204] (تكذيب الرسول) et du critère qu’il défendait, «tout mécréant est un négateur du Prophète, et tout négateur est un mécréant»[205], il n’était point question pour Ghâzâlî de tolérer la mécréance en tant que telle ainsi que ceux qu’il considérait comme étant des négateurs. Six catégories expressément citées sont formellement considérées «mécréants» (كفار) dans son opuscule, «les juifs (اليهود), les chrétiens (النصارى), les Brahmanes (البراهمة), les dualistes (الثنوية), les hérétiques (الزنادقة) et les athées (الدهرية)»[206]. Loin d’être un traité de tolérance vis-à-vis des autres religions et philosophies, la référence de Tareq Oubrou est allée encore plus loin dans la définition de la mécréance comme étant un crime sanctionné par la sharia islamique. Ghâzâlî considère qu’il est légitime, du point de vue de l’islam, de «déposséder le mécréant de ses biens»[207] (إباحة المال) et de le «condamner à la mort»[208] (إباحة الدم). Tout mécréant serait destiné, selon Ghâzâli, «à une vie éternelle en Enfer»[209] (الخلود في النار). Mais qui a parlé de tolérance ?

Ailleurs, il recommande que «là où la dénégation s’exprime, il faut excommunier, même lorsqu’il s’agit de dénégation relative à des questions secondaires»[210] (مهما وجد التكذيب وجب التكفير و إن كان في الفروع). Il donne comme exemple de ceux qui méritent d’être excommuniés «celui qui nie la résurrection des corps»[211] entre autres ! On comprend qu’il avait un compte à régler avec le courant rationaliste mutazilite (المعتزلة). Quant aux hérétiques, tous ces musulmans frappés d’excommunication à l’issue mortifère que l’on connait, ils forment «une communauté vouée à l’Enfer»[212] selon Ghâzâlî qui cite un célèbre hadith. Quand Tareq Oubrou fanfaronne que «c’est la première fois qu’un théologien musulman [Ghâzâlî] avançait cette analyse avec assurance et explication concernant les non-musulmans de son époque»[213], et accrédite par un tel propos l’une des deux hypothèses, soit il n’a pas lu l’intégralité du livre de Ghâzâlî qu’il cite, soit il s’arrange avec la vérité comme il sait bien le faire. Et ce n’est pas parce que Tareq Oubrou écrit que «la mécréance [liée au moment de la révélation] est une faute morale, alors que l’incroyance relève de l’erreur intellectuelle, mais légitime»[214] qu’il va réussir à dissiper les doutes et à faire taire les questions légitimes.

Ibn Taymiyya, le Français ?

Par ailleurs, alors que Tareq Oubrou tente astucieusement de se distancier des frères musulmans Mohammed Qotb et Saïd Qotb, «le fameux théoricien de la rupture»[215] dit-il, il réhabilite, en même temps, une référence médiévale du courant takfiriste hanbalite radical, le célèbre Ibn Taymiyya (ابن تيمية). Ici, il dit rejoindre son élève Ibn al-Qayyem (ابن القيم) sur sa conception de «l’Enfer éphémère» et du «Paradis éternel»[216]. Ailleurs, en faisant référence au recueil des fatwas d’Ibn Taymiyya, ce modus aperandi du groupe terroriste Etat islamique, Tareq Oubrou consacre deux pages pour expliquer l’institution moyenâgeuse de la hisba[217] (حسبة), cette police des mœurs au service des régimes théocratiques totalitaires, en des termes signifiant plutôt une adhésion sous voile de neutralité.

Cependant, là où la référence à l’héritage d’Ibn Taymiyya est la plus assumée c’est lorsque Tareq Oubrou enjoint aux musulmans de «s’adapter aux non-musulmans majoritaires, comme le défend Ibn-Taymiyya – dit-il – pourtant grande référence des salafistes et des wahhabites.»[218] Il en est conscient. Et il enchaîne : «celui-ci considère que, dans certaines conditions – j’y reviendrai – les musulmans doivent avoir la même visibilité que le reste de la nation non musulmane. Il parle même d’une obligation de ressemblance avec les non-musulmans au niveau des signes extérieurs, et ce, pour l’intérêt même des musulmans.»[219] Tareq Oubrou va pousser le bouchon encore plus loin en encensant Ibn Taymiyya auteur, dit-il, d’«un avis canonique d’une grande actualité, qui s’inscrit totalement dans notre paradigme d’acculturation et de réconciliation.»[220] Mais de quel paradigme s’agit-il ? Et à quelles «certaines conditions» Tareq Oubrou fait-il allusion ?

Pour répondre à ces questions, il suffit d’examiner la référence bibliographique arabe d’Ibn Taymiyya, citée par le décoré d’Alain Juppé au degré de «chevalier de la légion d’honneur»[221]-[222]. Sous sa plume, on ne peut plus s’attendre à des traductions intégrales des titres sulfureux. Taqiyya oblige. Dans le cas présent, il n’a même pas osé traduire le titre ni partiellement, ni intégralement.[…]

Pis, de l’aveu même de Tareq Oubrou, comme on l’a vu, son «paradigme d’acculturation et de réconciliation», tel qu’il est exprimé dans son essai, est inspiré, entre autres, de l’avis d’Ibn Taymiyya concernant le comportement que les musulmans doivent observer, exceptionnellement, vis-à-vis des non-musulmans, au sein de territoires non-musulmans : c’est-à-dire en dehors de «Dâr al-islam» (دار الإسلام), en dedans de «Dâr al-Harb» (دار الحرب). La règle générale chez Ibn Taymiyya est que le musulman se doit, au nom même de sa foi, de se distinguer en tout et partout «des kouffârs», «des juifs», «des chrétiens» et j’en passe. Il ne tolère aucune ressemblance entre musulman et non-musulman, et ce, sur la base d’interprétations des versets et des hadiths ainsi que des avis juridiques, notamment ceux ultra radicaux de l’école hanbalite (المذهب الحنبلي) qui ont nourri sa foi et sa pratique d’antan.

Ibn Taymiyya a défendu l’idée que la rupture entre musulmans et non musulmans se doit d’être totale et inviolable, autant sentimentale que physique. Fierté côté musulman, humiliation côté mécréants. La communautarisation islamiste qui en résulte gagne d’abord le cœur avant le corps, s’imprime dans l’esprit avant les attitudes, nourrit les sentiments insondables avant l’affichage ostensible sur les champs éducatif, social, judiciaire, économique et politique. Plus que jamais, cette rupture, telle que théorisée par Ibn Taymiyya dans ce livre de référence chez Tareq Oubrou (!), est d’abord une affaire de cœur avant de devenir nécessairement une affaire de voile à Créteil, ou d’un lycée islamiste à Lille-sud, ou de balles tirés à bout portant sur des journalistes à Paris, ou du camion-bélier qui a écrasé des centaines de citoyens un jour de fête nationale sur la Promenade des Anglais à Nice, ou de radicalisation islamiste chez Air France, ou d’un projet de loi voulant instaurer un «délit d’islamophobie» par la majorité macronienne au Palais Bourbon, ou de burkini dans une piscine municipale à Grenoble, ou de produits de la «finance islamique» au Crédit Agricole CIB, ou de hijab de running chez Décathlon, ou de façades du commerce halal à Roubaix, ou de prière de rue à Clichy-la-Garenne, ou de carré musulman dans un cimetière en Seine-Saint Denis.

Toutes ces revendications et manifestations ne sont, en vérité, que la partie émergée de l’iceberg totalitaire qui menace de plus en plus de naufrage le Titanic français, parti à la dérive après avoir perdu le nord, au milieu d’un archipel sombre. Depuis les abîmes du XIIIème et du XIVème siècle, Ibn Taymiyya (1263-1328) interdit au musulman, quelle que soit l’époque, de s’habiller comme les non-musulmans, de parler la même langue qu’eux, de manger comme eux, de marcher comme eux, de rire comme eux et de partager les mêmes fêtes qu’eux. Toute ressemblance est à bannir dans le contexte où les musulmans sont majoritaires, ou l’islam politique a déjà atteint la phase du Tamkine global.
[…]

Théologie d’acculturation, en attendant ?

Comme chaque règle a son exception, celle d’Ibn Taymiyya en permet une, qui nourrit la réflexion de Tareq Oubrou et qui sous-tend l’ensemble de son paradigme. Il en cite, par ailleurs, l’énoncé en arabe, «al-mushâbahat fi al hadyi adh-dhâhir»[227] (المشابهة في الهدي الظاهر) et le traduit comme étant le «principe de ressemblance dans les attitudes extérieures avec le reste des non-musulmans majoritaires»[228]. Cependant, on ne peut s’empêcher de penser qu’en validant cet avis canonique d’Ibn Taymiyya, quand bien même serait-il de nature exceptionnelle, Tareq Oubrou considérerait lui aussi, mais sans l’avouer, que la France serait une «demeure de la guerre», Dâr al-Harb, ou du moins une «demeure de la mécréance», conformément aux frontières de la théologie géographique médiévale. Car Ibn Taymiyya ne tolère le recours à cette exception que dans le cas de territoires désignés comme étant des Dâr al-Harb !

En effet, dans son éloge de la rupture, Ibn Taymiyya contextualise ladite exception et précise ses conditions à la suite d’un argumentaire assurément antisémite. «Se distinguer des mécréants, ne fut obligatoire qu’après que l’islam eut triomphé et que ses préceptes furent prédominants, comme pour le jihad armé, pour la capitation [al-Djizia] que [les mécréants dominés] furent obligés de verser [aux musulmans] en étant humiliés. Au début [à la Mecque], lorsque les musulmans étaient fragiles et en état d’infériorité, cette obligation ne leur fut pas imposée. Mais quand la religion fut parachevée et a triomphé [à Médine], cette différenciation est devenue obligatoire.»[229]

Le même Ibn Taymiyya a ensuite ramené ce concept communautariste à son époque pour en forcer les traits, le rendre absolu et transcendant les temps et les espaces. «De notre temps – dit-il –, il en est de même si un musulman réside au sein d’une demeure de guerre (Dâr al-Harb) ou au sein d’un territoire de mécréance, autre que Dâr al-Harb. Celui-ci n’est pas concerné par l’obligation de se différencier des non-musulmans dans les apparences et attitudes visibles. Le faire, pourrait lui causer bien des contraintes et des dommages. Au contraire, il lui est recommandé de ressembler [aux non-musulmans] dans ces attitudes visibles à condition, toutefois, que cela puisse servir un intérêt religieux permettant de les amener à se convertir à l’islam. Cela pourrait l’aider à s’infiltrer pour connaître leurs secrets et les dévoiler ensuite aux musulmans. Aucune ressemblance n’est, par ailleurs, tolérée en terre d’islam et de hijra. Là où Dieu a fait triompher l’islam et a frappé d’humiliation et de dhimmitude les mécréants. En terre d’islam point de ressemblance.»[230]

Ce même «paradigme d’acculturation» cher à Tareq Oubrou, prônant une certaine «visibilité proximale» théorisée jadis par Ibn Taymiyya, n’a donc strictement rien de progressiste, rien de libéral. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un habillage sémantique, d’un verbiage sophiste et artificiel, pour tromper la vigilance collective et avancer masqué. Ce paradigme résume le comportement des islamistes infiltrés et missionnés pour remplir les objectifs d’une étape, sur le processus du Tamkine global. Récemment, lorsque le frère musulman libyen, Chokri al-Hassi (شكري الحاسي), cite ce même passage d’Ibn Taymiyya dans un article en arabe, afin de redonner de l’espoir à ses Frères miliciens qui combattent l’armée régulière en Libye, il choisit comme titre Fiqh al-marhaliyya[231] (فقه المرحلية), que l’on peut traduire par : «jurisprudence de la progressivité», ou «jurisprudence des paliers», au sens où le Tamkine islamiste progressif (et non progressiste), comme projet frérosalafiste longtermiste qui gagne de plus en plus de terrain suivant des phases successives, a besoin ici et maintenant de ce paradigme sectaire médiéval pour s’enraciner en douceur, sans brûler les étapes et sans faire de bruit.

Tareq Oubrou, qui plaide pour une «contraction de la sharia»[232] et «pour des pratiques réduites»[233] conformément à cette exception tolérée par Ibn Taymiyya, ne dit pas autre chose pour vendre son supposé paradigme aux Français musulmans, y compris aux plus radicaux d’entre eux. «Certains musulmans – dit-il – m’accuseront sans doute de théoriser en vue d’une assimilation des musulmans. Je leur dis simplement que là où ils voient un risque de disparition par assimilation réside leur salut spirituel et matériel. Et je suis convaincu, du moins je l’espère, que le temps me donnera raison.»[234] Sa référence assumée à l’héritage d’Ibn Taymiyya serait aussi, de ce point de vue, une façon d’acheter la paix avec les franges extrémistes, y compris avec les zombies de Daesh qui semblent l’avoir «excommunié» en 2016, comme pour le légitimer par un procédé victimaire, en lui permettant indirectement de se placer sur la scène nationale comme une victime menacée et, peut-être, crédibiliser son discours auprès de l’Elysée.

Toutefois, Tareq Oubrou ne doit pas ignorer que lorsque les muftis de Daesh ont construit leur argumentaire religieux takfiriste, ils l’ont fondé essentiellement sur les fatwas d’un certain … Ibn Taymiyya[235]. Il ne doit pas ignorer non plus que les écrits d’Ibn Taymiyya justifient tous les crimes abominables commis au nom de Dieu. Comment peut-il oser réhabiliter et blanchir l’auteur du livre arabe al-Sarem al-Masloul ala chatim al-rassoul (الصارم المسلول على شاتم الرسول), l’épée brandie à la face de celui qui insulte le Prophète ? Un ouvrage de référence chez tous les islamistes, notamment dans la frange terroriste qui a préparé et perpétré l’attentat contre Charlie Hebdo[236] et contre le journaliste jordanien Nahed Hattar (ناهض حتر)[237]. Un livre qui appelle à tuer toute personne ayant insulté le Prophète[238].


[…]

Vrai sens de la réconciliation

A ce stade, on peut déjà confirmer sans risque d’être contredit que cet «Appel à la réconciliation !», que signe Tareq Oubrou chez Plon, n’est pas destiné en priorité au lectorat français. En effet, au vu des références sunnites qu’il cite et d’autres références salafistes moyenâgeuses qu’il réhabilite, il est plutôt destiné en premier lieu à la famille islamiste sunnite et à ses différentes ramifications visibles et souterraines pour l’appeler à faire corps, à oublier les divergences d’hier et à s’unir pour peser politiquement face à un pouvoir qui ne sait toujours pas comment prendre le taureau islamiste par les cornes, ni comment tenir le loup frérosalafiste par les oreilles.
[…]

Sans sommation, Tareq Oubrou charge les chrétiens

Derrière cette cible islamiste prioritaire se dessinent à l’horizon d’autres cibles secondaires de son «appel à la réconciliation !» : les chrétiens, les juifs et l’Etat. Toujours avec ce même procédé de communication paradoxale, sous couvert de «complexité», chère à Edgar Morin, Tareq Oubrou tente de rallier à la cause des siens ces cibles secondaires, mais sans pour autant prendre le moindre risque de perdre le soutien de sa première cible fondamentale, les islamistes, qu’il ne cesse de rassurer. Alors qu’il multiplie les citations issues du référent chrétien, en se montrant par pragmatisme plutôt en phase avec la tradition jésuite et sa casuistique, et plutôt distant de la tradition janséniste et sa rigueur morale – le Pape François tout comme le président Macron étant des jésuites – il ne peut s’empêcher de tacler le christianisme et l’image même de Jésus.
[…]

[…]

Il est minuit moins deux …

Emmanuel Macron s’apprêterait à leur remettre les clefs d’un «consistoire»[344] islamiste, emballées dans un papier testamentaire, rédigé à la veille de l’enterrement par petits coups de pioche de la loi de 1905, qui «n’est pas un texte sacré»[345] aux yeux de Tareq Oubrou[346]. Le dernier chapitre de «son» essai, intitulé «un modèle d’intégration républicaine en œuvre»[347], appelle à «réformer»[348] et à «rectifier»[349] la laïcité française qu’il juge «à dominante culturelle catholique»[350].[…]

En réchauffant ce vieux plat indigeste, toujours à la sauce frérosalafiste, pour instrumentaliser encore une fois l’islam et contrôler, par son biais, les citoyens musulmans d’ici et des pays arabes de l’autre rive méditerranéenne, conformément aux préconisations de l’Institut Montaigne concernant à la fois son «islam français»[366] et sa nouvelle «politique arabe de la France»[367], il est dramatique, d’un point de vue démocratique, de voir le président Emmanuel Macron s’entêter mordicus, comme s’il était sous pression de puissances étrangères favorables à l’islamisme qui lui font un chantage à la stabilité, pour opérer sur deux échelons distincts mais ô combien complémentaires : l’échelon national et l’échelon départemental. Nonobstant les agitations dans les coulisses, cela rend opérante une maxime chère à Tareq Oubrou, qui ne cesse de répéter à son entourage, tel un leitmotiv, penser global et agir local !

Ainsi, au niveau national, au risque de déstabiliser définitivement et irréversiblement les fragiles équilibres obtenus dans la douleur par la loi de 1905, la gestion de l’objet «islam» serait, à court et à moyen terme, mise entre les mains des Frères musulmans qui noyautent déjà les structures associatives conçues et préparées à cette fin […]

Au niveau départemental, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, sous patronage direct de l’Elysée, multiplie les gestes favorables aux Frères musulmans à tel point que l’on pourrait penser, à tort sans doute, que le principal motif de son maintien à son poste, après l’épisode catastrophique du maintien de l’ordre en marge des manifestations des Gilets Jaunes, serait d’aider les Frères musulmans à triompher sur les ruines de la laïcité. Il lui appartient de clarifier sa position.

A défaut, toutes les interpretations deviennent légitimes. Christophe Castaner, après avoir boudé le CFCM[372], comme pour le marginaliser et lui retirer le tapis de prière sous les pieds, préfère s’afficher publiquement, sur le terrain concordataire, à côté de fréristes notoires[373]. Un peu à l’image d’Emmanuel Macron qui n’a rien trouvé de mieux à faire ce lundi 7 janvier 2019 que de recevoir à l’Elysée les représentants du CFCM[374], parmi lesquels des Frères musulmans, pour parler de la future «réforme» de la loi 1905. Etait-ce sa manière d’avoir une pensée pour les victimes des attentats du 7 janvier 2015 ?

Par ailleurs, peu de temps après, Christophe Castaner a envoyé une circulaire aux préfets leur demandant de faciliter «l’émergence d’instances départementales»[375] de l’islam. Une mesure qui, si elle est menée à son terme, comme on peut le craindre, bénéficiera à n’en point douter au maillage territorial frérosalafiste déjà installé, et qui a prouvé depuis plus de quarante ans sa dangerosité contre la cohésion sociale du pays, jusqu’à menacer sérieusement la République d’une sécession identitaire et culturelle fort probable, et non sans violences. Inutile de parler «reconquête républicaine» et de multiplier, en même temps, les actes favorisant les théoriciens de la rupture et les praticiens de la partition. A quoi servirait un tel bavardage dans la bouche de la macronie qui, de renoncement en compromission avec l’islamisme, a déjà perdu le Nord ?

Certains ont vu en la personne de Tareq Oubrou un futur «grand imam de France». Ils pensaient qu’il était «républicain», «progressiste», «libéral», «modéré», «rationaliste», «tolérant», «homme de dialogue», «humaniste», «réformateur», et que sais-je d’autre. Ils supposaient qu’il avait changé en le croyant sur parole, en lisant un communiqué de presse. Cependant, la vérité, sa vérité, est tout autre. L’essai qui lui est attribué le dévoile au grand jour avec ses mensonges, ses dissimulations, ses silences, ses escobarderies et ses approximations. Peut-on se revendiquer républicain et, en même temps, entretenir un désir mi-caché mi-flagrant de vouloir scier l’arbre laïque qui par ses racines et ses branches, son ombre et sa fraîcheur, protège la France et les Français ?
[…]
Il est minuit moins deux, si Emmanuel Macron persiste à vouloir introniser une autorité religieuse islamiste en France sur les vestiges d’une laïcité qu’il aurait lui-même affaiblie et ruinée. S’il veut impérativement mettre à sa tête Tareq Oubrou, l’escobar de l’islamisme, l’héritier du trio Shafi’î – Ghâzâli – Ibn Taymiyya, qui ont causé tant de mal, des siècles durant, au monde dit musulman, qu’il sache que cette supposée autorité ne représentera, in fine, que son désir jupitérien mais aucunement les citoyens français musulmans qui n’ont rien demandé.
[…]

Blog de Mohamed Louizi
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De 14:18 à 19:15, de 23:16 à 23:46 et à partir de 6:46

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Les immigrées contribuent à la natalité très forte de la France

Le taux de fécondité est de 1,8 enfant par femme pour les Françaises et de 2,6 pour les immigrées selon l’Ined.

L’affaire est entendue pour nombre de Français: si la France a la fécondité la plus élevée (1,88 enfant par femme en âge de procréer) des 28 pays de l’Union européenne (1,59 en moyenne), cela tient à la population immigrée, dont les femmes ont bien plus d’enfants que les «natives», les Françaises nées en France.

« Laissons de côté les aspects idéologiques pour nous limiter aux faits », annoncent d’entrée les démographes Sabrina Volant (Insee), Gilles Pison (Ined et Museum d’histoire naturelle) et François Héran (Collège de France) dans leur étude de Population & Sociétés (juillet 2019). Les faits, ce sont d’abord des définitions précises.

Une immigrée « est une personne née étrangère à l’étranger et résidant habituellement en France. Si elle acquiert la nationalité française, elle continue de compter parmi les immigrés », souligne l’étude qui reprend donc la définition recommandée par l’ONU.

(…) « 3,5 enfants par femme pour les immigrés originaires du Maghreb », admettent les experts.

(…) Le Figaro

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Les islamistes, passagers clandestins du progressisme

Le plan stratégique des islamistes consiste à évoluer dans l’ombre des progressistes. Objectif: prendre le contrôle des musulmans du pays. Analyse.

La France accueille cinq ou six millions de musulmans. Prendre le contrôle de cette population est essentiel pour les islamistes et ils ont un plan pour y parvenir. En douter serait sous-estimer leur intelligence et leur capacité à mettre en œuvre une stratégie de long terme.

Le plan stratégique des islamistes consiste à évoluer dans l’ombre des progressistes. Ces derniers ouvrent le chemin tel un char qui avance dans une ville dévastée nommée civilisation française.

Le char repousse les attaques des résistants à coups de canon et brûle tout ce qui tient encore debout, vestiges insupportables d’un monde qui doit disparaître. La poussière soulevée après chaque détonation couvre les silhouettes de fantassins qui marchent au rythme du blindé, ce sont les islamistes, une troupe bigarrée où se mêlent les insignes et les uniformes : salafistes, djihadistes, frères musulmans.

Ce désordre n’empêche en rien la formation d’un front uni que peu d’entre nous perçoivent, les yeux fixés sur le char et les oreilles bouchées par le bruit des explosions.

La France: une terre à prendre

Passagers clandestins du progressisme, les islamistes se laissent porter par la vague. Le jour venu, ils se retourneront contre le char et ses occupants. Bien malin qui dira quand ce jour adviendra.

Les islamistes mènent une guerre asymétrique, ils s’en prennent au « climat » général de la société qu’ils veulent modifier et non aux forces de l’ordre en particulier. Ils savent qu’ils seront écrasés par les policiers et les gendarmes s’ils s’avisent de prendre les armes pour de bon.

Leur stratégie est tout aussi brillante que perfide : elle consiste à démobiliser la jeunesse française en la privant de l’esprit guerrier et de l’estime de soi. Un pays privé de sa jeunesse est un pays à genoux : une terre à prendre. Les jeunes détiennent le monopole de la violence spontanée, cruelle et facile à mettre en œuvre. Toutes les armées du monde le savent.

Culte du pacifisme et «pas d’amalgame»

La jeunesse française, quand elle est bien commandée, est capable de « mettre une raclée » aux djihadistes les plus aguerris au cœur du Sahel ou du Levant. L’islamisme n’aime pas la jeunesse version Arnaud Beltrame. Il lui préfère la jeunesse qui rigole et qui ricane des malheurs de la France. Il aime le rap quand il invite à l’inceste (nique ta mère) ou à brûler le drapeau bleu blanc rouge (nique la France). Il tolère le dealer qui empoisonne les âmes et les muscles de ceux qui sont en âge de changer le monde par la force.

L’islamisme n’a pas peur de la bourgeoisie, il la méprise car il regarde ses chaînes de télévision et mesure le désarmement moral promu par ses affidés : haine de soi, érotisation permanente du réel, bannissement de la punition, culte béat du pacifisme et de la repentance etc. Il se sert d’elle comme d’une grande machine à déradicaliser la société, un mécanisme implacable qui bannit la violence défensive et tolère celle qui vient d’autrui.

C’est ainsi qu’après chaque attentat, les Français posent des fleurs sur les lieux du massacre et chantent en cœur « pas d’amalgame ». Toute attaque donne lieu à une cérémonie de « déradicalisation » collective démultipliée par les médias et les leaders d’opinion. L’essentiel est de s’injecter ensemble une dose de repentance, de bonne foi (« ne pas stigmatiser ») et de haine de soi (« l’ennemi c’est l’extrême-droite »).

Outrages répétés à l’Etat

L’usage du terrorisme s’inscrit dans la même logique : atténuer voire annuler les défenses naturelles de la société. Avec Charlie Hebdo, ce sont les journalistes, et plus généralement les intellectuels et les éditeurs, qui ont été condamnés au silence. Personne n’a envie de parler d’islam à moins de raconter des platitudes. L’assassinat du gardien de la paix Ahmed Merabet a humilié la police, l’égorgement d’Arnaud Beltrame a montré à tous que même les militaires ne sont pas tout puissants face à l’islamisme. La majesté de l’Etat qui constitue un attribut essentiel de sa puissance a été outragée.

Les massacres commis au Bataclan et à Nice visaient à créer des troubles intercommunautaires. Ils n’ont pas eu lieu et c’est tout à l’honneur de la France.
Toutefois, l’attractivité de l’islamisme semble avoir augmenté depuis. La violence est un langage puissant et mystérieux. L’horreur pour la majorité peut représenter un appel ou une injonction à agir pour une petite minorité.
Le sang cause le dégoût chez les uns et met en œuvre des énergies insoupçonnées chez les autres. Le mal-nommé Etat Islamique l’a parfaitement compris : quelques vidéos de décapitation lui ont permis d’attirer des milliers d’Européens au Levant en un temps record, ils ont laissé derrière eux le confort de l’Etat-Providence pour se jeter dans la gueule du loup à cause d’une vidéo de décapitation. La violence a souvent le dernier mot.

Renvoyer le peuple historique dans les provinces

Le deuxième volet du plan stratégique de l’islamisme est la prise en main totale des musulmans de France. Cette opération de longue haleine est une co-production signée par les progressistes et les islamistes. Les uns croient bien faire, les autres appliquent un plan bien huilé et se mettent en ordre de bataille pour récupérer la mise le moment venu.

Pour islamiser les banlieues, il faut en retirer d’urgence tous les « petits blancs ».  En effet, le Français de souche qui vit dans les « quartiers », au contact des immigrés, fait partie des populations les moins xénophobes du monde. Son mode de vie est un démenti cuisant aux thèse victimaires des islamistes, il offre une chance réelle pour l’intégration des nouveaux venus (un gros mot par les temps qui courent).

Tant que les immigrés pourront fréquenter le PMU de Jacky et jouer le foot le dimanche avec Marcel ou Manu, ils auront une échappatoire. Le rêve de l’islamiste est de voir « les petites gens » disparaître dans les profondeurs des provinces françaises.

Territoires perdus

Le délinquant est investi de la mission de « nettoyer » les lieux de vie de leurs habitants indésirables. Les islamistes, qui méprisent son style de vie décadent, le laissent faire car le délinquant est utile. Et les progressistes le couvrent de toutes les attentions car il est un « damné de la terre » qui mérite toutes les circonstances atténuantes.

Et si les « petits blancs » (aussi appelés beaufs par les progressistes) décident de rester dans leurs HLM, ils doivent être décrédibilisés et condamnés au silence parce qu’ils sont descendants de pétainistes, de colonialistes et d’esclavagistes.
Ils doivent être suffisamment « apprivoisés » pour accepter les prières de rue et la loi des grands frères. Ils doivent accepter sans rechigner la disparition du postier, du médecin ou même du policier.

Les islamistes jouent gros dans les « quartiers » car ils aspirent non seulement à prendre le contrôle des maghrébins mais aussi des subsahariens. Si les Français de souche sont décrédibilisés voire mis à la porte des banlieues, les jeunes d’origine subsaharienne seront des proies faciles pour les islamistes. La « mise à jour » de l’Islam subsaharien, discret et pacifiste, serait une véritable catastrophe pour la France.

Des partis politiques musulmans?

Bientôt, des partis musulmans feront leur apparition. Ils s’empareront du butin électoral jusqu’à présent aux mains de la gauche. Viendra alors le moment du bras de fer qui se déroulera au sein même du système politique et non en-dehors de lui comme aujourd’hui.
Il y aura les conciliateurs face aux sceptiques et autres résistants.  Et au rythme où vont les choses, les conciliateurs seront plus nombreux et auront le dernier mot : « c’est soit ça ou la guerre civile… »

La mission de la droite, si un jour elle effectue sa refondation, est de sauver les progressistes d’eux-mêmes. Pour cela, il faudrait leur disputer le monopole du changement, devenir la véritable force révolutionnaire, celle qui conduira la civilisation française vers de nouveaux rivages. La droite comme force de changement et non de réaction ou de conservatisme.

La mission de la droite

La France a changé, elle est multiethnique et musulmane par plus d’un aspect. Il est temps d’en prendre compte, même à droite. L’enjeu est de reprendre les commandes d’un bolide infernal qui roule droit vers le mur.

Nous y sommes tous embarqués, malgré nous, quelles que soient nos opinions politiques. La mission de la droite est d’effectuer un atterrissage en douceur qui soit digne de la France et de ses valeurs républicaines. Telle est la responsabilité historique de la génération actuelle.

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Offenburg (All.) : Après le tabassage de leur père par un réfugié aux cris d’Allah Akbar, ses fils veulent faire condamner l’Etat allemand

A Offenburg, Detlef J. (75 ans et retraité) a été frappé par le réfugié somalien Ali M, âgé de 25 ans.

Un témoin a vu le réfugié piétiner la tête du retraité sans défense encore et encore, et crier « Allahu Akbar ». Detlef J. a été si gravement blessé qu’il restera une personne dépendante, dont il faut s’occuper 24 heures sur 24, pour toujours.

Aujourd’hui, ses fils veulent poursuivre la République fédérale en dommages-intérêts et en réparation du préjudice moral. Ralf J. (50 ans) déclare : « Ce malheur aurait pu être évité. L’auteur a été arrêté par la police la veille du crime, après avoir frappé un chauffeur de taxi. Mais il a été relâché. » Même durant la nuit du crime, le réfugié s’est fait remarquer à deux reprises par des agents de la police fédérale. Ralf J. demande : « Pourquoi personne ne l’a arrêté ? »

Le fils continue : « Nous poursuivons la République fédérale d’Allemagne en dommages et intérêts parce qu’elle est conjointement responsable de cet acte de violence en raison de sa politique migratoire non coordonnée. Nous voulons que notre père, dans son état épouvantable, puisse au moins mener une vie digne dans une maison de retraite. Mais nous n’avons pas les moyens pour lui rendre cela possible. »

Detlef J. est hébergé dans une clinique neurologique en Forêt-Noire. Il est en fauteuil roulant et ne se souvient plus de sa vie. Et l’agresseur ? Le réfugié Ali M. (25 ans) se trouve en détention provisoire à la prison d’Offenburg. Il a un avocat et reste silencieux sur les accusations.

(Traduction Fdesouche)

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La langue du Christ en voie de disparition

« L’araméen est en danger », avertit l’un des derniers spécialistes syriens de la langue parlée à l’époque du Christ. Le fragile héritage linguistique de la région de Maaloula (Syrie) a été mis à mal par la guerre civile et l’exode des chrétiens.  

Georges Zaarour vit à Maaloula. Il est expert en araméen, la langue parlée à l’époque du second Temple de Jérusalem (539 av. JC – 70 ap. JC), l’hébreu étant à l’époque réservé à la liturgie ou aux élites religieuses. 

Il est largement admis que la langue du Christ  a continué d’être parlée sans interruption jusqu’aujourd’hui, sous sa forme tardive et locale, en Syrie. 

Défini par les linguistes comme « néo-araméen occidental », l’idiome est plus que jamais menacé d’extinction. « Si cela continue, la langue disparaîtra dans cinq ou dix ans », alerte Georges Zaarour. 

Dans son village de Maaloula, à majorité chrétienne, les perspectives sont sombres. Aujourd’hui, « 80% des habitants de Maaloula ne parlent pas l’araméen et les 20% restants ont plus de 60 ans », déplore l’expert, lui-même âgé de soixante ans, et auteur d’une trentaine d’ouvrages sur les anciennes langues sémitiques. 

La guerre civile et l’exil, depuis 2011, ont eu raison de la transmission de la langue aux jeunes générations. La ville a été occupée par deux fois par un groupe djihadiste en 2013, qui y a commis un véritable “massacre archéologique”. Plus de 6 000 habitants de Maaloula – selon l’Agence France Presse (AFP) – ont fui pendant la guerre civile, et seulement 2 000 sont revenus. 

Les autres ont trouvé refuge à Damas, dans les environs, ou se sont enfuis à l’étranger. Une première conséquence directe est que « les générations de ces années de guerre sont nées en dehors de Maaloula, dans d’autres régions, où elles ont d’abord appris l’arabe », déplore Georges Zaarour. 

Trois groupes linguistiques araméens sont encore parlés – mais pour combien de temps ? – à l’heure actuelle : le néo-araméen occidental de Maaloula ; le néo-araméen oriental (assyrien), langue vivante du nord de l’Irak et utilisé aujourd’hui par les communautés chrétiennes assyriennes, chaldéennes et syriennes d’Irak, d’Iran, de Syrie et du sud-est de la Turquie ; enfin, le néo-araméen central, répandu en Turquie, dans le nord-est de la Syrie et dans la diaspora. 

(Sources : AFP/Terra Santa – FSSPX.Actualités – 18/06/2019) 

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La Détresse Masquée des Chrétiens Palestiniens

  • « Le Fatah oblige les chrétiens à ne jamais signaler les violences et le vandalisme dont ils sont victimes. Sinon, l’Autorité palestinienne apparaîtrait incapable de protéger la vie et les biens des citoyens de la minorité chrétienne…
  • Cette mauvaise image pourrait aussi avoir des répercussions négatives sur le plan financier. N’oublions pas que l’Autorité Palestinienne est puissamment aidée, notamment par l’Europe. » – Dr. Edy Cohen, Centre d’études stratégiques Begin-Sadat.
  • Le labeur quotidien de l’Autorité palestinienne, de ses partisans, des médias et autres, est d’ériger les Palestiniens en victimes permanentes des agressions et discriminations israéliennes. Ce narratif victimaire serait compromis si la communauté internationale prenait soudain conscience que les Palestiniens persécutent certains de leurs compatriotes – uniquement pour des motifs religieux.
  • « Plutôt que d’arrêter les auteurs de violences contre des édifices chrétiens, l’Autorité palestinienne préfère bloquer l’information. Ce qu’elle réussit parfaitement. A part quelques petits journaux locaux, les grands médias internationaux ont complètement ignoré les faits. » – Dr. Edy Cohen, Israël Today .
  • Comme l’explique Justus Reid Weiner, avocat et universitaire spécialiste de la région, « la persécution systématique des Arabes chrétiens qui vivent dans les zones palestiniennes ne rencontre aucun écho au sein de la communauté internationale, ni auprès des défenseurs des droits de l’homme, des médias et des ONG. Dans une société où les chrétiens arabes n’ont ni porte-parole, ni protection, il ne faut pas s’étonner qu’ils finissent par s’en aller. »
Le christianisme est sur le point de disparaître de son lieu de naissance, y compris Bethléem (photo). Selon Justus Reid Weiner, avocat et universitaire, « les persécutions systématiques des Arabes chrétiens qui vivent dans les zones palestiniennes ne rencontrent aucun écho au sein de la communauté internationale, ni auprès des ONG, des défenseurs des droits de l’homme, des médias… Dans une société où les chrétiens arabes n’ont ni porte-parole, ni protection, il n’est guère surprenant qu’ils finissent par s’en aller ». (Source image : Daniel Case / Wikimedia Commons)

En cette période de persécution des chrétiens au sein du monde musulman, la détresse des chrétiens palestiniens fait l’objet d’une omerta particulière.

Open Doors, une association humanitaire spécialisée dans la défense des droits des chrétiens, positionne les persécutions que les chrétiens palestiniens subissent à un niveau « élevé ». L’origine de cette oppression tient, selon Open Doors, en deux mots, « oppression islamique » :

« Les musulmans convertis au christianisme subissent les pires exactions anti-chrétiennes et la simple adhésion à l’une ou l’autre des églises de la région les met en danger.

En Cisjordanie, ils vivent sous la menace et sont soumis à de fortes pressions ; à Gaza, le danger est si grand que la plupart vivent leur foi chrétienne dans le plus grand secret … L’islamisme radical a une telle influence aujourd’hui que les églises historiques doivent adopter une approche quasi diplomatique lorsqu’elles s’adressent à des musulmans. »

Si la persécution des chrétiens qui vivent dans des pays musulmans – Pakistan, Égypte, Nigéria pour ne citer qu’eux…- commence à être sérieusement documentée, les souffrances des chrétiens sous tutelle de l’Autorité palestinienne demeurent masquées.

Ce silence tient-il à un niveau de persécution moindre que dans d’autres pays musulmans ? Ou est-ce l’extrême conflictualité de l’arène politique et médiatique israélo-palestinienne qui place les chrétiens palestiniens dans une situation unique ?

« The Persecution of Christians in the Palestinian Authority » (La persécution des chrétiens sous l’Autorité palestinienne), un récent article du Dr. Edy Cohen, publié le 27 mai, par le Centre d’études stratégiques Begin-Sadate, répond longuement à ces questions.

L’étude du Dr Cohen fait état de trois cas de persécutions récentes de chrétiens, que les soi-disant « grands médias » ont parfaitement ignoré :

« Le 25 avril, les habitants terrifiés du village chrétien de Jifna près de Ramallah … ont été attaqués par des musulmans en armes… L’attaque a eu lieu peu après qu’une femme du village ait porté plainte contre le fils d’un éminent dirigeant du Fatah qui avait agressé sa famille.

En représailles, des dizaines d’hommes du Fatah ont fait irruption dans le village, tirant des centaines de balles en l’air, lançant des bidons d’essence enflammés et hurlant des injures. Des équipements publics ont été gravement endommagés. C’est un miracle que personne n’ait été tué ou blessé…

« Le deuxième incident a eu lieu dans la nuit du 13 mai. Des vandales ont brisé la clôture d’une église de la communauté maronite du centre de Bethléem, ont pénétré le bâtiment par effraction, puis l’ont profané avant de se retirer emportant un coûteux matériel, notamment des caméras de sécurité.

« Trois jours plus tard, ce fut le tour de l’église anglicane du village d’Aboud, à l’ouest de Ramallah. Des vandales ont percé la clôture, brisé les fenêtres de l’église et y ont pénétré par effraction. Ils l’ont profanée, ont recherché des objets de valeur et volé beaucoup d’équipement.

« Selon sa page Facebook, l’église maronite de Bethléem a signalé qu’elle était victime pour la sixième fois d’actes de vandalisme et de cambriolages ; en 2015, un incendie criminel a provoqué des dégâts considérables et contraint l’église à fermer pendant une longue période. »

Ces trois attaques qui ont eu lieu en l’espace de trois semaines sont conformes au type de sévices que les chrétiens subissent dans d’autres régions à majorité musulmane. La profanation et le pillage d’églises sont les brutalités les plus répandues, mais il n’est pas rare que la populace musulmanes attaque les minorités chrétiennes chaque fois que celles-ci – perçues comme des « dhimmis » ou des « citoyens » de troisième classe, qui devraient s’estimer heureux d’être tolérés – osent évoquer leurs droits, comme ce fut le cas au village chrétien de Jifna le 25 avril :

« [L] es émeutiers ont réclamé [aux chrétiens] le paiement de la jizya– une taxe par tête qui a été imposée tout au long de de l’histoire aux minorités non musulmanes vivant sous domination islamique. Les victimes les plus récentes de la jizya sont les communautés chrétiennes d’Irak et de Syrie mises en coupe réglée par l’Etat islamique. »

En outre, comme chaque fois quand des musulmans attaquent des chrétiens, la police de l’Autorité palestinienne est resté sourde aux appels à l’aide des habitants [chrétiens] » de Jifna. Aucun suspect n’a été arrêté non plus. Il en a été de même pour les deux autres églises attaquées, « aucun suspect n’a été arrêté ».

En résumé, les chrétiens palestiniens subissent le même schéma de persécution – attaques d’église, enlèvements et conversions forcées – que leurs coreligionnaires de dizaines d’autres pays musulmans. La différence cependant, est que la persécution des chrétiens palestiniens n’est jamais « couverte par les médias palestiniens ». En fait, explique Cohen, « un bâillon complet a été imposé le plus souvent » :

« La seule chose qui intéresse l’Autorité palestinienne est que ces exactions ne soient jamais divulguées. Le Fatah exerce ainsi de fortes pressions sur les chrétiens pour qu’ils ne dénoncent pas les actes de violence ni le vandalisme dont ils sont fréquemment victimes.

Une mauvaise publicité risquerait de porter atteinte à l’image de l’Autorité Palestinienne, celle d’un acteur incapable de protéger la vie et les biens de la minorité chrétienne placée sous son autorité. L’Autorité palestinienne ne souhaite évidemment pas apparaître comme une entité radicalisée qui persécute les minorités religieuses. Une telle image aurait forcément des répercussions négatives sur l’aide internationale massive, d’origine européenne notamment, que l’AP reçoit. »

Il faut aussi garder en mémoire que le gagne-pain quotidien de l’Autorité palestinienne, de ses partisans, des médias et d’autres acteurs de la scène moyen orientale, repose sur la victimisation des Palestiniens.

Le narratif du souffre-douleur permanent des agressions et discriminations commises par Israël serait compromis si la communauté internationale apprenait que les Palestiniens eux-mêmes persécutent leurs compatriotes – essentiellement pour des raisons religieuses. Un peuple soi-disant opprimé aurait du mal à susciter la sympathie s’il apparaissait qu’il opprime lui aussi, sans vergogne d’autres minorités.

Les responsables de l’AP sont si sensibles à cette difficulté « qu’ils font pression localement sur les chrétiens pour que jamais, ils ne dénoncent de tels incidents, lesquels aboutiraient à lever le masque. L’Autorité Palestinienne apparaitrait alors comme un régime islamiste de plus au Moyen-Orient », écrit Cohen dans un autre article.

« Plutôt que d’arrêter les agresseurs des lieux de culte chrétiens, l’Autorité palestinienne préfère empêcher les grands médias de rapporter de tels incidents. Et elle y réussit très bien. A part une poignée de journaux locaux qui se donnent la peine d’informer réellement, les grands médias internationaux observent un silence total ».

Une dynamique similaire est à l’œuvre concernant les réfugiés musulmans. Les politiciens et les médias d’Europe occidentale les présentent comme des personnes persécutées et des opprimés en quête d’une main secourable, alors que ces migrants musulmans persécutent et oppriment eux-mêmes souvent les réfugiés chrétiens qui sont parmi eux. Ils les terrorisent dans les centres d’accueil de réfugiés ou bien les noient en Méditerranée.

Dans tous les cas de figure, la triste et simple évidence est que le christianisme est sur le point de disparaître sur les lieux mêmes où il est né, y compris Bethléem. Justus Reid Weiner, avocat et universitaire, expert de la région, explique :

« La communauté internationale, les défenseurs des droits de l’homme, les médias et les ONG observent un silence presque total sur les persécution systématique dont sont victimes les Arabes chrétiens vivant dans les zones palestiniennes … Dans une société où les chrétiens arabes n’ont ni porte-parole, ni protection, il n’est pas surprenant qu’ils s’en aillent. »

Raymond Ibrahim, auteur du livre Sword and Scimitar, Fourteen Centuries of War between Islam and the West, (Le sabre et le cimeterre, quatorze siècles de guerre entre l’islam et l’Occident), est Distinguished Senior Fellow du Gatestone Institute et Fellow du Judith Rosen Friedman du Middle East Forum.

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Les Frères Musulmans se renforcent en France en 2019, avec la bénédiction de la République.

Les Frères Musulmans de « Musulmans de France », nouveau nom de l’UOIF, ont inauguré leur mosquée géante de Mulhouse, nommée En Nour, samedi 25 mai dernier. Selon le quotidien local L’Alsace, 2900 musulmans étaient présents pour leur première prière dans ce lieu qui a nécessité dix ans de travaux et des financements conséquents du Qatar, plus de 2,5millions d’euros, et 230 000 euros de la ville.

Le projet était soutenu par Youssef Al Qaradawi en personne qui s’était fendu d’une vidéo d’appel aux dons, et Safwat Hijazi, actuellement emprisonné en Egypte pour terrorisme, était venu en personne visiter l’association AMAL qui gère la mosquée en juin 2010. 

Un nouveau bastion pour les Frères Musulmans dans l’est de la France, car la grande mosquée de Reims, en service depuis trois ans, a aussi été inaugurée en grande pompe cette année 2019, en mars, avec le sous-préfet, la député LREM Aina Kuric, et des dignitaires du Qatar et du Koweit, pays donateurs .

La présence d’Amar Lasfar, président de Musulmans de France, marquait l’importance stratégique de cette mosquée de 3700m2 avec minaret et coupole pouvant recevoir 2000 personnes. De la littérature de Abu Bakr Al Jazari (mort en août 2018) a été repérée dans la librairie de la mosquée, notamment son ouvrage phare La voie du musulman où il interdit d’édifier des églises en terre d’islam et insiste longuement sur le jihâd afin « d’éradiquer toute autre adoration que celle du Seigneur ». Cette base de la confrérie leur permet d’inviter ses cadres internationaux comme Zied Daoulatli en février 2016, membre dirigeant d’Ennahda.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a encore récemment rassuré « Musulmans de France » cette semaine en choisissant Strasbourg pour participer à la rupture du jeûne (iftar) le 29 mai dernier. Car c’est Abdelhaq Nabaoui de MF (photo ci-dessus avec Castaner) qui préside le Conseil Régional du Culte Musulman en Alsace. Et le ministre n’a pas manqué de le féliciter : 

« J’ai souhaité aller à la rencontre du CRCM Alsace qui est exemplaire et qui souhaite faire bouger les choses. Je déplore la frilosité du CFCM. Il y a là un enjeu pour la République comme pour l’islam. J’en appelle à tous ceux qui veulent faire entendre leur voix : nous les écouterons au plus près du terrain. (…) L’islam se construit partout et pas seulement à Paris.

Les dynamiques peuvent se construire localement. Les préfectures sont à votre écoute. À Strasbourg, le CRCM Alsace est un exemple, un laboratoire d’idées pour le futur de l’islam en France de par sa relation de confiance avec les collectivités, la prévention de la radicalisation, le dialogue entre les acteurs avec le conseil des imams… Chaque démarche constructive, vous la continuez, avec une méthode faite de pragmatisme et d’un dialogue large. Je souhaite que cette méthode se diffuse dans d’autres régions. » 

Lutter contre la radicalisation avec les Frères Musulmans, on se pince. D’autant que Abdelhaq Nabaoui a aussi rejoint l’AMIF d’Hakim el Karoui noyauté par la mouvance frériste. En Alsace, beaucoup de mosquées sont sous influence d’imâms passés par MF (ex UOIF) : la mosquée Al Imane avec son imâm Mohsen Ayachi, la mosquée du quartier du Port du Rhin dont un des fondateurs, Abobacar, a été formé à l’IESH, ou encore celle du quartier de la gare qui a pour imâm l’égyptien Ahmed Sami.

Aucune restriction n’est envisagée par l’état et c’est ainsi qu’un centre médical musulman est en préparation avenue François Mitterrand toujours dans la capitale alsacienne, à l’initiative de l’association Passerelle abondée par Qatar Charity. 

Pour être complet, une école dénommée Iqraa basée à Lingolshem à côté de Strasbourg est aussi financée par le Qatar à hauteur de 101000 euros.

L’année 2019 est excellente pour les Frères Musulmans en France. Le préfet de l’Essonne a assisté à l’inauguration de la mosquée de Massy en avril 2019, dont la chaine Youtube diffuse les conférences organisées en son sein. Les invités sont par exemple Hassan Iquioussen ou Hani Ramadan. Ce dernier prépare les esprits au jihâd en vue d’instaurer un Etat islamique :

«Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique ». (Hani Ramadan, Sermons du vendredi, rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)

Autre grande mosquée avec coupole et minaret terminée cette année, celle de Bussy-Saint-Georges, où un reportage photo du site Dômes et Minarets montre le référencement de livres à la gloire de Sayyed Qutb, les livres d’Abu Bakr Al Jazairi et le Fiqh al Sunna du Frère Musulman cheikh Sayyid Sabiq (mort en 2000) surnommé le « Mufti du sang » en Egypte.

A Grenoble, le député LREM Olivier Véran s’est rendu chez les frères musulmans locaux pour partager un iftar et soutenir leur projet de grande mosquée  Pour finir, une autre mosquée avec minaret est en fin de construction à Rouen, nommée Al Kaouthar, dirigée par l’Union des Musulmans de Rouen, qui diffuse les textes de Hassan Al Banna sur son site internet.

Les mosquées fréristes avoisinent le nombre de deux cent en France, et ont une dynamique ascendante. Le fait que Musulmans de France contrôle deux des principaux instituts de formations d’imâms et prédicateurs (IESH), à Saint-Léger du Fougeret dans la Nièvre, et à Aubervilliers, prépare l’avenir. D’autant que la Fédération Nationale de l’Enseignement Musulman (FNEM) regroupe 27 écoles primaires et une dizaine de collège-lycée, avec des nouveaux projets, est aussi un organe de MF mis sur pieds en 2015.

Pour les nombreux faux spécialistes réfutant l’appartenance de MF aux Frères Musulmans, rappelons cet aveu de son ancien dirigeant Lahj Thami Breze au journal algérien L’Expression le 16 mai 2002 : « Nous sommes des Frères Musulmans mais nous ne sommes pas les Frères Musulmans. Tout le monde, à mon avis, doit être fier des Frères Musulmans. » 

La confrérie totalitaire a de beaux jours devant elle en France malgré la fermeté de façade du président lors de son dernier discours aux Français le 25 avril dernier sur l’islam politique. Emmanuel Macron n’avait-il pas dit sur BFMTV en mai 2017 « Je ne vais pas interdire l’UOIF » ?  Quant au premier ministre Edouard Philippe, il a laissé le Qatar financer la mosquée UOIF du Havre, avant de venir l’inaugurer :

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Qui est Mohamed Hichem M., l’Algérien auteur présumé de l’attentat de Lyon ?

Le principal suspect dans l’attentat au colis piégé survenu à Lyon est un Algérien de 24 ans inconnu des services de police. Intéressé par l’informatique, il aurait commandé en ligne les éléments permettant de confectionner une bombe artisanale.

Trois jours après l’attentat de Lyon, où l’explosion d’un colis piégé a fait 13 blessés le 24 mai, les autorités ont annoncé l’arrestation d’un suspect : un homme de 24 ans de nationalité algérienne, arrivé en France l’été 2017 avec un visa étudiant et inconnu des services de police.

Ce 28 mai en fin de matinée, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a affirmé n’avoir «pas de doute» que le suspect en garde à vue est «le responsable» de l’attaque. Il serait étudiant en informatique, selon le maire de Lyon Gérard Collomb.

L’école où il était supposé être inscrit a néanmoins précisé qu’il n’en avait jamais fait partie : «Il y a deux ans, il s’était « désinscrit » avant la rentrée suite au refus de la délivrance de son visa», a ainsi fait savoir l’établissement à l’AFP. 

[…]

Selon une source proche du dossier, il y a de fortes suspicions que l’explosif utilisé ait été du TATP, en faible quantité. Cet explosif artisanal très instable avait notamment été utilisé dans les attentats djihadistes commis à Paris le 13 novembre 2015.

Des images d’un suspect, prises par des caméras de vidéosurveillance municipale, avaient été rapidement diffusées par les autorités, et un ADN, non identifié, a également été retrouvé sur le sac qui a explosé.

L’explosion a fait 13 blessés légers, huit femmes, une enfant de 10 ans et quatre hommes. Onze d’entre eux ont été hospitalisés, certains devant être opérés afin d’extraire des éclats.

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Mexique : mis sous pression par Trump, le président mexicain ne tend plus la main aux migrants, les expulsions ont triplé en 5 mois

Au Mexique, la politique d’accueil des migrants du nouveau président Andrés Manuel Lopez Obrador n’a pas résisté à l’explosion du nombre d’exilés et à la pression américaine. En cinq mois, les expulsions ont triplé.

Malgré les bonnes intentions affichées en début de mandat par le nouveau président mexicain, Andrés Manuel Lopez Obrador, quant aux conditions d’accueil des migrants, sa politique migratoire a pris un tournant répressif. (…) Un chiffre illustre ce virage : en avril 2019, 14 970 personnes ont été expulsées, contre 5 717 lors du premier mois de mandat, en décembre.

L’ONG Amnesty International y voit même le début d’un « inquiétant parallélisme » entre la politique migratoire d’Amlo et celle de son homologue américain, Donald Trump.

Selon l’Institut national mexicain des migrations (INM), le nombre d’interpellations de clandestins par les autorités mexicaines a décollé de 79 % en avril 2019 (20 564) par rapport au même mois l’année précédente (11 486).

Les deux frontières du Mexique sont actuellement sous tension. Au sud, des centaines de personnes franchissent chaque jour le fleuve Suchiate, qui sépare le pays du Guatemala.

Leur nombre est évalué à plus de 300 000 lors du premier trimestre 2019 par l’INM, soit trois à quatre fois plus que les années précédentes. Ces sans-papiers sont contraints de patienter pour des permis de transit, entassés dans des centres de rétention.

(…) Jorge Andrade, chercheur au sein du think tank Seguridad y Democracia, interrogé par El Pais, déplore ce « manque de clarté ». « Le gouvernement a reculé, possiblement à cause des États-Unis », affirme-t-il.

(…) France 24

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Winterthur (Suisse) : « Les élèves musulmans incitent les élèves non-musulmans à jeûner »

Des enseignants suisses se plaignent que les élèves musulmans incitent également les non-musulmans à jeûner. Toutefois, l’association des enseignants ne voit pas la nécessité d’agir.

Jusqu’au 4 juin, les musulmans s’abstiendront de manger et de boire du lever au coucher du soleil. Bien que seuls les jeunes ayant atteint la puberté sont encouragés à jeûner, dans de nombreux endroits les enfants participent également. Par exemple, dans une école primaire suisse de la commune de Winterthur, où la proportion d’enfants musulmans est « assez élevée », comme le déclare l’enseignante Arlinda Dauti dans le magazine de la ZLV.

« En 6e année, j’ai remarqué que les enfants de la classe se motivaient mutuellement pour jeûner. » C’est ainsi que les enfants non musulmans ont finalement cessé de manger et de boire. En conséquence, beaucoup d’enfants sont souvent très fatigués l’après-midi. « J’ai également dû en tenir compte lors des cours d’éducation physique, parce que les enfants n’étaient pas aussi performants que d’habitude », poursuit Arlinda Dauti dans le magazine.

La priorité est donnée à la scolarité obligatoire

Franziska Peterhans, secrétaire générale de l’Association suisse des enseignants, confirme que le jeûne peut aussi devenir un sujet pour les élèves non musulmans. « Que ce soit à cause de leur apparence ou parce que les attitudes familiales sont remises en question et que les amis du même âge gagnent en influence : Ça fait partie du voyage de l’enfance à l’âge adulte. » Toutefois, les enseignants s’efforcent de thématiser à maintes reprises ces pressions de groupe afin de trouver des solutions.

Franziska Peterhans a également déjà entendu que même des élèves non musulmans ont été encouragés de participer au jeûne. Toutefois, les parents devraient communiquer avec l’enseignante ou l’enseignant s’ils estiment que leur enfant souffre de la pression de ses pairs. Car le jeûne a aussi une grande influence sur les leçons scolaires. […]

Beat W. Zemp, président de l’Association des enseignants, affirme que, comme pour d’autres sujets qui concernent les vêtements ou les modèles de téléphones portables, la pression de groupe peut aussi amener les élèves à se sentir obligés de pratiquer « le jeûne du Ramadan ». Cependant, cela ne devient un problème que lorsque les élèves qui ne jeûnent pas sont harcelés. Si les élèves veulent jeûner pour des raisons religieuses, cela doit être respecté selon la Constitution fédérale. […]

(Traduction Fdesouche)

Heute.at

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Montpellier (34) : Trois migrants mineurs algériens agressent et dépouillent une femme âgée de 91 ans

Une piétonne âgée de 91 ans a été violemment agressée jeudi, vers 18h30, dans la rue Marceau, entre le cours Gambetta et le boulevard du Jeu de Paume, à Montpellier. Elle marchait sur le trottoir, non loin de son domicile, quand elle a été encerclée par trois adolescents.

Deux l’ont empoignée, tandis que le troisième lui arrachait le collier en or qu’elle portait autour du cou. Le trio détalait aussitôt en courant, abandonnant la nonagénaire à terre.

(…) Ces trois mineurs étrangers non accompagnés, arrivés d’Algérie ces derniers mois sont âgés de 17 ans. Ils seront déférés ce vendredi au parquet des mineurs du tribunal de grande instance de Montpellier.

(…) Une autre personne âgée a été victime d’une violente agression, jeudi, dans le hall de son immeuble, boulevard de Strasbourg, à Montpellier.

Âgée de 84 ans, elle s’est faite dérober son sac à main par de jeunes agresseurs, qui pourraient être mineurs et qui ont réussi à prendre la fuite.

(…) Actu.fr

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Pays-Bas : arrestation du chef présumé du Front Al Nosra

La police néerlandaise a arrêté un Syrien de 47 ans qu’elle soupçonne de commander le Front al Nosra, qui a succédé à la branche syrienne d’Al Qaïda, a annoncé mardi le ministère public.

Le suspect âgé de 47 ans, identifié uniquement par son nom de guerre «Abu Khuder», a été interpellé à Kapelle

«L’homme est accusé d’avoir participé à la lutte armée en Syrie en tant que commandant d’un bataillon terroriste» du Front al-Nosra, connu sous le nom de «Ghuraba’a Mohassan» (Etrangers de Mohassan), selon le parquet. L’homme, qui est suspecté «d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes terroristes en Syrie», réside aux Pays-Bas depuis 2014 et s’était vu attribué un permis d’asile temporaire, d’après le ministère public.

La police a saisi des documents, un ordinateur et un smartphone lors d’une perquisition au domicile du suspect, qui comparaîtra vendredi devant un juge d’instruction au tribunal de La Haye. Il a été arrêté à la suite d’informations communiquées par la police allemande, «qui a fourni des témoignages contre le suspect», a précisé le parquet. Six maisons de membres présumés appartenant au même bataillon du Front al-Nosra (aujourd’hui dénommé Hayat Tahrir al-Cham), ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie, ont également été perquisitionnées en Allemagne dans le cadre d’une enquête distincte.

Cette arrestation intervient alors que les Pays-Bas s’interrogent sur le sort réservé aux djihadistes partis combattre en Syrie. Au moins 315 individus ont quitté les Pays-Bas depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011 pour rejoindre des groupes djihadistes.

LeFigaro

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Réfugié en Allemagne avec trois femmes et 13 enfants, il ne travaille pas : « J’ai hâte qu’on devienne Allemand ».

L’une de ses femmes attend un 14ème enfant.

Abboud Sweid (40 ans) est un réfugié syrien qui a obtenu l’asile en Allemagne en 2015. Il a trois femmes et 13 enfants. Puisqu’il ne travaille pas, l’État allemand lui verse environ 3800 euros par mois pour subvenir aux besoins de l’homme et de sa grande famille. En plus de ces revenus, les 17 Syriens (bientôt 18) ont trois appartements payés par l’Etat à leur disposition. Dans une interview au journal allemand « Bild », le polygame déclare : « Je serais heureux si nous pouvions devenir Allemands ».

En 2006, il a épousé sa première femme Raeiaa (45 ans). Avec elle, il a eu quatre enfants âgés entre 9 et 14 ans. Moins de trois ans plus tard, il s’est remarié avec Ebtisam (33 ans), avec qui il a eu six enfants. En 2013, deux ans avant son émigration vers le pays d’Angela Merkel, il a épousé sa troisième femme [NDLR : Avec laquelle il aura bientôt quatre enfants].

La question de la polygamie a récemment fait la une des journaux en Allemagne, après que le ministère de la Justice eut bloqué un amendement de loi sur la citoyenneté qui aurait empêché des polygames comme Sweid d’obtenir le passeport allemand. Ainsi, Sweid et sa famille pourront obtenir légalement la nationalité allemande.

Le Syrien raconte fièrement au journal Bild que chaque soir, conformément au Coran, il passe la nuit avec une autre épouse et fait des enfants avec elles.

Le Syrien réside dans trois appartements payés par l’Etat, répartis entre deux maisons, tandis que les bénéficiaires de l’aide sociale allemande doivent vivre sur des campings ou, comme une retraitée près de Heidelberg, dans un vestiaire sans fenêtre pour arbitre.

« La discussion sur la reconnaissance de la polygamie en Allemagne est une question politique », poursuit BILD, qui disserte ensuite sur l’histoire mouvementée de la fondation du harem d’Abboud :

Lorsque la famille est arrivée en Allemagne après avoir prétendument fui l’Etat islamique en 2015, Sweid s’est dit étonné que les autorités n’aient pas voulu reconnaître ses trois mariages. Il n’a été forcé de s’inscrire qu’auprès de sa première femme. Par la suite, les autorités allemandes ont modifié cette pratique et aujourd’hui, ses trois épouses, comme ses enfants, sont reconnus par les autorités.

Et dans quelques années, les 18 membres de cette famille seront en mesure d’acquérir la citoyenneté allemande. D’après le journal Bild, ils vivent à présent dans « trois appartements différents, dont deux se situent dans la même maison ». Le troisième est à quelques minutes de là.

Jusqu’à présent, personne ne travaille dans cette grande famille. Selon le mari, la famille reçoit un total de 3785 euros de l’Office, composé de Hartz IV (aide sociale et chômage) et des allocations familiales. Le loyer des appartements est payé par l’Etat.

Bild.de / Philosophia-perennis.com / Mattinonline.ch

Rappels :

Allemagne : Des maisons neuves pour les demandeurs d’asile et une pénurie de logements pour les Allemands

Allemagne : la nouvelle loi sur les naturalisations permettra aux polygames d’obtenir la nationalité allemande (MàJ)

Allemagne : Pour le chef du groupe parlementaire CDU/CSU, un musulman pourrait devenir chancelier en 2030.

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L’économie mondiale et la situation de la Russie, par Jacques Sapir

Le Forum Economique International de Yalta (FEIY ou YEIF en anglais) s’est tenu du 17 au 20 avril dernier[1]. La presse française et encore ARTE dans son émission dite « 28 minutes » du mercredi 1er mai l’ont présenté comme une opération de propagande du gouvernement russe.

C’est oublier un peu vite qu’il y avait plus de 800 personnes invitées, en grande majorité des acteurs économiques et des spécialistes de l’économie. La tonalité du Forum n’a pas été principalement politique, même si, dans l’ensemble des sessions, il y eut aussi des sessions consacrées à la géopolitique.

Programme du 5ème Forum Economique International de Yalta

L’un des principaux thèmes a été l’évolution de l’économie russe dans le contexte de l’évolution globale de l’économie internationale. Une session importante du colloque s’est donc déroulée le 18 avril au palais Voronstsov sous la présidence de l’académicien Viktor V. Ivanter, président de l’Institut de Prévision de l’Economie de l’Académie des Sciences de Russie.

Elle a été consacrée aux évolutions de l’économie mondiale et à la place de la Russie dans les 10 prochaines années. Elle a permis de faire le point sur les évolutions de l’économie mondiale depuis les années 1990, et de tenter de discerner les lignes possibles d’évolution pour les 10 prochaines années.

1- Le grand bouleversement des équilibres mondiaux

Cette séance réunissait donc sous la présidence de Viktor Ivanter, S. D. Bodrunov, le président de la Free Economic Society de Russie, Alexandre Dinkin, le directeur de l’Institut de l’Economie Mondiale et des Relations Internationales (IMEMO), le conseiller économique du Président Serguey Glaziev, Alexandre Shirov qui est le directeur de l’Institut de Prévision de l’économie et directeur de la section modélisation économique dans cet institut, et moi-même.

Le directeur de l’Institut de l’Economie Mondiale et des Relations Internationales (IMEMO), a brossé un rapide tableau des évolutions depuis les 25 dernières années. Il a insisté en particulier sur le basculement du rapport des forces entre les grandes puissances, basculement qui s’est traduit par la montée en puissance de l’économie chinois naturellement, mais aussi de l’économie indienne.

Si l’on calcule les PIB de chaque pays en Parité de Pouvoir d’Achat[2], ce qui peut être contestable mais qui reste néanmoins l’un des seuls critères pour faire des comparaisons générales à l’échelle de l’économie mondiale[3], c’est en 2013 que l’économie chinoise aurait dépassée celle des Etats-Unis. Même si la date peut être contestée, il est aujourd’hui évident que nous ne sommes plus dans une situation ou un pays pouvait prétendre à une position hégémonique. La présence d’un duopole Américano-Chinois, signe annonciateur d’un éclatement encore plus profond de la structure économique mondiale, est aujourd’hui une évidence.

Graphique 1

Source : base de données du FMI

La place des Etats-Unis, qui reste importante du fait de la puissance économique accumulée, mais aussi du fait de la capacité de recherche et d’innovation dans ce pays, tend néanmoins à baisser. D’autres orateurs sont intervenus sur cette question, en particulier le conseiller à l’économie du Président de Russie, M. Sergei Glaziev.

Il est ainsi à signaler que les 4 pays qui constituent le groupe des « BRIC » (auquel on ajoute l’Afrique du Sud ce qui donne alors les BRICS) sont passé d’un poids total d’environ 16% dans le PIB mondial en 1992 à 32% dans celui de 2018.

Graphique 2

Source : base de données du FMI

La Chine réaliserait ainsi près de 19% du PIB mondial, les Etats-Unis seulement 15%, et l’Inde 7,8% environ. Il convient de noter la baisse du poids du Japon et de l’Allemagne. Ce graphique contient néanmoins une surprise : la Russie qui, en 1992, était à l’égal de l’Allemagne, et dont le poids dans le PIB mondial avait fortement baissé ensuite, aurait retrouvé sa position dans les années 2000.

es chiffres ne sont cependant pas si étonnant que cela quand on constate la vitalité et de l’industrie et de l’agriculture en Russie.

Bien entendu, ces données quantitatives ne disent pas tout. Elles ne montrent pas, en particulier, la capacité d’innovation du pays, ni sa richesse par habitant. Cette dernière était représentée sur un autre graphique qui fut présenté à Yalta.

Graphique 3

Source : base de données du FMI

Ici encore, il n’est pas surprenant de voir qu’en PIB par habitants, les Etats-Unis et les pays de l’Europe occidentale sont largement en avance sur les autres.

La Russie, et une grande partie des discussions qui ont eu lieu dans cette session ont porté sur cette dernière, se trouve dans une situation intermédiaire entre la situation du Japon et celle de la Chine. Cela donne à la question de la répartition des richesses en Russie une acuité particulière. Les inégalités ont très fortement augmenté dans la première phase de la transition, de 1990 à 2000, dans ce que l’on appelle les « années Eltsine » alors qu’auparavant elles se situaient dans une moyenne des pays européens.

L’URSS était en effet moins égalitaire que des pays comme la Suède ou le Danemark, et se trouvait, approximativement, au niveau de la France[4]. Les inégalités ont effectivement explosé avec la première phase de la transition. Elles ont eu tendance à se réduire depuis mais restent aujourd’hui au niveau des Etats-Unis, même s’il est probable qu’elles aient continué à baisser.

Graphique 4

Source : OCDE

Les différents intervenants sont cependant tombés d’accord pour considérer que ce niveau des inégalités était trop important et n’était pas favorable au développement futur de l’économie russe. L’impact et la répartition de la fiscalité pèsent de manière disproportionnée sur les fractions les moins riches de la population. De ce point de vue, la politique d’équilibre budgétaire poursuivie par le gouvernement de la Fédération de Russie est un obstacle évident à une plus grande égalité des revenus. Il reste à savoir si la stratégie des « Grands Projets Nationaux » sera à même, via le développement des services publics et l’amélioration de leur qualité, de compenser cela.

2 – Le problème de l’investissement en Russie

Mais, les données sur la richesse globale de l’économie et de ses habitant ne mesurent que le présent et le passé. Le futur, quant à lui, dépend de l’investissement.

Sur ce point, la situation est plus préoccupante pour la Russie. Il est alors à remarquer que les mêmes conclusions furent présentées dans la conférence internationale organisée par la Moskovskaya Shkola Ekonomiki à l’occasion de son 15ème anniversaire[5], conférence à laquelle Alexandre Shirov et moi-même avons participé. Le pays, très clairement, n’investit pas assez.

Ce fait a été largement développé tant par Serguei Glaziev et Alexandre Shirov que par moi-même. Même si l’investissement est, aujourd’hui, supérieur à ce qu’il est en pourcentage du PIB pour les pays de l’Union européenne, il reste largement insuffisant compte tenu de l’effondrement qu’il a connu dans les années 1990 et le début des années 2000. Dans l’investissement mondial cumulé, on voit les mêmes tendances se manifester que pour le PIB, mais avec certaines différences.

Source : base de données du FMI

La baisse du poids des Etats-Unis dans le total mondial de l’investissement est importante et même spectaculaire. Ce pays réalisait plus de 35% de l’investissement global en 1999-2000 et aujourd’hui il représente moins de 20%. La montée de la Chine et de l’Inde est aussi à remarquer.

L’Inde rejoint presque l’investissement des Etats-Unis, ce qui dénote un effort important de la part du pays, tandis que la Chine s’envole litéralement, avec près de 48% de l’investissement global.

C’est dans ce contexte qu’il convient de regarder le taux d’investissement de la Russie. En volume, le pays investit environ 10 fois moins que son voisin chinois alors que la différence n’est que de 1 à 6 pour le PIB.

Pour investir dans la même proportion que ce que sont économie pèse dans le PIB mondial, ce que l’on a appelé dans le cours de la session du Forum de Yalta l’investissement relatif (soit Part dans l’investissement mondial/Part dans le PIB mondial), la Russie devrait consacrer une part plus importante de sa richesse à l’investissement. La comparaison des taux d’investissement relatif entre pays est d’ailleurs éclairante à cet égard.

La Chine surpasse tous les autres pays, avec un taux d’investissement relatif de 140%. Seul l’inde a un investissement correspondant à son poids dans l’économie mondiale (taux de 100%). Les autres pays, du Japon à l’Allemagne, en passant par la Russie, la France et la Grande-Bretagne ont des taux d’investissement relatif inférieurs à 100%.

Graphique 6

De cela, on peut déduire que si la Russie veut maintenir sa position dans l’économie mondiale, et cette position serait logique vu la taille du pays comme l’a fait remarquer Alexandre Shirov, et compte tenu de la formidable baisse de l’investissement des années 1990, un taux d’investissement nettement plus élevé s’impose.

Ce sera certainement l’un des enjeux majeurs des 5 prochaines années. Or, les sources réellement « privées » de l’investissement restent faibles en Russie. De fait, l’Investissement est encore aujourd’hui porté, directement ou indirectement, par l’Etat et pas les grandes sociétés contrôlées par l’Etat.

La question de l’investissement renvoie donc à une décision essentiellement politique : l’Etat est-il décidé à investir une partie du surplus de la balance commerciale qui, pour l’instant, est thésaurisée dans les réserves de la Banque Centrale ?

De cela, on peut déduire que si la Russie veut maintenir sa position dans l’économie mondiale, et cette position serait logique vu la taille du pays comme l’a fait remarquer Alexandre Shirov, et compte tenu de la formidable baisse de l’investissement des années 1990, un taux d’investissement nettement plus élevé s’impose.

Ce sera certainement l’un des enjeux majeurs des 5 prochaines années. Or, les sources réellement « privées » de l’investissement restent faibles en Russie. De fait, l’Investissement est encore aujourd’hui porté, directement ou indirectement, par l’Etat et pas les grandes sociétés contrôlées par l’Etat. La question de l’investissement renvoie donc à une décision essentiellement politique : l’Etat est-il décidé à investir une partie du surplus de la balance commerciale qui, pour l’instant, est thésaurisée dans les réserves de la Banque Centrale ?

Cette question est d’autant plus importante qu’en raison de la structure de l’économie russe où les grandes entreprises font une partie considérable du PIB la décision politique est aujourd’hui première dans la décision d’investir.

Les travaux présentés par Alexandre Shirov, travaux rejoignant ceux qu’il avait présentés lors de la dernière session du Séminaire Franco-Russe qui s’était tenue à Moscou au début du mois février 2019, montrent que l’effet multiplicateur des investissements est au plus fort quand on est en présence d’investissements dans les infrastructures, dans les systèmes de transport et dans les industries d’équipement et de construction mécanique.

Dès lors, les deux priorités qui s’en déduisent donc pour les années qui viennent en Russie sont donc d’investir plus, et ici le rôle de l’Etat sera primordial, mais aussi de lutter contre les inégalités de revenu afin que toute la population ait un intérêt à participer à la hausse de la croissance économique. Le point important fut de considérer le consensus des membres de la table ronde sur ces points.

Les évolutions monétaires

La question des évolutions monétaires mondiales a aussi été abordée lors du Forum Economique International de Yalta, mais aussi lors de la conférence économique internationale qui s’est déroulée à la Moskovslaya Shkola Ekonomiki à Moscou les 25 et 26 avril. Bien entendu, les collègues russes tendent à aborder cette question essentiellement du point de vue du contournement de la politique de sanctions financières mise en place par le gouvernement des Etats-Unis sur la base de pratiques de justice extraterritoriales.

De fait, la chute relative de la part du Dollar des Etats-Unis dans les réserves internationales est une évidence depuis la crise de 2007-2009. Une autre évidence est alors que l’Euro ne semble absolument pas en mesure de prendre la place du Dollar.

Cette incapacité de l’euro à dépasser la somme des principales monnaies des pays de l’UEM est significative. A son plus haut, au troisième trimestre 2009, l’euro est à peine égal à ce que représentait ces quatre monnaies en 1995. Aujourd’hui, la part de l’Euro dans les réserves internationales de change est en réalité inférieure à la part des monnaies des pays qui font partie de la zone Euro en 1995-1997.

Graphique 7

Source : FMI et base COFER

Il est significatif aujourd’hui que la part des monnaies « autres » soit de plus en plus importante.

La part du Dollar a baissé dès le début de 2002, mais celle de l’Euro aussi, à partir du milieu de 2009. Elle s’est stabilisée à 20%. Autrement dit, l’euro est significativement en-dessous du total cumulé des monnaies des pays de la zone Euro en 1995.

C’est bien la preuve de l’échec de la monnaie unique dans son projet de contestation du dollar des Etats-Unis. L’ambition initiale était, en effet, que l’euro devait dépasser le niveau du total des monnaies le composant car présentant de nombreuses qualités intrinsèques comme sa stabilité, sa crédibilité mais aussi sa relative neutralité par rapport aux Etats-Unis. On constate donc qu’il n’en a rien été.

L’euro peine à atteindre le total représenté par les monnaies le composant. De ce point de vue on peut tirer un bilan d’échec du projet qui voyait en l’euro un compétiteur au dollar, capable de l’égaler sur la seule base de la stabilité de l’union qu’il représentait.

Au-delà de ces mouvements, on constate depuis quelques années la montée de la part des « autres monnaies » dans les réserves des banques centrales. Sous ce vocable, il y a le Yen japonais et la Livre sterling, mais aussi le dollar canadien et le dollar australien, et enfin, depuis 2016, le Renminbi, c’est à dire la monnaie de la Chine.

Ces monnaies ont connu une expansion certaines en tant que monnaies de réserve au sein des Banques centrales. Sur les 8 trimestres qui vont du 2ème trimestre 2016 au 2ème trimestre 2018, période qui a vu la monnaie chinoise acceptée parmi les monnaies de réserve et qui fut marquée par un accroissement de 23,4% du montant global des réserves, la répartition de ce total entre ces « nouvelles » monnaies nous fournit des indications précieuses.

La part du Dollar des Etats-Unis continue de baisser, celle de l’Euro se redresse, tout en restant nettement inférieure à ce qu’était en 1995 la part de l’agrégat des monnaies européennes constituant l’Euro, et le Renminbi fait une apparition remarquée avec 7,8% du total. Encore plus significatif est le fait que l’ensemble des « autres » monnaies a représenté 22,2% des réserves alors que l’Euro a représenté 23%.

Tableau 1

Accroissements du 2ème trimestre 2016 au 2ème trimestre 2018

(En millions de dollars des Etats-Unis)

TOTALPourcentage
Réserves identifiées (*)2 459 571,35
Dollar EU1 307 076,3353,1%
Euros566 328,8723,0%
Livre sterling115 018,554,7%
Yen115 018,554,7%
Dollar canadien43 939,821,8%
Dollar Australien61 037,482,5%
Franc suisse2 147,270,1%
Autres16 693,760,7%
Renminbi192 968,487,8%

Source : FMI, Composition of Foreign Exchange Reserves (COFER)

Ce que cela nous dit, c’est que nous sommes aussi en présence d’une tendance à la fragmentation des monnaies de réserves. Bien sûr, le dollar des Etats-Unis conserve une place importante, mais en tendance on voit que cette place se réduit.

A terme, il ne devrait plus représenter qu’environ 50% des réserves. Cette diminution de son rôle, et cette perte de son hégémonie si l’on se souvient qu’au début des années 2000 sa part représentait plus de 70%, n’est pas le fait de l’euro.

Ce dernier n’arrive pas à récupérer, ni même à dépasser, le total des parts dans les réserves des Banques centrales des monnaies individuelles qui le composent. C’est bien l’émergence du bloc dit des « autres » monnaies qui est le moteur de ce changement.

La tendance est donc à la fragmentation, et cette fragmentation traduit tout à la fois les incertitudes qui pèsent sur l’usage du dollar, du fait de la politique de sanctions des Etats-Unis, que la fragmentation géopolitique du monde, avec l’irruption de nouveaux acteurs aux ambitions tant régionales que mondiales.

A terme, si l’évolution entamée se poursuit, le Renminbi pourrait atteindre entre 4% et 6% du total, soit être équivalent à la Livre sterling et au Yen. Il pourrait même dépasser ce niveau si le gouvernement chinois se décidait à libéraliser plus encore les usages du Renminbi.

La Russie est aujourd’hui partie prenante de la tentative du gouvernement chinois de susciter une alternative au système SWIFT qui reste largement sous le contrôle des Etats-Unis. Dans le processus de fragmentation du système monétaire international et de restructuration de ce même système, un enjeu d’importance se joue autour de cette question.

Si les pays émergents, dont on a vu au début de cette note qu’ils pèsent aujourd’hui un poids de plus lourd dans l’économie mondiale, sont en mesure de faire pièce aux institutions mises en place par les pays occidentaux et les Etats-Unis, le basculement du monde économique pourrait en être accéléré, mais aussi prendre une dimension qualitative au-delà des données quantitatives que l’on peut dès aujourd’hui mesurer.

Notes

[1] http://forumyalta.com/news/238/?langswitch=en

[2] Balassa B. (1964), « The Purchasing Power Parity Doctrine : A Reappraisal », in Journal of Political Economy, p. 584-596. Officer L. H., (1976) « The Purchasing-Power-Parity Theory of Exchange Rates : Staff Papers » (International Monetary Fund), no 1, p.: 1-60.

[3] (Dominique P., (2010), les taux de change, Paris, La Découverte

[4] Bergson A. (1984), « Income Inequality Under Soviet Socialism », in Journal of Economic Literature, Vol. 22, No. 3 (Sep., 1984), pp. 1052-1099. Voir aussi, Bergson, A. (1978), Productivity and the Social System: the USSR and the West, Harvard University Press, Cambridge, Mass.

[5] https://mse.msu.ru/fotogalereja-pervyj-den-konferencii-posvjashhennoj-15-letiju-moskovskoj-shkoly-jekonomiki/

source

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Le CCIF fait un procès en islamophobie à la journaliste Isabelle Kersimon

Isabelle Kersimon et Mathieu Gallet étaient jugés le 9 avril 2019 pour diffamation après ses propos sur le Comité contre l’islamophobie en France.

Lorsqu’Isabelle Kersimon a accepté de répondre aux questions du journal de France Culture, le 28 décembre 2015 vers 22 heures, elle ne se doutait probablement pas que cette décision la conduirait, deux ans et demi plus tard, devant la 17e chambre du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

Une interview qui a valu à la journaliste et autrice du livre Islamophobie, la contre-enquête avec Jean-Christophe Moreau, d’être attaquée en diffamation par le par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Mathieu Gallet, président de Radio France à l’époque, est également visé par la plainte.

De nombreux passages de l’interview sont visés par la procédure. Interrogée sur la hausse des actes anti-musulmans comptabilisés par le CCIF en 2015 (+23,5%), Isabelle Kersimon avait vivement critiqué l’association, lui reprochant d’essentialiser les personnes de confession musulmane dans «ce fantasme de communauté dont les lois devraient être au-dessus de celles de la communauté nationale»; critiquant la notion d’islamophobie, un terme «politique […] destiné à faire plier la République sur l’émancipation des femmes, la laïcité et la liberté d’expression»;reprochant aux figures du CCIF d’avoir été «réislamisées par le réseaux des Frères Musulmans» et d’être en quelque sorte «les petits-enfants de Tariq et Hani Ramadan, grandes figures des Frères Musulmans en Europe».

Elle avait aussi attaqué la méthodologie de l’association, dénonçant ses statistiques comme «absolument pas fiables» car elles comptabilisent comme actes islamophobes «des fermetures de mosquées clandestines, des expulsions d’individus impliqués dans des entreprise terroristes».

 Isabelle Kersimon accusait aussi le CCIF d’entretenir une «victimisation confessionnelle […] [qui] peut conduire des jeunes gens fragiles à penser que[…] tout le monde les déteste […] et que contre ça il reste à prendre les armes». (…

www.slate.fr

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L’imam Chalghoumi met en garde contre l’influence des Frères Musulmans en France

Limam Hassen Chalghoumi, responsable associatif et religieux franco-tunisien, met en garde les Français contre lemprise de l’Organisation internationale des Frères musulmans (dont une des branches terroristes est le Hamas) sur la scène française.

Le président de l’association culturelle des musulmans de Drancy avertit que cette Confrérie des Frères ( Ikhwans ) continue de recruter des militants dans les banlieues françaises à travers ses activités culturelles et religieuses, motivées par une volonté de nouer avec l’islam politique.

«J’ai participé à une rencontre-débat sur l’influence des Frères Musulmans à la Mairie du 3ème arrdt de Paris en présence du Maire, du romancier Pascal Bruckner et du réalisateur de reportage Michael Prazan, ainsi que Richard Prasquier. Nous avons assisté à la diffusion du documentaire de Michael Prazan » a t-il écrit sur sa page

« Nous avons tous été saisi par la puissance et le danger que représente cette confrérie. Elle prône un islam radical et intolérant. Elle a en quelques décennies développée un pouvoir de nuisance incommensurable, qu’elle diffuse dans plus de 80 pays. Son influence est à tous les niveaux des sociétés à travers l’éducation, le social, la politique et bien sûr la religion» a t-il ajouté. 

«Je vous recommande fortement de regarder via Internet cette enquête et de la diffuser autour de vous. Dans cette période trouble où le voile se lève sur les financements occultes des pays comme le Qatar soutenant la radicalisation il est de notre devoir de rendre visible tous ceux qui participent à la destruction d’un islam apaisé et éclairé» a t-il conclu.

Cet avertissement intervient à quelques jours de la 36 ème rencontre annuelle de la Confrérie des Frères Musulmans à Paris, au Bourget du 19 au 22 avril.

Née en Égypte en 1928, la Confrérie des Frères musulmans fondée par Hassan al-Banna, est interdite en Egypte, aux Emirats-arabes et en Arabie saoudite.

Musulmans de France (MF), la vitrine des Frères (Ikhwans)

La France reste l’épicentre de l’idéologie frèriste sur le continent européen.

En France, les membres de cette Confrérie se regroupent dans l’Union des organisations islamiques en France (UOIF) qui porte aujourd’hui le nom de Musulmans de France (MF).

Cette dernière est liée organiquement à l’Organisation internationale des Frères musulmans. À un niveau européen, les Frères musulmans français font partie de structures transnationales, Musulmans de France (MF) étant membre de la Fédération des organisations islamiques en Europe (FOIE), située à Bruxelles.

Musulmans de France s’appuie sur le Conseil européen pour la fatwa et la recherche dont le président est Youssef al-Qaradâwî.

Le siège français de la Confrérie se trouve à Courneuve, une commune en Seine-Saint-Denis.

À la fin des années 1970, un groupe d’étudiants d’origine tunisienne est chargé de créer la première antenne en France de cette Confrérie. Ahmed Jaballah, avec d’autres étudiants tunisiens et moyen-orientaux, lance l’Association des étudiants islamiques en France (AEIF), co-fondée avec Muhammad Hamidullah.

Ils fondent en 1979 le Groupement islamique de France (GIF) qui se renforce grâce à la venue de sympathisants, militants et cadres islamistes tunisiens qui s’installent en France entre 1981 et 1988. Le GIF décide, en 1983, de former l’UOIF.

Durant la décennie 1980, la direction de l’UOIF (Ahmed Jaballah et Abdallah Benmansour) était assurée par des militants du parti islamiste tunisien Ennahda, soucieux de se servir de la structure comme tribune politique à l’adresse des régimes arabes, en particulier tunisien.

Au début des années 1990, un conflit éclate entre la direction et une tendance composée en majorité de Marocains, désireux d’inscrire leur activisme non plus en direction du pouvoir des pays d’origine mais dans les réalités françaises.

Cet conflit a entraîné la marginalisation des « islamistes tunisiens » – lesquels abandonnent la direction de l’Union pour poursuivre leur action politique à travers une structure distincte, Ennahda France – au profit de cadres marocains qui assurent depuis la présidence de l’UOIF.

En France la Confrère est surtout active à travers ses mosquées, ses nombreuses associations caritatives, ses conférences, ses activités cultuelles
(pièces de théâtre, chants religieux moralisateurs) et ses médias.

Musulmans de France (MF), n’est que le point de l’iceberg de cette puissante Confrère implantée sur le sol français.

Séduire les jeunes musulmans nés en France

Les Frères ( Ikhwans ) essaient d’éveiller la sensibilité politico-religieuse de milliers de jeunes dans les banlieues en France et les encourager à consolider l’intériorisation des conceptions du mouvement, à renoncer aux valeurs de la République, à aller à contredire les valeurs laïques, à se former religieusement dans l’idéologie frèriste et à fréquenter leurs coreligionnaires. Ils leur expliquent que l’islam est une religion « totale » et qu’il faut œuvrer collectivement.

Les membres de cette Confrérie sont soumis à l’autorité du Guide suprême des Frères à qui ils ont prêté allégeance. Ils fonctionnent à la manière de filiales et de franchises : ils obéissent aux principes directeurs des Frères musulmans mais gardent une autonomie dans l’application de la politique islamique.

Chaque année nombre de jeunes musulmans intègrent les organisations frèristes. Si les méthodes de recrutement s’inspirent fortement des expériences dans le monde arabe, le discours, lui, s’adapte aux réalités bien différentes des musulmans nés en France.

Les recrues prêtent serment d’allégeance au murchîd (guide) de l’organisation française avant de suivre la formation frèriste et
assistent aux séminaires où ils étudient la configuration islamiste.

L’enseignement demeure conforme au credo classique des Frères : les écrits du fondateur Hassan al-Banna et de Sayyid et Muhammad Qotb figurent dans la liste. Les militants lisent aussi Youssef al-Qaradaoui.

Le travail de prédication des Frères ( Ikhwans ) en France leur a permis de disposer de centaines d’associations. Ils y possèdent près de 350 associations et près de 130 lieux de culte (La Courneuve, Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux,Dijon…). Les Frères œuvrent pour instaurer des futures califats localisés. Ces territoires seront de fait sous la loi islamiste, notamment en ce qui concerne le statut des femmes

Ces futures petits califats auront aussi pour tâche d’empêcher toute forme d’intégration de leur population à la population d’accueil. Ils ont déjà leurs formes d’économie halal parallèle. Ces califats sont des noyaux d’enracinement pour des futures générations de terroristes franco-musulmans.

Deux jours avant l’inauguration de la Grande Mosquée de Toulouse, en juin 2018, un membre de la Confrérie française fait un prêche où il recommande de lire le traité sur le djihad de Qaradawi et incite au djihad contre les mécréants.

Le financement Qatari des Ikhwans français

Comme le mentionne Hassen Chalghoumi, des financements occultes des pays comme le Qatar soutenant la radicalisationcontinuent de nourrir les associations en France en charge d’activités religieuses, sociales et éducatives, qui entretiennent des relations avec les Frères.

Des fonds qataris sponsorisent des structures frèristes comme les associations de jeunes (les Jeunes musulmans de France), d’étudiants (Étudiants musulmans de France), des femmes (Ligue française de la femme musulmane), humanitaires (Secours islamique), palestiniennes (le Comité de bienfaisance et de soutien à la Palestine)… Malgré tous, il reste difficile de chiffrer les montants.

On peut tout au plus estimer que des dizaines de milliers d’euros sont versées chaque mois aux ONG frèristes dans l’Hexagone.

Les Qatar papers* de Georges Malbrunot et Christian Chesnot révèlent d’ailleurs la cartographie du prosélytisme en France et en Europe mené par Qatar Charity, la plus puissante ONG de l’émirat.

Ces documents confidentiels, divulgués pour la première fois, détaillent la plupart des 138 projets de financement de mosquées, écoles et centres islamiques, au profit d’associations islamiques liées à la mouvance des Ikhwans français et européens.

Le projet est de faire entrer la doctrine des Ikhwans et ses valeurs au cœur des structures étatiques, au sein même de l’ensemble des acteurs sociaux.

Face aux ramifications étrangères des Ikhwans français, le président Emmanuel Macron semble impuissant par électoralisme ou ignorance. Les Qatar papers dévoilent aussi le salaire payé à Tariq Ramadan, figure de l’islam politique que Doha sponsorise. Le Qatar verserait 35 000 euros chaque mois à Tariq Ramadan.

Ce petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Hassan el-Benna, avait rapatrié le 1er juin 2017 en France l’équivalent de 590 000 euros, en provenance de son compte qatari alimenté par les versements mensuels de la Qatar Foundation.

Le Qatar continue aussi, dans le monde arabe, de financer l’expansion des associations satellitaires des Frères Musulmans qui font la guerre aux libéraux arabes.

Les Frères Musulmans en Egypte, Ennahdha islamique en Tunisie, le Parti de la Justice au Maroc et les milices islamistes dans le Conseil National de Transition en Libye, et le Hamas à Gaza sont systématiquement soutenus par Doha.

En 2015 le sénateur du Texas, Ted Cruz, avait déposé au Sénat, un projet de loi afin de bannir les Frères Musulmans. Ce projet avait été bloqué par le président Obama en raison de son soutien aux Frères Musulmans (1).

Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, des nouvelles confirment son intention de déclarer hors la loi l’organisation des Frères Musulmans.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

(1) Le projet de loi de Ted Cruz de bannir les Frères Musulmans inclut aussi leurs nombreuses ramifications qui sont très actives, telles le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et l’Islamic Society of North America (ISNA).

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Selon cette philosophe, les islamistes veulent rendre la France musulmane «à titre plein»

La philosophe Renée Frégosi s’est exprimée sur la question de la laïcité et «l’offensive islamiste», déclarant qu’en France, «les islamistes considèrent le pays comme étant « al islam », c’est-à-dire voué à devenir musulman à titre plein.»

Dans un entretien accordé au journal Causeur, la philosophe Renée Frégosi a abordé la question de la laïcité en France et l’expansion de la religion musulmane en Europe.

La France et son modèle laïque sont-ils un champ de bataille dans une guerre globale de l’islamisme radical contre l’Occident? «Oui et non», répond la philosophe. D’un côté, la laïcité est née en Occident. De l’autre, c’est bel et bien l’Occident qui a inventé la notion d’universalisme.

Pour elle, «les tenants de l’islam politique s’évertuent à persuader les musulmans que la laïcité est strictement occidentale et qu’elle doit, à ce titre, être combattue comme un héritage colonial».

«La France est bien en première ligne dans la guerre que livre l’islamisme à tous ses ennemis, parce que la défense du principe laïque y est plus forte et argumentée qu’ailleurs, et parce que le nombre de musulmans y étant en croissance régulière depuis les années 70, les islamistes considèrent le pays comme étant « al islam », c’est-à-dire voué à devenir musulman à titre plein. L’offensive islamiste y prend donc toutes les formes: violentes ou non, politiques, sociales, idéologiques», explique-t-elle.

La philosophe considère que «les islamistes revendiquent pour tous les musulmans vivant en France le droit de vivre selon le particularisme communautaire religieux et, en quelque sorte, pour les Français musulmans, leur appartenance à la nationalité française « dans le statut de l’indigénat » de l’Algérie coloniale.»

Renée Frégosi rappelle que depuis l’indépendance de l’Algérie, la religion musulmane est importée en France par une immigration principalement maghrébine et subsaharienne. La religion de ces populations immigrés est venu «contester» la construction historique de la laïcité française, à la fois de l’extérieur et «postérieurement à l’édification de la France laïque».

Elle avance qu’il conviendrait de répondre à «l’offensive islamiste actuelle» par une refonte de la loi de 2004 qui «rate sa cible en assimilant le voile à un signe religieux comme un autre et en en limitant l’interdiction dans l’enseignement primaire et secondaire» pour «s’opposer explicitement à la tentative d’imposition d’éléments de la charia dans la République» comme le port du voile, la reconnaissance du blasphème, et le séparatisme communautaire.

source

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Villiers-le-Bel (95) : des contenus pédagogiques jugés islamophobes distribués à des élèves de CE1

Adressé à des élèves de CE1, un document pédagogique sur les libertés en France fait notamment référence aux «terroristes islamistes» et aux femmes qui «ne sont pas obligées de couvrir leurs cheveux». Certains y voient une « islamophobie décomplexée », tandis que l’établissement nie toute mauvaise intention.

Un document pédagogique étudié dans une classe de Villiers-le-Bel, commune d’Ile-de-France, a suscité un tollé auprès de plusieurs personnes. Des élèves de CE1 de l’établissement privé catholique Saint-Didier, qui regroupe l’école et le collège, se sont vu dispenser un cours sur les libertés en France. Il y est notamment question de la liberté d’expression, des femmes, de la presse et de culte. Problème, selon des parents choqués : il stigmatise une communauté et une religion, en l’occurrence les musulmans et l’islam.

Dans un court paragraphe consacré au droit de «Choisir», le document indique que «les Français ont le droit de posséder de ce qu’ils veulent. Ils choisissent leurs loisirs, vont voir des concerts du genre de musique qu’ils aiment, pratiquent le sport de leur choix… Ce sont des libertés que les terroristes islamistes veulent supprimer».

Plus bas, dans un autre paragraphe consacré aux femmes, le document souligne qu’ «en France, les femmes ne sont pas obligées de couvrir leurs cheveux. Elles peuvent aller seules où elles veulent, s’habiller comme elles veulent, bronzer sans soutien-gorge… Ça non plus, ce n’est pas possible partout. En Arabie saoudite, par exemple, un pays où un islam très strict est appliqué, les femmes n’ont pas le droit de sortir sans porter un voile et une longue robe noire qui couvre tout leur corps». […]

Ilham Moustachir, adjointe au maire de Gonesse et conseillère déléguée à la formation, à l’emploi et à l’insertion professionnelle au sein de la communauté d’agglomérations Roissy-Pays-de-France, qui regroupe 42 villes dont Villiers-le-Bel, estime que ce contenu «stigmatise l’islam».

«Ça ne me dérange pas qu’on parle de laïcité ; on est dans une république laïque, mais qu’on parle toujours de l’islam, l’islam, l’islam… Ça suffit. Il y a une islamophobie qui se généralise, les langues se délient», regrette cette élue. […]

yabiladi

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Plus de 670 millions de non-musulmans ont été massacrés depuis la naissance de l’Islam.

  • Au total, plus de 80 millions de chrétiens ont été tués par des musulmans en 500 ans dans les Balkans, en Hongrie, en Ukraine et en Russie.
  • Des chiffres manquent encore sur le génocide islamique du peuple juif, l’objectif constant de l’Islam depuis 1400 ans.
  • Puis il y a l’Inde. L’estimation officielle des massacres musulmans du peuple hindou est de 80 millions. Cependant, l’historien musulman Firistha (né en 1570) a écrit (dans Tarikh-i Firishta ou le Gulshan-i Ibrahim) que les musulmans ont abattu plus de 400 millions d’hindous jusqu’au sommet de la domination islamique de l’Inde, ramenant la population hindoue à 200 millions à l’époque.

Avec ces nouveaux ajouts, le nombre de personnes tuées par les musulmans depuis la naissance de Mahomet serait de plus de 669 millions de meurtres.

L’inquisition espagnole

Pensez que l’inquisition espagnole a été mauvaise ? Réponse : plus de gens sont tués par les islamistes chaque année que pendant la totalité des 350 ans de l’Inquisition espagnole.

L’Inquisition espagnole était une réponse à la nature multi-religieuse de la société espagnole suite à la reconquête de la péninsule ibérique par les Maures musulmans.

L’inquisition (Tribunal del Santo Oficio de la Inquisition) de 1478 à 1834 a été établie en raison d’invasions musulmanes. C’était une guerre destinée à mettre fin à l’infiltration islamique et à la conquête arabe. Il est assez intéressant de constater à quel point leur méthodologie était similaire à celle des musulmans. Était-ce l’habitude prise suite à une longue association sous domination musulmane, ou une stratégie…

Après l’invasion en 711, de vastes zones de la péninsule ibérique ont été gouvernées par les musulmans jusqu’en 1250. Les musulmans voulaient prendre le contrôle dans tout le pays et de s’étendre en France pour installer un État islamique– comme aujourd’hui l’Etat islamique qui se conforme aux mêmes lois du coran. Cependant, la Reconquista n’a pas entraîné l’expulsion totale des musulmans d’Espagne, puisqu’ils ont été tolérés par l’élite chrétienne au pouvoir.

Pour expulser le parasite islamiste, le Tribunal a tué tous ceux et celles qui étaient soupçonnés d’être contaminés par l’Islam, même ceux qui étaient asservis par les musulmans.

L’Inquisition non seulement pourchassait les protestants et les Marranes, faux convertis du judaïsme, mais recherchait aussi des faux convertis ou récidivistes parmi les Morisques, musulmans convertis de force au catholicisme. Beaucoup de Morisques étaient soupçonnés de pratiquer l’Islam en secret. L’inquisition a tué toute personne soupçonnée d’être des traîtres ou des taupes. Personne n’a été épargné.

L’initiative fut si réussie, qu’en 1609, en l’espace de quelques mois, l’Espagne se vida de ses Moriscos. Les expulsés étaient les morisques d’Aragon, de Murcie, de Catalogne, de Castille, de Mancha et d’Estrémadure.

En d’autres termes, l’inquisition espagnole a sauvé toute la région de la domination islamique. Ce fut un acte héroïque brutal mais essentiel dans l’histoire qui a vu le sacrifice de millions de personnes.

Afrique

Thomas Sowell [Thomas Sowell, Race et Culture*, BasicBooks, 1994, p. 188] estime que 11 millions d’esclaves ont été expédiés outre-Atlantique et 14 millions ont été envoyés dans les pays islamiques d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Pour chaque esclave capturé, beaucoup d’autres sont morts.

Les estimations de ces dommages collatéraux varient. Le célèbre missionnaire David Livingstone a estimé que pour chaque esclave qui a atteint une plantation, cinq autres ont été tués lors du raid initial, ou sont morts de maladie et de privation durant les marches forcées. [Conseil presbytérien des femmes, David Livingstone*]

Ceux qui ont été laissés derrière, les très jeunes, les faibles, les malades et les vieux, moururent tôt puisque les principaux fournisseurs de ressources et protecteurs avaient été tués ou réduits en esclavage.

Donc, pour 25 millions d’esclaves livrés au marché, nous avons environ 120 millions de morts.

Et bien entendu, il n’est plus secret que l’Islam dirigeait (et dirige toujours d’ailleurs) le commerce des esclaves en Afrique. Les récentes publications sur les marchés aux esclaves d’Irak ne sont que la dernière manifestation d’un phénomène inscrit dans le coran.

Les chrétiens

Le nombre de chrétiens massacrés par l’Islam est estimé 9 millions [David B. Barrett, Todd M. Johnson, Tendances Chrétiennes du Monde AD 30 –AD 2200, William Carey Library, 2001, p. 230, tableau 4-10].

L’estimation approximative de Raphael Moore dans son livre Histoire de l’Asie Mineure est que 50 millions de chrétiens sont morts dans les guerres menées par le djihad (serfes.org)

Ainsi, en comptant le million de chrétiens africains tués au 20e siècle, nous avons :

  • 59 millions de chrétiens tués en Asie Mineure
  • 80 millions de chrétiens tués par des musulmans pendant 500 ans dans les Balkans, en Hongrie, en Ukraine et en Russie.

Hindous

Koenard Elst dans son ouvrage sur le négationnisme en Inde donne une estimation de 80 millions d’hindous tués par les djihadistes en Inde. (Koenard Elst, négationnisme en Inde, Voice of India, New Delhi, 2002, p. 34.)

L’Inde est aujourd’hui la moitié de la taille de l’Inde ancienne, en raison précisément du djihad. Les montagnes près de l’Inde, qui s’appellent Hindu Kouch, signifient le «bûcher funèbre des Hindous» (voir dreuz.infoHindi Kouch).

[Mise à jour : Selon des rapports de 1899, notamment une déclaration faite par le chef religieux indien Swami Vivekananda citant l’historien musulman Firistha, les musulmans ont massacré plus de 400 millions d’hindous pendant le règle musulman de 800 ans, ramenant la population de 600 à 200 millions. Firishta a écrit le Tarikh-i Firishta et le Gulshan-i Ibrahim. Si les musulmans ont effectivement abattu plus de 400 millions de personnes en Inde, le génocide musulman dans le monde dépasserait 890 millions de victimes.

«Lorsque les Mahométans vinrent pour la première fois, on nous a dit– je pense, selon l’autorité de Ferishta, l’historien musulman le plus âgé– que nous étions six cents millions d’hindous. Nous sommes maintenant environ deux cents millions. » (Interview de Swami Vivekananda, publiée dans Prabuddha Bharat. Avril 1899 et compilée sous la rubrique «Sur les limites de l’hindouisme».)

Bouddhistes

Les bouddhistes ne suivent pas l’histoire des guerres. Gardez à l’esprit que dans le jihad, seuls les chrétiens et les juifs étaient autorisés à survivre en tant que dhimmis (serviteurs de l’islam) ; tous les autres devaient se convertir ou mourir.

Le jihad a tué les bouddhistes en Turquie, en Afghanistan, le long de la Route de la Soieet en Inde.

Le total est d’environ 10 millions. [David B. Barrett, Todd M. Johnson, Tendances Chrétiennes du Monde 30 ap. J.-C. 2200, Bibliothèque William Carey, 2001, p. 230, tableau 4-1.]

Les Juifs

Assez curieusement, l’islam n’a pas tué assez de juifs dans son jihad pour affecter de manière significative les totaux du génocide. Le jihad des juifs, en Arabie, a été efficace à 100%, mais les victimes se comptaient en milliers, pas en millions.

Après cela, les juifs se soumirent et devinrent dhimmis (serviteurs et citoyens de seconde classe) de l’Islam et n’avaient plus de pouvoir politique.

Données manquantes

  • Perses. Les musulmans ont envahi et occupé la Perse qui était pacifique, qui était disciple de Zorohaustra. Le nombre de morts n’est pas encore connu.
  • Chrétiens du Moyen-Orient.
  • Chinois pendant les invasions mongul.
  • Les musulmans ont massacré 11 millions de musulmans depuis 1948, en plus des 669 millions de non-musulmans qu’ils ont assassinés au cours des siècles. Combien de musulmans ont-ils assassinés pendant plus de 1400 ans, nous l’ignorons encore.

Conclusion

670 millions de morts, c’est plus que Staline, Hitler, Mao, Pol Pot, Idi Amin, les croisades, l’inquisition, et la guerre de 100 ans réunis. C’est plus que les génocides socialistes du 20e siècle. Et le plus terrible, c’est que ça ne s’arrête pas ! Il ne se passe pas un jour de l’année sans que des personnes soient tuées au nom de l’islam.

En fait, aucune idéologie n’a été aussi génocidaire que l’islam.

Aucune idéologie n’a été si sanguinaire depuis si longtemps, depuis des siècles.

Et aucune idéologie n’a jamais été aussi hostile à la liberté, à la femme, et aux droits de l’homme.

Il serait temps que ça s’arrête. Pour de bon. Mais ça ne s’arrêtera pas. C’est le plus grand danger pour l’homme mais les écologistes préfèrent s’intéresser au danger climatique pour l’homme. C’est le système le plus meurtrier mais les médias préfèrent montrer du doigt les néo-nazis et suprémacistes blancs, qui représentent une microscopique minorité.

C’est la religion du génocide alors on dit d’elle que c’est la religion d’amour, de tolérance et de paix.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Prescilla Stofmacher pour Dreuz.info.

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Berlin : l’Eglise évangélique interdira les personnes politiquement trop à droite de ses conseils d’administration

Dans l’Église évangélique de Berlin-Brandebourg, les convictions politiques seront examinées à l’avenir. Les congrégations sont appelées à ne pas élire à leur conseil d’administration des personnes qui sont politiquement trop à droite.

A cet effet, la direction de l’Eglise a publié un « Manuel pour les conseils paroissiaux ». Il décrit les « critères d’exclusion de la direction d’une paroisse ».

Selon ces critères, les membres d’une congrégation ne peuvent pas être élus au conseil de leur congrégation s’ils soutiennent « des partis ou des organisations qui poursuivent des objectifs « anti-humains ».

Qui sont ces partis ou organisations qui poursuivent des « buts anti-humains » ? Dans son manuel, la direction de l’Eglise cite des groupes dissidents d’extrême droite comme le NPD, le Reichsbürger ou l’Identitäre Bewegung d’une part, mais aussi l’AfD et les « initiatives anti-asile » d’autre part.

En principe, les partisans des groupes d’extrême droite ne devraient pas du tout être admis au conseil paroissial. Dans le cas des membres de l’AfD,  » l’éligibilité doit être examinée au cas par cas ». Les membres d’initiatives qui sont opposées à « l’accueil des réfugiés » doivent également être soumis à un examen.

[…]

Dans le manuel, seuls les partis ou organisations d’extrême droite ou de droite sont explicitement nommés, mais pas les groupes et associations d’extrême gauche ou de gauche. Ceci est étonnant, car un grand nombre de ces groupes sont prêts à recourir à la violence et sont donc « hostiles aux gens ».

Les dirigeants de l’Eglise ont-ils oublié le spectre de l’extrême gauche ? C’est difficilement possible, car dans une ville comme Berlin, la violence de la gauche est au premier plan.

[…]

(Traduction Fdesouche)

Bz-berlin.de

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L’élue islamiste au Congrès Ilhan Omar, l’antisémite intouchable des journalistes

« Quand les gens voient ma haine des juifs, il me suffit de les accuser d’être racistes parce que je suis noire, misogynes parce que je suis une femme, et islamophobes parce que je suis musulmane : je suis intouchable ».

Omar n’a pas prononcé ces paroles dans cet ordre, mais ses différentes interventions mises bout à bout disent exactement cela. Récemment, après avoir tenu des propos antisémites où elle reprenait ce vieux cliché que les juifs tiennent le monde par l’argent, propos qui ont été condamnés par un Congrès unanime, elle a déclaré qu’elle « craint que les gens la considèrent antisémite parce qu’elle est musulmane ». Non. Les gens la considèrent antisémite parce qu’elle tient des propos antisémites.

Mais les médias – la gauche – sont très hypocrites. Elle n’a malgré ses beaux discours, rien contre le racisme, ni contre l’antisémitisme. Les médias considèrent Omar comme irréprochable, parce qu’ils défendent cette politique identitaire qui permet d’être raciste et antisémite en toute impunité à condition d’être Noir aux Etats-Unis, musulman en France.

Je pourrais d’ailleurs facilement soutenir dans un débat contradictoire que les journalistes sont les vrais racistes, car s’ils acceptent le racisme d’un Noir et l’antisémitisme d’un musulman, c’est qu’ils les considèrent comme trop inférieurs pour que leur soient appliquées les mêmes exigences morales qu’aux Blancs.

De ce côté de l’Atlantique, le nazi noir Farrakhan, chouchou de la gauche, en est la quintessence. Chez vous, les mairies communistes qui lundi élèvent un tueur de juifs au rang de citoyen d’honneur et mardi manifestent contre l’antisémitisme en sont le pendant.

Après s’être excusée et d’avoir expliqué qu’elle ressent de la peine si ses propos ont été intolérants, l’hypocrisie d’Omar a vite refait surface.

Elle a remis ça à New York le 28 février dernier et déclaré :

« Je veux parler de l’influence politique dans ce pays qui dit qu’il n’y a pas de mal à faire pression pour l’allégeance à un pays étranger [Israël] ».

Washington Examiner

Et vlan ! Ilhan Omar remet ça. L’affaire Dreyfus en 2019 à New York, la double allégeance du juif, le traître.

Dans une lettre publiée par le Pioneer Press quotidien de St Paul, Maxine Baker, un lecteur qui regrette d’avoir voté pour Omar, et demandant même sa démission, écrit :

« J’ai voté pour Ilhan Omar. Je suis désolé de l’avoir fait.

J’espérais que ce serait une bonne chose, compte tenu de l’importance de la population somalienne du Minnesota.

Etre élue au Congrès des Etats-Unis est un tel honneur, elle aurait pu faire beaucoup pour promouvoir les relations entre les Somaliens et les autres immigrants. Mais faire des remarques antisémites sur nos alliés juifs est dégoûtant. »

Twin Cities

Dan Shapiro, ancien ambassadeur d’Obama

Dans Shapiro en a gros sur la patate avec les salades d’Omar. Il dénonce sans tendresse sa longue marche antisémite (1)

  1. Les commentaires scandaleux de @IlhanMN, qui assimilent le soutien des politiciens à Israël à l’argent juif américain, sont un vil cliché antisémite. Ils doivent être condamnés par tous les députés de notre parti.
  2. Certains d’entre nous sont restés inconfortablement silencieux après sa volte-face BDS et d’autres remarques offensantes, parce que nous étions conscients des efforts déployés pour travailler avec elle : par des collègues, des chefs de parti, sa communauté juive locale du Minnesota. Elle leur a indiqué qu’elle avait d’autres priorités en matière de politiques, et non les questions d’Israël/ Palestine.
  3. Mais ces efforts ont échoué. Son soutien à BDS est apparemment son essence même : blâmer Israël seul pour le conflit, absoudre les Palestiniens de toute responsabilité, délégitimer l’existence même d’Israël, accuser ses partisans de motifs superficiels de manipulation par l’argent juif.
  4. Son approche indique qu’elle ne veut pas être une bâtisseuse de consensus ou comprendre les points de vue des autres. Elle veut pousser son point de vue extrémiste, embarrassant ses collègues Démocrates auxquels on demande inévitablement de répondre. Elle s’est créé un paratonnerre. Ça va l’isoler. Et ça devrait.
  5. Il y a beaucoup de place pour les divergences de vues sur la politique israélienne, l’expansion des colonies, l’éloignement de la solution à deux États, etc. La critique des actions d’Israël n’est pas, par définition, anti-Israélienne ou antisémite. Il devrait également tenir compte des préoccupations légitimes d’Israël en matière de sécurité et des nombreuses menaces qui pèsent sur lui.
  6. Soutenir les aspirations légitimes des Palestiniens au statut d’État et la sympathie pour leurs difficultés actuelles sont des aspirations courantes et tout à fait raisonnables. Toute évaluation honnête tiendrait également compte de la responsabilité de leurs dirigeants en matière de terreur, d’incitation et de rejet de toute légitimité d’Israël.
  7. Omar a de nombreux collègues qui ont modelé la façon de trouver cet équilibre depuis des années : soutenir la sécurité et la légitimité d’Israël, soutenir deux États pour deux peuples, critiquer chaque partie lorsque cela est justifié, différer avec l’approche de Trump qui aide à enraciner le conflit.
  8. Si elle était venue à Washington, si elle avait manifesté de la sympathie et de l’empathie pour les Israéliens et les Palestiniens, si elle avait appris à attribuer des responsabilités de manière appropriée aux deux parties, si elle avait considéré la totalité des intérêts américains dans la région, si elle avait peut-être fait un voyage pour apprendre, elle aurait pu exercer une réelle influence.
  9. Elle aurait pu éviter de délégitimer ceux qui ne sont pas d’accord avec elle comme étant sous l’emprise des contributions électorales, au lieu d’agir selon leurs propres croyances et celles de leurs électeurs. Si elle l’avait fait, elle aurait aussi pu éduquer beaucoup de gens à tenir compte d’opinions qu’ils n’ont peut-être pas.
  10. Maintenant, au lieu de cela, elle aura beaucoup de Washington, beaucoup de membres de son propre parti, beaucoup de membres de la communauté juive, beaucoup d’autres qui se retourneront contre elle. C’est ce qu’elle a fait. C’est ce qu’elle a choisi. Elle avait peu d’influence sur les positions du parti Démocrate en Israël/Palestine auparavant. Heureusement, maintenant, elle en aura encore moins.
  11. Personne n’essaie de la faire taire. Elle peut défendre toutes les politiques qu’elle veut. Et si elle veut bien m’écouter, on devrait garder la porte ouverte. Entre-temps, ceux qui ne sont pas du tout d’accord avec ses opinions et qui les trouvent mal informées, offensantes et même antisémites doivent aussi s’exprimer. Nous devons le faire. Fin.

Conclusion

Avec son pedigree, je ne serais pas surpris qu’elle soit nommée citoyenne d’honneur d’une ville communiste française. Ils adorent les antisémites, les tueurs de juifs, les terroristes qui tuent des Israéliens.

Omar est devenue un désastre en quelques mois à peine, et non le candidat de l’espoir du Minnesota qu’elle espérait représenter, ajoute le lecteur sur Pioneer Press.

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Chaque immigré touche 426 euros par mois

C’est Libération qui l’écrit :

On peut comprendre «migrant» par demandeur d’asile. Un demandeur d’asile peut toucher pendant la période d’instruction de son dossier l’allocation au demandeur d’asile (ADA). Celle-ci s’élève pour une personne seule à 6,80 € par jour, à quoi peuvent s’ajouter 7,40€ si aucune place d’hébergement n’a été proposée. Soit un total de 14,20€ par jour, équivalent à 426€ par mois. A noter qu’il ne s’agit en rien d’un exception française, mais d’une obligation fixée par des textes internationaux et européens.

A titre de comparaison, c’est presque autant que le SMIC polonais : 453,48 euros (pour 1 salarié qui travaille).

Dans le même genre, l’Algérien Kamel Daoudi, condamné pour terrorisme et déchu de sa nationalité française, ne peut pas être extradé vers son pays d’origine depuis plus de dix ans car la CEDH n’y a pas autorisé Paris. Il est pourtant interdit de territoire français depuis 2006. L’État français paye son hôtel et ses repas.

L’individu, qui est le plus ancien assigné à résidence en France, a été transféré de sa chambre d’hôtel de Saint-Jean d’Angély à Aurillac, dans le Cantal. Le maire de la ville Pierre Mathonier a par la suite demandé des explications au ministère de l’Intérieur, déplorant le fait qu’il n’avait pas été consulté et constatant «une anxiété compréhensible» de la population locale.

Soupçonné d’avoir préparé un attentat contre l’ambassade états-unienne à Paris, Kamel Daoudi a été condamné en 2005 à six ans de prison ferme pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Depuis sa sortie de prison en 2008, Daoudi se trouve assigné à résidence. Il pointe trois fois par jour à la gendarmerie locale et doit respecter un couvre-feu. En revanche, c’est l’État français qui paie depuis plus d’une décennie ses nuitées d’hôtel, dîners et petits-déjeuners.

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Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale

Une alliance interconfessionnelle historique a été signée lundi au Moyen-Orient, et les principaux médias américains ont été presque totalement silencieux à ce sujet.

Cheikh Ahmed al-Tayeb est considéré comme le plus important imam de l’islam sunnite et il est arrivé à la cérémonie de signature à Abou Dhabi avec le pape François « main dans la main, symbole de la fraternité interconfessionnelle ».

Il ne s’agissait pas simplement d’une cérémonie entre catholiques et musulmans. Selon une source d’information britannique, la signature de cette alliance aurait été faite « devant un public mondial de chefs religieux du christianisme, de l’islam, du judaïsme et d’autres religions »…

Le pape François souriant lors de son arrivée à l’aéroport international d’Abou Dhabi, dans la capitale des Emirats arabes unis, le 3 février 2019. ANDREW MEDICHINI / AFP

Le pape François souriant lors de son arrivée à l’aéroport international d’Abou Dhabi, dans la capitale des Emirats arabes unis, le 3 février 2019. ANDREW MEDICHINI / AFP

Le pape et le grand imam d’Al Azhar ont signé une déclaration historique de fraternité, appelant à la paix entre les nations, les religions et les races devant un public mondial de responsables religieux issus du christianisme, de l’islam, du judaïsme et d’autres religions.

Le pape François, leader des catholiques dans le monde, et Cheikh Ahmed al-Tayeb, dirigeant du plus prestigieux centre d’enseignement de l’islam sunnite, sont arrivés à la cérémonie à Abou Dhabi sous le signe de la fraternité interconfessionnelle.

1 Thessaloniciens 5:3

Quand les hommes diront : Paix et sûreté !

alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point.

Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale

En d’autres termes, toutes les religions du monde étaient représentées dans ce rassemblement.

Selon le site officiel du Vatican, la rédaction de ce document a nécessité une énorme préparation, qui encourage les croyants de toutes les religions à « se serrer la main, s’embrasser et même prier » les uns avec les autres…

Matthieu 10:34

Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

Hébreux 4:12

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du coeur.

2 Corinthiens 6:16-17

Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.

Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale
Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale
Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale

Le document, signé par le pape François et le grand imam d’Al Azhar, Ahmed el-Tayeb, a été préparé « avec beaucoup de réflexion et de prière« , a déclaré le pape.

Le seul grand danger à ce moment-là, a-t-il poursuivi, est « destruction, guerre, haine entre nous». « Si nous, croyants, ne sommes pas capables de nous serrer la main, de nous embrasser et même de prier, notre foi sera vaincue »

Le pape a expliqué que le document « est né de la foi en Dieu qui est le Père de tous et le Père de la paix; il condamne toute destruction, tout terrorisme, depuis le premier terrorisme de l’histoire, celui de Caïn. »

Ce document parle beaucoup de la paix, mais il va bien au-delà du simple plaidoyer en faveur de la paix.

À maintes reprises, le mot «Dieu» est utilisé pour identifier simultanément Allah et le Dieu du christianisme. Voici un exemple…

Nous, qui croyons en Dieu et en la rencontre finale avec lui par son jugement, sur la base de notre responsabilité religieuse et morale et par le biais de ce document, nous nous adressons à nous-mêmes, aux dirigeants du monde ainsi qu’aux architectes de la politique internationale et l’économie mondiale, à travailler sans relâche à la propagation de la culture de la tolérance et du vivre ensemble en paix; d’intervenir dès que possible pour mettre fin au sang innocent et mettre fin aux guerres, aux conflits, à la dégradation de l’environnement et au déclin moral et culturel que connaît actuellement le monde.

Le document déclare avec assurance que « la diversité des religions » que nous voyons dans le monde était « voulue par Dieu »…

La liberté est un droit chaque individu : chaque personne jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et la diversité des religions, des couleurs, de sexe, de race et de langue sont voulus par Dieu, dans sa sagesse, à travers laquelle il a créé l’homme. Cette sagesse divine est la source d’où découlent le droit à la liberté de croyance, et la liberté d’être différent. Par conséquent, le fait que les gens soient forcés d’adhérer à une religion ou à une culture donnée doit être rejeté, tout comme l’imposition d’un mode de vie culturel que d’autres n’acceptent pas

Ésaïe 52:11

Partez, partez, sortez de là! Ne touchez rien d’impur! Sortez du milieu d’elle! Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l’Éternel!

Jérémie 51:45

Sortez du milieu d’elle, mon peuple, Et que chacun sauve sa vie, En échappant à la colère ardente de l’Éternel!

Exode 34:15

Garde-toi de faire alliance avec les habitants du pays, de peur que, se prostituant à leurs dieux et leur offrant des sacrifices, ils ne t’invitent, et que tu ne manges de leurs victimes

2 Corinthiens 6:17

C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.

Apocalypse 18:4

Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux.

Cela signifie que c’est la volonté de Dieu qu’il existe des centaines de religions différentes dans le monde et qu’elles sont toutes acceptables à ses yeux.

Nous savons que les élites veulent une religion unique au monde, mais il est absolument renversant de voir les principaux dignitaires du catholicisme et de l’islam faire une telle poussée publique.

La Bible a prophétisé sur cette « fausse paix » et l’établissement d’une religion unique et obligatoire qui conduira le monde entier à adorer non pas Dieu, mais la Bête.

Aujourd’hui, jour et nuit, ils travaillent dans tous les domaines de la société, des lois, de l’économie et des religions, pour réunir de gré ou de force (par la loi) l’humanité, sous les mêmes valeurs et la pensée unique. Comme avec la Tour de Babel, cela se produira au détriment des valeurs et de la morale biblique !

Car les Hommes ne s’unissent pas pour adorer Dieu, mais pour assouvir leurs propres convoitises en mettant l’Homme et non Dieu, au centre de l’existence (ce qu’on appelle Humanisme).

Romains 12:2

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Le pape et l’imam le plus important de l’islam viennent de signer une alliance qui nous rapproche de plus en plus d’une religion mondiale

Première tentative de religion unique contre Dieu : interrompue

Genèse 11:6

Et l’Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté.

Seconde tentative : elle aboutira (mais ne durera qu’un temps)

Apocalypse 13:15

Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués.

Avec les informations de :

Endoftheamericandream

LaCroix

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Cette gauche frappée de daltonisme politique

Ils ont dit stop ! Ils ont dit non à l’antisémitisme ! Non au retour des années 30 ! Ils ont piétiné sur la place de la République qui leur rappelle tant de bons souvenirs.

Les socialistes et toutes les associations antiracistes ont battu le pavé comme à leurs plus belles heures. Ils ont évoqué leurs souvenirs en commun. Ils ont frotté leurs belles âmes les unes contre les autres. L’antisémitisme, c’est leur truc ! Comme l’antiracisme.

Comme toutes les causes humanistes qu’ils manient avec l’expérience des vieux loups de mer. Ils ne se rendent même pas compte que leur indignation est devenue un sujet de détestation, voire de franche rigolade. Nietzsche disait jadis : « Il n’y a pas plus menteur qu’un homme indigné. »

Et beaucoup de Français l’ont désormais compris. La gauche antiraciste continue de chercher les chemises brunes et ne voit pas les foulards verts. Ce daltonisme politique serait risible s’il n’était tragique.

Les antisémites d’aujourd’hui ne trouvent pas leur inspiration dans Maurras mais dans le Coran. Ceux qui, depuis des années, ont tué des Juifs dans les rues de Paris ou de Toulouse n’ont pas crié « Heil Hitler ! », mais « Allah Akbar ! ».

L’antisémitisme français traditionnel peut encore survivre à l’état individuel ; il n’est plus un phénomène politique depuis 1945. C’est la Seine-Saint-Denis islamisée que les Juifs quittent en masse, pas le XVIe arrondissement de Paris. L’antijudaïsme catholique a été démantelé par Vatican II. En revanche, des dizaines d’églises sont, depuis des mois, profanées, saccagées, voire brûlées. On aimerait que la police découvre les coupables…

Il y a aujourd’hui une alliance politique entre l’extrême gauche, qui cherche dans les banlieues des troupes pour lutter contre l’Etat et le capitalisme, et les Frères musulmans, qui cherchent une alliance avec des Français pour islamiser la France. Dans leur stratégie, les Juifs sont des ennemis parce qu’ils sont capitalistes et sionistes ; et les catholiques aussi, parce que ce sont des conservateurs et des croisés.
La gauche, à part quelques individualités iconoclastes, n’ose pas regarder cette réalité en face. Elle forme depuis des années le camp du déni, continue de prétendre que l’immigration est « une chance pour la France », que l’islam est « une religion de paix et d’amour » sans vouloir comprendre que le terreau de l’antisémitisme se trouve là. Et la droite s’est depuis longtemps soumise idéologiquement à la gauche.
Quant aux « gilets jaunes », ils ont payé très cher leur désorganisation. Ils ont été noyautés, puis submergés par des forces militantes mieux organisées et plus déterminées.

Le gouvernement est trop content de leur mettre sur le dos les violences des black block et, désormais, l’antisémitisme vociférant des salafistes et des islamo-gauchistes.

De son côté, la France insoumise tangue, à l’instar de son chef Jean-Luc Mélenchon, entre vieux réflexes de patriotisme républicain et nouvelles tentations islamo-gauchistes.

Le paysage politique est complètement nouveau et terrifiant : c’est pour cette raison que la gauche préfère évoquer entre soi le bon vieux temps.
Paru dans Le Figaro Magazine, 22 février 2019

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Le Juif Jésus (Yeshua) des évangiles n’est pas le Jésus (Issa) du Coran et des Hadiths ! (1ère partie)

A l’époque du multiculturel et du politiquement correct, il est devenu banal d’entendre affirmer, au nom de la « tolérance », que le christianisme et l’islam, l’un autant que l’autre, vénèrent Jésus!

Qu’il soit appelé Jésus ou Issa ne serait qu’un détail sans conséquence, puisqu’il appartiendrait de droit aux deux religions…

Dans la même perspective, sous l’influence de Massignon et de ses émules, l’appellation de civilisation « abrahamique« , a remplacé ce que précédemment on nommait civilisation judéo-chrétienne! Les journalistes se réfèrent maintenant aux « trois monothéismes« , ce qui permet, au passage, de placer l’islam au même niveau que le judaïsme et le christianisme, laissant croire que la religion de Mahomet (Mohamed) appartient à l’héritage biblique…

Des commentateurs chrétiens n’hésitent pas (par ignorance) à reprendre à leur compte l’expression pourtant spécifiquement islamique de « religions du Livre« , qui désigne juifs et chrétiens considérés avec condescendance par l’ultime « révélation coranique ». Alors qu’en fait ni le judaïsme ni le christianisme ne sont une religion du livre, et que seul l’islam donne littéralement au livre du Coran un statut aussi central et sacralisé. Allah incarné dans un livre qui ignore l’historicité et qui – incréé –  serait hors du temps.

 Toutes ces expressions  malencontreuses reflètent une idéologie qui gagne chaque jour du terrain dans les médias et les mentalités, traduisant surtout l’irruption de l’islam en ce début de troisième millénaire. Actualisation du hadith: « l’islam domine, mais n’est pas dominé

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Quelle est la logique de ce processus?

 L’islam se perçoit comme la religion primordiale. Pour lui, le judaïsme et le christianisme n’en sont que des développements accessoires, et périmés. Les musulmans et eux seuls forment « la meilleure communauté au monde« (3.110)

Car pour le Coran, Abraham (Ibrahim) est le prototype radical du monothéiste, soumis à Allah (3.66), le hânif. Les musulmans et eux seuls sont donc les vrais représentants de cette foi fondamentale d’Abraham dans le monde d’aujourd’hui!

Or la religion de l’Abraham biblique et celle de l’Abraham coranique n’ont pas grand chose de commun. La ressemblance est purement formelle. Si l’Abraham de la Bible est le premier maillon vivant d’une chaîne historique de croyants en la promesse de Dieu, l’Abraham du Coran est un prophète qui proclame une foi intemporelle et abstraite en l’unicité d’Allah. L’Abraham biblique renonce à sacrifier son fils Isaac, (Ismaël, dans le Coran) car le « Dieu des vivants » a en horreur les sacrifices humains.

Mais la relation à Dieu sous forme d’alliance, c’est à direde réciprocitévivante etconfiante, si fondamentale chez les juifs et les chrétiens, est absente dans l’islam. L’Abraham du Coran est le premier « soumis » de toute une série de personnages, Adam, Noé, Jésus, etc. Les prophètes du Premier Testament manquent à l’appel, car le sens du mot « prophète » (nabi en hébreu, rasûl en arabe) n’est pas le même en islam.

Le musulman ISSA (=Jésus?)…

Deux sources décrivent le personnage d’Issa, Jésus musulman : le Coran et les Hadith, les deux ayant autorité  et constituant la sunna, la tradition islamique.

Le Coran donne un bref aperçu de sa vie, tandis que les Hadith (collection de dits du prophète Mohamed) précisent son rôle dans la compréhension islamique des temps à venir.

ISSA dans le Coran:

Selon les sourates qui parlent de lui, Issa est un prophète de l’islam parmi d’autres, mais dont l’envergure est particulière. Son message est purement islamique, en relation avec Allah (3.84). Comme tous les prophètes avant lui, et comme Mohamed après lui, Issa n’a pour seul but que de donner la loide l’islam, et de ce fait, ses disciples appelés chrétiens devraient s’en remettre à cette seule loi (3.50; 5.48) car, au départ, ils étaient naturellement soumis à Allah en affirmant: « nous sommes croyants« , en d’autres termes: « nous sommes musulmans » (5.111).

Les Livres

Comme tous les prophètes de l’islam avant lui, Issa a reçu sa révélation de l’islam sous la forme d’un livre (6.90), appelé injil , (déformation de: évangile). La Torah était le livre d’Abraham, (!) et le Zabour (psaumes) était le livre de Daoud (David).

C’est pourquoi les juifs et les chrétiens sont appelés les « gens du livre« . (ahl al kitab) Mais la seule religion révélée dans tous ces livres, c’est l’islam (3.18).

La révélation donnée à Issa confirme les prophètes qui l’ont précédé (3.49, 84; 5.46; 61.6). Mohamed lui-même, « sceau des prophètes« , a authentifié toutes les révélations antérieures, celle d’Issa incluse (4.47). C’est la raison pour laquelle les musulmans doivent croire dans la révélation que Issa a reçue (1.136) tout en sachant que son livre, injil, a été détourné de sa forme originelle par ses adeptes, et que, de nos jours, seul le Coran est le guide sûr pour accéder à l’enseignement d’Issa!

La biographie coranique de Issa

Selon le Coran, Issa était « Messie« . Il était sous l’influence du Saint Esprit (2.87; 5.110). Il est également présenté comme parole d’Allah (4.171).

La mère de Issa, Mariam, était la fille d’Imram (3.34,35) (cf le Amram de l’Exode) et la sœur d’Aaron et de Moïse (19.28). Elle avait été adoptée par Zakariah (père de Jean-Baptiste) (3.36). Toujours vierge, Mariam donna naissance à Issa, seule dans un lieu désert, non pas à Bethlehem de Judée, mais sous le palmier dattier (19.22s) d’une oasis.

Issa se mit à parler, encore bébé, dans son berceau (3.46; 5.110; 19.30). Il réalisa de nombreux prodiges, comme d’insuffler la vie à des oiseaux d’argile, de guérir les aveugles et les lépreux, de relever des morts (3.49; 5.111). Mais surtout, il annonça la venue de Mohamed (61.6).

Issa n’est pas mort sur une croix

Le Coran rectifie les messages qui l’ont précédé, car « les chrétiens et les juifs ont corrompu leurs Ecritures » (3.74-77; 113). Bien que les chrétiens croient que Jésus est mort en croix, il ne fut en réalité ni tué ni crucifié, et ceux qui affirment la crucifixion sont des menteurs (4.157).

Issa n’est jamais mort, mais a connu une ascension auprès d’Allah (4.158). C’est pourquoi, au jour de la résurrection, Issa en personne portera un témoignage d’accusation contre les juifs et les chrétiens qui ont cru à sa mort en croix (4.159).

Les vrais chrétiens devraient accepter l’islam

De la part des chrétiens et des juifs, il est impardonnable d’ignorer le fait que Mohamed a transmis le Coran comme claire évidence de la révélation d’Allah (98.1). Mohamed était même le cadeau d’Allah aux chrétiens, venu corriger leur mauvaise interprétation et leur déviance. Ils devraient donc accepter Mohamed comme messager d’Allah, et le Coran comme la révélation finale! (5.15; 57.28; 4.47).

Les « vrais » chrétiens étant par définition incapables d’aimer les ennemis de Mohamed (58.22), de ce fait, quiconque s’oppose au message de Mohamed ne peut pas être un vrai chrétien.

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Les chrétiens qui refusent ou acceptent l’islam

Quelques juifs et chrétiens sont de vrais croyants, car ils acceptent l’islam, ne parlent ni n’agissent en sa défaveur; mais la plupart, indifférents ou hostiles, sont des transgresseurs (3.109) qui seront châtiés, puisque ceux qui refusent de reconnaître la mission de Mohamed iront en enfer (98.6).

Pour le Coran, il est clair que les musulmans ne devraient « jamais prendre pour amis des juifs ou des chrétiens » (5.51). Ils doivent plutôt les combattre jusqu’à ce qu’ils se soumettent, payent la taxe de dhimmi, et soient humiliés (9.29).

Des centaines de versets coraniques sont de fait consacrés au « jihad dans le sentier d’Allah » (= guerre armée contre les infidèles). On trouve dans ce livre « sacré »  plus fréquemment les termes de combattre et de tuer que le mot prier.

Il existe un Livre du Jihad dans toutes les collections de Hadith, ce quiprouve la centralité de ce thème combattant, assimilé à un 6ème pilier de l’islam pour tout un courant historique.

Les croyances des chrétiens

Il est expressément demandé aux chrétiens de ne pas croire que Issa est le Fils de Dieu. La paternité étant perçue sur le plan purement biologique, la transcendante majesté d’Allah est évidemment incompatible avec le fait d’avoir un « fils » (4.172; 25.2).

Issa n’était simplement qu’une créature humaine, et un serviteur d’Allah. (4.172; 3.59).

Le Coran accuse les chrétiens de blasphémer, parce qu’ils croient en une famille de dieux: Dieu le Père, Marie la mère, et Issa le Fils… Pourtant Issa a rejeté cet enseignement (5.116). La doctrine de la trinité est une mécréance, et une destinée douloureuse attend inévitablement ceux qui y adhèrent (5.73) car le blasphème mérite les plus sévères sanctions. Les « associateurs » auront un châtiment particulièrement sévère en raison de cette impiété impardonnable aux yeux de l’islam (shirk).

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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«Vladimir Poutine est le nouveau de Gaulle», selon Morad El Hattab

Le dernier opus de l’écrivain et conseiller en investissement stratégique Morad El Hattab est consacré au Président russe. Avec «Vladimir Poutine, le nouveau de Gaulle», l’essayiste nous fait part des similitudes qu’il a trouvées entre les politiques des deux chefs d’État, ainsi que dans l’Histoire de leurs pays. Entretien.

«Afin que le peuple russe comprenne bien notre message ici, en prenant cette analogie avec l’Histoire de France, il convient de garder à l’esprit pourquoi la Russie fut à ce point ciblée dans l’Histoire, et l’est toujours aujourd’hui: parce que la Russie a toujours été une menace du même type que la France du point de vue des intérêts anglo-américains, mais une menace potentiellement plus grande par sa taille, ses ressources et sa situation géopolitique.»

Morad El Hattab, conseiller en investissement stratégique et auteur de plusieurs ouvrages sur la géopolitique ou l’économie a croisé les trajectoires historiques française et russe.

Dans «Vladimir Poutine, le nouveau de Gaulle» (éditions Perspectives libres), le lauréat du Prix Littéraire pour la Paix et la Tolérance s’est intéressé aux politiques menées par les deux hommes.

Mais comment rapprocher deux individus que des décennies séparent? Morad El Hattab leur trouve des points communs; aussi bien dans l’exercice du pouvoir que dans son contexte.

Entre tentative de refonte du système monétaire international, souverainisme et volonté d’un monde multipolaire, Morad El Hattab dresse un portrait politique croisé des deux hommes et de l’Histoire de leurs pays. Une Histoire qui a aussi vu l’usure du pouvoir les atteindre. Interview.

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«Une politique qui frise le racket» : Moscou s’insurge contre un projet de sanctions américaines

Pour Moscou, le nouveau projet de sanctions contre la Russie présenté au Congrès américain le 13 février répond à une politique commerciale des Etats-Unis qui s’affranchit des règles internationales et «frise le racket».

Le projet de loi présenté le 13 février par les sénateurs républicain Lindsey Graham et démocrate Bob Menendez, intitulé «Loi sur la défense de la sécurité américaine contre l’agression du Kremlin», a suscité une réponse incisive du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

Selon le diplomate, ce projet de loi est fondé sur «une politique commerciale précise, pragmatique et agressive qui n’a rien à voir avec les règles commerciales internationales». «Cette politique frise parfois le racket. Je parle de diverses dispositions du projet de loi visant à perturber des projets d’entreprises russes dans le secteur énergétique, en s’attaquant aux activités des banques russes qui disposent de la participation de l’Etat», a-t-il insisté dans des propos rapportés par l’agence de presse Tass le 14 février.

«Le gouvernement a déjà mis au point et adopté un certain nombre de mesures efficaces pour se prémunir contre de telles « attaques par racket »», a assuré le porte-parole du Kremlin en réponse à une question sur l’impact de ses éventuelles nouvelles sanctions américaines. Dmitri Peskov a par ailleurs souligné que l’économie russe s’était déjà adaptée aux sanctions existantes et avait même réussi à se développer «malgré ces restrictions injustes».

Pour Dmitri Peskov, il est peu probable que cette logique de sanctions américaines prennent fin : «[La Russie] espère le meilleur mais se prépare au pire.» Compte tenu de l’ambiance actuelle à Washington, le porte-parole du Kremlin ne voit toutefois aucun espoir d’«une amélioration des relations [américano-russes] ou, au moins, d’une rémission durable de la maladie russophobe».

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