Victimisation à but lucratif : comment Hapsatou Sy a prémédité son clash avec Eric Zemmour

Info VA. Hapsatou Sy, la chroniqueuse de l’émission les Terriens du Dimanche, a prémédité son clash avec Éric Zemmour avec la complicité de sa maquilleuse. Révélation sur une véritable entreprise de victimisation à but lucratif.

La victimisation, parfois, est un métier, une véritable entreprise de communication à but lucratif.

Depuis quelques jours, Hapsatou Sy, l’une des chroniqueuses de l’émission les Terriens du dimanche, court de plateau en plateau, la larme à l’œil, pour dénoncer la violence d’Éric Zemmour à son encontre. Hier, elle était l’invitée de Laurence Ferrari sur Cnews pour redire que, jamais au grand jamais, elle n’avait subi de sa vie « une telle violence raciste », avant de prendre place en fin de soirée sur BFM TV, pour demander qu’Éric Zemmour soit désormais interdit de télévision.

Quand elle n’est pas sur les plateaux de télévision, d’autres prennent le relai pour la défendre, la plaindre, s’offusquer. Elle n’avait pas attendu cette affaire pour faire la une des magazines. Déjà, en mars 2018, son visage s’affichait en couverture de Management avec ce titre prémonitoire : « Faire parler de soi ». « Les meilleures techniques pour réussir sa com », ajoutait le magazine. Une nouvelle Rosa Parks est née, héroïne télévisuelle de l’anti-zemmourisme.

L’affaire débute dimanche 16 septembre. Éric Zemmour, qui assure la promotion de Destin français, son nouvel ouvrage paru chez Albin Michel, est sur le plateau de Salut les terriens. L’émission a été enregistrée deux jours plus tôt, (Thierry Ardisson a systématiquement recours au montage de ses émissions), avant d’être diffusée le dimanche.

A l’antenne, les téléspectateurs découvrent un Éric Zemmour, qui, fidèle à ses habitudes, fait feu de tout bois et répond avec zèle à ses contradicteurs du jour. Natacha Polony se paie un clash avec son ancien collègue du Figaro. Hapsatou Sy n’est pas la dernière autour de la table  à vouloir tenir tête au polémiste. Pendant leurs échanges qui virent à la passe d’armes, Éric Zemmour affirme à la chroniqueuse de C8 que sa mère « a eu tort de l’appeler par ce prénom » et que plutôt qu’Hapsatou, elle aurait mieux fait de l’appeler Corinne. « Ça vous irait très bien », ajoute le journaliste.

Enregistrement pirate

L’émission est à peine achevée dimanche soir qu’Hapsatou Sy signe un premier tweet : « ce soir @lesterriens, le moment le plus douloureux que j’ai eu à vivre en tv face à un #zemmour hargneux, insultant et agressif envers moi. Toujours très affectée d’ailleurs… », suivi d’un deuxième où elle affirme réfléchir à déposer plainte contre Éric Zemmour et quitter l’émission avant d’affirmer dans un dernier tweet dimanche soir qu’elle possède tous les éléments en sa possession pour étayer ses dires et faire condamner Éric Zemmour. La machine est lancée. Elle ne s’arrêtera pas. 

Lundi 17 septembre, après que les producteurs de l’émission ont diffusé dans la matinée, un premier communiqué pour expliquer les raisons qui les avaient conduits, sur instruction du service juridique de C8, à ne pas diffuser l’intégralité des échanges entre Éric Zemmour et la chroniqueuse de la chaîne, Hapsatou Sy prend la liberté de diffuser sur son compte Instagram des extraits de leurs clashs.

On peut notamment y voir l’essayiste déclarer que le prénom Hapsatou est une « insulte à la France ». La vidéo est de piètre qualité. Il ne s’agit en aucune manière des rushs de l’émission, qu’un membre de la production aurait délibérément transmis à l’animatrice, mais d’un enregistrement pirate effectué depuis une loge réservée aux chroniqueurs de l’émission.

Hapsatou Sy qui s’est entourée d’un staff composé d’une coiffeuse, d’une maquilleuse et d’une assistante, ne se déplace jamais sans elles pour enregistrer Salut les terriens. Selon nos informations, les images que l’animatrice a diffusées sur son compte Instagram ont été filmées par la maquilleuse personnelle d’Hapsatou Sy depuis l’écran de la loge réservée à la chroniqueuse de Salut les Terriens.

Ce qui signe sa préméditation. La maquilleuse aurait filmé l’intégralité de l’émission, et disposait donc, dès le jour de l’enregistrement de toutes les pièces à convictions qui lui permettaient d’affirmer dans un tweet dimanche 16 septembre : « il ne gagnera pas cette fois. J’ai tous les éléments en ma possession. Il ne s’en sortira pas indemne. Et pour mes parents et mon identité insultés ce soir, j’irais jusqu’au bout qques soient les conséquences. A bon entendeur ». 

« On s’est habitué à son terrorisme lacrymal »

Elle filmait ensuite, selon les informations que nous avons pu recueillir, la réunion de débriefing de l’émission qui s’est tenue en présence de Thierry Ardisson et de l’ensemble des chroniqueurs de Salut les terriens au cours duquel le producteur demandait à sa chroniqueuse de revenir à la raison et de baisser le ton. Mais de l’aveu d’un participant, lorsque la réunion s’est achevée, tous les participants se sont quittés persuadés que l’incident sur le plateau était clos. A force, « on s’est habitué à son terrorisme lacrymal », lâche l’un d’eux.

 Peu importe à Hapsatou Sy les risques encourus pour la diffusion d’images volées à la production. Elle sait pertinemment que contractuellement, elle se met à la faute et risque d’embarrasser les producteurs de l’émission autant que C8. Mais elle joue sa partition. Certaines des armes dont elle dispose. Sur twitter, le 18 septembre, son ton se fait menaçant à l’égard de Thierry Ardisson. « A ce jeu là, tu vas perdre. Je n’aime pas le mensonge @C8TV. Là, c’est une bombe que je vais lâcher ! je n’ai pas peur. » 

Ce qu’omet de préciser Hapsatou Sy, c’est qu’elle est en proie à de graves difficultés financières. Comme l’a révélé Thierry Ardisson sur le plateau de Jean-Marc Morandini mardi matin, il lui a avancé 6 émissions après que la production de Salut les terriens a reçu des impôts une demande de saisie à la source sur les salaires de Hapsatou Sy.

Mais cette somme gracieusement accordée ne saurait suffire à couvrir la somme que réclame le trésor public à la chroniqueuse de C8 pour ses impayés : 350 000 euros. Aujourd’hui, drapée dans sa posture de victime, Hapsatou Sy semble  prête à l’affrontement avec ses producteurs et sa chaine. Chercherait-elle à monnayer son silence, pour se remettre à flot ?

De la victimisation au chantage, il n’y a qu’un pas.

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Chine : Le pape François lève l’excommunication de huit évêques illégitimes et prépare un accord avec Pékin ; une « trahison » selon un cardinal hong-kongais

Alors que le Vatican vient d’annoncer un prochain accord avec la République populaire de Chine pour la nomination des évêques et de lever l’excommunication de huit évêques illégitimement sacrés avec l’aval du régime, le Cardinal Zen, évêque émérite de Hong-Kong connu pour son opposition au communisme, a affirmé que tout accord avec Pékin constituerait une trahison vis-à-vis des fidèles chinois. Il a demandé la démission du Cardinal Parolin, l’un des artisans de ce rapprochement.

« Il [le card. Parolin] devrait démissionner « , a déclaré Zen à Reuters chez lui, sur une colline boisée de l’île de Hong Kong. « Je ne pense pas qu’il ait la foi. C’est juste un bon diplomate dans un sens très profane et mondain. »

(…)

Alors que le Vatican est par ailleurs engoncé dans un scandale d’abus sexuel qu’il aurait participé à dissimuler aux États-Unis, conduisant même un archevêque à demander la démission du Pape, le Cardinal Zen a estimé que cet accord rendrait l’Église plus vulnérable encore, (…) en « nuisant à sa crédibilité. »

Les quelque 12 millions de catholiques chinois sont divisés entre une Église clandestine qui jure sa loyauté envers le Vatican et l’Association patriotique catholique supervisée par l’État.

Reuters

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Le pape critique les pays de l’Est qui ne veulent pas de migrants

Immigration. Arrivé en Lituanie ce samedi 22 septembre, François a critiqué sans les nommer les pays européens qui refusent d’accueillir les réfugiés.

À peine arrivé en Lituanie ce samedi matin, le pape François a loué  « la tolérance et l’hospitalité » des Lituaniens. Il a également dénoncé ceux qui « expulsent les autres », révèle Le Monde.

Tenus dans un pays de l’Est de l’Europe, les propos du souverain pontife ont sans aucun doute visé les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque est Slovaquie), qui refusent d’accueillir les migrants arrivés massivement ces dernières années en Grèce et en Italie.

« Les voix qui sèment la division »

Dans un discours prononcé devant les autorités lituaniennes, le pape a évoqué « les voix qui sèment la division et l’affrontement », en instrumentalisant l’insécurité ou les conflits, ou « proclament que l’unique manière possible de garantir la sécurité et la survie d’une culture réside dans l’effort pour éliminer, effacer ou expulser les autres ».

A contrario, il a encensé l’attitude des Lituaniens qui selon lui, ont « une parole originale à apporter (…) par le dialogue, par l’ouverture et la compréhension : Accueillir les différences ».

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Allemagne : Les clans arabes font la loi. La police avait décidé de ne pas réagir pour éviter de se faire traiter de xénophobe.

De grandes familles arabes se sont propagées dans toute l’Allemagne et contrôlent des quartiers entiers. Cela est dû aux erreurs des années 80 et 90.
Ils ont crié « Allahu akbar », en accompagnant le cercueil à travers les rues et ont rendu hommage à un individu assassiné, reconnu coupable de vol qualifié, de voies de fait dangereuses, de mauvais traitements, de coercition et d’infractions en matière de drogue.
On estime à 2000 le nombre de membres de grandes familles arabes qui ont assisté aux funérailles cette semaine.
La scène évoquait les obsèques de la mafia, de Chicago dans les années 1930 ou de la bande de Gaza. En réalité, les hommes barbus, tatoués et musclés ont marché à travers Berlin.
Les photos pourraient également provenir de Dortmund, Essen, Brême ou Duisbourg.
Environ 12 grandes familles arabes, comptant chacune des centaines, voire des milliers de membres, se sont répandues dans les villes allemandes.
Ils contrôlent des quartiers entiers, commettent des vols, pratiquent le trafic d’êtres humains et de drogues, pratiquent le racket.
Ils reçoivent généralement une aide sociale, mais possèdent des voitures de luxe, des hôtels, des stations-service, des bars à narguilé et des magasins de paris – et élargissent constamment leur sphère d’influence dans de nouvelles villes et villages.
Bienvenue en automne 2018 dans la République fédérale d’Allemagne.

Alors que les effets de la « culture d’accueil » de 2015 commencent à montrer des signes de ralentissement, les conséquences des erreurs des années 1980 et 1990 sont déjà clairement visibles.
A l’époque, des dizaines de milliers de réfugiés venaient du Liban.

Bien que personne ne sache exactement qui ils étaient, ce qu’ils feraient ici et s’ils avaient été menacés chez eux.
Mais à cette époque déjà, l’Allemagne les a laissés pour la plupart naïvement sans contrôle dans le pays.
« Ils vivent dans des mondes parallèles avec leurs propres règles et lois. »
Une génération plus tard, le résultat de cette politique est évident: les familles arabes nombreuses – qui avaient délibérément abusé de la loi sur l’asile pour amener leurs clans en Allemagne – ont pris le pouvoir dans de nombreuses parties de la ville.
Elles vivent dans des mondes parallèles avec leurs propres règles, valeurs et lois.

Elles méprisent l’Etat allemand.
Elles menacent les policiers.
Et elles se moquent des juges allemands qui prononcent les peines habituelles avec sursis. 

Pendant des mois, le journaliste Olaf Sundermeyer a effectué des recherches dans le milieu pour un documentaire.
Même Sundermeyer – en principe un expert de l’extrémisme de droite – arrive à la conclusion que les autorités ont détourné les yeux pendant des années et ont minimisé.
Dans le talk-show de Markus Lanz, il a récemment déclaré que les renseignements criminels étaient déjà au courant des problèmes à la fin des années 90.
Lors d’une réunion nationale, ils avaient toutefois décidé à l’époque de ne pas lancer une campagne de grande envergure contre les clans arabes, car il aurait fallu procéder à une « attribution ethnique ».
Par crainte d’être considérées comme xénophobes, les autorités allemandes ont permis aux clans criminels de perdurer durant des décennies.

On peut imaginer à quel point ces familles ont dû en rire.

Aujourd’hui, les clans sont si grands, puissants et en connectés qu’ils pourraient difficilement être combattus avec les moyens et les lois existants, déclare Sundermeyer.

En outre, ils recrutent constamment de nouvelles forces parmi les centaines de milliers de migrants qui ont afflué en Allemagne ces dernières années.

Tagesanzeiger.ch

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«Les décorations ne vont pas enlever la souffrance» : la réponse sèche des harkis à Macron

Le chef de l’Etat a annoncé la promotion d’une vingtaine de harkis dans les ordres de la Légion d’honneur. Trop tard et surtout trop peu répliquent les associations qui réclament reconnaissance et réparation financière de la part de l’Etat.

Par un décret du 20 septembre et à quelques jours de la Journée nationale d’hommage qui leur est consacrée, Emmanuel Macron a promu une vingtaine d’anciens combattants harkis et de représentants d’associations de harkis dans les ordres de la Légion d’honneur. Une promotion qui s’inscrit dans le travail de mémoire sur la guerre d’Algérie voulu par le président français, comme en témoigne la récente reconnaissance de la responsabilité de l’Etat dans la disparation du mathématicien communiste, militant de l’indépendance de l’Algérie, Maurice Audin.

Pour Boaza Gazmi, président du Comité national de liaison des harkis (CNLH), cette distinction est loin d’être suffisante et, qui plus est, arrive tardivement. «Aujourd’hui les harkis sont en fin de vie. Il aurait fallu leur donner la Légion d’honneur quand ils avaient fini la guerre» déplore-t-il dans une interview accordée à France Info.

Réparation financière

Surtout, Boaza Gazmi explique que les harkis attendent «une vraie reconnaissance et une vraie réparation» de la part des autorités. «Les décorations, ce n’est pas ce qui va enlever la souffrance des harkis. […] Nous méritons plus qu’une Légion d’honneur.

Nous méritons les pardons de la Nation.» Et dans cette optique, il souhaite qu’Emmanuel Macron mette en place une loi-cadre : «Le terrain lui a été labouré, il ne lui reste plus qu’à semer. S’il veut marquer la page de l’histoire de la nation française, il faut qu’il reconnaisse et qu’il répare. Mais une vraie réparation, financière.»

En juillet dernier, un groupe de travail lancé à l’initiative du chef de l’État avait préconisé de créer un «fonds de réparation et de solidarité» de 40 millions d’euros pour les harkis et leurs enfants. Pourtant ce montant demeure très loin des attentes des associations. A tel point que le ton monte : début septembre, la communauté harkie avait déjà appelé le chef de l’Etat à lui accorder des réparations à la hauteur du préjudice subi à la fin de la guerre d’Algérie.

Elle en avait profité pour lui rappeler le soutien qu’elle lui avait apporté en 2017, et avait menacé de porter plainte contre la France pour crimes contre l’humanité. Une menace reprise par le CNLH, qui s’était dit prêt à plaider sa cause devant les tribunaux internationaux s’il n’obtenait pas satisfaction auprès de l’État.

C’est dans ce contexte, quelques jours plus tard seulement, qu’Emmanuel Macron avait demandé pardon à la veuve de Maurice Audin, reconnaissant que le militant communiste avait été victime «du système institué en Algérie par la France». Une démarche qui n’a pas convaincu Boaza Gazmi : «On reconnaît une personne et on laisse des centaines de milliers de personnes de côté. Je ne comprends pas.» «Les politiques doivent avoir le courage de reconnaître parce que, s’ils reconnaissent, ils seront obligés de réparer», conclut-il.

A la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962), quelque 60 000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l’armée française avaient été admis en France après les accords de paix. Les autres – entre 55 000 et 75 000 selon les historiens – avaient été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.

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INSEE : mettre ses enfants dans des collèges privés amplifie la ségrégation sociale

Selon une étude de l’INSEE publiée ce jeudi, la ségrégation sociale qui existe entre les collèges de France est le reflet des inégalités entre les différents quartiers. Mais elle est nettement amplifiée par le recours de parents à l’enseignement privé.

A Paris, le choix d’un collège privé contribue pour 45% à la ségrégation sociale. C’est en tout cas ce que dévoile l’INSEE ce jeudi 20 septembre. Dans cette étude, l’Institut a repéré deux causes pour expliquer les inégalités entre les établissements secondaires. D’une part la carte scolaire, qui tend à copier les disparités sur le territoire, et de l’autre le choix des parents, qui mettent leurs enfants dans un établissement privé. (…)

Ainsi, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si on prend l’exemple de Paris, où le nombre d’élèves dans le privé atteint 30%, l’Insee montre que les enfants issus de milieux très favorisés socialement constituent près de trois quarts des effectifs du privé, alors qu’ils ne sont que la moitié de tous les élèves parisiens.

Ils sont donc surreprésentés dans ces établissements. Au contraire, les élèves les plus défavorisés y sont largement sous-représentés. Alors qu’ils sont près de 20% de la totalité des élèves parisiens, le nombre tombe à 4% dans les écoles privées.

Des chiffres qui ne surprennent pas Bruno Lamour, secrétaire général de la CFDT-FEP (Formation et Enseignement Privé). Il indique que : « Il y a un manque de mixité sociale dans l’enseignement privé catholique notamment. » Ce type de formation représente   85% des établissements privés des niveaux primaires et secondaires.

Bruno Lamour explique que ces inégalités ont toujours existé, le privé échappant à la carte scolaire. Mais aussi à cause de certaines pratiques « évidemment non assumées, de la part de chefs d’établissements, entre autres, et consistant à trier les élèves ».

Des questions préoccupantes selon l’INSEE qui voit dans le manque de mixité sociale dans les écoles  « un manque pour la cohésion nationale et l’inculcation d’une culture civique commune ». Une problématique que soulève également Bruno Lamour.  Il considère que ce modèle produit « une école qui n’a rien de républicaine, c’est-à-dire qui ne prépare pas à la vie réelle ». (…)

lci.fr

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Vitry (94) : arrivée d’une centaine de migrants, Afghans, Égyptiens, Soudanais, Guinéens, Maliens, Géorgiens, Nigérians, Érythréens…

Ils sont tous arrivés du même centre d’accueil de la Croix-Rouge dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Et pour l’heure, c’est à peu près tout ce qui les lie. Jeudi matin trente réfugiés, uniquement des hommes, ont été accueillis dans l’ancien collègue Gustave-Monod à Vitry.

Des chambres collectives ont été aménagées dans l’ancien collège, les espaces communs dans l’ancien réfectoire.

D’autres doivent arriver en début de semaine prochaine. Au total, ils vont être jusqu’à 100 à vivre dans ce bâtiment désaffecté transformé en centre humanitaire d’urgence jusqu’à la fin de l’année. Ils ont entre 18 et 56 ans et sont Afghans, Égyptiens, Soudanais, Guinéens, Maliens, Géorgiens, Nigérians, Érythréens. […]

«Des habitants de la région de Gao fuient à cause du terrorisme», indique Khalid Benmessaoud, chef de service pour l’association Coallia sur ce centre. Quatre travailleurs sociaux l’accompagnent.

C’est cette association spécialisée qui a été mandatée par la préfecture du Val-de-Marne pour s’occuper de leur accueil. Provisoire, il doit permettre «à l’association et à l’État d’apporter une solution à chaque situation», avait indiqué le 5 septembre le maire (PCF) de Vitry Jean-Claude Kennedy. […]

news.yahoo.

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Alger s’engage à accueillir tous ses ressortissants clandestins en Allemagne

À l’issue d’une rencontre officielle lundi entre Angela Merkel et Ahmed Ouyahia, Alger a assuré Berlin de son engagement à accueillir les ressortissants clandestins algériens actuellement présents sur le sol allemand.

«Je vous confirme que l’Algérie récupérera ses enfants, qu’il s’agisse de 3 000 ou de 5 000» ressortissants, a assuré lundi 17 septembre le Premier ministre Ahmed Ouyahia lors d’une conférence de presse conjointe à Alger avec Angela Merkel, sous réserve de pouvoir procéder à une « identification » de leur nationalité.

D’après le chef du gouvernement, son pays «mène lui-même une action contre les migrants illégaux (et) ne pouvait que s’entendre avec le gouvernement allemand sur ce sujet». Ahmed Ouyahia a par ailleurs rappelé qu’Alger et Berlin étaient liés par un accord de réadmission depuis 1997.

« L’Algérie livre bataille pour le reste de la communauté internationale » en empêchant « annuellement 20 000 à 30 000 personnes d’entrer illégalement en Algérie et souvent d’Algérie de continuer leur chemin » vers l’Europe, a ajouté Ahmed Ouyahia. […]

L’Algérie, récemment classée « pays sûr » dans un projet de loi initié par le gouvernement allemand, a par ailleurs demandé à Berlin de « mettre en œuvre » les demandes d’extradition présentées par la justice algérienne.

Interrogé sur les délais de retour au pays des Algériens séjournant illégalement en Allemagne, Ahmed Ouyahia a rappelé que son pays s’opposait à l’utilisation de charters et appelé Berlin à convaincre la compagnie allemande Lufthansa de participer à leur rapatriement, jusqu’ici essentiellement assuré par Air Algérie, pour « accélérer » le rythme des retours. […]

France24

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Ce que Force Républicaine propose contre l’institutionnalisation d’un islam de France et faire reculer l’islamisme

Force républicaine, club de réflexion politique créé en 2002 par François Fillon, présidé par Bruno Retailleau a rendu public, lundi 17 septembre, un rapport contenant une série de propositions visant à écarter l’institutionnalisation d’un islam de France mais aussi faire reculer « l’islamisme en France ».

«L’islam politique n’est pas une pathologie à psychiatriser mais une idéologie, un nouveau totalitarisme dont “la montée en puissance passe par la violence, mais pas seulement”» comme le souligne très justement Boualem Sansal.

«Le projet d’un islam de France», prêté au président de la République, «va à l’encontre du principe de neutralité de l’État», juge « Force Républicaine », pour qui «renouer avec la logique concordataire en institutionnalisant un islam de France nous exposerait à une concurrence confessionnelle».

Invitant ces derniers, «comme tous nos concitoyens croyants», à respecter «le principe de discrétion», « Force Républicaine » propose notamment d’«étendre la loi sur les signes religieux à l’université publique», prenant pour exemple l’organisation d’une «journée du hijab à Sciences Po» ou encore «la constitution de mouvements étudiants de type communautaires, comme les Etudiants Musulmans de France (EMF) ». […]

Pour le groupe de réflexion, «si la République est laïque, la France dispose d’un héritage culturel marqué par l’empreinte du christianisme». Il refuse donc la modification des jours fériés dans le calendrier «pour des motifs confessionnels». Les crèches de Noël devraient être permises dans les lieux publics car elles sont considérées comme un fait culturel mais, dans le même temps, des événements tels que la Nuit du Ramadan à l’Hôtel de Ville de Paris devraient être interdits, car, en tant qu’événements cultuels, ils porteraient atteinte au principe de laïcité». […]

Le Parisien ; saphirnews ; Force Républicaine

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Allemagne : les Maladies Infectieuses se Propagent à la Vitesse d’Installation des migrants

  • Un nouveau rapport de l’Institut Robert Koch (IRK), l’organisme fédéral chargé du suivi et de la prévention des épidémies, confirme une augmentation généralisée des maladies depuis 2015, date à laquelle l’Allemagne a accepté un nombre sans précédent de migrants.
  • Selon certains médecins, les cas de tuberculose sont en nombre beaucoup plus élevés que les statistiques officielles ne le suggèrent. Ils ont accusé l’IRK de minimiser la menace pour ne pas alimenter le sentiment anti-immigration.
  • « Entre 700 000 et 800 000 demandes d’asile ont été déposées et 300 000 réfugiés ont disparu. Ont-ils été répertoriés ? Proviennent-ils de pays à haut risque infectieux ? » — Carsten Boos, chirurgien orthopédique, entretien au magazine Focus.

Un Yéménite débouté de sa demande d’asile et qu’une église du nord de l’Allemagne avait hébergé et protégé pour tenter d’empêcher son expulsion, a contaminé plus de cinquante enfants. L’homme était porteur d’une souche de tuberculose hautement résistante aux antibiotiques.

Abrité de janvier à mai 2017 par l’église de Bünsdorf, le réfugié était en contact fréquent avec les enfants d’une garderie, dont certains n’avaient pas trois ans. Il a été admis à l’hôpital de Rendsburg en juin et diagnostiqué d’une tuberculose ultra résistante – une maladie qui fait un retour fracassant en Allemagne.

Les autorités sanitaires locales ont expliqué que les enfants, les parents, les enseignants et les paroissiens ont fait l’objet d’un dépistage généralisé de la tuberculose, une maladie qui peut incuber pendant des mois voire même des années avant qu’apparaissent les premiers symptômes. On ne sait pas si l’homme a subi l’examen médical obligatoire à son arrivée en Allemagne, ou s’il est passé à travers les mailles du filet, à l’instar de centaines de milliers d’autres migrants.

Les craintes à l’égard de la tuberculose ont mis en lumière le risque de recrudescence des maladies infectieuses en Allemagne depuis que la chancelière Angela Merkel a ouvert les portes à environ deux millions de migrants en provenance d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient.

Un nouveau rapport de l’Institut Robert Koch (IRK), l’organisme fédéral chargé du suivi et la prévention des épidémies, confirme une augmentation généralisée des maladies depuis 2015, date à laquelle l’Allemagne a accepté un nombre sans précédent de migrants.

Le rapport annuel sur l’épidémiologie des maladies infectieuses – publié le 12 juillet 2017 qui dresse le bilan de plus de 50 maladies infectieuses recensées en Allemagne en 2016 – donne un premier aperçu des conséquences de l’afflux massif de migrants sur la santé publique en Allemagne, depuis la fin 2015.

Le rapport montre une incidence accrue de la conjonctivite à adénovirus, du botulisme, de la varicelle, du choléra, de la cryptosporidiose, de la dengue, de l’échinococcose, de l’E. Coli entérohémorragique, de la giardiase, de l’infection à Haemophilus influenzae, du Hantavirus, de l’hépatite, de la fièvre hémorragique, du VIH / SIDA, de la lèpre, de la fièvre récurrente à poux, du paludisme, de la rougeole, de la méningococcie, de l’encéphalite méningée, des oreillons, de la paratyphoïde, de la rubéole, de la shigellose, de la syphilis, de la toxoplasmose, de la trichinellose, de la tuberculose, de la tularémie, du typhus et de la coqueluche.

L’Allemagne a, – jusqu’à présent du moins -, échappé au pire : la plupart des maladies tropicales et exotiques introduites par les migrants ont été contenues ; aucune épidémie de masse n’a été signalée. Les maladies les plus communes, dont beaucoup sont directement ou indirectement liées à la migration de masse, sont néanmoins à la hausse, indique le rapport.

Selon l’IRK, l’incidence de l’hépatite B a augmenté de 300% au cours des trois dernières années : 3 006 cas ont été recensés en Allemagne en 2016, contre 755 cas en 2014. La plupart des cas impliquent des migrants non vaccinés en provenance d’Afghanistan, d’Irak et de Syrie. L’incidence de la rougeole en Allemagne a augmenté de plus de 450% entre 2014 et 2015, et les cas de varicelle, de méningite, d’oreillons, de rubéole et de coqueluche ont également augmenté. Les migrants ont également représenté 40% au moins des nouveaux cas de VIH / SIDA identifiés en Allemagne depuis 2015, selon un rapport distinct de IRK.

Les statistiques de l’IRK pourraient n’être que la partie émergée de l’iceberg : 5 915 cas de tuberculose ont été recensés en 2016, contre 4 488 en 2014, soit une augmentation de plus de 30% sur la période. Mais certains médecins affirment que le nombre réel de cas de tuberculose est beaucoup plus élevé et accusent l’IRK de minimiser la menace afin d’éviter d’alimenter le sentiment anti-immigration.

Dans une interview accordée à Focus, Carsten Boos, un chirurgien orthopédique, rappelle que les autorités allemandes ont perdu la trace de centaines de milliers de migrants susceptibles d’être porteurs de maladies infectieuses. Il a ajouté que 40% des agents pathogènes de la tuberculose sont ultrarésistants aux antibiotiques et que ces patients présentent un risque élevé de contagion pour la population en général :

« Quand les demandeurs d’asile arrivent de pays où sévit la tuberculose, l’IRK, en tant qu’institution de référence pour la lutte contre le risque infectieux, ne devrait pas minimiser le danger. Serions-nous face à un institut fédéral qui use du politiquement correct pour dissimuler une réalité désagréable ?

« Les médias rapportent qu’en 2015, la police fédérale a enregistré environ 1,1 million de réfugiés. Mais 700 000 à 800 000 demandes d’asile ont été effectivement déposées. 300 000 réfugiés semblent s’être évaporés. Ont-ils été contrôlés ? Proviennent-ils de pays à risque ?

« La main droite de l’IRK donne le sentiment de ne pas savoir ce que fait sa main gauche ».

Le 26 août 2015, Joachim Gauck, alors président de l’Allemagne, parle avec les médecins de l’infirmerie d’un centre d’accueil pour migrants à Berlin-Wilmersdorf, en Allemagne. (Photo de Jesco Denzel / Bundesregierung via Getty Images)

Les journaux allemands ont publié une avalanche d’articles sur les problèmes de santé publique générés par la crise des migrants. Les articles citent souvent des professionnels de santé ayant une expérience directe du traitement des migrants. Beaucoup admettent que les migrations de masse ont augmenté le risque de maladies infectieuses en Allemagne. Les titres comprennent :

« Les réfugiés apportent souvent avec eux des maladies inconnues du pays hôte »; « Les réfugiés apportent des maladies rares à Berlin »; « Les réfugiés de Hesse : retour des maladies rares », « Les réfugiés apportent souvent des maladies inconnues en Allemagne », « Selon les experts : les réfugiés apportent des maladies « oubliées » ; « Trois fois plus de cas d’hépatite B en Bavière »; « Les cas de ténias ont augmenté en Allemagne de plus de 30% », « Maladies infectieuses : les réfugiés apportent avec eux la tuberculose » ; « La tuberculose est de nouveau en hausse, en particulier dans les grandes villes : migrations et pauvreté sont en cause »; « Les réfugiés apportent la tuberculose »; « Maladies en hausse en Allemagne : la tuberculose est de retour » ; « Les médecin craignent que la vague des réfugiés n’entraine une hausse de la tuberculose »; « Hausse significative de la tuberculose au Bade-Wurtemberg : les migrants sont les premiers atteints » ; « Selon un expert : la politique d’immigration favorise l’épidémie de rougeole » ; « Hausse des cas de gale en Rhénanie-du-Nord-Westphalie » ; « Réapparition de maladies oubliées : la gale est de retour à Bielefeld » ; « Etes-vous en contact avec les réfugiés? Prenez garde ! »; Et « Réfugiés : une large palette de maladies »

En octobre 2015, au sommet de la crise des migrants, Michael Melter, médecin chef de l’hôpital universitaire de Regensburg, a signalé que des migrants arrivaient à son hôpital avec des maladies rarement observées en Allemagne. « Des affections qu’il ne m’a pas été donné d’observer depuis 20 ou 25 ans », a-t-il dit, « et nombre de mes collègues plus jeunes ne les ont jamais rencontrées ».

Faisant écho aux préoccupations de Melter, Marc Schreiner, directeur des relations internationales de la Fédération allemande des hôpitaux (Deutschen Krankenhausgesellschaft), a déclaré :

« Dans nos établissements, il est de plus en plus fréquent de rencontrer des patients atteints de maladies considérées comme éradiquées en Allemagne, comme la gale. Diagnostiquer de manière fiable ces maladies représente aujourd’hui un défi ».

Christoph Lange, spécialiste de la tuberculose au Centre de recherche Borstel, a déclaré que les médecins allemands n’étaient pas familiers des maladies importées par les migrants : « l’étude des maladies tropicales et autres maladies rares devrait être mieux intégrée dans la formation des médecins ».

La Société allemande de gastroentérologie, maladies digestives et métaboliques, a récemment organisé un symposium de cinq jours à Hambourg pour aider les médecins à diagnostiquer ces maladies nouvellement apparues en Allemagne. Celles-ci incluent :

  • Fièvre récurrente à poux (FRAP) : Ces deux dernières années, 48 personnes au moins ont été diagnostiquées avec une FRAP, une maladie totalement inconnue avant la crise migratoire de 2015, selon le rapport de l’IRK. La maladie transmise par les lentes disséminées sur les vêtements, s’est propagée chez les migrants d’Afrique de l’Est qui ont voyagé pendant des mois avec un seul vêtement avant de rejoindre l’Allemagne. « Nous avions tous oublié le FRAP », a déclaré Hans Jäger, un médecin basé à Munich. « Le taux de mortalité peut atteindre 40% si la maladie n’est pas diagnostiquée, puis traitée à coup d’antibiotiques. Les symptômes sont ceux du paludisme : fièvre, maux de tête, éruption cutanée ».
  • Fièvre de Lassa : En février 2016, un patient infecté au Togo (Afrique de l’Ouest), a été traité puis est décédé. Après sa mort, le virus Lassa a été détecté chez une autre personne qui a été en contact professionnel avec le cadavre. La personne a été traitée par le confinement et a survécu. Il s’agissait de la première transmission documentée du virus Lassa en Allemagne.
  • La dengue : près d’un millier de patients touchés par la dengue, une maladie tropicale transmise par les moustiques, ont été diagnostiqués en Allemagne en 2016. Ce chiffre représente une hausse de 25% par rapport à 2014 (755 personnes diagnostiquées).
  • Le paludisme : le nombre de personnes atteintes de paludisme a bondi en 2014 (1 007) et 2015 (1 063), mais a légèrement diminué en 2016 (970). La plupart des patients ont contracté la maladie en Afrique, en particulier au Cameroun, au Ghana, au Nigéria et au Togo.
  • Echinococcose : entre 2014 et 2016, plus de 200 personnes en Allemagne ont été diagnostiquées avec une échinococcose, une infection parasitaire intestinale due au ténia. Un chiffre en hausse de 30%. Les personnes contaminées ont contracté la maladie en Afghanistan, en Bulgarie, en Grèce, au Kosovo, en Irak, en Macédoine, au Maroc, en Syrie et en Turquie.
  • Diphtérie : entre 2014 et 2016, plus de 30 patients ont été victimes de diphtérie en Allemagne. Ils ont contracté la maladie en Éthiopie, en Érythrée, en Libye, au Sri Lanka et en Thaïlande.
  • Gale : entre 2013 et 2016, le nombre de personnes infectées par la gale en Rhénanie-du-Nord-Westphalie a augmenté de près de 3 000%.

Simultanément, l’Allemagne est en proie à une épidémie de rougeole que les autorités sanitaires estiment liée à l’immigration en provenance de Roumanie. Environ 700 patients ont été diagnostiquées avec la rougeole au cours des six premiers mois de 2017, contre 323 en 2016, selon l’Institut Robert Koch. L’épidémie de rougeole s’est propagée à l’ensemble des 16 États fédéraux allemands, à l’ exception de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, un État à faible population migrante.

L’épicentre de l’épidémie de rougeole se situe en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (RNW), l’Etat le plus peuplé d’Allemagne et aussi celui qui compte le plus grand nombre de migrants. Au cours des six premiers mois de 2017, près de 500 cas de rougeole ont été diagnostiqués en RNW ; principalement dans les villes de Duisbourg et Essen, où une mère de trois enfants âgée de 37 ans est décédée en mai. Des cas de rougeole ont également été signalés à Berlin, Cologne, Dresde, Hambourg, Leipzig, Munich et Francfort, où un bébé de neuf mois a été contaminé .

Le 1er juin 2017, le Parlement allemand a provoqué une controverse en votant une nouvelle loi qui oblige les jardins d’enfants à informer les autorités si les parents n’ont pas fourni la preuve qu’ils ont consulté un médecin sur la vaccination de leurs enfants. Les parents qui ne se plient pas à la règle pourront être condamnés à 2 500 € d’amende. « Le fait que des gens continuent à mourir de rougeole ne peut nous laisser indifférents », a déclaré le ministre allemand de la Santé, Hermann Gröhe. « C’est pourquoi nous renforçons les règles de vaccination ».

Certains exigent qu’une nouvelle loi rende la vaccination obligatoire. D’autres trouvent la loi liberticide et en infraction avec les règles constitutionnelles qui protègent les libertés individuelles ; c’est aux parents ajoutent-ils, et non au gouvernement, de décider de ce qui convient pour leurs enfants.

Les retombées de la politique migratoire de la chancelière Merkel se poursuivent.

Soeren Kern est senior fellow de l’ Institut Gatestone, basé à New York.

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Eclat de rire : Voir les journalistes anti-Trump répéter comme des perroquets les mêmes bobards avec les mêmes mots

Les journalistes sont tellement désespérés des formidables résultats économiques et de politique étrangère du président Trump, qu’ils font tout pour tenter de l’abattre – tout en constatant que rien n’y fait…

La dernière trouvaille, un article non signé publié hier dans le New York Times par une personne qui prétend faire partie des hauts-fonctionnaires de la Maison-Blanche, et appelle à faire destituer le président parce qu’il n’aime pas que ce dernier tienne ses promesses de campagne – l’une après l’autre.

Les médias se sont jetés sur l’article, ils en parlent non-stop depuis 24 heures, répétant les mêmes mots, les mêmes phrases comme des petits perroquets :

Cet excellent montage du Daily Caller explique mieux qu’un discours pourquoi les Américains n’ont plus confiance dans les médias – à part Fox News qui reste de très loin en tête des médias les plus neutres et les plus crédibles – et c’est un média conservateur.

L’angle d’attaque des journalistes est simplet : ils s’activent à multiplier les Fake News et diffuser des fausses rumeurs afin de faire croire au public – qui commence à être sacrément immunisé et blasé et ne tombe pas dans le panneau – qu’il n’y a pas de fumée sans feu et qu’il y a forcément du vrai parmi toutes ces accusations.

Evidemment, l’article du NYT est une suite de commérages et de ragots sur le « chaos qui règne dans l’équipe de Trump » et d’accusations sur la santé mentale du président.

Un papier qui tombe à pic pour enterrer les bons résultats de Trump

Pour les journalistes, le papier du NYT est une aubaine. Il leur permet de ne pas mentionner les excellents chiffres de l’emploi pour le mois d’août qui viennent de tomber, et avec 201 000 embauches, sont meilleurs que prévu – une fois de plus.

Des médias français, qui ne publient jamais les bons résultats économiques de Trump, ont rapporté par exemple que le nombre d’Américains sans abri atteint un chiffre très élevé. Ils omettent juste de préciser que cela se passe dans des grandes villes ancrées Démocrates où la politique de Trump est contrée par des décisions socialistes, comme le salaire minimum horaire à 15 dollars qui décourage les entreprises d’embaucher, ou la distribution gratuite, comme à San Francisco, de 400 000 seringues par mois aux drogués, que les habitants retrouvent le lendemain sur le trottoir, faisant fuir les entreprises et les commerces.

James Freeman, un journaliste du Wall Street Journal que personne n’accusera de ne pas comprendre l’économie, vient cependant de remettre les pendules à l’heure et déclarer :

« Le bilan est tout à fait remarquable. Le Président a fidèlement suivi l’ordre du jour sur lequel il a fait campagne en 2016. Les gens devraient se concentrer sur les résultats, et ils sont extraordinaires ! » 

Trump gagne son bras de fer économique contre la Chine

Alors que la Chine a dévalué sa monnaie en réaction à un récent ralentissement de sa croissance économique, et que l’économie américaine bat son plein (la FED prévoit 4,7% de croissance), Trump va intensifier la guerre commerciale pour rééquilibrer les échanges commerciaux, avec 200 milliards de dollars de plus de tarifs douaniers.

Cette augmentation des tarifs constitue la mesure la plus importante à ce jour dans la guerre commerciale qui dure depuis des mois, et elle compromet les perspectives de croissance de la Chine, en contradiction totale avec les prédictions des experts. Les données publiées fin août n’ont pas calmé certaines inquiétudes sur les perspectives à court terme de la Chine.

Pour sauver la face, Gai Xinzhe, analyste à l’Institut des finances internationales de la Banque de Chine à Beijing a déclaré :

« La Chine est mentalement mieux préparée, cette fois-ci, qu’elle ne l’était lors de la précédente série de négociations tarifaires. L’échelle [des nouveaux tarifs douaniers imposés par Trump] est énorme et une fois que les tarifs se matérialiseront, ils déclencheront certainement des sueurs sur les marchés financiers. »

Avant de lancer ses guerres économiques, M. Trump a soutenu l’économie nationale par les déréglementations et les réductions d’impôt. Il a pensé que cette force permettra aux États-Unis de gagner ses guerres sans trop souffrir en interne, voire pas du tout.

Jusqu’à présent, le marché boursier américain semble se ranger du côté de l’approche de Trump. »

Mais cela, vous ne le lirez pas dans la presse francophone, où il n’est question que du dernier livre d’insultes contre le président Trump.

A ce propos, je pose cette honnête question à mes confrères journalistes qui n’ont que mépris et dégoût pour le président américain : au nom de quelle règle déontologique, au nom de quel respect de la neutralité de notre métier, ne parlez-vous que des trois ou quatre livres anti-Trump, et jamais des dizaines de livres pro-Trump qui sont publiés ?

Ma question est réthorique bien sûr, car je connais la réponse, et elle s’appelle : malhonnêteté.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Le Cardinal africain Sarah met en garde les Européens : « vous êtes envahis par des peuples qui vont vous dominer »

Cardinal Sarah : « Vous êtes envahis par d’autres peuples qui vont progressivement vous dominer »

Monseigneur Robert Sarah, cardinal catholique guinéen, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements au Vatican, est en visite de promotion en France de son dernier ouvrage « La Force du silence*». Il donne une entrevue à un média en ligne dans laquelle il s’exprime sur l’invasion migratoire que subissent la France et l’Europe :

« La plus grande inquiétude c’est que l’Europe a perdu le sens de ses origines. Elle a perdu ses racines. Or, un arbre qui n’a pas de racines, il meurt. Et j’ai peur que l’Occident meure. Il y a beaucoup de signes. Plus de natalité.

Et vous êtes envahis, quand même, par d’autres cultures, d’autres peuples, qui vont progressivement vous dominer en nombre et changer totalement votre culture, vos convictions, vos valeurs. »

Faut-il que ce soit un Africain qui le dise pour que les Européens entendent ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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Bobigny (93) : arrestation par le GIGN d’un Libérien, naturalisé néerlandais, accusé de crimes contre l’humanité et de cannibalisme

Surnommé « Kunti », cet ancien chef de faction, interpellé mardi, serait responsable d’actes de torture et même de cannibalisme au Liberia dans les années 1990.

Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et crimes de guerre ont interpellé mardi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) un ex-chef de faction soupçonné d’être impliqué dans la guerre civile ayant déchiré le Liberia dans les années 1990.

Selon le parquet de Paris et la direction de la gendarmerie, ce Libérien naturalisé néerlandais, surnommé « Kunti » K., a été arrêté avec l’appui du GIGN puis mis en examen pour actes de tortures aggravés constitutifs de crimes contre l’humanité. Il a été incarcéré.

(…) L’unité qu’il dirigeait est soupçonnée d’actes de torture, d’utilisation d’enfants soldats, de meurtres, d’esclavage et même de cannibalisme dans des villages du comté du Lofa. Selon une source proche de l’enquête, le suspect s’apprêtait à fuir la France lorsqu’il a été arrêté.

Le Parisien

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Comment le racialisme indigéniste gangrène l’Université

Barbara Lefebvre et Anne-Sophie Nogaret s’insurgent contre la tenue d’un colloque à Paris VII réunissant des «chercheurs en indigénisme» et dévoilent la manière avec laquelle le milieu universitaire français est saccagé par l’idéologie antirépublicaine des groupuscules d’extrême-gauche.

Barbara Lefebvre est professeur d’histoire-géographie. Elle est coauteur de Les Territoires perdus de la République (éd. Mille et une nuits, 2002). Anne-Sophie Nogaret est enseignante.

La dévastation intellectuelle conséquente à l’idéologie racialiste est apparue sur les campus américains au tournant des années 1970-1980. Pour notre malheur, elle arrive en Europe toute prête à l’emploi, dans des universités où le vide idéologique et politique a laissé le champ libre au militantisme identitariste des minorités.

Un colloque organisé à l’université Paris VII fin septembre viendra encore une fois en administrer la preuve.[…]

La thèse dite «décoloniale», initiée et défendue par la mouvance indigéniste, postule l’existence d’un «racisme d’État», d’un racisme «systémique» qui maintiendrait délibérément les populations issues de l’immigration africaine dans un statut d’infériorité.

Ce «racisme d’État» viserait du même coup spécifiquement l’islam, religion qui de ce fait se retrouve assimilée à une «race», celle des victimes, des humiliés par excellence. […]

Il s’agit toujours chez les indigénistes de porter un regard anachronique sur cette époque passée pour mieux la décalquer sur le présent. L’anachronie, c’est leur fonds de commerce. […]

yahoo/Le Figaro

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Europe et immigration : Emmanuel Macron a reçu à l’Elysée les représentants des principales loges maçonniques

Il serait très inconvenant de lier ces deux soirées présidentielles. L’une, mardi 4 septembre, à la grande synagogue de la Victoire, à Paris, où Emmanuel Macron échangeait avec la communauté juive ses vœux de nouvelle année 5779, selon cette tradition religieuse.

L’autre, mercredi 5 septembre au soir, où le même président recevait à sa table élyséenne les représentants des principales… loges maçonniques françaises !

Il serait perfide de préciser qu’il y fut servi un délicieux châteauneuf-du-pape 2016, domaine du Beaurenard, selon le menu ! Sans doute un clin d’œil. Il faut de l’humour pour résister à la pression de la fonction de président de la République française.

Car c’est bien de la République française qu’il s’agit. Il est donc parfaitement incongru d’établir un quelconque lien entre la soirée religieuse – où Macron n’a pas pris la parole, par respect, précisément, de la laïcité – et ce dîner laïque, non inscrit à son agenda. Ce fut une pure coïncidence de calendrier. […]

Le Figaro

«Le Président s’est montré rassurant en promettant de ne pas toucher à la Loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat<:em>», me confie un Grand Maître. Ont été naturellement évoquées les questions de la cohabitation des croyances dans l’espace républicain, notamment à l’école.

L’Europe et l’immigration ont occupé aussi une bonne partie de ce dîner. Des francs-maçons ayant exprimé leurs craintes vis-à-vis des évolutions en Italie et en Pologne. La discussion s’est terminée par le thème de la bioéthique.

Des Grands Maîtres m’ont indiqué qu’Emmanuel Macron souhaitait que les échanges avec les francs-maçons se poursuivent, sans doute au niveau du ministère de l’Intérieur. […]

blogs.lexpress.fr

Extraits du communiqué de presse des loges :

Les phénomènes migratoires ont également été évoqués, avec toutes les conséquences actuelles sur les gouvernements européens. Le Président de la République a confirmé sa volonté de trouver une solution commune, dans le cadre d’une souveraineté européenne à construire. Il a exprimé son attachement au droit d’asile et il défendra une ligne humaniste forte en Europe.

source

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Procès de la mort de Clément Méric : deux mères, deux mondes

L’une est prof de droit, et raconte avec les mots justes son fils antifa, tué en 2013 par des skinheads. L’autre est mère au foyer, et ne les a pas pour décrire son fils, un des principaux accusés.

(…) Clément Méric, « élève modèle », « mort pour ses idées ». C’est ce qu’on a lu et vu partout. Et c’est aussi ce que vient expliquer Agnès Méric, sa mère, à la barre, avec des mots d’une telle justesse qu’ils ont frappé au cœur et fait sangloter les trois accusés assis sur leur banc.

Elle parle de son fils, « tout le monde sait qu’il était un militant d’extrême gauche », dont elle et son mari « ne partageaient pas toutes les idées, bien sûr ». Elle répète qu’ »il n’était pas que cela.

Il était aussi un fils, un frère, un cousin, un neveu, un oncle, un ami, un voisin, animé par des convictions fortes et l’idée d’un respect égal pour tous ». Il en est mort, donc. Cela n’est pas dit, c’est implicite.

Agnès Méric parle si bien, si dignement, lorsqu’elle tente de s’adresser aux accusés dans un moment de confrontation poignant :

« Avant de venir, je me suis tant et tant de fois posée la question de ce que j’allais leur dire, je me disais que si l’on est des humains, on doit se sentir concerné par ce qui nous lie, mais là, quand j’entends tout ce qui a été dit […] je me demande si quelque chose d’humain est possible entre nous ».

On se demande ce qu’il en aurait été si c’était l’autre, Esteban Morillo, qui avait été frappé. Aurait-on titré : « Mort pour ses idées » dans les journaux? Aurait-on brandi son portrait géant, en noir et blanc, dans les manifestations ? Sans doute pas. Il y a des idées plus défendables que d’autres.

Etrange destin que celui de ces deux familles unies pour le pire. Deux mondes : à gauche, un étudiant brillant issu de la classe moyenne, des parents professeurs à la fac de droit de Brest. A droite, un apprenti boulanger devenu agent de sécurité, fils d’immigrés espagnols, mère au foyer, père artisan smicard. La « bourgeoisie intello de province » contre le « prolétariat précaire ». Deux camps aussi : ceux qui ont les mots, ceux qui ne les ont pas.

La mère du premier dit cela, par exemple, d’une voix posée et poignante, sans notes :

« Notre vie a été envahie par la mort de Clément, mais on veut se laisser envahir par sa vie maintenant, qui était belle et riche. On a fait le choix de vivre dans son monde à lui, pas dans le monde du ressentiment. »

La mère du second, elle, « ne sait pas trop quoi dire » « à propos d’Esteban » : « il a sûrement fait de mauvaises rencontres », avance-t-elle d’une petite voix, avant de s’éclipser après quelques minutes. La première, Agnès Méric, est déjà devenue, par la force de son témoignage, une icône de la gauche, comme l’était son fils. La deuxième ? Tout le monde a oublié comment elle s’appelle.

Ils en avaient, pourtant, des points communs : tous les deux étaient « de gentils garçons » pour leurs parents, de « jeunes militants radicaux » fichés pour la police. On les disait tous deux intelligents, sensibles à la cause animale, respectueux de leur copine, travailleurs et prêts à se battre pour leurs idées. A en mourir ? L’un était antifasciste, l’autre fasciste. Le premier est mort, le second doit continuer de vivre.

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Elections en Suède : le berceau de l’Etat providence secoué par les populistes

Avec le vote de ce dimanche en Suède qui devrait confirmer une nouvelle poussée de l’extrême droite, la Suède n’est plus le miracle à part de la social-démocratie scandinave. L’occasion peut-être d’une introspection selon François Clemenceau, rédacteur en chef international du JDD.

S’il y a bien un endroit au monde où l’extrême droite n’aurait pas dû réussir à se faire une place, c’est bien la Suède.

Parce qu’on est là dans le temple de la social-démocratie, d’un système économique et social qui a fait ses preuves. Fiscalité élevée, certes, mais services publics exemplaires ; égalité hommes-femmes ; intégrité du personnel politique ; redistribution sociale ; aide au développement du tiers monde ; neutralité militaire… […]

Ce qui est alors assez surprenant, c’est que l’extrême droite suédoise ne veut pas fondamentalement remettre en cause l’Etat providence. Au contraire, elle estime que les sociaux-démocrates ont trahi l’esprit de cette solidarité nationale.

D’abord, car c’est un thème classique des nationalistes xénophobes, en accueillant bien trop d’étrangers (20% des 10 millions d’habitants sont nés à l’étranger et la très grande majorité d’entre eux ont bénéficié du droit d’asile).

Ensuite en cédant au libéralisme et à la mondialisation. Ensuite, l’extrême droite suédoise reproche à la gauche d’avoir laissé le pays se désindustrialiser : Ikea est resté suédois mais Volvo a été racheté par les Chinois et Saab a été enterrée.

Enfin, les populistes ne supportent plus les valeurs de la gauche bien-pensante : le politiquement correct, le communautarisme, l’égalitarisme. L’extrême droite ne dit plus seulement « on n’est plus chez nous », elle parle de perte d’identité.

Le résultat? 5% des voix en 2010, 10% en 2014 et peut-être 20% demain. Ce n’est pas encore la conquête du pouvoir ou l’installation au sommet avec mandat de gouvernance.

Mais, à huit mois des élections européennes du printemps prochain qui verront s’affronter europhobes et europhiles, notamment sur la question des valeurs et de l’identité, c’est déjà un peu l’automne à Stockholm.

Le JDD

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«OPA hostile», le livre controversé qui appelle à «mettre fin à la migration musulmane»

Après «L’Allemagne disparaît», Thilo Sarrazin, cet économiste allemand et ancien membre du directoire de la Deutsche Bundesbank, vient de publier un autre livre controversé. Intitulé «OPA hostile», il met en garde contre les «menaces» qu’il voit dans l’islam. Sputnik Allemagne est allé à sa rencontre pour voir sur quoi il fonde son raisonnement.

Sputnik Allemagne: Monsieur Sarrazin, comment le public à jusque-là reçu votre livre «OPA hostile»? Remarquez-vous que vos thèses sont maintenant soutenues par plus de monde?

Thilo Sarrazin: Le livre est sorti il y a une semaine. La semaine prochaine, il sera le numéro un sur la liste des bestsellers du journal Spiegel. Et bien que les critiques en parlent d’une manière très générique et dans la plupart des cas l’injurient, ceci ne semble pas arrêter les lecteurs.

Sputnik Allemagne: Comme on peut le déduire du titre, vous mettez en garde contre l’influence dangereuse de l’islam sur la société occidentale? Qu’est-ce qui est dangereux, selon vous, et de quoi avez-vous peur?

Thilo Sarrazin: L’islam affecte les gens de telle manière qu’ils commencent à percevoir avec hostilité tous les «infidèles». En outre, il limite beaucoup le rôle de la femme. En conséquence, pratiquement dans tous les pays islamiques, les femmes se marient tôt, dépendent de leurs hommes et ont beaucoup d’enfants.

À l’avenir, cela conduira à ce que l’islam et le monde musulman dans son ensemble aient une influence sur le reste des pays du point de vue démographique. Partout où il y a des minorités musulmanes, elles croissent plus vite que les peuples composant la majorité. Cette tendance est observée en Allemagne, en Russie et dans tous les autres pays, même en Inde.

Sputnik Allemagne: Vous écrivez que tout s’est avéré pire que vous ne l’avez décrit dans votre livre «L’Allemagne disparaît», sorti en 2010. Expliquez-nous justement ce qui s’est avéré être pire?

Thilo Sarrazin: Un rejaillissement du terrorisme et des violences est lié à l’islam. Des flux encore plus puissants de migrants que nous n’avions pu l’imaginer ont déferlé en Occident et les espoirs que les musulmans se calent sur nos valeurs et sur le mode de vie des sociétés occidentales ne se réalisent pas.

Sputnik Allemagne: Vous avez mentionné que vous avez lu le Coran et avez trouvé son texte incompréhensible, hostile à l’égard des femmes, intolérant et comportant des appels à la violence…

En outre, vous avez mentionné que vous-mêmes venez d’une famille chrétienne conservative, ce qui signifie que vous avez sans doute lu la Bible. Et vous aurez dû, sans doute, remarquer que la Bible n’est pas non plus un livre très tolérant, ni paisible. Elle contient des fragments appelant à la violence.

Thilo Sarrazin: Mais la Bible joue un rôle différent de celui du Coran. La Bible est perçue comme une écriture qui est apparue à la suite d’événements historiques et qui doit être traitée en prenant en compte tous ces événements historiques.

Quant au Coran, il est perçu par l’écrasante majorité des musulmans comme une révélation verbale de Dieu à travers Allah. Ainsi, le texte du Coran ne peut être rapporté à qui que ce soit. En plus, il faut prendre également en considération comment et sous quel arbre Mahomet a eu telle ou telle révélation.

Sputnik Allemagne: Néanmoins, auparavant la Bible était comprise littéralement. Il a fallu attendre la Réforme pour…

Thilo Sarrazin: Oui, mais la Bible peut et doit être lue et interprétée dans un contexte historique et critique. À propos du Coran, ce n’est pas le cas. Parce que c’est la révélation de Dieu. Ainsi, son langage grossier, son radicalisme, les appels à la guerre sainte, la suppression évidente des femmes, etc.- tout cela joue un rôle complètement différent.

Sputnik Allemagne: Dans votre livre, vous soulevez en outre la question du rapatriement des musulmans et «en cas de besoin par des moyens militaires». Qu’entendez-vous? Vous considérez vraiment qu’il est admissible d’ouvrir le feu sur les migrants?

Thilo Sarrazin: Il s’agit de la migration clandestine, c’est un sujet tout à fait différent. C’est, certes, lié au fait que beaucoup trop de migrants, arrivés chez nous clandestinement, sont musulmans. Ceux qui n’ont pas de titre de séjour chez nous doivent rentrer chez eux.

[…] Quant aux pays africains et proche-orientaux, qui refusent d’accueillir leurs citoyens, nous aurons tôt ou tard à leur dire qu’ils y seront rapatriés. Si une couverture militaire est nécessaire à cela, que ce soit ainsi.

Sputnik Allemagne: N’avez-vous pas peur que vos thèses puissent être perçues comme une incitation à la haine et des appels à la violence contre d’autres personnes?

Thilo Sarrazin: Je ne vois pas de tels appels. Je ne fais qu’analyser clairement la situation et je soulève la question visant à savoir comment l’État et la société doivent traiter tel ou tel problème. Je n’appelle nulle part, directement ou indirectement, à la violence contre les personnes, ce que je n’accepte absolument pas.

Sputnik Allemagne: À part le moment sur les «moyens militaires»…

Thilo Sarrazin: Je suis désolé, mais quand la police arrête un voleur attrapé ou, disons, un hooligan de rue, elle utilise aussi certains moyens. L’État, sous notre système, a d’ores et déjà le monopole sur l’usage de la violence.

Sputnik Allemagne: Vous établissez des parallèles entre l’islam et le terrorisme, l’hostilité envers les femmes, l’aggravation de la situation criminogène, la réduction du niveau d’éducation de la population, le taux de natalité, une pression accrue de la part des migrants et le retard des pays de provenance des migrants. Ne voyez-vous vraiment aucun aspect positif lié à l’islam et au Coran?

Thilo Sarrazin: J’interprète le Coran tel que je l’ai compris. En même temps, il me semble que mon évaluation coïncide avec la plupart de celles faites par des théologiens islamiques. Et dans le reste, je viens d’énoncer les faits et les interrelations. Cela ne signifie pas que dans des cas isolés, les musulmans ne peuvent pas être des gens sympathiques et pacifiques. Je ne dis rien au sujet des personnes prises à part.

Sputnik Allemagne: Mais vous ne voyez vraiment rien de positif dans l’islam?

Thilo Sarrazin: Non, je crois que le monde irait mieux si l’islam n’avait pas vu le jour du tout.

Sputnik Allemagne: Selon votre théorie, suite à l’afflux de migrants en Allemagne au cours des années 1950 et 1960, nous aurions dû devenir une société intolérante et peut-être stupide et violente. Mais si vous regardez autour de vous…

Thilo Sarrazin: Mais elle est justement devenue ainsi. Il faut juste comprendre qu’il y avait différents groupes de Gastarbeiter [travailleurs invités, ndlr]. Les Gastarbeiter d’Italie, d’Espagne ou du Portugal sont soit rentrés chez eux, soit se sont parfaitement intégrés dans notre société. La plupart d’entre eux sont partis.

Et la plupart des travailleurs migrants originaires des pays islamiques, principalement de Turquie et du Maroc, se sont mal intégrés. Et si vous regardez autour et regardez les endroits où vivent les migrants dans la troisième ou quatrième génération, il est facile de voir que sans eux, l’Allemagne aurait un plus grand revenu par habitant, et qu’il y aurait beaucoup moins de tensions qu’avec eux.

Sputnik Allemagne: Néanmoins, notre société est beaucoup plus tolérante envers les femmes, les personnes d’orientation non traditionnelle et les migrants. Les forces de droite ont renforcé leurs positions parmi de nombreuses minorités. L’économie connaît un essor.

Et bien que, selon les études du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), l’Allemagne ne soit pas au premier rang, nous jouons un rôle de premier plan dans de nombreux domaines scientifiques.

Thilo Sarrazin: Cela n’a pas été réalisé grâce aux Turcs et aux Arabes, mais plutôt en dépit de leur présence.

Sputnik Allemagne: Vous parlez du danger de l’islamisation de notre société. Quelle est votre recette pour l’empêcher?

Thilo Sarrazin: Les musulmans qui vivent avec nous devraient s’intégrer et s’assimiler plus activement au sein de notre société. J’ai aussi parlé dans mon livre de ce sujet. De plus, nous devons cesser d’une manière fondamentale les flux de migrants en Allemagne.

Sputnik Allemagne: L’arrêter complètement?

Thilo Sarrazin: J’ai écrit: «Fondamentalement arrêter», tout est clair et net. Pour ce faire, il est nécessaire de parvenir d’abord à l’unité politique. Il sera alors possible de parler des détails.

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Elfes lituaniens? lettons? Quand la France s’embrouille à propos de Sputnik

Dans un rapport présenté le 4 septembre, des experts du ministère français des Affaires étrangères et de l’École militaire ont fait preuve d’un manque de connaissance des pays baltes. En plus de confondre Lettonie et Lituanie, ils ont loué les efforts d’un présentateur lituanien aux méthodes plus que discutables.

La propagande russe à l’attaque, et plus que jamais? C’est en substance ce qui ressort des 214 pages du rapport publié le 4 septembre par quatre experts du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des Affaires étrangères et de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM).

Passons les lieux communs, la sélectivité du traitement et la bienveillance à l’égard du pouvoir qui tapissent les dizaines de pages de l’étude, les auteurs ont pris quelques distances avec la réalité.

Le ton du rapport apparaît moins surprenant quand on connaît le parcours de plusieurs de ses auteurs tels que Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Alexandre Escorcia.

Le premier est membre du Academic Advisory Board du Collège de défense de l’Otan et le second a été conseiller politique de l’organisation durant plus de trois ans.

Premièrement, ils louent l’initiative des «elfes» lituaniens censés s’opposer à la «propagande» des vilains «trolls» russes. Vous êtes perdus? Les seconds sont qualifiés de «propagandistes» ayant «infecté» les réseaux sociaux. Leur crime?

Propager une vision trop pro-russe au regard de Paris. Leurs adversaires autoproclamés «elfes», qui sont, selon le rapport, des milliers, usent des mêmes techniques. Mais ils obtiennent le blanc-seing des auteurs car ils luttent contre la «désinformation» moscovite.

Qui distribue les bons et les mauvais points? Outre cette idéologie qui interroge, le rapport place ces «elfes» en Lituanie. Perdu! Cette initiative bien que balte provient… de Lettonie.

Autre louange discutable envers le Lituanien Andrius Tapinas. Ce célèbre présentateur connu pour ses positions antirusses s’en était pris en 2017 à Juozas Statkevicius, couturier lituanien qui avait critiqué la situation de son pays dans les colonnes de Sputnik.

Crime odieux pour Andrius Tapinas qui avait accusé son compatriote de faire le jeu de l’ennemi russe. L’activiste avait fait sienne la croisade contre les «idiots inutiles» qui osaient parler à Sputnik.

Lui et certain de ses proches se sont mis en tête de contacter des célébrités lituaniennes en se faisant passer pour des membres de Sputnik afin de dénicher ceux qui étaient prêts à échanger avec les journalistes du terrible média russe. Ambiance guerre froide…

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Ces maladies médiévales et exotiques qui font leur retour en France

Choléra, tuberculose, gale, rougeole… Des noms d’épidémies et de pathologies qu’on ne pensait lire que dans des romans médiévaux ou des livres d’histoire font leur triste réapparition dans les cabinets médicaux. Aucun continent ne semble épargné. Maxisciences fait le point. […]

Inquiétant Retour vers le Futur de maladies anciennes

La gale : même si le scarpote, l’acarien responsable de cette maladie qui démange, a toujours été présent dans l’environnement, on n’en avait pas entendu parler depuis longtemps. Pourtant depuis 2002 et d’après le Haut Conseil pour la Santé publique, une augmentation de 10% de cas de gale a été notée. […]

Le scorbut : même la maladie des marins a fait son retour cette année ! Alors qu’on pensait ce terme réservé aux histoires de corsaires du XVIIIe siècle, il faut désormais s’y faire : le scorbut est de retour. […]

La rougeole : rien que ces 9 premiers mois, cette infection virale a déjà touché 41.000 personnes (adultes et enfants) en Europe dont 2.741 en France. Des chiffres inquiétants d’autant plus que l’épidémie pourrait être contenue grâce à un vaccin efficace et très sûr.Regroupé sous l’acronyme vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole), il est d’ailleurs obligatoire en France depuis le 1er janvier 2018. Il nécessite l’injection de deux doses, la première à l’âge de 12 mois et la seconde entre 16 et 18 mois.

Seulement voilà, toutes les personnes à risques ne se font pas vacciner ou ne font pas le rappel indispensable à son efficience. Face à cette épidémie record, l’OMS a lancé, la semaine dernière, une grande campagne de sensibilisation.

La tuberculose : Considérée comme la « maladie romantique du XIXème siècle » elle fait sa réapparition dans le monde et sur notre territoire, notamment à Mayotte, en Guyane et aussi en Ile-de-France. Selon l’OMS, cette pathologie infectieuse a devancé le SIDA parmi les maladies infectieuses les plus meurtrières et se classe désormais comme la9e cause de mortalitéde notre planète. Il existe pourtant un vaccin et un traitement adaptés mais les populations les plus défavorisées et isolées n’y ont pas forcément accès.

Le choléra : une soixantaine de cas avérés et déjà 2 décès. L’Algérie est touchée par une épidémie de choléra dont le foyer serait une source d’eau naturelle contaminée, située à Hamr Al Ain, entre Alger et Tipaza. Le pays n’avait pas connu une telle épidémie, depuis 1986. Elle est malheureusement la manifestation sanitaire de la pauvreté des campagnes et de certains quartiers défavorisés de grandes villes.

La crise est suffisamment grave pour que le ministère français des Affaires étrangères appelle ses ressortissants voyageant dans le pays à la prudence sur son site internet et rappelle des règles d’hygiène à respecter.

Et d’après Le Parisien, la DGS (Direction générale de la Santé) a demandé aux compagnies aériennes effectuant des liaisons directes avec l’Algérie ainsi qu’aux aéroports concernés de procéder à une désinfection en cas de suspicion de la maladie.

Au regard des causes de la recrudescence de ces maladies qu’on pensait d’un autre temps, ne devrait-on pas aussi parler d’une plus inquiétante pandémie mondiale, celle de la pauvreté ?

L’article complet sur maxisciences.com

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Economie : La Hongrie en pleine forme

Le Brésil, l’Argentine, la Turquie. La liste des économies dites émergentes qui traversent une mauvaise passe et s’enfoncent dans la crise s’allonge chaque semaine ou presque. A l’inverse, à l’Est de l’Europe, la Hongrie se distingue par son économie fleurissante.

Le pays a enregistré au deuxième trimestre sa croissance la plus forte depuis plus de dix ans ! En glissement annuel, le PIB a progressé de 4,8%, soit davantage que la hausse de 4,6% annoncée initialement par le Bureau des statistiques.

Conséquence de ce dynamisme, la croissance pourrait dépasser l’objectif de 4,3% fixé par le gouvernement sur l’ensemble de l’année 2018.

L’économie locale, autrefois tirée par l’industrie manufacturière, est désormais portée par la consommation et l’investissement même si le secteur manufacturier est loin d’avoir disparu pour autant. L’industrie automobile est notamment très présente dans le pays qui a intégré l’Union européenne en 2004.

L’annonce par BMW, fin juillet, d’un investissement d’un milliard d’euros pour la construction d’une usine géante, est là pour le rappeler. Daimler et Audi ont également des zones de production en Hongrie.

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Rapport appelant à marginaliser RT : «Nous avons toujours la même tête de turc» (ENTRETIENS)

Interviewés par RT France, plusieurs politiques ont dénoncé le rapport présenté à la ministre des Armées le 4 septembre, visant notamment RT France. Va-t-on vers une «une police de la pensée», comme le craint l’eurodéputé insoumis Younous Omarjee ?

Le rapport officiel du 4 septembre intitulé «Les manipulations de l’information, un défi pour nos démocraties», qui décrit notamment RT et Sputnik comme des organes de propagande et appelle Etats, société civile et acteurs privés à prendre des mesures à leur encontre, a fait bondir plusieurs personnalités politiques de l’opposition.

Younous Omarjee (La France insoumise) : «Il y a un contexte global pour faire rentrer l’information dans un moule»

Sur le plateau de RT France ce 5 septembre, l’eurodéputé de La France insoumise (LFI) Younous Omarjee, regrette ainsi que «sous couvert de chasse aux fake news, on veuille exercer au fond une police de la pensée».

Alors que les auteurs du rapport recommandent aux Etats de «marginaliser», entre autres, RT France, Younous Omarjee s’interroge sur un «traitement» inégal, par le pouvoir, de RT et des autres médias : «Il ne faut pas croire qu’il n’y a pas de ligne rédactionnelle au sein des médias. Il y a des partis pris.

Vous prenez [la chaîne américaine privée] Fox news, que l’on peut voir en Europe, Fox news a un parti pris pour l’information et cela est accepté parce que chacun a un peu de recul sur ce qu’il voit.»

L’eurodéputé insoumis ajoute : «Je crois qu’il y a un contexte global pour faire rentrer l’information dans un moule et il faut agir si on est un démocrate».

Damien Lempereur (Debout la France) : «On oublie  systématiquement de regarder la manipulation de l’information par l’UE»

Egalement interrogé par RT France ce 5 septembre, Damien Lempereur, porte-parole de Debout la France (DLF), estime que la publication du document survient à «un timing très approprié […] au moment où la loi anti-fake news, que le gouvernement a essayé de faire passer, a été justement combattu à l’Assemblée nationale».

Les propositions de loi anti-fake news, rejetées massivement par le Sénat fin juillet après leur vote à l’Assemblée nationale, doivent repasser en deuxième lecture devant la chambre basse du Parlement. Les élus de l’opposition, à l’Assemblée comme au Sénat, ont dénoncé le caractère liberticide de ces propositions de loi.

Damien Lempereur note en outre qu’«il y a une volonté du pouvoir […] de choisir [ce qu’est] une information que l’on peut diffuser et [ce qu’est une information] qui, selon le gouvernement, ne pourrait pas être diffusée.» Pour le souverainiste, «[le] gouvernement viendrait [ainsi] se substituer aux journalistes et plus largement à l’expression [et] à la pluralité démocratiques».

[On] oublie [aussi] systématiquement de regarder la manipulation de l’information par l’Union européenne

Damien Lempereur dénonce, par conséquent, un rapport «particulièrement orienté», qui vise RT. Il y voit ainsi «un deux poids, deux mesures», la France oubliant «systématiquement de regarder, par exemple, vers les Etats-Unis». «[On] oublie [aussi] systématiquement de regarder la manipulation de l’information par l’Union européenne […] et [par] d’autres pays comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, dont on ne parle jamais», ajoute-t-il.

«Nous sommes faibles avec les forts et nous avons toujours la même tête de turc», estime ce cadre du parti DLF, présidé par Nicolas Dupont-Aignan.

Jean-Frédéric Poisson : «Rien, à mes yeux, ne justifie ce traitement différencié en fonction des organes de presse»

Enfin, Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, réagissant à la publication du rapport pour RT France, estime qu’«on ne combat la désinformation, par l’interdiction, mais par la vérité».

L’ex-candidat à la primaire de la droite dénonce d’ailleurs la responsabilité, selon lui, de l’exécutif, dans la diffusion de rumeurs à l’occasion de l’affaire Benalla : «Quand vous êtes en situation de délivrer des informations [lorsque] vous exercez le pouvoir, et que vous refusez de le faire […] vous ouvrez la porte à la diffusion de toutes les rumeurs, de toutes les fausses informations.»

Pour l’ancien député, l’Elysée n’a pas à choisir les médias à ostraciser ou non, comme le préconise le rapport, car «nous sommes dans une tradition dans laquelle la presse est libre» en France. «Rien, à mes yeux, ne justifie ce traitement différencié en fonction des organes de presse, de ceux qu’on aime et de ceux qu’on n’aime pas, sinon ça s’apparente clairement à de la censure», argumente-t-il.

Le rapport intitulé «Les manipulations de l’information, un défi pour nos démocraties»  a été réalisé par quatre experts issus du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère des Affaires étrangères (CAPS) et l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), rattachés à des ministères, et présenté le 4 septembre au ministre des Armées Florence Parly.

En 214 pages, les auteurs du document évoquent les dangers que représentent la propagande des groupes djihadistes comme Daesh, ainsi que l’influence grandissante de la Chine. Mais l’écrasante majorité du texte est consacrée à la Russie et, à travers elle, notamment RT.

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L’Eglise face à l’islam (Vidéo)

« Il n’existe pas de terrorisme islamique » affirme le Pape François devant des étudiants Italiens.  « Il ne faut pas diaboliser l’islam » affirme Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France. « Je ne diabolise pas l’UOIF » dit de son côté le père Christophe Roucou, directeur Service des Relations avec l’Islam.

« Il faut très attention à ne pas diaboliser tous les djihadistes », prévient Mgr Dagens, au sujet de l’entrée des djihadistes d’Al Nosra dans Maaloula (Syrie).

« Le salafisme promu par l’Arabie Saoudite n’est pas violent » rassure le frère dominicain Adrien Candiard, Prix des libraires religieux 2017.

A ces propos bienveillants commandés par la sauvegarde, à tout prix, du dialogue, s’ajoute un relativisme mal placé : « certains musulmans peuvent être excessifs, voire fanatiques, admet Mgr Vingt-Trois,comme des catholiques peuvent l’être » complète-t-il aussitôt.

 François, de retour des JMJ osa le parallèle suivant : « Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique. »

 

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Les travailleurs pauvres, ces invisibles : certains matins, Jean-Philippe se demande pourquoi il se lève

Temps partiel, bas salaires… près de 8 % des Français en activité vivent sous le seuil de pauvreté. Deuxième volet de la série du Monde sur les travailleurs pauvres.

« J’ai parfois des idées noires», confie-t-il. Le Roubaisien Jean-Philippe Varet est un homme courageux, travailleur… et pauvre. A 44 ans, cet autoentrepreneur dans le bâtiment vit chaque fin de mois avec la boule au ventre. «On gratte au centime près.» Après dix ans de chômage et de RSA, il a monté sa boîte il y a quatre ans, juste avec un scooter et une remorque.

Ce sont ses amis d’ATD Quart Monde qui lui ont payé cette année le permis, réussi du premier coup. «Pôle emploi m’avait promis de le financer mais ils n’avaient plus les fonds…»

Certains matins, il se demande pourquoi il se lève. « On n’encourage pas les gens qui veulent bosser. Il y a trop de charges, trop de comptes à rendre. »

Surtout, Jean-Philippe et sa femme ont fait les calculs : entre la baisse des APL, la perte des bons alimentaires et de l’aide pour les factures d’électricité, ils gagnaient plus quand il était au chômage, grâce aux aides sociales et à quelques petits boulots.

[…] Lorsque ce Roubaisien a su que la Ville proposait d’acquérir des maisons à 1 euro, il a cru pouvoir quitter son logement locatif insalubre du populaire quartier du Pile à Roubaix. « Mais mon autoentreprise n’est pas assez solvable : la banque n’a pas voulu me prêter les 15 000 euros nécessaires pour la rénovation.» […]

Le Monde

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Le Premier ministre de Saxe dénonce la fake news de Merkel et des médias : « il n’y a pas eu de chasse à l’homme ni de pogroms à Chemnitz »

Le Premier ministre saxon Michael Kretschmer (CDU) a appelé à la lutte contre les tendances d’extrême droite. « Je suis convaincu que l’extrémisme de droite est la plus grande menace pour notre démocratie », a déclaré M. Kretschmer dans une déclaration de son gouvernement sur les émeutes de Chemnitz lors d’un discours prononcé dans le Landtag saxon.

Jusqu’à présent, il n’a pas été possible de mettre enfin l’extrémisme de droite en Saxe sous contrôle. La lutte contre la droite doit être « menée à partir du centre de la société ».

En même temps, Kretschmer s’est de nouveau retourné contre son opinion générale ou ses jugements erronés sur Chemnitz et s’est surtout référé aux heures qui ont suivi l’attaque meurtrière contre Daniel H. « Il n’y avait pas de foule, pas de chasse et pas de pogroms dans cette ville », a déclaré Kretschmer, critiquant également une partie des reportages des journalistes.

La chancelière allemande Angela Merkel avait notamment parlé de « chasses » après l’attaque meurtrière contre Daniel H… L’AfD s’est demandé si ces chasses avaient eu lieu. Entre-temps, il y a un différend au sein de l’AfD parce que trois associations nationales ont rejoint la marche du mouvement Pegida (pour en savoir plus sur les relations de l’AfD avec Pegida, cliquez ici).

Mme Merkel, à son tour, a défendu ses affirmations : « Ma réaction est que nous y avons vu des images qui montraient clairement la haine et la persécution de personnes innocentes », a-t-elle dit, « dont nous devons nous distancier. C’est ce que M. Seibert a fait, c’est ce que je fais, je l’ai déjà fait. » C’est tout, a-t-elle dit, en réponse à la demande de Jörg Meuthen, co-leader de l’AfD, d’obtenir les excuses de Mme Merkel et le renvoi de Seibert.

Kretschmer dit maintenant que ce ne sont ni tous les habitants de Chemnitz ni une majorité qui sont devenus violents pendant les manifestations dans la ville. Il ne faut pas mettre au pilori ceux qui sont descendus dans la rue en colère après l’homicide de Chemnitz. « Ce ne sont pas des extrémistes de droite », a dit Kretschmer. Cependant, ceux qui ont participé aux émeutes ont été assez mauvais. « Et nous leur dirons de se battre. »

Spiegel.de

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Face à la censure sur le web, la propagande djihadiste cherche d’autres voies

Au printemps, une offensive policière internationale visait les organes de propagande en ligne du groupe État islamique (EI). Quatre mois plus tard, les cyberdjihadistes se sont adaptés, restent actifs et dangereux, soulignent des experts.

En avril, Rob Wainwright, directeur d’Europol, se félicitait d’avoir « porté un grand coup aux capacités de l’EI à propager sa propagande en ligne et à radicaliser les jeunes en Europe ».

Après deux ans d’enquête, des policiers sont intervenus simultanément dans huit pays, saisissant des serveurs et du matériel informatique. « La capacité de l’EI à promouvoir son matériel terroriste est compromise », assurait Rob Wainwright.

Mais le 22 août, la facilité avec laquelle le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, a diffusé sa dernière philippique a démontré le contraire. En quelques minutes, selon une étude de l’ONG new-yorkaise Counter Extremism Project (CEP), le discours posté sur la messagerie chiffrée Telegram était relayé sur au moins 21 sites web, devenant ainsi impossible à éradiquer.

(…)

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Clichy (92) : les prières de rue jugées illégales. L’association musulmane locale et son président condamnés à 27 000 euros d’amende.

L’Union des associations musulmanes de Clichy et son président sont condamnés à verser un total de 27 000 € pour manifestation sans autorisation après 34 prières de rue.

A raison de 500 € la prière de rue illégale, l’Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC) et son président, Mohand Kazed, sont condamnés à 5 000 € d’amende chacun et, ensemble, à 17 000 € de dommages et intérêts à verser à la ville de Clichy.

Au terme de débats juridiques un brin complexes, le tribunal correctionnel de Nanterre a rendu cette décision ce mardi. Ainsi, les juges ont tranché : les trente-quatre prières de rue organisées chaque vendredi, entre le 24 mars et le 10 novembre 2017, sans déclaration à la préfecture, ne sont pas conformes à la loi.

En faisant venir les fidèles devant l’hôtel de ville, pour prier en partie sur le boulevard Jean-Jaurès, l’UAMC et son président entendaient protester contre leur expulsion des locaux de la rue d’Estienne-d’Orves, mis à disposition par l’ancien maire de la ville, Gilles Catoire (PS), selon les termes d’un bail précaire.

A l’expiration de celui-ci, après l’élection du nouveau maire (LR) Rémi Muzeau, l’association avait refusé de quitter les lieux tandis qu’un nouveau lieu de culte était ouvert rue des Trois-Pavillons.

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« L’islamisation à visage découvert » en Seine-Saint-Denis au coeur du prochain livre des journalistes Davet et Lhomme

Les journalistes du « Monde » Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui avaient publié les confidences chocs de François Hollande en 2016, ont dirigé une enquête de terrain sur la progression de l’islam politique dans le 93.
Les journalistes qui avaient longuement confessé François Hollande à l’Elysée ont radicalement changé de terrain. Gérard Davet et Fabrice Lhomme, auteurs en 2016 du livre-choc Un président ne devrait pas dire ça (Stock), se sont tournés vers la Seine-Saint-Denis pour leur prochain ouvrage, au titre détonnant : Inch’allah : l’islamisation à visage découvert.

Cette enquête paraîtra le 22 octobre aux éditions Fayard.
Gérard Davet et Fabrice Lhomme ne sont pas les auteurs de ce livre, dont ils signent uniquement la préface. Les deux journalistes du Monde ont en fait dirigé cinq étudiants du Centre de formation des journalistes (CFJ) qui ont mené l’enquête pendant huit mois.
« Ils ont voulu éviter les clichés, les sentences lointaines, les approximations politiques, indique le texte de présentation de l’éditeur. Avec un constat clair, à l’arrivée : oui, l’islamisation progresse, dans tous les corps de la société. L’islam politique, encore très minoritaire, gagne sans cesse des parts de marché.

A ce titre, le “9-3” fait bien figure de laboratoire. » (…)
Le thème de l’ouvrage fait écho à certaines des confidences de François Hollande à Gérard Davet et Fabrice Lhomme. « Qu’il y ait un problème avec l’islam, c’est vrai. Nul n’en doute », leur avait-il confié pendant son quinquennat.
Autre phrase qui avait fait des vagues : « Comment peut-on éviter la partition ? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition. » Des propos que les deux journalistes ont visiblement souhaité vérifier par eux-mêmes.

www.marianne.net

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Amsterdam : un migrant afghan poignarde deux personnes (MàJ : Jawed a visé les Pays-Bas parce que l’islam y est «insulté»)

Les deux personnes grièvement blessées vendredi dans l’attaque au couteau à la gare d’Amsterdam sont des Américains, et l’assaillant, un jeune Afghan, avait des motivations « terroristes », ont indiqué samedi 1er septembre les autorités.

Au cours de son interrogatoire, ce jeune Afghan de 19 ans a également mentionné le nom du député d’extrême droite Geert Wilders.

Il a visé les Pays-Bas car il estimait que l’islam y était « fréquemment insulté ». Voici ce qu’a déclaré pendant son interrogatoire le jeune Afghan de 19 ans soupçonné d’avoir attaqué au couteau deux Américains vendredi dans la gare d’Amsterdam, selon le parquet néerlandais.

Le suspect avait une « motivation terroriste et s’est rendu aux Pays-Bas dans ce but », a confirmé le parquet dans un communiqué. Les déclarations du suspect indiquent qu’il considère que « le prophète Mahomet, le Coran, l’islam et Allah sont fréquemment insultés » aux Pays-Bas.

Le suspect a également mentionné le nom du député d’extrême droite néerlandais Geert Wilders. L’attaque à la gare d’Amsterdam-Central est survenue au lendemain d’un appel des talibans afghans à des attaques contre les troupes néerlandaises après la tentative de Geert Wilders d’organiser un concours de caricatures du prophète Mahomet.

Connu pour ses positions anti-islam, Geert Wilders a depuis annulé le concours, qui a fortement irrité la communauté musulmane. Ce concours n’a cependant pas été évoqué par le suspect identifié comme « Jawed S. ».

Le Parisien

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Как стать иноагентом: RT впервые обнаружил иностранное финансирование «Медузы»

Источники финансирования «Медузы», до этого момента державшиеся в тайне, были обнаружены при внимательном изучении финансовой отчётности издания. В числе грантодателей оппозиционного СМИ оказались две западные организации, которые в своё время являлись партнёрами Джорджа Сороса.

Одна из них также финансировала проект участниц Pussy Riot и российские ЛГБТ-сообщества. Сведения о заключённых соглашениях содержатся в финансовой отчётности латвийской фирмы Medusa Project SIA за 2017 год. С документами ознакомился RT. По мнению депутатов Госдумы, на основании этих документов «Медуза» может быть признана иностранным агентом.

В свою очередь, у независимых аудиторов вызывает серьёзные сомнения будущее работы компании.

Интернет-издание «Медуза», основанное бывшим главредом Lenta.ru Галиной Тимченко, получало гранты на свою деятельность от двух западных организаций — OAK Foundation и правительственного агентства SIDA. Сведения о заключении соответствующих договоров содержатся в финансовой отчётности фирмы Medusa Project SIA за 2017 год.

«Средства, выделенные в 2017 году по указанным грантам, частично освоены и отнесены к доходам компании в отчётном году», — говорится в документах, с которыми ознакомился RT. Однако размеры полученных «Медузой» грантов в отчётности обозначены не были.

Партнёры Джорджа Сороса

Грантодатели «Медузы» — организации, известные своей деятельностью по поддержанию демократии в мире.

OAK Foundation — частный благотворительный фонд. Учреждён в 1983 году. Его головной офис находится в Женеве. Согласно данным ассоциации European Foundation Centre (ЕFC), OAK был основан британским миллиардером Аланом Паркером. Фонд — предприятие семейное. В совет попечителей, как указывается на сайте организации, кроме Паркера входят его жена и члены семьи.

Согласно данным EFC, задачи у «семейного бизнеса» — планетарного масштаба: «решение глобальных проблем общественного и экологического характера, особенно тех, которые оказывают серьёзное воздействие на жизнь уязвимых групп населения». По сведениям OAK Foundation, организация ежегодно выделяет на «благотворительные» проекты более $200 млн.

Средства от OAK Foundation получал, в частности, институт «Открытое общество» миллиардера Джорджа Сороса. В 2015 году Генпрокуратура РФ признала «Открытое общество» нежелательным для России.

Получателями грантов OAK были также российский Фонд Андрея Сахарова (за 2010—2014 годы — более $1,6 млн) и структуры правозащитной общественной организации «Мемориал» — около $2 млн на реализацию проектов в РФ, в том числе на деятельность с целью «оказания правовой поддержки жертвам жёсткой российской антииммиграционной политики».

OAK Foundation не забывает и о сексуальных меньшинствах и активно выделяет средства на программы, связанные с поддержкой ЛГБТ-сообщества. На такие проекты в России было направлено более $900 тыс., в том числе в рамках грантов благотворительному фонду «Сфера» на поддержку ЛГБТ-активистов в 20 регионах РФ.

Согласно отчётности OAK Foundation за 2017 год, в России в качестве независимого СМИ организация поддерживает «Медиазону». Впрочем, конкретного гранта, выделенного на деятельность «Медиазоны», в базе OAK найти не удалось. Напомним, это российское интернет-СМИ было основано в 2014 году участницами группы Pussy Riot Надеждой Толоконниковой и Мaрией Алёхиной.

Сведений о конкретных грантах, выделенных «Медузе», в базе данных OAK Foundation корреспондентам RT найти не удалось.

Второй спонсор «Медузы» — SIDA, такое название носит шведское правительственное агентство со штаб-квартирой в Стокгольме. Существует оно на деньги шведских налогоплательщиков, но финансирует проекты по всему миру. Согласно сайту организации, её деятельность направлена «на поддержку экономического и политического развития бедных стран, а также на развитие демократии». Неудивительно, что у шведского агентства также были совместные проекты со структурами миллиардера Джорджа Сороса, в частности в 2011 году — в рамках поддержки гражданского общества в Молдове.

В целом на различные программы SIDA, согласно сайту агентства, в 2017 году потратила $5 млрд.

На запросы RT о наличии соглашений с «Медузой» в OAK Foundation и SIDA оперативных ответов не предоставили. Комментарий от Галины Тимченко на момент публикации материала также получить не удалось.

«На проекты политического характера»

По словам заместителя директора аналитического департамента компании «Альпари» Натальи Мильчаковой, наличие грантодателей характерно для некоммерческих проектов.

«Почему коммерческая организация указала в годовом отчёте, что у неё есть грантодатели, — вопрос очень интересный», — говорит эксперт.

По её словам, гранты могли быть получены «для каких-то отдельных проектов политического характера, а не для обычной хозяйственной деятельности компании».

«В противном случае деньги бы ей никто не дал. Не исключено, что такие проекты могут носить антироссийский характер», — уточняет Мильчакова.

Как считает зампред комитета Госдумы РФ по информполитике, информационным технологиям и связи Владимир Крупенников, после публикации финансовых отчётов фирмы Medusa Project SIA за 2017 год «Медуза» «может быть признана иноагентом».

«Если они получают финансирование от зарубежных грантодателей, они должны об этом уведомить, после чего они попадают в реестр иностранных агентов», — пояснил депутат в беседе с RT.

В случае отказа СМИ «маркировать» себя в качестве иноагента его деятельность в России может быть запрещена, подчеркнул Крупенников.

Напомним, 25 ноября 2017 года президент РФ Владимир Путин подписал закон, согласно которому СМИ, получающие иностранное финансирование, могут быть признаны в стране иноагентами. Документ стал вынужденной ответной мерой на притеснение российских медиа в США, в частности на признание RT America иностранным агентом.

В декабре 2017 года в реестр иностранных СМИ, выполняющих функции иноагента, были включены девять медиа, среди которых «Голос Америки», «Радио Свободная Европа»/«Радио Свобода» (РСЕ/РС), телеканал «Настоящее Время».

Согласно вступившему в силу закону, СМИ-иноагентом может быть признано и юридическое лицо, зарегистрированное в иностранном государстве, независимо от его организационно-правовой формы. Это возможно, если такая организация распространяет печатный, аудио-, видео- и иной контент, предназначенный «для неограниченного круга лиц», и при этом получает зарубежное финансирование, в том числе деньги от государственных органов других стран или международных и иностранных организаций.

«Прочие кредиторы»

Согласно отчётности Medusa Project SIA, в 2017 году компания получила не менее €341 тыс. от «прочих кредиторов». Однако какие именно организации стоят за этой размытой формулировкой, не уточняется.

В отчётности компании за предыдущие годы данных о лицах или организациях, от которых были получены средства, тоже нет. Тимченко ранее заявляла о нежелании раскрывать своих инвесторов. В сентябре 2014 года она говорила в интервью журналу Forbes, что «их имена никому ничего не скажут».

Позже из репортажа «Медузы» стало известно, что при запуске издание получило около $250 тыс. от амнистированного экс-главы ЮКОСа Михаила Ходорковского.

Напомним, юрлицо в Латвии Галина Тимченко зарегистрировала в июле 2014 года. В 2004—2014 годах она работала главным редактором Lenta.ru и была уволена, после чего приняла решение основать новое СМИ за пределами России. Как отмечается на сайте проекта, Галина Тимченко с октября 2014 года занимала посты генерального директора и главного редактора «Медузы». В январе 2016 года главным редактором был назначен Иван Колпаков (ранее — заместитель главреда издания), Тимченко сохранила за собой пост гендиректора. Владелец 100% долей SIA Medusa Project (латвийская компания, издающая «Медузу») — Галина Тимченко.

Доходы и расходы

Прибыль издания за 2017 год, согласно отчётности, составила всего €976. При этом к сентябрю 2018-го, по данным компании, Галине Тимченко предстояло погасить первый из двух кредитов, которые были взяты на работу интернет-проекта.

Общая сумма задолженности СМИ на конец 2017-го составляла не менее €1,4 млн. Примерно таким же образом дела обстояли и в предыдущие годы. Как ранее сообщало издание Life, 2015 год закончился для «Медузы» убытком в €1,1 млн. По итогам первых трёх месяцев работы в 2014 году чистые убытки составили €159,6 тыс.

Независимый аудитор из рижского ООО «Orients Audit & Finance», изучивший показатели компании (заключение приложено к финансовой отчётности Medusa Project SIA согласно латвийскому законодательству), делает не самые оптимистичные выводы о финансовом состоянии «Медузы». Он обращает внимание на то, что «краткосрочные обязательства компании превысили текущие активы», а «собственный капитал является отрицательным».

Эти условия вместе с другими обстоятельствами, говорят аудиторы, «указывают на то, что существует значительная неопределённость, которая может вызвать серьёзные сомнения в способности компании продолжать работу в будущем».

Несмотря на задокументированные суммы долгов и доходов, конференция «Медузы» — «Шторм», проведённая в 2018 году в Москве, была целиком посвящена монетизации контента и так и называлась «Где деньги?».

Сама «Медуза», правда, говорит, что зарабатывает на нативной рекламе, хоть и теряет в доходе из-за роста курса евро по отношению к рублю. В ответ на вопрос читателя о финансовых показателях «Медуза» на сайте проекта называет себя «планово убыточной» компанией.

Аналитик компании «Открытие Брокер» Тимур Нигматуллин, ознакомившийся по просьбе RT с отчётностью «Медузы», полагает, что причины убыточности проекта могут заключаться в типе бизнеса.

«Учитывая тип бизнеса и темпы его роста, стоимость обслуживания кредита и сам факт его предоставления, можно сделать обоснованное предположение, что он (проект. — RT) работает по бизнес-модели стартапа, — говорит эксперт. — Обычно это означает, что есть некий инвестор, который финансирует компанию (в данном случае через заём) и надеется в будущем получить возврат на инвестиции в виде дивидендов или (более популярный способ) перепродажи другому инвестору».

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Le terrorisme aurait coûté 185 milliards d’euros à l’Union européenne

« Depuis 2004 [année de l’attentat de Madrid, ndlr], le terrorisme a coûté à l’Union européenne environ 185 milliards d’euros de pertes de PIB dont environ 5,6 milliards d’euros en pertes humaines, blessures et dommages aux infrastructures », a calculé le service de recherche du Parlement européen, dans un rapport intitulé « La lutte contre le terrorisme, le coût de la non-Europe » (en anglais) présenté aux eurodéputés le 30 août.

« Ce qui ressort principalement de ce rapport [qui couvre la période 2004-2016, ndlr], c’est le coût de l’inaction de l’UE en matière de lutte contre le terrorisme », a ainsi déploré Wouter van Ballegooij, co-auteur de ce rapport, jeudi, devant les parlementaires.
Au-delà de son impact sur les victimes et leurs familles, le terrorisme « a un effet négatif sur le bien-être de la population dans son ensemble », affectant le moral, la santé, la confiance entre les communautés, le commerce, les investissements étrangers, le tourisme, les transports…

« Dans le même temps, certaines mesures prises pour combattre le terrorisme ont un effet disproportionné sur les suspects et sur des groupes plus larges au sein de la société, en violation des droits fondamentaux, tout en étant contreproductive », souligne le rapport publié le 25 mai dernier.

(…)

La France apparaît comme le pays le plus affecté économiquement par les attentats, avec une perte de presque 45 milliards d’euros entre 2004 et 2016, dont 37,9 à partir de 2013, période qui a vu la vague d’attentats comprenant le Bataclan et Nice.

Vient ensuite le Royaume-Uni (44,3 milliards d’euros), l’Espagne (42,7) et, loin derrière, l’Allemagne (19 milliards d’euros). Le pays qui dépense le plus dans la lutte antiterroriste est le Royaume-uni avec 2 milliards d’euros par an, suivi de l’Allemagne (1,5) et de la France (1,4).

Le rapport plaide pour une plus grande coopération européenne et dénonce le manque d’échanges d’information et de coopération judiciaire entre les Etats.

(…)

Caisse des dépots

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La vérité cachée des chemtrails

Voici une excellente émission, très sérieuse et documentée, sur la question passionnante des chemtrails, ces traînées chimiques persistantes que tout un chacun peut observer dans le ciel et qui, contrairement à ce qu’on nous raconte, n’ont rien à voir avec des traînées de condensation (contrails).

Malheureusement, comme toujours, ceux qui font l’effort de chercher la vérité sont une infime minorité. Et quant à s’indigner ou se révolter… Merci à « roc ». OD

(Silvano Trotta, 24 mai 2018)

Sources :

Chemtrails – La guerre secrète de Rosario Marciano : https://www.youtube.com/watch?v=AMbbj…

Site web de Marciano : http://www.tankerenemy.it/

Enquête ARTE : https://www.youtube.com/watch?v=WuVMZ…

Enquête FR3 : https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/emissions/enquetes-de-regions-mediterranee/actu/28-mars-inondations-du-var-questions-sur-un-drame-et-le-mal-venu-du-ciel.html-0

Enquête Envoyé Spécial : https://www.youtube.com/watch?v=9P_9a…

Congrès Américain : https://www.congress.gov/107/bills/hr2977/BILLS-107hr2977ih.pdf

Témoignage agent au sol (en italien) : https://www.youtube.com/watch?v=v2Ie3…

Rapports scientifiques : https://www.analytika.fr/investigations/filaments-aeroportes

Rapport Parlement européen : http://www.europarl.europa.eu/sides/g…

Drone en capture de chemtrails : https://www.youtube.com/watch?v=w5rak…

Rapport Ministère de l’écologie : http://cgedd.documentation.developpem…

Discussions à l’ONU : https://www.youtube.com/watch?v=nHm_1…

Séance spéciale chemtrail au Mont Shasta : https://www.youtube.com/watch?v=zQAwcrODu8w

Filaments tombés du ciel : https://www.qwant.com/?q=chemtrail%20filament&t=videos

Site spécialisé (en anglais) : https://www.activistpost.com/2015/02/chemtrail-source-material-finally.html

Comment reconnaître de suite un faux filament : https://www.youtube.com/all_comments?…

Article du Monde : https://mobile.lemonde.fr/climat/article/2018/05/12/les-trainees-blanches-des-avions-contribuent-au-rechauffement-climatique_5297919_1652612.html?xtref=http://m.facebook.com/

Site de pilotes de ligne : https://www.airliners.net/forum/viewtopic.php?f=3&t=1392659&p=20359447&hilit=chemtrail#p20359447

Site US : http://www.geoengineeringwatch.org/

Site français : http://www.cielvoile.fr

Association française : http://www.acseipica.fr


Rappel :

Chemtrails et la mort venue d’en haut. Que vaporisent-ils dans nos cieux ?

 

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L’Union Européenne fait des propositions aux États-Unis sur le boeuf

La Commission européenne a proposé le lundi 3 septembre d’ouvrir des discussions officielles avec les États-Unis pour répondre aux préoccupations américaines selon lesquelles leurs éleveurs ne reçoivent pas une part équitable du marché européen du boeuf.

(…)

La Commission a annoncé le lundi 3 septembre son intention de solliciter les États membres pour obtenir un mandat de négociation en vue de régler le différend de longue date à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant les exportations de viande bovine américaine.

(…)

Le litige porte sur un accord de 2009 qui autorise les États-Unis à exporter 45 000 tonnes de boeuf sans hormone par an. Mais le même quota est prévu pour les autres pays exportateurs de boeuf comme l’Australie et l’Uruguay, ce qui réduit la part de marché des éleveurs américains.

La Commission européenne propose d’affecter une partie du quota actuel spécifiquement aux États-Unis et éventuellement de répartir l’ensemble du quota entre les pays exportateurs.

Washington a demandé une révision de l’accord en 2016.

L’Union européenne a accordé le quota de 45 000 tonnes à la suite d’une décision de l’organe d’appel de l’OMC qui a statué en 1998 qu’une interdiction de l’UE concernant la viande de boeuf traitée avec l’une des six hormones spécifiques favorisant la croissance était contraire à ses règles.

L’Usine Nouvelle

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Jaroslaw Kaczynski ne veut pas que la Pologne soit « infectée par les maladies sociales » qui dominent l’UE et l’Occident

La Pologne fait partie de l’Union européenne, mais il faut veiller à ne pas être «infecté par les maladies sociales» qui dominent l’Union, a déclaré dimanche [2 septembre] Jaroslaw Kaczynski, qui dirige le parti au pouvoir Droit et Justice (PiS).

Parlant lors d’un congrès du parti avant les élections locales d’octobre, […] il a défendu le bilan démocratique de son parti et accusé ses détracteurs de servir «de puissants intérêts et de pactiser avec les puissants du monde», visant ainsi clairement les liens étroits entre l’opposition libérale en Pologne et Bruxelles.

«Il est facile de servir les intérêts des plus puissants. Si vous voulez servir la société, la nation, c’est beaucoup plus difficile.»

Tout en soulignant la nécessité pour la Pologne de demeurer à l’intérieur de l’Union, son parti affirme que l’UE oblige les États membres à se conformer à des normes qui s’opposent aux valeurs familiales traditionnelles de la Pologne.

Dimanche, Kaczynski a dit qu’adhérer à l’UE était «le plus court chemin pour la Pologne d’atteindre la parité en matière de niveau de vie» avec ses alliés occidentaux.

«Mais cela ne signifie pas que nous devrions répéter les erreurs de l’Occident et être infectés par les maladies sociales qui y dominent», a-t-il ajouté.

[…]

Malgré les critiques, le PiS reste très populaire en Pologne […]

Reuter

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Sous la pression de la Commission européenne, la France cède ses 150 plus grands barrages hydrauliques !

Le gouvernement a donc annoncé la privatisation des 150 plus grands barrages hydrauliques de France.
Cela fait plus de 10 ans que la Commission européenne fait pression sur Paris pour en finir avec la gestion publique du secteur hydroélectrique, sans succès.
Avec Macron, Bruxelles est rapidement satisfaite.
Cette décision est pourtant lourde de conséquences, tant pour la bonne gestion du réseau électrique national et la facture du consommateur que pour la sécurité du territoire.

Le 12 mars, des salariés d’EDF hydroélectricité manifestaient devant le parlement européen à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT-CGC-FO.
Ils exigent l’abandon de l’ouverture à la concurrence de la gestion des barrages, annoncée officiellement le 31 janvier 2018 par l’entourage du Premier ministre dans une lettre à la Commission européenne.

Barrages hydrauliques - 1

Jusqu’à présent, une très grande majorité des 2 300 barrages métropolitains étaient de fait propriété publique.
EDF gère directement 85% des 433 concessions du pays (1 ou plusieurs barrages reliés à une même centrale électrique), le reste est gérée par Engie et des structures régionales, comme la Compagnie Nationale du Rhône ou encore la Société Hydro-Electrique du Midi.
Les 150 plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) vont être privatisés d’ici 2022.
Ancre
C’est l’équivalent d’une puissance électrique de 4.3 GW, soit trois réacteurs nucléaires nouvelle-génération.
L’ensemble des barrages (20 GW) devraient être privatisés d’ici 2050.
Les appels d’offres vont commencer à la fin de l’année 2018 et des firmes de 6 pays se sont déjà montrées intéressées.

Cela fait maintenant dix ans que la Commission européenne exige de la France qu’elle ouvre son secteur hydroélectrique selon les règles d’« une concurrence pure et parfaite ».
Bruxelles en veut à EDF (géré à 83.5% par l’État) pour sa position trop « dominante » sur le marché global de l’électricité.
Comme il était impossible d’exiger la privatisation des centrales nucléaires françaises (ces dernières relèvent des « activités d’importance vitale »), c’est l’hydraulique, deuxième source de production électrique du pays, qui a été ciblée par Margrethe Vestager (commissaire européenne à la concurrence).
Or, au vu de la structure du réseau français, les ouvrages hydrauliques relèvent tout autant d’une « importance vitale »…

 Les barrages sont un gage de résilience énergétique, et pas seulement…

Les centrales hydroélectriques sont une pièce maîtresse dans le réseau électrique national, car elles pallient très rapidement les pics de consommation.
À ce titre, privatiser ces centrales, c’est défaire la cohérence d’une gestion centralisée.
Mais c’est aussi une menace sur les factures, et sur la sûreté du territoire.

Les barrages fournissent 12.5% de l’électricité française (70% des énergies renouvelables).
C’est l’électricité la moins chère : 20 à 30 €/MWh alors que le prix moyen, indexé sur le prix du nucléaire, oscille entre 33 et 46 €/MWh.
Un opérateur privé pourrait facilement maintenir les valves du barrage fermées et attendre que le pic de consommation fasse frôler la pénurie d’électricité pour faire monter les prix.
Ainsi, le prix spot devrait globalement augmenter, et donc les factures d’électricité
Sur le plan juridique, rien ne l’empêcherait.

Barrages hydrauliques - 2

Les barrages protègent le réseau, car ils lissent la consommation : lorsqu’il y a un pic de consommation (par exemple le matin à 8h quand tout le monde prépare son petit-déjeuner) les vannes sont ouvertes et en quelques minutes et l’énergie supplémentaire est fournie.
Les barrages représentent ainsi 66 % de cette « capacité de pointe », le reste étant assuré par des centrales thermiques. Dans les périodes creuses, le surplus d’énergie nucléaire est utilisé pour remplir certains barrages (les centrales STEP qui représentent 10% des ouvrages) en repompant l’eau en aval.

Pour cette même raison, ils sont essentiels dans la transition énergétique, car ils peuvent compenser l’intermittence des énergies renouvelables : quand il y a du vent ou du soleil, on pompe de l’eau vers le barrage et on ouvre les vannes dans le cas inverse : c’est un moyen de stocker de l’énergie.
Si l’installation de nouveaux barrages doit être évitée pour des questions écologiques (protection des rivières naturelles et des cycles de sédiments), de nouveaux types d’ouvrages hydrauliques sont à l’étude. À Madère par exemple où l’on se rapproche des 100% d’énergie renouvelable, des mini réseaux de barrages en circuit fermé remontent l’eau quand il y a surproduction éolienne et la turbine quand il n’y a pas de vents.
Ce type d’installation représente d’ailleurs de nouveaux débouchés pour l’industrie, nous y reviendrons.

L’eau est essentielle pour refroidir les centrales nucléaires.
Ces dernières sont majoritairement disposées sur des cours d’eau comprenant des barrages.
Or combien un prestataire privé pourrait monnayer une eau essentielle pour éviter une catastrophe, a fortiori en été quand l’eau se fait rare ?
À ceux qui pensent que le bon sens est plus fort que les intérêts pécuniers quand il s’agit d’éviter un tel drame, il est intéressant de se documenter sur les pratiques de l’Américain General Electric (GE) dans notre pays.
Après avoir racheté Alstom énergie, GE organise en juin 2016 une grève de la maintenance dans les centrales nucléaires françaises pour obtenir d’EDF des conditions plus avantageuses (moins de responsabilités en cas d’incidents).
Résultats : plusieurs centaines d’incidents et une direction d’EDF contrainte à plier.


« Les barrages fournissent 12.5% de l’électricité française (70% des énergies renouvelables).

 

C’est l’électricité la moins chère : 20 à 30 €/MWh alors que le prix moyen, indexé sur le prix du nucléaire, oscille entre 33 et 46 €/MWh.

 

Un opérateur privé pourrait facilement maintenir les valves du barrage fermées et attendre que le pic de consommation fasse frôler la pénurie d’électricité pour faire monter les prix. »


Outre l’aspect énergétique, les barrages retiennent de l’eau pour les cultures, les activités de loisir ou pour abreuver les villes.
Un opérateur privé va-t-il daigner relâcher de l’eau gratuitement en fonction des besoins de la vallée, comme c’était toujours le cas ?
Si ce « service » est payant, d’une part l’eau n’est définitivement plus un bien commun, et de l’autre, les prix de l’eau potable vont augmenter.
Beaucoup d’agriculteurs seront tentés de prélever davantage dans les nappes phréatiques, dont la plupart sont déjà mal en point.

Barrages hydrauliques - 3

Avec le changement climatique, les sècheresses et les pluies violentes vont se multiplier en France. Les barrages servent à tamponner ces événements en faisant des réserves pouvant durer des mois.
Il n’est pas sûr qu’une entreprise privée daigne prévoir des plans de remplissage à long terme dans le simple but de limiter les dégâts d’une sècheresse…
Comment les convaincre d’adapter également les infrastructures au futur des besoins locaux ?
Le témoignage de Jean-Louis Chauz, président du Conseil économique, social et environnemental d’Occitanie, illustre bien le ressentiment qui gagne peu à peu les collectivités : « En 2035, le déficit de stockage d’eau pour la nouvelle démographie de la région et les besoins de l’agriculture, des écosystèmes, de la préservation de la biodiversité, sera de 1 milliard de m3. EDF et Engie ont provisionné les budgets nécessaires pour engager les travaux pour le stockage d’eau. À l’heure où l’Occitanie est confrontée à un problème majeur de ressources en eau dans les années à venir, à même de compromettre son développement voire sa sécurité sanitaire, il est incompréhensible et dangereux de chercher à complexifier une organisation de la gestion de l’eau…».

Alors que plusieurs barrages présentent des risques, souvent en raison de leur grand âge, les investisseurs auront-ils envie de dépenser de l’argent pour les entretenir convenablement ?
Pour rappel, EDF investit 400 millions d’euros par an dans le renforcement de ses ouvrages.
« Les incertitudes quant au devenir des concessions hydrauliques pourraient obérer certains investissements. », a d’ailleurs prévenu le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy.
Pas question pour EDF de financer de nouveaux équipements si c’est pour s’en faire dépouiller dans la foulée par un concurrent, en somme.
Cette réaction peut sembler normale, mais quid des travaux de rénovation entre temps, dont certains sont urgents ?
 
 
Socialiser les pertes, faire turbiner les profits

L’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards € par an, dont la moitié revient aux collectivités territoriales.
Ce qu’on appelle la « rente hydroélectrique », c’est-à-dire le bénéfice final, est donc d’au moins 1,25 milliard €. Globalement, le secteur est très excédentaire, y compris parce que la masse salariale n’est pas très importante : 21 000 pour tout le secteur hydraulique.
Les coûts sont surtout liés à l’entretien des infrastructures.
« Un GW d’hydraulique coûte 1 milliard d’euros à construire, mais tous nos barrages sont déjà amortis depuis longtemps, tout ce qui est turbiné aujourd’hui c’est du pur bénéfice, ce sera la poule aux œufs d’or pour le repreneur. », explique Laurent Heredia, de la FNME-CGT.

L’Etat espère tirer 520 millions € de redevances par an (Cours des Comptes), soit presque 5 fois moins que l’excédent brut des concessions actuelles
Cela semble donc une très mauvaise opération financière.
Alors pourquoi une telle décision ?

La France est le seul pays d’Europe auquel on ait demandé la privatisation des barrages.

En Allemagne par exemple, les concessions ont été déléguées aux Landers.
En Norvège, qui tire 99% de son électricité des barrages (certes non membre de l’UE) les licences hydrauliques ne sont ouvertes qu’à des opérateurs publics.
La Slovénie a quant à elle constitutionnalisé « un grand service public de l’eau ».


« Un GW d’hydraulique coûte 1 milliard d’euros à construire, mais tous nos barrages sont déjà amortis depuis longtemps, tout ce qui est turbiné aujourd’hui c’est du pur bénéfice, ce sera la poule aux œufs d’or pour le repreneur.»,

 

…explique Laurent Heredia, de la FNME-CGT


Avant Emmanuel Macron, les gouvernements avaient cherché à gagner du temps sur la question, malgré les pressions de Bruxelles.
Les ministres socialistes Delphine Batho et Ségolène Royal avaient par exemple essayé de trouver un équilibre en créant des sociétés d’économie mixte pour opérer des petits barrages : le public y conserverait une minorité de blocage de 34 % pour cadrer les éventuels repreneurs privés.
En juin 2015, la Commission européenne juge que cela n’a rien à voir avec une concurrence « libre et non faussée » et met en demeure Paris « d’accélérer l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques ».

La France « aurait pu classer son hydroélectricité comme service d’intérêt général échappant à la concurrence, mais n’en a rien fait. », s’étonne Alexandre Grillat de la CFE-Energies.
En effet, comme on l’a vu, contrôler un barrage peut avoir des répercussions jusque dans l’intégrité des centrales nucléaires…

Pour ne pas être accusé de « brader » les barrages à des étrangers, le gouvernement a laissé entendre qu’une priorité serait donnée aux repreneurs français.
Total et Engie espèrent ainsi rafler la mise, mais des firmes allemandes, espagnoles, italiennes, norvégiennes, suisses, canadiennes et chinoises se sont déjà montrées intéressées.
Un pas de plus sur le chemin de l’intrusion de puissances étrangères au cœur du réseau énergétique ?
 
Une filière sabotée qui témoigne de l’hypocrisie gouvernementale

Toute la filière hydroélectrique, de la manufacture à l’usage, est attaquée par le gouvernement Macron.
Quand Macron était ministre de l’Économie (2014-2016), il s’est arrangé pour permettre la vente d’Alstom à General Electric.
GE est désormais actionnaire à 50% de la branche énergie d’Alstom qui construit différentes pièces essentielles pour les centrales nucléaires (les fameuses turbines Arabelle de Belfort), et les barrages…

Dans l’usine GE-hydro de Grenoble, un plan social de 345 postes (sur 800) laisse entrevoir un avenir incertain pour l’ensemble du site.
Depuis plus d’un siècle, cette usine fabriquait et réparait sur mesure les turbines des grands barrages français avec un savoir-faire unique, mondialement reconnu.
En plus d’avoir fourni 25% de la puissance hydraulique installée dans le monde (dont le barrage des Trois gorges en Chine) et avoir permis l’essor industriel des Alpes françaises, ses carnets de commandes sont pleins.
Dès lors, comment comprendre cette décision ?
En effet, pouvoir fournir des pièces de rechange est une activité stratégique essentielle…
Et la transition écologique tant « priorisée » par Macron ne peut se faire sans l’hydraulique.

Impossible de trouver une raison rationnelle valable, y compris sur le plan strictement économique… Dès lors, ce sabotage organisé d’une activité stratégique (parmi tant d’autres) questionne sérieusement sur le bon sens du gouvernement.
Le manque de transparence sur des changements aussi structurants pour la vie du pays est un déni de démocratie.

Du côté des salariés, la résistance s’organise.
À l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT-CGC-FO, les hydrauliciens vont multiplier les arrêts de travail et déployer leurs banderoles sur les grands barrages d’EDF.

Barrages hydrauliques - B


Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydroélectricité_en_France
http://lvsl.fr/scandale-de-la-privatisation-des-barrages-une-retenue-sur-le-bon-sens
http://www.liberation.fr/france/2018/03/12/barrages-un-coup-de-prive-dans-l-eau_1635665
https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/produire-de-l-electricite/l-hydraulique-en-chiffres
https://www.lavraiedemocratie.org/scandale-sous-la-pression-de-leurope-la-france-cede-les-150-plus-grands-barrages-hydrauliques/
http://lesamisdubarrage.over-blog.fr/2018/08/scandale-sous-la-pression-de-l-europe-la-france-cede-les-150-plus-grands-barrages-hydrauliques.html

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