Billet en passant: Macron au pays des mirages

L’engouement provoqué par la rencontre entre Macron et Poutine hier à Saint-Pétersbourg me laisse quelque peu perplexe. Certes, j’ai l’esprit mal tourné. Toutefois, à part des contrats signés, ce qui est déjà très bien, j’ai beaucoup de mal à voir en quoi ils sont à ce point d’accord sur tout, comme s’est évertué Macron à nous le faire entendre. Il semblerait plutôt qu’un fossé idéologique vertigineux se soit dessiné.
La force de Macron est de savoir jouer de l’image, du discours, de le doser afin de maîtriser la réaction. Nous l’avons vu lors de la campagne électorale. Ce qui est fabuleux est de voir à quel point cette méthode continue à fonctionner, même une fois dévoilée.
Cette incapacité des gens à remettre les discours dans leur totalité, à les confronter aux faits, cette volonté d’être convaincu est son ressort. Hier il nous parlait des échanges entre Etats, comme s’il combattait la globalisation, comme un souverainiste. Avant-hier, il remerciait IBM pour ouvrir des écoles en France.
Laissons la forme de côté, regardons le fond. Des contrats ont été conclus et en période de sanctions c’est une très bonne chose. Les optimistes apprécieront qu’à aucun moment il n’ait été question d’ailleurs de revenir sur ces sanctions. Quoi que déclare Macron sur l’autonomie de la politique française, il n’assume aucun mandat politique « autonome » et cela s’est vu sur les dossiers sensibles.
En Iran, en jouant sur les mots, il propose finalement de ne pas modifier le texte adopté de l’accord sur le nucléaire, dont les Etats-Unis sortent, de le garder contre l’Iran et d’y ajouter encore des contraintes. Sans le modifier. Sans le compléter. Non, élargir le domaine. Formellement, les contraintes ne seront pas dans ce texte, mais dans un texte connexe. C’est de pure forme. La réponse de Poutine est très prudente, il a évité tout au long de la conférence de presse les affrontements directs.
La Russie est contre la renégociation de l’accord, sa remise en cause. Formellement, Macron accepte de n’y pas toucher. Le reste dépendra des Iraniens. Ont-ils intérêts à accepter de rester dans un accord dont les Etats-Unis sont sortis et de prendre sur le dos encore d’autres obligations voulues par les Européens? A voir. Mais ici, l’Europe a besoin de la Russie, car sans elle, elle n’arrivera pas à faire avaler le poisson aux Iraniens. A la Russie de voir où est son intérêt.
En Syrie, on s’inquiète beaucoup de l’exportation du conflit entre l’Iran et Israël, mais pas un mot sur l’instrumentalisation des Kurdes pour tenter de démanteler le pays. Evidémment, on ne parle pas ouvertement de démettre Assad, mais en même temps on fait tout pour surreprésenter les Syriens vivant en Occident, qui sont déjà instrumentalisés dans les Conférences de Genève qui ne mènent à rien. Aucun accord ne peut réellement être trouvé ici.
Sur l’Ukraine, le parti pris de Macron est exclusivement pro-ukrainien, ce en quoi il suit parfaitement la ligne atlantiste. Pour le MH17, Macron affirme la légitimité de l’enquête faite sans la participation de la Russie avec l’Ukraine et les conclusions accusatrices pour la Russie qui en découlent. Quel accord?
Evidemment, la France ne s’occupe pas des affaires judiciaires dans les autres pays, mais les bobos français s’inquiètent de ce qu’un individu pris avec des explosifs, Sentsov, soit jugé pour terrorisme. Alors qu’importe l’indépendance de la justice, le président Macron, qui sait parfaitement ce qu’est l’indépendance de la justice grâce à laquelle il est est arrivé au pouvoir, demande à Poutine d’intervenir.
En revanche, ni lui, ni les bobos français ne s’inquiètent de l’arrestation du journaliste ukrainien à Kiev de Ria Novosti Ukraine, lui arrêté en raison de ses publications pour trahison. Dans la même veine, il faut sauver Serebrennikov, qu’importe la lutte contre la corruption et le détournement d’argent public, c’est un « artiste » il est au-dessus des lois. De quel accord parle-t-on? Quelles avancées?
Il ne remet pas en cause les manipulations des élections par la Russie, il ne remet pas en cause les « attaques chimiques » en Angleterre ou en Syrie, il ne remet rien en cause, il fait simplement  comme si c’était un fait acquis et que, malgré tout, la France dans la grandeur d’âme légendaire renoue le contact avec cette Russie qui s’est égarée. La ligne occidentale est maintenue. légèrement condescendante, mais pas trop, car aujourd’hui l’Europe a besoin de la Russie pour défendre certains dossiers. Plus que la Russie n’a besoin de l’Europe, ou plutôt de l’UE qui bat de l’aile et est de plus en plus contestée de l’intérieur. Ce en quoi elle accuse la Russie. Macron a-t-il tenté de revenir sur la « menace russe »? Non. Aucune avancée.
Nous sommes toujours et encore dans l’ « en même temps », qui permet l’illusion de l’objectivité, de l’indépendance. Concrètement, sur les grands dossiers conflictuels, Macron soutient la position atlantiste qui est la sienne, mais il tente cette fois-ci de la faire passer plus en douceur, en y mettant les formes.
Par ce que ce clan qu’il représente a besoin de la Russie, surtout sur le dossier iranien, où ils vont perdre de l’argent. Pour le reste, rien n’a changé.

Projet de loi anti-fake news : obligation faite aux plateformes et moteurs de recherche de « promouvoir les contenus d’information produits par les entreprises de presse »

ASSEMBLÉE NATIONALE
22 mai 2018

FAUSSES INFORMATIONS – (N° 799)

ADOPTÉ

AMENDEMENT N°CL96

présenté par

Mme Moutchou, rapporteure

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ARTICLE 9

I. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 7 ter. Les opérateurs de plateforme en ligne, au sens de l’article L. 111‑7 du code de la consommation, dont l’activité dépasse un seuil de nombre de connexions sur le territoire français, s’engagent, notamment par l’élaboration de chartes de bonnes pratiques ou d’accords signés avec les organisations représentatives des journalistes, des éditeurs de presse et des services de communication audiovisuelle, à identifier et promouvoir les contenus d’information produits par les entreprises de presse dans le référencement des contenus d’information. Les modalités d’application du présent alinéa sont définies par décret. »

II. – En conséquence, après la référence :

« I, »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« sont insérés des 7 bis et 7 ter ainsi rédigés : ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Le rôle croissant qu’exercent les opérateurs de plateforme en matière de classement, référencement et diffusion de l’information en ligne justifie la mise en place d’instruments juridiques souples, tels que des chartes de bonnes pratiques ou partenariats avec les entreprises de presse, permettant de réguler la diffusion de l’information sur les réseaux sociaux.

Le but est ainsi d’assurer un référencement adéquat des contenus édités par des entreprises de presse, afin de promouvoir le traitement journalistique de l’information.

Assemblée Nationale

82 % de la croissance démographique au Royaume-Uni seront dus aux effets directs et indirects de l’immigration

82 % de la croissance démographique au Royaume-Uni seront dus aux effets directs et indirects de l’immigrationA l’heure où on n’en finit plus de s’étendre sur le scandale Windrush au Royaume-Uni, cause de la démission de la secrétaire d’État à l’Intérieur Amber Rudd (remplacée par le musulman d’origine pakistanaise Sajid Javid !), de nouveaux chiffres sur l’immigration dévoilent le visage changeant du Royaume-Uni.

Et encore, publiés par le très officiel Office for National Statistics, ils restent très certainement en deçà de la réalité – ce qui donne une petite idée d’icelle… Pour les vingt-cinq années à venir, les prévisions donnent une croissance démographique dûe pour moitié à l’immigration. Mais c’est sans compter les naissances de parents nés à l’étranger qui feraient monter le pourcentage à 82 % selon l’organisme indépendant MigrationWatch UK.

Et les Roumains dépassent les Irlandais pour la première fois.

Ce visage changeant du Royaume-Uni…

Le nombre total de ressortissants non britanniques vivant au Royaume-Uni est passé de six millions en 2016 à 6,2 millions en 2017, en hausse de 4 %. Mais c’est la Grande-Bretagne qui en pompe la majeure partie : plus de soixante-dix de ses régions ont connu la plus forte augmentation de la population non-née au Royaume-Uni.

77 régions ont vu leur nombre augmenter d’au moins 6 % ; et dans certaines parties du pays, le nombre de personnes nées à l’étranger a été multiplié par 10. En dix ans, par exemple, la ville de Boston dans le Lincolnshire a vu la part de cette population passer de 3 % à 29 %. De manière assez logique, les endroits les plus marqués par cette évolution sont ceux qui ont été les plus favorables au Brexit.

D’ici 2026, Londres concentrera la croissance la plus élevée : elle comptera 9,54 millions d’habitants, en hausse de 774 000 par rapport à la moitié de l’année 2016, soit une augmentation nette de 8,8 %, dans laquelle il faut voir à parts relativement égales l’apport migratoire et la part des naissances, auxquels on a soustrait les départs vers d’autres régions de l’Angleterre.

Les fortes augmentations concerneront le quartier Tower Hamlets, (la localité britannique qui compte le plus grand nombre de musulmans) Barking, Dagenham, et Hackney, chaudrons multiculturels, qui oscilleront entre 18 % et 13 %. Mais toutes les régions de l’Angleterre devraient connaître une croissance effective – le Nord-Est, seulement, plafonnant à 1,9%.

Une croissance démographique liée pour plus des trois quarts à l’immigration

C’est donc bien l’immigration (si certains avaient encore des doutes) qui contribue à tant pousser la population de l’Angleterre, à 58,5 millions d’habitants. Elle sera assurément le plus grand facteur de croissance au cours des prochaines années, selon ces estimations officielles. Sur les 3,23 millions d’augmentation prévus dans la population de l’Angleterre, elle représente selon l’ONS près de la moitié – 1,72 million –, le reste étant dû à la différence entre le nombre de naissances et de décès.

Mais l’ONS fait l’impasse sur un point : le nombre de naissances issues de mères étrangères, bien plus fécondes que les mères britanniques.

Prenant en compte ces effets indirects qu’il faut ajouter à l’immigration stricto sensu, l’organisation indépendante MigrationWatch UK en déduit que si la migration nette devait se maintenir aux niveaux actuels, la population britannique augmenterait d’un peu moins de 10 millions d’habitants dans les 25 ans à venir, dont 82 % proviendraient de la migration future et des enfants de ces migrants, ce qui est autre chose que la simple mais déjà considérable moitié donnée par l’ONS…

Aucun signe du Brexit à l’horizon pour les personnes nées dans l’UE

Un chiffre qui va donc se maintenir malgré le Brexit : MigrationsWatchUK estime que depuis 2000 déjà, 85 % de la croissance de la population est due à l’immigration et aux naissances de parents nés à l’étranger.

Fait notable : d’après l’ONS, les Roumains sont devenus la deuxième nationalité non britannique la plus commune au Royaume-Uni, après les Polonais (un million). Le nombre de ressortissants roumains vivant au Royaume-Uni en 2017 était estimé à 411 000, soit une augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente, et la plus forte augmentation pour tous les pays. Ils ont ainsi dépassé les groupes historiques des Indiens, figures de l’ancien Empire et des incontournables Irlandais.

Selon Alp Mehmet, vice-président de Migration Watch UK : « Il n’y a [donc] toujours pas de signe de sortie nette de personnes nées dans l’UE à la suite du Brexit. Ils arrivent encore en nombre important et contribuent à une augmentation de la population qui est tout simplement insoutenable. » Rappelons que l’Angleterre, où 90% des migrants s’installent, est actuellement le deuxième pays le plus densément peuplé de l’UE, après les Pays-Bas et à l’exclusion des États insulaires tels que Malte.

Mais que ces gens se rappellent les vérités du FMI : l’immigration est une solution au vieillissement de la population…

Clémentine Jallais

SOURCE

15 000 suppressions de postes dans les hôpitaux attendues cette année

« Marée blanche » du 15 mai 2018 à Paris – Place des Invalides – Ministère de la santé / © Serge d’Ignazio

« Plusieurs centaines de soignants ont manifesté hier à Paris, bloquant un temps les Champs Élysées, pour protester contre les nouvelles suppressions de postes que le gouvernement souhaite imposer à l’hôpital. Lors de son interview télévisée du 15 avril dernier, Emmanuel Macron avait pourtant affirmé que l’hôpital ne souffrirait pas de coupes budgétaires durant son quinquennat.

Les objectifs fixés par la loi de financement de la Sécurité sociale (votée fin 2017) exige pourtant des économies de plusieurs millions d’euros de la part des établissements de santé pour la seule année 2018. De sévères coupes sont attendues notamment du côté du personnel, qui représente le gros de la masse budgétaire des hôpitaux.

Le plan d’accompagnement à la transformation du système de santé (PATSS) que le ministère de la Santé a publié confirme que les hôpitaux devront réaliser un « effort » de 1,2 milliard d’euros sur la masse salariale ces quatre prochaines années, dont 960 millions pour la seule année en cours. « Des économies, en somme, s’indigne le syndicat Sud Santé. Au total, ce sont au moins 15 000 emplois d’hospitalier-es qui sont voués à la destruction dès cette année ! »

Voilà qui tranche avec les promesses présidentielles. « 960 millions d’euros d’économies, c’est comme si on nous demandait de supprimer 15 000 emplois, déclarait déjà il y a quelques jours Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF) au micro de France télévision. Je ne crois pas qu’il y ait des emplois en trop à l’hôpital. Il suffit de pousser la porte d’un service hospitalier pour voir que le quotidien n’y est pas rose. »

Un recours accru à la prise en charge ambulatoire des patients, hors de l’hôpital, s’annonce donc, avec de nouvelles suppressions de lits. « On en manque déjà cruellement, notamment pour sécuriser l’aval des urgences et tenter de limiter leur engorgement », déplore le syndicat Sud santé. « Le gouvernement programme les nombreuses crises à venir de nos services d’urgences », prévient-il. Des manifestations unitaires de défense de la fonction publique, et notamment du système de santé, sont prévues le 22 mai prochain, partout en France ».

Basta !, le 16 mai 2018

Birmanie : des massacres d’hindous auraient été perpétrés par les Rohingyas selon Amnesty International. MàJ : Pendant ce temps, plus de 8000 Kachins chrétiens exilés suite à la reprise des combats de l’État birman contre les rebelles Kachins et Shans

25/05

Depuis début avril, de nouveaux affrontements ont lieu entre l’armée birmane et les groupes rebelles de l’Armée pour l’indépendance du Kachin (KIA) et de l’Armée de libération nationale ta’ang (TNLA), dans les États Kachin et Shan au nord du pays. Plus de huit mille personnes ont dû fuir leur domicile. Plus de 90 % de la population de la région est chrétienne, et les personnes déplacées ont pu trouver refuge dans les églises.  

La reprise des combats entre l’armée birmane et les rebelles, dans l’État Kachin au nord du pays, ont entraîné la fuite de milliers de personnes depuis début avril, qui ont dû trouver refuge dans les églises. Le père Pierre Hka Awng tu, curé de la cathédrale Saint-Colomban de Myitkyiana, signale que plus de six cents réfugiés d’Ingyanyang ont fui l’escalade des violences dans le nord de l’État. L’Église a demandé aux militaires l’autorisation d’accueillir les réfugiés, affirme le père Awng Tu. Le prêtre ajoute que près de deux mille personnes ont déjà trouvé refuge dans les églises de Myitkyina, Tanai, Tangphre et Namti.

Un autre groupe de deux cents personnes s’est également réfugié dans un camp d’accueil pour les personnes déplacées dirigé par l’Église, à Waimaw près de Myitkyina. « La situation est inquiétante. À cause de l’attaque des militaires dans plusieurs villages au Kachin, de plus en plus de personnes fuient leurs maisons », s’alarme le père Awng Tu. Depuis le 11 avril, plus de six cents personnes se sont retrouvées piégées dans la jungle, près de la région minière (riche en or et en ambre) de Tanai. La semaine dernière, elles ont pu rejoindre les villages alentours grâce à l’aide de plusieurs groupes d’Église.
Environ 90 % de la population de l’État Kachin est chrétienne. Elle est confrontée à des conflits réguliers depuis plusieurs décennies. Depuis 2011, plus de cent mille personnes ont été déplacées dans les États Kachin et Shan. (…)

Ces combats posent à nouveau la question du degré d’influence de la conseillère d’État, Aung San Suu Kyi, sur l’armée. (…)

EDA


24/05

Un groupe armé rohingya brandissant des fusils et des épées est responsable d’au moins un massacre, et probablement d’un second, dont le nombre de victimes pourrait s’élever jusqu’à 99 femmes, hommes et enfants hindous, ainsi que d’autres homicides illégaux et enlèvements de villageois hindous en août 2017, a révélé Amnesty International à l’issue d’une enquête approfondie dans l’État d’Arakan, au Myanmar.

(…)

Des hommes armés habillés en noir et des villageois rohingyas en tenue ordinaire ont rassemblé plusieurs dizaines de femmes, d’hommes et d’enfants hindous. Ils les ont dévalisés, attachés et leur ont bandé les yeux avant de les faire marcher jusqu’à la sortie du village, où ils ont séparé les hommes des femmes et des enfants. Quelques heures après, les combattants de l’ARSA ont exécuté 53 de ces Hindous, en commençant par les hommes.

Huit femmes hindoues et huit de leurs enfants ont été enlevés et épargnés, après que les combattants de l’ARSA eurent forcé les femmes à accepter de se « convertir » à l’islam. Les survivants ont été contraints à fuir au Bangladesh avec les combattants au bout de plusieurs jours, avant d’être rapatriés au Myanmar en octobre 2017 avec le soutien des autorités des deux pays.

(…)

Amnesty International a également recueilli des informations faisant état de la responsabilité de l’ARSA dans d’autres homicides et attaques violentes visant des membres d’autres minorités ethniques et religieuses.

(…)

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies la semaine dernière, le représentant permanent du Myanmar a reproché à certaines personnes au sein des Nations unies de n’«écouter qu’une partie de l’histoire » et de ne pas reconnaître les atteintes aux droits humains commises par l’ARSA.

(…)

Amnesty International

Des prisonniers musulmans en Alaska nourris avec du porc pendant le ramadan

Une ONG a porté plainte en dénonçant une « envolée de discriminations envers les musulmans américains » depuis l’élection de Trump.

Les autorités judiciaires d’Alaska (nord-ouest des États-Unis) ont ordonné jeudi à la direction d’une prison, dans une procédure d’urgence, de fournir des « repas adéquats » à des prisonniers musulmans se disant « affamés » et nourris avec du porc en plein ramadan, a annoncé une ONG.

L’association pour les relations américano-islamiques (CAIR) a précisé dans un communiqué qu’elle avait déposé cette plainte mardi au tribunal fédéral d’Alaska au nom de deux hommes musulmans incarcérés à Anchorage. […]

Dans sa plainte, qui vise des responsables de l’administration pénitentiaire locale ainsi que des surveillants, elle affirme que les deux prisonniers se sont vus offrir des repas spéciaux pour le ramadan trop faibles en calories et des sandwichs à la bolognaise contenant du porc, un aliment interdit par l’islam.

L’association demandait « un régime nutritionnel équilibré » pour les prisonniers, des changements de pratiques et des dommages et intérêts. L’ONG déplore « une envolée des actes de discrimination envers les musulmans américains et d’autres groupes de minorités depuis l’élection du président Trump ».

Sud Ouest

Moyen-Orient : L’amitié atypique entre Israël et une République chiite

En pleine commémoration de la Nakba et sur fond d’escalade militaire avec Téhéran, Tel-Aviv a accueilli une délégation venue d’Azerbaïdjan, un allié de longue date coincé entre l’Iran et la Turquie.

Il faut se repasser l’actualité chargée de la semaine dernière pour repérer la bizarrerie. Les séquences sont remplies par la répression israélienne de la grande marche du retour dans la bande de Gaza, l’inauguration des nouveaux locaux à Jérusalem de l’ambassade américaine en Israël, et le torchon qui brûle entre Tel-Aviv et Recep Tayyip Erdogan.

C’est pourtant le moment qu’a choisi l’Azerbaïdjan, un pays frontalier de l’Iran dont les habitants observent majoritairement l’islam chiite, pour envoyer une délégation discuter de coopération économique en Israël. Dirigée par le ministre azéri de la Fiscalité, l’équipe est restée trois jours en Israël pour participer au premier volet d’un comité économique intergouvernemental. Ce programme avait été annoncé en décembre 2016 par Benjamin Netanyahu depuis Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, où le leader israélien avait été reçu par son homologue azéri.

Dans la relation israélo-azérie, ce sont d’abord les chiffres qui parlent. L’Azerbaïdjan est la clé de la sécurité énergétique israélienne, car l’État hébreu importe 40 % de son gaz de cette petite République du Sud caucasien. Israël, pour sa part, est le principal fournisseur d’armes de Bakou, dont le budget astronomique alloué à la défense excède le budget national total de son voisin arménien avec lequel il est officiellement en guerre. Mais le tandem Tel-Aviv-Bakou va bien au-delà du « je possède ce que tu veux et réciproquement ». La petite République d’Asie centrale est ceinturée par la Turquie à l’ouest et l’Iran au sud

Malgré l’analogie religieuse, c’est la méfiance réciproque qui caractérise les rapports entre Téhéran et Bakou. Les Azéris turcophones s’identifient davantage au voisin turc, un pays ami de l’Azerbaïdjan. Mais pour Shamkhal Abilov, conférencier en relations internationales à l’université de Bakou, la passe d’armes verbales entre Israël et la Turquie ne compromet pas les relations de l’Azerbaïdjan avec l’un ou l’autre de ses alliés. « Ce que dit Erdogan relève de la rhétorique politique. Je ne pense pas que la relation entre l’Azerbaïdjan et la Turquie soit menacée. Les relations israélo-azéries et turco-azéries sont deux choses totalement différentes. » De son côté, Tel-Aviv devrait aussi ordonner les priorités. Une nouvelle proposition de loi a été déposée à la Knesset pour reconnaître législativement le génocide arménien. Des initiatives similaires ont échoué par le passé, mises au placard pour ne pas vexer l’allié azéri à couteaux tirés avec Erevan. Il est probable que la raison d’État triomphera à nouveau sur le désir de se venger politiquement des diatribes anti-israéliennes de M. Erdogan.[…]

Aujourd’hui, ce « jeu » ne sert plus en priorité l’affrontement avec l’Arménie, rendue intouchable par son alliance avec Moscou. C’est l’hostilité partagée envers l’Iran qui renforce la cohésion avec l’allié israélien. Les rapports de l’Azerbaïdjan avec la République islamique sont historiquement tourmentés. L’Iran abrite une grosse minorité azérie, 15 à 20 millions de personnes sur plus de 80 millions d’habitants. Téhéran suspecte Bakou d’encourager l’irrédentisme de cette communauté concentrée dans le nord-ouest du pays. Pour déstabiliser son voisin, la République islamique a soutenu les arméniens chrétiens contre leurs adversaires azéris chiites au début du conflit dans le Haut-Karabakh.

Depuis une dizaine d’années, l’Azerbaïdjan dit désormais faire face à des tentatives de déstabilisation islamiste orchestrées depuis Téhéran. En 2012, les autorités azéries avaient lancé une vague massive d’arrestations contre des contingents pro-iraniens, membres du clergé chiite et de la branche locale du Hezbollah. L’inquiétude quant à l’immixtion iranienne dans les affaires du pays est allée grandissante. Une part importante des drones et systèmes de défense antiaérienne israéliens acquis en 2012 a été déployée aux alentours de la capitale azérie et dans la province sud-est du Lenkoran jouxtant l’Iran. Sur le terrain, l’agenda sécuritaire est ainsi moins accaparé par l’affrontement potentiel avec l’Arménie que par le facteur iranien.

Le credo national rencontre particulièrement bien la tendance globale. En tant qu’État musulman partageant les vues stratégiques de Tel-Aviv, Bakou est aujourd’hui moins une « anomalie » qu’auparavant. Le rapprochement entre Tel-Aviv et certaines monarchies du Golfe, un secret de Polichinelle, a probablement libéré la parole et les actes. La rencontre de la semaine dernière, en pleine commémorations de la Nakba et sur le sol israélien, montre en effet que certaines barrières psychologiques ont sauté.

L’Orient-Le Jour

Danone: «Nous n’avons pas l’intention de réduire nos activités» en Russie

DanoneDu 24 au 26 mai, les entreprises occidentales sont réunies pour le grand raout des affaires russes à Saint-Pétersbourg. Dans une interview accordée à Sputnik, la vice-présidente régionale pour les relations corporatives de Danone en Russie et dans la CEI a évoqué les sanctions, les investissements et la vie de la société française en Russie.

Plus de 1.400 entreprises venant de 70 pays sont représentées au forum économique de Saint-Pétersbourg, dont l’américain Boeing, les français Total, L’Oréal, Danone et Schneider Electric, les japonais Toyota et Kawasaki, la filiale russe de l’allemand Siemens ou encore les poids lourds pétroliers BP et Shell.

Lors du Forum, Sputnik s’est entretenu avec Marina Balabanova, vice-présidente régionale pour les relations corporatives de Danone en Russie et dans la CEI, afin de savoir comment se porte le business français sur la terre russe malgré les sanctions.

«La société française Danone est présente en Russie déjà plus de 25 ans. Nous avons en Russie 16 usines, environ 10.000 employés. Et nous sommes très satisfaits du développement de notre business en Russie. Bien sûr, au cours de ces 25 années, nous avons connu des hauts et des bas avec l’économie russe, mais comme nous investissons dans une perspective à long terme, nous sommes venus ici pour longtemps, nous comprenons que toutes les difficultés économiques ne sont pas permanentes», a indiqué Marina Balabanova.

Quant aux sanctions, Mme Balabanova a indiqué qu’elles ne les ont presque pas touchées, car à ce moment-là toute leur production était déjà localisée en Russie.

«Nous avons été forcés de remplacer certains de nos ingrédients que nous importions, mais essentiellement, notre production, ainsi que la production de nos principaux fournisseurs, était déjà localisée en Russie. De plus, nous croyons que la localisation a été un stimulant, car ainsi certains de nos fournisseurs qui commençaient seulement à penser à la localisation ont ouvert leurs entreprises ici, ce qui a contribué à ce que toute la chaîne d’approvisionnement soit localisée».

La vice-présidente régionale pour les relations corporatives de Danone en Russie et dans la CEI a également indiqué que la société française Danone était déjà considérée en Russie comme étant un producteur local, car 95% de sa production est faite en Russie et qu’en outre les produits laitiers sous la marque Prostokvachino, fabriqués dans une usine du groupe Danone, y sont très populaires.

«Danone est si profondément ancré dans l’économie russe que nous n’avons pas l’intention de réduire nos activités».

source

Le “Poing final” de Patrice Quarteron : Banlieues, la fin des pompiers pyromanes ?

Poing final. Chaque semaine, le boxeur Patrice Quarteron livre pour Valeurs actuelles son regard sur l’actualité. Une respiration de franc-parler garantie sans politiquement correct

Ah ! Il me faisait rêver le plan du vieux mâle blanc distribuant des millions d’euros de nos impôts pour que les maires, ces pompiers pyromanes, puissent enfin arroser de subventions les banlieues défavorisées.

Je frémissais à l’idée de voir ressurgir du néant des allocations pour l’amicale de la poterie du 93, l’obole pour le club de foot du 95, la charité pour le projet rap du 91, les subsides pour l’aréopage des fraternités religieuses du 94, les faveurs financières pour les associations de Cluedo, de baby-foot, de musculation et autres sports et jardinages de nos quartiers.

Mais le gouvernement a finalement dit non.

Non, on ne donnera pas des millions pour apprendre à des jeunes désoeuvrés à faire de la peinture sur toile ou des graffitis aux murs.

Non, on ne jettera pas l’argent pour des points de détails qui ne changent rien au niveau global.

Et c’est tant mieux.

Depuis des années, l’Etat subventionne des villes déshéritées. Et ça a donné quoi ? Une belle progression.

D’abord, des incendies de voitures. Puis, des flics caillassés. Puis, des émeutes. Puis, des djihadistes.

On a progressé dans la violence pour atteindre l’abject.

La nouveauté ? On a des migrants qui errent dans nos cités à la recherche d’un but. Alors ils volent. Ils dorment où ils peuvent. Et forcément, ils finiront par trouver un toit, car la maison des intégristes est toujours ouverte aux âmes perdues.

Soit on aide réellement les gens, soit on les abandonne.

Pour les maires, ces subventions, c’était le business de la misère. Après les « incidents » de Villiers-le-Bel et les décès de Zyed Benna et Bouna Traoré, les autorités locales ont financé des associations. Et elles ont été efficaces ces assos. De vrais pros des selfies. Le seul problème, c’est qu’à part montrer leurs photos sur les réseaux, elles ne branlaient rien.

Ces associations sont inutiles.

Alors, le gouvernement a dit non.

Il a dit non et les maires pleurent. Ils supplient.

Mais tous ces millions offerts autrefois n’ont pas servi à grand-chose.

Enfin… Si, cet argent a été détourné.

Si, cet argent a servi à accentuer le communautarisme, sacrifiant la mixité sur l’autel des fêtes de clans.

Si, il a servi à créer des crèches. Enfin, des crèches… Dans ces villes, les gens qui réussissent à avoir des places en crèches, ce ne sont pas ceux qui en ont besoin, ceux qui travaillent. Oh que non ! Les places en crèches sont pour les parents qui ne travaillent pas. Parce qu’il faut les aider à retrouver un emploi et pour ça, il leur faut du temps. Les autres, les travailleurs, qu’ils paient des nounous. Oh oui ! Soulageons les opprimés du méchant système capitaliste.

Dans les banlieues, c’est ça la logique.

C’est la logique « mon cul sur la commode ».

Ce sont des balivernes.

C’est la réalité du quartier.

Mais le gouvernement n’est pas tombé dans le piège.

Et après, que vont-ils faire ?

Quand on ne nourrit pas un tigre, il bouffe la main du dresseur.

Quand on ne paie pas la fête à neuneu, le croyant se rebiffe.

Quand on ne finance pas le club de poterie, on balance de la terre glaise dans la gueule des passants.

Celui qui n’est pas content le fait savoir.

Pour sortir les banlieues de leur misère, il faut appréhender la complexité du problème dans sa globalité.

Et le plus important, c’est l’éducation.

Votre idée de scolariser les enfants dès trois ans, vous pensez vraiment que cela va changer quelque chose ? Les cas soc, ça les arrange. A 8h40, ils se remettent au lit pour pioncer tranquille. Les plus forcenés se reproduiront sans culpabiliser. Et les crèches à cas soc vont encore déborder.

La solution est simple : école obligatoire jusqu’à 18 ans. Comme ça, les gamins arrêteront de traîner dans les rues. Ils travailleront.

Ensuite, il y a la sécurité.

Il faut arrêter les fauteurs de troubles. Dans une cité de 20 000 habitants, ces malveillants sont une centaine à tout péter.

Ça ne devrait pas être bien compliqué de les retrouver ! Après tout, vous réussissez bien à retracer l’ADN d’un tueur en série à partir d’un poil de couille oublié dans une cuvette de chiotte d’un TGV.

Retrouver un délinquant qui se balade avec un passe-montagne sur la tronche et une kalachnikov en bandoulière, ça ne devrait pas être bien compliqué, non ?

Pendant qu’on y est, j’ai un autre conseil pour vous.

Dans les cités, on voit de plus en plus d’imams. Des prêcheurs algériens ou d’autres pays. Je n’ai rien contre les imams. Je respecte toutes les religions et tous les pays. Mais ceux-là, ils sont dangereux. Ils mentent, convertissent sur de faux arguments et gangrènent les jeunes avec leurs théories islamistes.

Franchement, vous ne pourriez pas les renvoyer dans leurs pays ? Ah oui… C’est vrai. Même leurs pays n’en veulent pas… Mais il faut s’en débarrasser. On pourrait les coller sur une île déserte ? Les enfermer dans une prison spéciale ? Inventer un système de bulle au fond de la mer dans laquelle on les laisserait croupir à bouffer du plancton ?

Creusez-vous les méninges, les gars !

Mais on avance.

Parce que Macron a dit non.

Sauf qu’il y a un souci.

Très cher président, dans votre entourage, vous avez des conseillers qui se la jouent mecs de quartier, alors qu’ils n’y ont jamais vécu.

Ces mecs sont comme Booba. Ils font comme s’ils étaient de la cité, mais ils viennent de Meudon-la-Forêt.

En clair, vous avez des conseillers qui ont des gueules de mecs de quartier, qui ont le goût du quartier, mais c’est du sucre avec plein de trucs gras et mauvais pour la santé. C’est de l’arnaque. Ils n’y connaissent rien. Ils puent le 16ème et ses rallyes.

Ne les écoutez pas. Pour régler le problème, il faut globaliser la méthode pour intégrer au maximum.

Il est presque minuit et je me marre en vous écrivant cela.

J’imagine les mines déconfites des maires qui attendaient leurs subventions pour mettre un coup de peinture sur les murs lézardés de leurs cités fissurées. Je les vois déjà, incapables de distribuer des enveloppes pour calmer les ardeurs communautaristes. Ils se pissent dans le froc.

Enfin, les choses bougent.

Une pièce vient de gripper leur machine bien huilée.

La magie n’opère plus.

Peut-être, je dis bien peut-être, que pour une fois, les choses pourraient réellement changer.

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Viol : 7 Français sur 10 sont favorables à une castration chimique

Terrorisme. Le jihadiste français Adrien Guihal est détenu avec sa famille dans un camp en Syrie.

Il est l’une des voix de l’Etat islamique. Vétéran du jihad, le Français Adrien Guihal a été interpellé par les forces kurdes.

Comme le révèle franceinfo ce jeudi 24 mai, l’individu de 33 ans a été arrêté à Raqa il y a trois jours avec sa femme et leurs six enfants. « Les services de renseignements des FDS (forces démocratiques syriennes) ont mené une opération le samedi 19 mai qui a permis de capturer un groupe de djihadistes du groupe État islamique (EI) avec à leur tête Adrien Guihal, connu sous le nom d’Abou Oussama al-faransi », indique un communiqué publié sur le site des FDS.

Le jihadiste français, converti à l’islam au début des années 2000, avait notamment prêté sa voix aux messages de revendication par le groupe État islamique de l’attentat de la promenade des Anglais à Nice, le 14 juillet 2016, et la tuerie de Magnanville le 13 juin 2016.
Comme le rappelle Europe 1, Adrien Guihal avait été condamné à quatre ans de prison en France, en 2012, pour avoir fomenté un projet d’attentat, avant de fuir vers la Syrie et l’Irak.
En l’espace de quelques mois, les forces démocratiques syriennes sont parvenues à capturer plusieurs djihadistes français membres de l’EI qui vivaient dans la clandestinité.

Singapour : Trump annule le sommet avec Kim Jong-un

Diplomatie. Dans une lettre à Kim Jong-un, le président américain dénonce la “colère” et l’“hostilité” de la Corée du Nord.

Ce devait être un rendez-vous historique. Il n’aura finalement pas lieu. Comme le révèle franceinfo ce jeudi 24 mai, Donald Trump a annoncé dans une lettre adressée à Kim Jong-un l’annulation du sommet de Singapour. « J’estime qu’il n’est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre prévue depuis longtemps », indique le président américain.

Cette rencontre entre le président des Etats-Unis et le leader nord-coréen était programmée le 12 juin prochain pour permettre d’avancer vers un règlement du délicat dossier du nucléaire.

Donald Trump a justifié sa décision par « la colère » et « l’hostilité » affichée récemment par Pyongyang. Comme le rappelle Le Monde, Washington exige une « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible » de la part du Nord.

Pour sa part, Pyongyang a déclaré qu’il ne renoncerait jamais à son arsenal nucléaire tant qu’il ne se sentirait pas en sécurité face à ce qu’il voit comme l’agression américaine.

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La laïcité déchire les macronistes

 

La guerre était larvée, elle éclate au grand jour. Les députés REM se divisent radicalement sur la laïcité.

« Il faut prendre du recul et réaffirmer des principes. Sinon, on risque de devoir sans cesse prendre position sur des cas particuliers. » L’avertissement, signé de la députée REM Aurore Bergé, date de janvier 2018 et concerne la laïcité. A l’époque, les tiraillements sur la loi de 1905 ne s’expriment encore qu’à voix basse au sein du groupe La République en marche. Quatre mois plus tard, le mouvement d’Emmanuel Macron n’a toujours pas de doctrine claire et la virulence de la polémique sur Maryam Pougetoux, la responsable voilée de l’Unef à l’université Paris-IV, semble valider le diagnostic de l’élue des Yvelines.

Les députés macronistes n’hésitent plus à s’écharper en public. Ce mardi 22 mai, le député REM François Cormier-Bouligeon interpelle son collègue Aurélien Taché sur Twitter. « Le débat est toujours important, cher Aurélien Taché. Mais, dis-moi, jusqu’où peut-on justifier de soutenir l’obscurantisme au nom du libéralisme culturel ? » C’est la réponse au tweet de Taché, la veille : « Il est insupportable en France que ceux qui défendent un libéralisme culturel soient systématiquement taxés de complaisance islamiste ! » L’élu du Val d’Oise, lui-même ancien de l’Unef, n’est pas hostile au port du voile par une responsable syndicale. « Je ne suis pas là pour polémiquer avec mes collègues députés par tweets interposés, soupire Aurore Bergé aujourd’hui. Mais il y a des sujets sur lesquels je ne compte pas fléchir. »

Danemark : La ministre de l’immigration appelle les musulmans à prendre des congés pendant le Ramadan « pour éviter des conséquences négatives sur le reste de la société danoise »

 

Ses déclarations sur les étrangers font souvent polémiques, et une fois de plus, Inger Støjberg n’a pas raté le coche. La ministre danoise à l’Immigration et l’Intégration a appelé, lundi les musulmans à prendre des congés pendant le ramadan au nom de la sécurité au travail.

« J’appelle les musulmans à prendre des congés pendant le mois de ramadan pour éviter des conséquences négatives sur le reste de la société danoise », a-t-elle écrit dans une tribune publiée par le tabloïd BT.

Les effets du jeûne sur « la sécurité et la productivité »

Inger Støjberg va même plus loin dans sa réflexion : « Je me demande si un impératif religieux commandant d’observer un pilier de l’islam vieux de 1 400 ans est compatible avec la société et le marché du travail que nous avons au Danemark en 2018. »

La ministre, membre du parti Venstre (centre-droit, libéral) du chef du gouvernement Lars Løkke Rasmussen, dit craindre les effets du jeûne sur « la sécurité et la productivité ». Elle cite par exemple des chauffeurs de bus qui « n’ont ni bu ni mangé depuis plus de dix heures ».

Pays-Bas : 1 400 filles mineures sont chaque année victimes d’esclavage sexuel, abusées et forcées à se prostituer par de jeunes proxénètes immigrés

Chaque année, plus d’un millier de mineures néerlandaises sont victimes d’abus sexuels et d’exploitation, cet esclavage sexuel est organisé par de jeunes proxénètes issus de l’immigration, révèle une enquête. Le journal a contacté des travailleurs sociaux, la police et des experts en la matière.

A l’aide de cadeaux, de boissons et de drogues, des soi-disant «loverboys» parviennent à avoir des relations sexuelles avec des filles vulnérables avant de prendre des photos ou filmer des vidéos compromettantes qui serviront de levier pour extorquer les jeunes filles et les forcer à se prostituer.

« Ces hommes sont principalement marocains, turcs, caribéens et roms. La majorité d’entre eux sont issus de l’immigration », a déclaré Gideon van Aartsen de Watch Nederland, une initiative qui coordonne avec la police nationale les efforts de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants (CSE).

Il a déclaré au journal que vendre des relations sexuelles avec des écolières est un « commerce lucratif » qui peut rapporter « jusqu’à 800 euros par jour et par fille » pour les proxénètes, dont la plupart font partie de réseaux plus importants impliqués dans le trafic de drogue et le trafic d’armes.

Chaque année, environ 1 400 mineures hollandaises sont victimes des ces « loverboys », un terme utilisé pour désigner les jeunes hommes qui traquent des jeunes filles mineures pour les obliger à vendre leurs corps, selon Marijke van Overveld et Esmee Huijps.

« Le processus de séduction prend seulement entre une semaine et une quinzaine de jours, alors que cela prenait des mois », a expliqué Huijps, expliquant que les filles devaient accepter de travailler comme prostituée, ou des vidéos pornographiques (sextapes) de ces jeunes filles seraient diffusées sur les réseaux sociaux.

« Une fois qu’ils ont une vidéo compromettante de vous, cela suffit pour le chantage. Surtout pour les jeunes filles, dont les parents ne savent rien. »

« Ces filles mineurs, qui ont une vie instable et vivent souvent dans la pauvreté, reçoivent des ordres comme « amène trois copines la prochaine fois, et je t’obligerai à baiser avec cinq hommes de moins chaque jour. » »

Algemeen Dagblad

Plusieurs centaines de personnes, dont de nombreuses personnalités d’Outre-mer, ont défilé silencieusement aujourd’hui à Paris en mémoire des victimes de l’esclavage, pour dénoncer le racisme, en affirmant que « français n’est pas une couleur » et qu’ »une autre France, c’est possible », a constaté l’AFP. Vingt ans après une première grande marche silencieuse, le 23 mai 1998, qui avait réuni 40.000 personnes à Paris pour honorer les victimes de l’esclavage colonial, les initiateurs de cette marche ont voulu réaffirmer «qu’un Français n’est pas uniquement « un descendant de Gaulois, blanc, chrétien et exclusivement Européen »», selon les mots de Serge Romana, président du collectif pour la marche du 23 mai 2018, qui rassemblait plusieurs dizaines d’associations. Cette marche intervient alors que le 23 mai a été déclaré l’année dernière « Journée nationale en mémoire des victimes de l’esclavage colonial ». […] Dans le cortège se trouvaient de très nombreux ultramarins, issus du monde du spectacle (les chanteurs Philippe Lavil et Jacob Desvarieux, la chanteuse Viktor Lazlo), des médias (les journalistes Audrey Pulvar, Memona Hintermann, Harry Roselmack ou Claudie Siar), du monde politique (des parlementaires de Guadeloupe, Martinique, La Réunion et la Guyane) et associatif (le président de SOS Racisme Dominique Sopo, celui du Conseil représentatif des associations noires Louis-Georges Tin). […] Le Figaro

Plusieurs centaines de personnes, dont de nombreuses personnalités d’Outre-mer, ont défilé silencieusement aujourd’hui à Paris en mémoire des victimes de l’esclavage, pour dénoncer le racisme, en affirmant que « français n’est pas une couleur » et qu’ »une autre France, c’est possible », a constaté l’AFP.

Vingt ans après une première grande marche silencieuse, le 23 mai 1998, qui avait réuni 40.000 personnes à Paris pour honorer les victimes de l’esclavage colonial, les initiateurs de cette marche ont voulu réaffirmer «qu’un Français n’est pas uniquement « un descendant de Gaulois, blanc, chrétien et exclusivement Européen »», selon les mots de Serge Romana, président du collectif pour la marche du 23 mai 2018, qui rassemblait plusieurs dizaines d’associations. Cette marche intervient alors que le 23 mai a été déclaré l’année dernière « Journée nationale en mémoire des victimes de l’esclavage colonial ». […]

Dans le cortège se trouvaient de très nombreux ultramarins, issus du monde du spectacle (les chanteurs Philippe Lavil et Jacob Desvarieux, la chanteuse Viktor Lazlo), des médias (les journalistes Audrey Pulvar, Memona Hintermann, Harry Roselmack ou Claudie Siar), du monde politique (des parlementaires de Guadeloupe, Martinique, La Réunion et la Guyane) et associatif (le président de SOS Racisme Dominique Sopo, celui du Conseil représentatif des associations noires Louis-Georges Tin). […]

Le Figaro